M. LAMY
Élu au ior tour de scrutin* — 8,641 voix*
Électeurs,
Toujours disposé à prendre en mains les intérêts des ouvriers, je m'efforcerai de les soutenir en favorisant îc développement des syndicats sur le terrain professionnel et en protégeant les œuvres mutuelles, qui peuvent assurer aux travailleurs des secotrfs efficaces pendant Page mûr et une retraite assez élevée au moment de la vieillesse ou en cas d’invalidité*
Partisan de la justice pour tous, je m'opposerai résolûment au désordre, qui est la source de Ja misère, et à la lutte des classes dont seuls profitent le s agitateurs, le plus souvent étrangers à la région dans laquelle ils viennent semer la discorde*
Nous avons tous besoin cle la paix sociale*
La journée de huit heures n’est pas une réforme s’imposant par voie législative; son application ne peut dépendre que d'un accord entre patrons et ouvriers.
Les agriculteurs savent avec quelle énergie j’ai demandé pour eux rorgamsatiqn du crédit agricole et les dégrèvements de la terre, qui supporte la plus grosse partie des impôts.
Je m’élèverai contre toute nouvelle charge, notamment contre l’impôt sur le revenu qui nous est encore annoncé comme impôt de superposition.
Les lois, dont j’ai pris Finitiaiive et qui viennent d’être promulguées récemment, sur la pension des guetteurs sémaphoriques et sur le relèvement de la demi-solde des veuves des inscrits maritimes, sont une garantie, pour les pécheurs, les patrons pêcheurs et les armateurs, que je prendrai toujours leurs intérêts.
Lorsqu’il y a quatre ans, je rne présentais pour la première fois à vos suffrages, par
jW"! écrasanttej,;0us avez affirmé 9ue ™us éLiez disposés à soutenir le programme de libert é, de paix et d économie que je vous proposais.
Au scrutin du 6 mai prochain, vous ne vous déjugerez pis, car c’est le même programme sur lequel vous aurez à vous prononcer. b
Ne m’étant jamais écarté de la voie que je m’étais tracée, je viens, au terme de la législature, vous demander de manifester sur mon nom votre volonté d’obtenir la politique d union dont nous avons tant besoin. ^ 4 8
J’ai défendu la liberté d’association en votant pour l’examen impartial des demandes d autorisation déposées par les congrégations religieuses, alors que la majorité les rejetait en bloc, malgié Us engagements pris par le gouvernement précédent. f . aJ*‘ combaUu !a qui a porté la première atteinte à la liberté d’enseignement, en y faisant passer une disposition qui interdit la fermeture d’un établissement au cours de parents EC0 aire ; J 31 contribué ainsi à donner une garantie de plus aux maîtres et anx
J’ai protesté contre les mesures qui menacent de déchaîner dans notre pars une crise
l,s e„„ rodou.al.le . Uletata des l,ôpiu„x, enISvemen. ta cruci,ix ta pZfe.
séparation des Églises et de l’État imposée par les loges maçonniques.
r6cl P°ur mes compatriotes, le droit de parler la langue bretonne indignement attaquée par le ministère Combes. b
conscience™ ^ ^ ^ ,e mC SUiS °?P°Sé aux lois qui fondaient à opprimer les
Électeurs,
vMU Sl V0US- m’accordez de nouveau votre confiance, je continuerai à lutter contre tonte réforme qui aggraverait dans le pays les divisions intestines dont nous souffrons et qui amènerait le monopole de l’enseignement dont nous sommes menacés.
Avec tous les hommes qui veulent la lumière et la franchise, nous flétrirons le système des fiches et de la délation. Nous réprouverons toutes les manœuvres qui ont pour résultat
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J’ai tenu la pro nesse que j’avais faite, il y a quatre ans, aux inscrits maritimes en obtenant qu ils touchent leur pension depuis ie jour où ils ont 50 ans révolus
de rctr^œtronl lLülmSrrla marcha,)de’ en réclamant l’unification de la pension
it,p TL r * Atl , marmiers> en Poursuivant une taxe sur les chalutiers à vapeur je
“ e? d :,me lorer les conditions du commerce sur la côte et la situation, souvent si précaire, de nos populations maritimes. ’ 1 31
Messieurs et chers Compatriotes,
m„î?rT#,eU î iatervenir aLI Paiement, j’ai réclamé, en toutes circonstances pour s électeurs, plus de liberté, plus de justice et plus de bien-être ’
oei^e-en!eràr SUlTraSeS le Programme qui part des mêmes principes,
semant pi^rr LUX qUl 0nt VOtn p0ur m01, l! y a quatre aQS, resteront fidèles à leur repré-
nomhrp l ^ 19°2’ aVaieilt Ilésilè à “'accorder leurs voix, voudront grossi le
nombre des électeurs déedés à conférer à ieur compatriote l’honneur et la
défendre leur liberté, leur indépendance et leurs intérêts. 6 6
Vive ia République libérale 1 Vive la France f Vive la Bretagne!
