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CHAPITRE II

Phénomènes électromagnétiques.

§ 1. — Le courant.

Le courant n'est autre chose qu'une manifestation de Y induction électrostatique. Nous avons vu par quel mécanisme ce phénomène nouveau détermine le transport de charges électriques en pleine matière, dans un milieu iodynamique. Nous avons vu également que la pression ou la dépression de l'éther développée par ce mouvement des ions était capable d'électriser les conducteurs à distance. Ce dernier poiut est d'une importance capitale; les éléments matériels ou ions n'entrant jamais, è proprement parler, en contact, on ne peut faire intervenir que la considération d'actions à distance.

Dans l'exemple considéré au chapitre précédent, la substance transmettant la charge était l'air atmosphérique rendu iodynamique ou conducteur de l'électricité par l'aigrette ou par un phénomène analogue. Le transport de l'énergie se faisait de plus en partie simple, c'est-à-dire que nous avons réalisé le transport d'une charge positive ou d'une charge négative d'un conducteur électrisé è un conducteur è l'étal neutre.

Dans le courant tel qu'il se produit généralement, le phénomène se développe de la même manière, mais en partie double, c'est-à-dire que les deux conducteurs sont électrisés de signes contraires et se neutralisent mutuellement. Eu second lieu, l'iodynainisme du milieu est préexistant; il en est ainsi notamment des métaux, particulièrement bons conducteurs de l'électricité.

Avant l'établissement du courant, l'espace compris entre les pôles a, 6 sera occupé par un certain nombre d'ions positifs, par

montre que, en vertu de Faction que nous venons d'indiquer, l'aiguille se déplace dans le sens de la flèche, ainsi que le veut la théorie, comme si le pôle négatif exerçait une action répulsive plus grande que le pôle positif.

§ 3. — Force électromotrice, intensité, résistance.

La tendance continue à la neutralisation mutuelle des deux pôles a été désignée sous le nom de force électromotrice; elle est proportionnelle à la tension électrique des pôles.

L'intensité du courant représente la quantité d'énergie neutralisée pendant l'unité de temps par l'intermédiaire du conducteur.

La résistance du conducteur représente la faculté plus ou moins grande qu'il possède de s'opposer à la reconstitution des deux électricités.

Gela étant, la loi de Ohm s'exprime en disant que l'intensité du courant est directement proportionnelle à la force électromotrice et fnversemenl proportionnelle è la résistance du conducteur.

Dans la théorie que nous proposons, l'intensité du courant représentera le nombre N d'ions orientés dans un cylindre de hauteur égale à l'unité ;

La force électromotrice, le nombre n d'électrons orientés par unité de surface de la section droite de ce cylindre.

Cela étant, considérons deux conducteurs de même section et respectivement de longueur / et 2/ (6g. 5), soumis à la même force électromotrice. Le nombre total d'ions orientés sera le même. En d'autres termes, le nombre N d'ions orientés dans le cylindre de hauteur égale à l'unité sera deux fois moindre pour le conducteur de longueur double; l'intensité N du courant sera deux fois moindre.

En second lieu, le nombre d'ions orientés dans ce volume sera, toutes choses étant égales, proportionnel à la section du conducteur, ou tout au moins les choses se passeront comme s'il en était ainsi, la cause efficace étant la même.

Si nous représentons par V le nombre d'électrons orientés sur

la surface S,

Ou encore, puisque V — nS :

wS N- T .

Ou, si nous représentons par r le terme ^, nous aurons :

r étant désigné sous le nom de résistance.

Donc nous retrouvons :

1° La loi de Ohm d après laquelle l'intensité N est directement proportionnelle à la force électromotrice n et en raison inverse de la résistance;

2° La résistance est directement proportionnelle à la longueur du conducteur et inversement proportionnelle à sa section.

Le travail transmis sera directement proportionnel à V et directement proportionnel à l'action que ces ions exercent les uns sur les autres, c'est-à-dire inversement proportionnel à leur distance

Or V = nS et rf=.-.

La distance d des ions est directement proportionnelle à la longueur du conducteur et inversement proportionnelle à la force électromotrice (de même qu'un ressort a sa longueur diminuée de moitié s'il est soumis à une force double).

Nous avons donc

d'où

«SX

nS

or

ou encore

( 46) d'où

S expressions de la loi de Joule.

§ 4. — Production des courants par contact, ou les courants

thermo-électriques.

Le moyen théoriquement le plus simple de réaliser le courant consiste à établir le contact entre deux métaux iodynamiques dont les ions possèdent à la fois d'une manière préexistante : 1° la forme qui correspond à l'élément de courant; 2° des tensions différentes capables d'amener l'orientation ainsi que nous l'avons montré dans l'électrisation statique par contact.

Mais il ne suffit pas d'amener ici une simple orientation superficielle a, (3, il faut en même temps que les ions possèdent la forme a'a", jî'P" (fig. 6), qui correspond au courant.

Nous pouvons donc conclure que les conditions de l'électrisation en pleine matière qui correspondent au courant étant différentes de celles de l'électrisation superficielle, le classement des métaux se fera aussi différemment pour ces deux ordres de phénomènes.

Voici l'ordre dans lequel se classent les métaux, le plus positif occupant le dessus de la série I :

Électrisation Éloctrisation de surface. en pleine matière.

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