‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1906Chapitre 18 sur 280 · ALPES-MARITIMES · texte numérisé non relu

ALPES-MARITIMES

1" Circonscription de GRASSE M. OSSOLA

Élu au 2e tour de scrutin. — A. 718 voix.

Mes chers concitoyens,

Serviteur de la démocratie depuis trente ans, encouragé par les S. 000 suffrages qui me furent spontanément donnés en 1902, et pour obéir au peuple qui veut un candidat démocrate capable de tous les dévouements, choisi par lui et uon imposé, j’ai l’honneur de vous demander vos suffrages pour être élu votre député le 6 mai prochain.

Mais, avant tout, pour dissiper toute équivoque, pour chasser de ce pays la mauvaise politique des personnalités qui divise, et la remplacer par la bonne politique des principes qui unit, et, enfin, pour qu’il n’y ait jamais d’erreur entge nous, je vous propose le programme de défense et faction républicaine et laïque du bloc de gauche ail Parlement, programme illimité comme le progrès humain, inauguré par le ministère Waldeck-Etouseeau et continué par les ministères Gombes, Rouvier et Sarrien,

Ensuite, n’oublions jamais que c’est à ce programme que nous devons l’union de tous les républicains qui a formé le bloc républicain des gauches, qui nous a donné la stabilité ministérielle et assuré îe triomphe de la belle élection républicaine de M. Faîtières à la présidence de la République.

De plus, à ce programme j’ajouterai quelques projets personnels que je soutiens depuis longtemps et que, seul, un mandat législatif me permettra de faire aboutir.

Les voici :

Protection de l'agriculture. — Par un impôt sur toutes les huiles et fleurs de provenances étrangères. Par la construction ae canaux d’irrigation, Par l’augmentation et l’amélioration de nos réseaux de routes, de tramways et de chemins de fer. Par la création de sociétés coopératives, pour sauvegarder les intérêts de tous les producteurs et de banques de crédit agricole, pour mettre à la disposition des agriculteurs et à très bon marché, l’argent nécessaire a leurs cultures. Par le payement rapide des indemnités en cas de fléaux. Par le lemboursement aux agriculteurs de toutes leurs avances faites à la terre et perdues par suite de manque de récoltes. Ce remboursement mettrait, sur le même pied d’égalité, 1 ouvrier des champs et l’ouvrier des villes, auquel — en cas de chômage — des indemnités sont souvent allouées par les municipalités et les pouvoirs publics. Par la diminution ou la suppression des charges fiscales. Par l’exploitation des monopoles par l’Etat, le département et la coin-

mime. Enfin, par tous autres moyens susceptibles de retenir l'ouvrier des champs à la terre.

Pour Grasse. Transfert de la gare du P.-L.-M. en ville, soit entre le Grand-Hôtel et la place Martelly, soit au-dessous du Cours, à l’ouest.

Pour le canton de Saint-Val lier. Construction d’un canal d’eau potable, prise à la Siagne et pouvant en donner à toutes les communes.

Pour Je canton de Saint-Auban, Percement d’un tunnel sous le col de la Faye, pour relier baint-Vallier au vallon de Nans avec raccordement à la route de Canaux-Thorenc, afin d’économiser 8 kilomètres de route.

Pour toutes les communes de la rive droite du Var. Endiguement complet du fleuve.

Enseignement national de la gymnastique et du tir, pour faciliter le service militaire de deux ans.

Impôt progressif sur le revenu et suppression de l’impôt sur les portes et fenêtres.

Interdiction au député du vote au scrutin secret et de celui par procuration,

R^ablissement des hospices pour les enfants naturels (dits : les Tours).

Sollicitude constante envers les pauvres, les humbles et les malheureux.

Assistance aux infirmes, aux vieillards, aux incurables, aux veuves et aux orphelins.

Enfin, unissons-nous tous pour travailler à l’avènement d’une société meilleure, n’ayant d’autre maître que le peuple, d’autre foi que celle de la raison humaine, d’autre but que celui de la justice pour tous.

Et maintenant à vous, mes chers concitoyens, de scellercetteunionpar une vraie manifestation républicaine que vous ferez sur mon nom, en m’accordant la grande majorité de vos suffrages.

Vous donnerez ainsi à votre élu l’unique force pour réaliser et, défendre notre idéal humanitaire, patriotique et républicain,

Citoyens,

Tous aux urnes, pas d’abstentions 1

Vive la lrE circonscription de Grasse I Vive la France!

César OSSOLÀ,

Chevalier de la Légion d’honneur, Parfumeur-chimiste,

Ancien adjoint de la ville de Grasse, Conseiller général du canton de Saint-Vallier-de-Thiey,

Candidat radical démocrate.

2" Circonscription de GRASSE M. François ARAGO Élu au l,r tour de scrutin. — 4.816 voix.

Mes chers concitoyens,

Ls l"1, mars 1903 vous m’avez fait l’insigne honneur de me choisir, par plus de 4.600 voix, pour votre représentant à la Chambre des Députés.