Ernest LAMY,
Avocat, docteur en droit,
Député sortant, candidat républicain libéral.
3° Circonscription de LORIENT.
M. GU1LL0TEAUX.
Élu au 1er tour de scrutin. — 6.713 vois.
Mes chers Électeurs,
Je viens, pour la deuxième fois, solliciter vos suffrages.
Vous me connaissez : depuis quatre ans, je travaille pous vous II at oyalement tenu tous mes engagements, défendant fidèlement vos intérêts et rendant tous les services que
P°lIs Bretons savent que j’ai énergiquement défendu leur langue maternelle et leur reli-
gl0tl lÎs muWbs savent que j’ai défendu l’armée et la marine contre André et Pelletan.
Les agriculteurs savent que, membre de la Société des agriculteurs de France, ] a! voté tontes les lois destinées à protéger la culture et l’élevage national.
Les marins-pêcheurs savent que, secrétaire du groupe des inscrits maritimes, je les ai vigoureusement soutenus à l’occasion de la crise sardinière et que j ai inlassablement travaillé à améliorer leur sort, particulièrement au point de vue de la retraite et de la caisse
d'” ^ Le™ o stréîc u 1 1 eu rs savent que je les ai vigoureusement tontes les
Les ouvriers, enfin, savent que, membre du groupe de la mutualité ai ™té t°ute‘ , ‘es lois pouvant améliorer leur sort, particulièrement les lois relatives aux retraites et a 1 as
fdfttance aux vieillards, aux infirmes et aux incurables.
Je ne cite que pour mémoire les nombreux services rendus à la 3* circonscription : reconstruction de l’église du Palais, changement d’horaire des trains de Q^eron, subvention à la mutuelle-bétail de Pluvigner, subvention de 10.000 francs à Samt-Phihbert, le t graphe à Sauzon, etc., etc.
Mes cli ers Électeurs,
Mon passé vous répond de mon avenir. Si j’ai bien travaillé pour vous, je trierai mieux encore. Mon programme n’a pas changé : je veux une République respectueuse des
^s petits et des humbles, je serai le défenseur résolu de tous les travailleurs, marins-pêcheurs et ouvriers, et je -favoriserai toutes
les œuvres de mutualité, de solidarité et d’assistance.
' Ami de l’ordre, je défendrai la propriété, fruit du travail contre 1 anarchie.
Je réclame un régime financier de stricte économie, car la France, écrasée par près d
5 milliards d’impôts, succombe sous sa charge. - a Z,,» „*=.«<•«• nationale
Enfin, je veux une armée forte et respectée, garantie de notre indépendance nationale. Mes chers Électeurs,
Pour ne pas heurter de front les Bretons, si attachés à l’ordre et à la religion, les francs maçons m’opposent un candidat aux allures modérées....
Pour le démasquer, il suffit de voir ses soutiens : tous francs-maçons ! leur cri, O’est : y A bas la calotte l » et leur chant : « rinteroationale I »
Méfiez-vous des loups qui viennent à vous revêtus d'une peau de brebis !
En face de ce candidat de Péquivoque, qui arbore d'un côté mon programme modéré, ,et de l'autre se réclame de Combes, je vous dirai, à vous qui aimez les situations nettes ;
Si vous approuvez le sinistre syndicat de francs- maçon s, de sectaires et de mouchards qui persécute nos croyances, désorganise notre armée, ruine nos finances et veut accaparer Passîette au beurre en faisant élire une Chambre d’esclaves à sa solde, votez pour mon adversaire 1
Mais si, au contraire, vous voulez la liberté de conscience, la défense des contribuables contre les budgétivores, la paix sociale, le respect du drapeau tricolore, vous voterez pour Jean Guilloteaux,
La franc-maçonnerie veut faire de la République un instrument de despotisme, nous voulons en faire, nous, un instrument de liberté ï
Mes chers Électeurs,
Nous attendons tout de votre foi et de votre énergie ! L’heure est solennelle î
Le sort de la France est entre vos mains I
Serrez les rangs et marchez tous aux urnes 1 Ce sera la victoire 1
Vive la République 1 vive la liberté ï vivent les Bretons î
Jean GU1LLOTEAUX,
Député sortant*
Candidat républicain libéral.
Circonscription de POHTIVY,
\1. le comte LÀNJUINAIS*
Elu au Ie1' tour de scrutin. — voix.
