‹ Profession d'avocat (volume 2)Chapitre 2 sur 102 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

J'ai voulu profiter de Tannée où j'étais Bâtonnier de rOrdre des Avocats , pour donner cette nouveHe édition. Jai été invité à terminer ce travail entrepris depuis long-temps , par l'espèce de loisir que m'a procuré la prorogation des Chambres après notre Adresse ; n'ayant eu, dans cet intervalle, à m'occuper, ni des affaires privées dont j'avais évité de me charger en vue des affaires publiques , ni de celles-ci , puisqu'elles se trouvaient ajournées.

Déjà l'édition que j'ai publiée en 1818 était double de la précédente. J'ai encore augmenté celle-ci , et je me suis efforcé de la rendre complète , afin qu'elledevfnt, pour ainsi dire , le Code de la profession d'Ay^ocat.

J'y^ai fait entrer tout ce qui intéresse notre histoire, nos études , nos usages et nos maximes ; voulant, après bientôt trente ans d'exercice de ma Profession, laisser ce monument de mon amour pour elle , de mon affection pour les Anciens dont l'exemple m'a soutenu, pour les contemporains dont les talens et les succès ont stimulé mes efforts , et pour les plus jeunes dont la naissante émulation ma paru mériter que je leur rendisse les encouragemens que j'avais reçus.

M'adressant à tous , je leur dis, comme Loyscl, aux avocats de son temps :

O vos I à Socii / Prima utque novistima nosiri Nomina ColUgii discite , et hitlorias^

Ce volume est vraiment un ouvrage de famille, une

IV Prtface,

œuvre de communauté. Ce n'est point un livre k mor; c'est un recueil où chacun a ura fourni son contingent . L antiquité s'y trouve concourir avec les temps modernes; les auteurs morts avec les auteurs vivans : mais c'est toujours ]a profession d'avocat, immuable dans ces vieilles maximes d'honneur au sein desquelles elle est née, et hors desc^uelles il ne serait plus possible de la concevoir.

Et tête du second volume, je rendrai compte du travail qu'a exigé la Bibliothèque des livres de droit»

Pour celui-ci, je me bornerai à donner une idée des pièces qu'il renferme, dans Tordre où j'ai cru le plu» convenable de les disposer.

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