Le mandat dont vous m’avez investi est près d’expirer : je viens de nouveau solliciter vos libres suffrages.

Ai-je besoin de constater que je n’ai manqué à aucun de mes engagements? Non; ■ — mais jfe veux préciser le principe auquel je suis demeuré inébranlablement fidèle. Ce qui m’a guidé, ce qui a déterminé et mes actes et mes votes, c’est le véritable esprit républicain, — épris de liberté, de justice sociale, cherchant ce qui rapproche, écartant ce qui divise, opposant à la politique stérile de suspicion et d’excommunication, une politique féconde de tolérance et d’union, poursuivant avec méthode, avec fermeté, le développement des institutions démocratiques.

L’application de la loi sur la séparation des Églises et de l’État a donné lieu, sur plusieurs points du territoire, à des scènes douloureuses dent il importe, dans l’intérêt supérieur du pays, de prévenir le retour. Tous ceux, d’ailleurs, qui ont voté la loi sans arrière-pensée sectaire s’associeront à toutes mesures propres à assurer la pleine liberté des cultes et la paix religieuse.

La politique pure devra tenir moins de place dans les préoccupations de la Chambre prochaine. Les réformes sociales n’appai aissent-elles pas chaque jour comme une obligation plus impérieuse?

La loi sur l’assistance des vieillards et des infirmes a été votée; le projet d« loi tendant à rétablissement des retraites ouvrières et agricoles a été adopté : ce sera l’œuvre glorieuse de la Chambre prochaine d’apporter à ce grave problème la solution définitive.

Assurances contre la maladie et le chômage; création des conseils du travail et des tribunaux d’arbitrage et de conciliation, autant de questions à résoudre pour introduire plus d’équité et plus de sécurité dans 1rs relations du capital et du travail.

Mais des problèmes aussi complexes ne peuvent être abordés utilement que si le calme et la confiance sont revenus dans les esprits, que de tristes fauteurs de haines sociales cherchent à surprendre et à exploiter.

C’est alors seulement qu’il sera possible aussi d’entreprendre la réforme financière destinée à rendre l’impôt vraiment proportionnel aux facultés de chacun, mais en repoussant toute inquisition dans les affaires privées des citoyens.

La nation se prononcera le 6 mai. — Par l’organe de ses élus, elle dira :

Lutte contre l’internationalisme;

Résistance à la démagogie collectiviste;

Garantie de la propriété individuelle, placée au-dessus de toute atteinte;

Flétrissure des abominables pratiques de délation;

Respect de toutes les libertés : liberté de conscience, liberté d’enseignement, liberté du travail.

Elle proclamera, avec le culte de la Patrie, l’attachement de tous les bons Français à

notre armée el à notre marine* maintenues bien haut au-dessus des querelles des partis;

À l'extérieur, paix avec dignité, — fidélité à nos alliances*

Si je suis convaincu d'avoir exprimé par mes votes les sentiments politiques de la grande majorité des électeurs de la circonscription, j’ai conscience aussi d’avoir utilement défendu tes intérêts locaux.

Je n’ai pas ici à énumérer les nombreuses affaires qui, à des titres divers, ont été l'objet de mes préoccupations et de mes démarches. Chacun de vous les connaît, qu’il soit horticulteur, ouvrier, marin, commerçant, industriel, il me suffira de rappeler que j ai mis le même empressement et la môme insistance aussi bien à hâter les travaux d’enquête pour le classement d'un chemin vicinal que pour la réalisation des grands projets qui contribueront à la prospérité de la circonscription.

Électeurs,

Je fais appel à votre clair bon sens!

Vous reconnaîtrez vos vrais amis. Vous distinguerez sans peine qui est venu à vous, loyalement, pour vous servir et non pour se servir de vous, pour vous dire la vérité, non pour vous flatter, celui qui ne redoute pas la lumière, et dont le passé sans reproche doit constituer à vos yeux îa plus sure des garanties.

J'attends votre verdict avec confiance.

Vive la République!

François AMGO,

Ministre plénipotentiaire,

Officier de la Légion .d’honneur,

Député sortant.

lTfl Circonscription de NICE

M. RÂIBERTI

Élu au 1er tour de scrutin. — 9,5^5 voix.

k mes électeurs,

À mes amis,

Je viens à vous, fier.de l’teuvre accomplie, et je remets entre vos mains le mandat que voua m’avez confié.

Élu sur un programme d’union, je ne peux avoir la prétention d'avoir représenté la pensée de chacun de ceux quf m’avaient élu.

Mais tous, quelle que fût leur opinion personnelle, aimaient d'un égal amour ce pays et voulaient d’une égale volonté la liberté, le progrès, la justice, l'honneur et la grandeur de la Patrie,

Je les ai donc représentés, puisqu'on chaque occasion, je me suis dirigé par les raisons de décider qui les auraient dirigés eux- mêmes.

Respectueux de toutes les opinions, je demande h ceux qui ne penseraient pas comme moi de respecter l'indépendance de la mienne.