Électeurs.,
La France était autrefois le pays le plus homogène et le plus uni de l’Europe, iQjçace au bloc, il y a main tenant deux sottes de Français, les vainqueurs, auxquels tout est peLçaÛB et les vaincus, auxquels ou ne reconnaît aucun droit,
La persécution la plus violente et, en même temps, la plus hypocrite contre les catholiques dont, si nous , ne savons pas les défendre, ou ne tardera pas à confisquer les, églises et leurs maigres ressources ;
La défense nationale compromise par Fincurie des collègues de M* Combes à fe guqr*e et à la marine, par un favoritisme sans précédent et par Fini réduction de ^espionnage etide la délation dans Fermée ;
Un gaspillage financier des plus inquiétants ;
Voilà Fceuvre de m bloc maudit, au plutôt celle de la franc-maçonnerie dont, cfeptâsÆitrtout six ans, nos gouvernants n’ont fait qu’exécuter servllèment les ordres!
Toutes les lois destinées à opprimer les catholiques ont été, sans exceptîoo, élaborées
dans les loges et dans les arrière-loges!
Il faut, à tout prix, arracher notre patrie à cette secte impie et antinationale, dont la puissance s’écroulera, si nous le voulons, comme un château de cartes.
Il suffit pour cola que, sans distinction d’opinions, tous les bons Français s unissent
contre l’ennemi commun- . . ir .
La victoire est à ce prix, et c’est pour la préparer que, pour la septième fois, je sollicite
vos suffrages.
Comte LÂNJUINAIS.
Député sortant,
2^ Circonscription de PONTÏVY.
M. le baron de BOISSIEU,
Élu au Lef tour de scrutin, — ■ 5.559 voix;
Électeurs,
Nous sommes en pleine guerre religieuse. Au 9 décembre de cotte année, selon toute probabilité, les églises seront fermées, les bourgs déserts le dimanche, et le sang catholique continuera à couler.
Pour arrivera ce résultat, les francs-maçons ont dû appeler les révolutionnaires au pouvoir, désorganiser Parmée et la marine, au risque de nous occasionner une guerre avec ^Allemagne, instituer enfin un régime de tyrannie et de délation qui a révolté même les républicains les plus avancés.
En présence de cette œuvre du bloc maçonnique, les honnêtes gens de tous les partis ont, a leur tour, formé un bloc pour sauver la France, C’est au nom de ce bloc que je me représente à vous, comme il y a quatre ans, défenseur de la religion et des libertés qui, une à une, nous ont été ravies : défenseur de notre armée, trahie plus que jamais par un gouvernement coupable ; défenseur, enfin, de notre Bretagne que les ennemis de la religion rêvent d’asservir à leur joug. Vous voyez dans cette circonscription: préfet, sous -préfet, dé trop nombreux fonctionnaires, guidés, les uns par l’espoir de profits personnels, les autres par la crainte, se liguer pour faire violence à vos votes de Bretons catholiques et patriotes.
Il s’est trouvé un homme vous estimant assez peu pour accepter la candidature dans des conditions pareilles et croire quMl pourrait vous tromper sur ses véritables sentiments, 3e resterai, quant à moi, le candidat du peuble libre et catholique. J’en suis fier*
F lecteurs ^
r- • j,a certitude du succès ne doit pas noua endormir. 11 faut que la majorité de notre parti soit supérieure à celle de 1902, en protestation de la politique suivie depuis quatre ans et de l’insulte que vous fait le gouvernement en voulant imposer à votre chois un candidat du bloc rejeté déjà par sa propre ville.
Pour moi, je réclamerai de suite la paix religieuse, pour que nous puissions nous occuper des questions ouvrières, sacrifiées jusqu’ici à la guerre contre les catholiques. A la Chambre, je protestai lorsque les députés se sont constitué des retraites, parce qu’ils n’ont pas donné aux ouvriers celles promises depuis si longtemps.
Seule, la nouvelle majorité libérale que la France se donnera, le 6 mai prochain, pourra apaiser la révolution qui gronde, en s’occupant des intérêts des petits, comme cela se passa en Belgique, il y a peu d’années, à l’arrivée des catholiques au pouvoir.
Si notre parti était battu, ce serait la guerre religieuse, la révolution, et peut-être la guerre étrangère déchaînée sur notre malheureux pays.
Vive la religion !
Baron de BOISSIEU,
Député sortant.
Circonscription de PLOERMEL.
M. le duc de ROHAN.
Élu au 1“ tour de scrutin. — 16.992 voix.
M. le duc de Rohan n’a publié aucune profession de foi.
I'0 Circonscription de VANNES.
M. le marquis de L’ESTOU RBEILLON.
Elu au 1er tour de scrutin. — 9.261 voix.
Mes chers Compatriotes,
Pour la quatrième fois, j’ai l'honneur de solliciter vos suffrages.
L’heure est grave, et, à peine l’odieuse législature qui vient de finir s’est-elle éteinte sous la honte et la réprobation unanime de tous les honnêtes gens, que déjà la guerre religieuse nous menace et la révolution, par ses excitations et ses émeutes, commence à gronder à nos portes.
