‹ Profession d'avocat (volume 3)Chapitre 3 sur 94 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

J'ai voulu profiter de Tannée où j'étais Bâtonnier de l'Ordre des Avocats , pour donner cette nouvelle édition. J'ai été invité à terminer ce travail entrepris depuis long-temps , par l'espèce de loisir que m'a procuré la prorogation des Chambres après notre Adresse ; n'ayant eu, dans cet intervalle, à m'occuper, ni des affaires privées dont j'avais évité dé me charger en vue des affaires publiques , ni de celles-ci , puisqu'elles se trouvaient ajournées.

Déjà l'éditioii que j'ai publiée en 1818 était double de la précédente. J'ai encore augmenté celle-ci , et je me suis efforcé de la rendre complète , afin qu'elle devint, pour ainsi dire , le Code de la profession d'Av^ocat,

J'y ai fait entrer tout ce qui intéresse notre histoire, nos études , nos usages et nos maximes ; voulant , après bientôt trente ans d'exercice de ma Profession , laisser ce monument de mon amour pour elle , de mon affection pour les Anciens dont, l'exemple m'a soutenu, pour les contemporains dont les talens et les succès ont stimulé mes efforts , et pour les plus jeunes dont la naissante émulation m'a paru mériter que je leur rendisse les encouragement que j'avais reçus.

M'adressant à tous , je leur dis , comme Loysel , aux avocats de son temps :

O tfOfi ô SocU / Prima itlque rwvUsima wffri Nomina Qfihgii ditciie , et hiiiomét.

Ce volume est vraiment un ouvrage de famille, une

!▼ Préface,

œuvre de communauté. Ce n'est point un livre il mm\ c'est un recueil où chacun aura fourni son contingent .L'antiquité s'y trouve concourir avec les temps modernes ; les auteurs morts avec les auteurs vivans r mais c'est toujours la profession d'ayocat, immuable dans ces vieilles maximes d'honneur au sein desquelles elle est néè^ et hors desquelles il ne serait plus possible de la concevoir.

Et télé du second volume, Je rendrai compte du travail qu'a exigé la Bibliothèque des liy>res de droit»

Pour celui-ci, je me bornerai adonner une idée des pièces qu'il renferme , dans l'ordre où j'ai cru le plus convenable de les disposer.

PREMIÈRE DrVISTOir.

I. J'ai placé en tête le Discours d*ou^erture des Conférences de la Bibliothèque des ^yocats , que j'ai prononcé le i*'. décembre i8ag. L'approbation avec laquelle il a été entendu par mes confrères, m'a fait espérer qu'ils le reliront avec le même sentiment de bienveillance. Par la généralité même des aperçus qu'il renferme , il devient une sorte d'introduction pour le reste de l'ouvrage.

IL Histoire abrégée de l'Ordre des avocats , par M. Boucher d'Argis (i).

Cette histoire n'est point parfaite ; elle est même asse2i mal écrite , quoique Fauteur appartienne aux temps modernes ; mais au mérite de l'exactitude elle réunit celui

(i) Antoine-Gaspard Boncher d'Arc^s, avocat, naqait à Paris, le 3 ayril 1708 ; il y est mort le a6 janvier 17^1. Il était fort laborieux , et on lui doit plusieurs bons ouvrages de jurisprudence , qui sont indiqués dans la Bibliothèque des livres de droit»

Préface. ▼

^e la brièveté (i^. La table des chapitres indique assez ie nombre et la variété des faits qui y sont rapportés.

III. Appendice. L'histoire de Boucher d'Argis est antérieure à la révcdution. C'est ^ à proprement parler, Vhistoire ancienne de notre Ordre. Pour y suppléeir autant qu'il était en moi, jai ajouté quelques pages où je rends compte de la suppression des avocats en 1790, de leur rétablissement sous l'empire, du décret impérial de 1810, de l'ordonnance du 20 novembre 1822, et des espérances que l'Ordre a conçues d'obtenir un régime qui s'accorde mi-eux avec ses anciennes traditions.

J'ai consacré un chapitre particulier à la Bibliothèque des avocats , pour expliquer son origine, ses accroissemens , sa suppression , son rétablissement dû au legs de M. Ferey, et les développemens qu'elle reçoit chaque jour.

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