‹ Prodrome de la classification des reptiles ophidiensChapitre 4 sur 67 · PREMIER SOUS-ORDRE DES OPHIDIENS · texte numérisé non relu

PREMIER SOUS-ORDRE DES OPHIDIENS

Les Serpents OPOTÉRODONTES (1), dits scocécoPmes (2).

Serpents vermiformes, non venimeux ou à crochets lisses, dont le corps est à peu près de méme grosseur, de la téte à la queue, recouvert partout, méme sous le ventre, d'écailles lisses, polies, entuilées ; à téte petite ; à museau arrondi et à bouche en dessous ; n'ayant des dents ou des crochets qu'a l’une des deux mächoires.

Tous ces Serpents se ressemblent entre eux par la forme cylindrique du corps, analogue à celui des Lombrics ou des Annelides terrestres dont ils ont les habitudes, se mettant à l'abri sous des pierres ou dans l’intérieur de la terre, restant cachés dans des galeries souterraines, creusées probablement par d’autres animaux. Leur bouche, excessivement petite, n'est garnie de dents maxillaires que dans le haut ou dans le bas, cependant leur palais offre toujours de petites pointes ou des crochets courts, situés obliquement et quelquefois en travers. La fente étroite de leur bouche est constamment située au-dessous d’un museau obtus, proéminent ou plus avancé.

(1) De éxorspos, de deux manières, de l’une ou de l’autre, alter-uter, et de ëdoûs, 80ovros, dent.

(2) ZxénË, ver de terre, lumbricus, et de ëgw, serpent.

Les os de la face paraissent solidement unis à ceux du crâne, et sont peu développés. Les susmaxillaires très-courts, les intermaxillaires antérieurs, dits os incisifs, sont souvent unis ou soudés entre eux et comme impairs, ce qui leur donne plus de solidité; cependant ils ne portent pas de crochets. La mâchoire inférieure est plus courte en avant que la supérieure. Les yeux sont petits, souvent recouverts par une plaque cornée, ou tout à fait nuls.

Ces Serpents diffèrent de tous les autres Ophidiens par leur écaillure entuilée, semblable à celle des Lézards scincoïdiens, et par la structure particulière des os de la face.

Ce sous-ordre des Ophidiens a été établi par nous (1), quoique les Serpents qui s’y trouvent compris semblent faire suite aux Sauriens dés deux familles dites les Scincoïdiens et les Glyptodermes, tels que les Orvets et les Amphisbènes. M. Muller les désignait sous le nom de Petites - Bouches ou Microstomata , au moins pour la plupart.

Nous ne croyons pas devoir entrer ici dans beaucoup d’autres particularités, les caractères des genres, des espèces et toutes les synonymies étant établis dans le VI volume de l’Erpétologie générale. Nous ne reproduisons pas ces détails dans ce prodrome ; nous en présentons seulement l'analyse, avec les indications d’après lesquelles on trouvera toutes les explications nécessaires.

Deux familles appartiennent à ce sous-ordre. Le tableau synoptique de leur distribution en deux familles et en huit genres s’y lit à la page 255.

(1) Erpétologie générale, tome VI, page 233, publié en 1844.

Première famille. Les ÉPANODONTIENS (1) OU TYPHLOPIENS, dont la mächoire supérieure est garnie de crochets, quand l'inférieure, au contraire, en est dépourvue. Six genres

(Planche L°, fig. 1 et 2) :

G. 1. Prcinion de Wagler. — Typhlops de Schlegel, Abbild. ampbh., pl. 32.

4. P. rayé. — Acontias lineatus, Reinwardt, Erp., t. VI, p. 257.

G. IL. Oraraazmipton , nobis.

À. O. très-long, par M. de Castelnau, Amér. sept. 2. O. d’Eschricht.—Typhlops, Schlegel, Abbild. amph., pl. 57. 5 et 4. O. épais et brun. — Espèces nouvelles.

G. HE. CataérormnE, nobis. — Erp., t. VI, p. 268.

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