Il faut sauver à tout prix la fortune et l’honneur de la France, la foi de ses ancêtres, Bon organisation sociale et ses dernières libertés.
Bien coupable serait tout catholique et tout vrai Français qui ne comprendrait pas son impérieux devoir et ses responsabilités à cet égard»
Bretons, mes chers Compatriotes,
Vous connaissez l'œuvre désastreuse de la majorité parlementaire, de ce bloc antipatriotïque et essentiellement sectaire, tout au service des loges et de la francmaçonne rie t
Atteintes multiples à la liberté d’enseignement par la suppression totale de l’enseignement congréganiste, les crochetages et la fermeture de plus de 15.000 écoles libres,
l'expulsion do plus de î * 2.0 0.000" élèves, t t* A
Organisation de la délation dans tous les services publics, et particulièrement dans
l’armée, désorganisée par l’abominable système des fiches, œuvre du généra! André ;
Ruine de notre marine nationale, par ce ministre Pelletan, que ses propres amis
politiques ont qualifié à juste litre de péril national; t
Le champ laissé libre aux doctrines dissolvantes de 1 antimiïitarisme et de 1 internationalisme;
Notre aplatissement devant l’étranger ;
La ruine de nos finances ; un déficit croissant d’annee en annee et une dette formi-
dab' Enfin* fe ^ot^crim'inel de cette loi de séparation des Églises et de l’Etat <j“. aPrt“ *». douloureuses scènes des inventaires, nous menace de la fermeture de nos églises à dA PanrAp pi de la guerre religieuse dans nos moindres villages.
Salle Jiter prête de vos° pensées et de vos sentiments, votre député, pendant ces quatre années, a combattu de toutes ses forces et de toute son énergie ces lots odieuses et
CGS Ï tous* me confiez Honteau l’honneur de vous représenter, je travaillerai plus que jamais :
A les combattre de nouveau sans trêve ;
A ramener, dans notre malheureux pays, l’ordre et l’exercice de la vraie liberté pour tous.
Je m’efforcerai d’obtenir ;
La plus large décentralisation administrative; - L’extension des pouvoirs des Conseils généraux et municipaux, en attendant l’organisation régionale, dont il est temps de jeter les bases et qui seule pourrait donner un regain de vie a notre vieille France ;
Une meilleure administration de nos finances; - Des économies par la suppression de
“ss ouvrières et ta Arien a. h ta*. des .ravi, leurs des ville* comme des campagnes, par le développement des mutualités , . .
deS La protection des culUvateufs par la création de Chambres d’agriculture, depuis si
l0n8ïrSg— des droits de mutation pour la transmission de la propriété rurale
6t kl L a mélmra'tion MntLu^'du 'sort de nos marins et inscrits maritimes, ainsi que des conditions de leurs retraites, comme je m’y suis déjà appliqué en maintes circonst ^ances De justes satisfactions pourtant de malheureux petite fonctionnaires, de tous 0^^ tomour» leurré» et trahis par les vaines promesses d’un Gouvernement ou de Parlements qui gaspillent par millions les deniers publics en dépenses inutiles et Çjÿ
avec impudence les quelques milliers de francs indispensables a 1 entretien de leur
famiJe combattrai enfin, de toute mon énergie, les lois de guerre civile et de haines religieuses qui révoltent nos consciences et prétendent attenter à notre foi, telles que la lot séparation des églises et de l’État, qui doit être rapportée.
Mes chers Compatriotes,
Depuis dix ans bientôt que j’ai l’honneur de vous représenter, vous me connaissez. Vous avez aujourd'hui a choisir :
Entre un compatriote dévoué, tout à tous, que vous avez vu à l’œuvre, et un can i at
du bloc, esclave de ce pouvoir sans corn, qui nous opprime, prêt à aller augmenter le nombre des sectaires qui nous ont fait tant de mal ;
Entre Tordre et U révolution ;
Entre ia conservation ou la destruction de nos forces nationales;
Entre la liberté de nos consciences et la conservation de notre foi on leur anéantissement.;
Entre le salut du drapeau ou sa ruine.
Aussi, comme il y a dix ans, faisant appel à votre patriotisme et à votre énergie, je vous redis de toute mon âme, ces mots, fidèle résumé de toutes nos aspirations :
La France aux vrais Français l la Bretagne aux vrais Bretons! Demeurons à jamais indépendants et libres 1
Tous unis dans une pensée commune, marchons au scrutin.
Pour Dieu! Pour la Patrie!
Pour la sauvegarde de notre foi et la défense de toutes nos libertés I
R. de L/ESTQU RBEILLON ,
Membre de la Commission de la marine, Député sortant.
2° Circonscription de VANNES.