L'exercice du plus haut mandat que puisse confier la démocratie ne peut comporter, à un degré si minime qu’il soit, l’abdication de la liberté de penser de celui qui l’exerce*

Mais j'affirme qu’il n’y a pas une conscience, libre et sincère, qui ne puisse se reconnaître dans la mienne*

J’ai l’orgueil d’avoir été, pour cette ville qui m’avait donné mandat de penser et de parler en son nom, une conscience droite, éclairée et fière et d’avoir dans la pleine indépendance de mes paroles et de mes actes nettement interprété son amour du progrès, sa soif de liberté et de justice, son culte ardent et filial de la Patrie*

Dans quelques semaines vous allez mg juger.

J’attends avec tranquillité votre verdict, car ce verdict vous allez le porter moins sur moi que sur vous-mêmes.

Je vais mettre ces quelques semaines à profit pour vous réunir dans vos quartiers respectifs*

Je place ces réunions sous la sauvegarde des bons citoyens. Je leur demande d’y faire respecter la liberté de réunion et de parole.

Nous y discuterons ensemble les problèmes du présent et de l’avenir et les grands intérêts du pays.

Vous verrez qu’aucune réforme ne me paraît trop hardie pourvu qu’elle respecte les droits sacrés de l’individu et qu’elle soit l’oeuvre de la méthode et du temps nécessaire à toute évolution*

Si dans toutes les circonscriptions la discussion est aussi loyale et sincère qu’elle le sera, je l’espère, ici, j’ai foi que l’Assemblée qui sortira de la prochain^ consultation électorale ne sera pas inférieure aux grandes responsabilités qui pèseront sur elle et qu elle sera digne de ce pays*

MIBERTL

2e Circonscription de NICE ■ M* POULLÀN

Élu au 1er tour de scrutin- — 9*684 voix*

Mes chers concitoyens,

Vous m’avez confié depuis huit ans le mandat de vous représenter à la Chambre des Députés*

Ce mandat, j’ai conscience de ravoir fidèlement rempli*

Je vous avais promis, en effet, de rester attaché à une politique résolument républicaine, libérale et tolérante, aussi éloignée de la réaction que de la révolution, mais nettement orientée vers les réformes sérieuses, inspirées par l’esprit de justice et de fraternité sociale.

Je vous livre tous mes votes : ils vous diront que j’ai été fidèle à cette politique,

■ Deux réformes importantes ont été soumises au Parlement pendant la législature qui vient de s’écouler i !a loi militaire et la séparation des Églises et de l’État,

J’ai voté la réduction du service militaire à deux ans, parce qu’il m’a été dérpftntrè que

cette réduction, tout en constituant un sérieux allégement aux chargea des familles, ne pouvait compromettre les intérêts de la défense nationale.

Je n’ai pas cru devoir voter la séparation des Églises et de l’État, parce que cette réforme m’a paru inopportune et dangereuse et qu’elle était contraire aux engagements que payais contractés devant le corps électoral*

La loi est aujourd’hui volée, nous ne pouvons que nous incliner; mais la République se doit à ellc-mèrae de Rappliquer dans le sens le plus libéral; mes votes tendront à assurer cette in ter prêta tion de la réforme*

J1 ai voté, d’autre jftrt, la loi sur l'assistance obligatoire aux vieillards, aux infirmes et aux incurables, ainsi que la loi sur les retraites ouvrières, avec application de ses bénéfices aux ouvriers agricoles*

Au point de vue de nos intérêts départementaux, les questions qui s'imposaient plus particulièrement à notre sollicitude étaient f le chemin de fer Nice-Gont, le programmé des tramways et les divers projets intéressant le développement de nos belles villes du littoral.

Vous m’avez vu k l’œuvre et vous savez avec quel dévouement j’ai suivi toutes ces affaires qui, définitivement solutionnées aujourd’hui, seront pour notre cher pays une source nouvelle de prospérité.

Vous savez également avec quel zèle j’ai défendit vos intérêts particuliers, restant fidèle à ce principe, qui a été la règle de ma vie : faire le plus de bien possible et ne jamais porter préjudice à personne.

Enfin, connaissant les souffrances de nos campagnes, le dur labeur quotidien de nos agriculteurs, je me suis associé à tontes les mesures législatives susceptibles d'améliorer cette situation et je crois avoir pu, par ma collaboration assidue aux travaux delà grande Commission de l’agriculture et de la Commissien de révision du régime forestier, obtenir des résultats dont nos populations agricoles ressentiront bientôt les effets bienfaisants*

Chers concitoyens,

C’est à vous qu’il appartient aujourd’hui de dire si dans l’exercice de mon mandat j’ai rempli tout mon devoir.

j’attends vos suffrages avec confiance.

Vive la 2° circjnscripiion de fheel

Vive la France!

Vive la République 1

Félix PÛULLAN*

Député sortant.

Circonscription de PUGET-THÉNIERS

M. DONÀDÉI

Elu au l?r tour de scrutin, — 3* 59S voix.

Cédant aux pressantes et affectueuses instances dont j’ai été d’objet, je pose ma can fida ture aux prochaines élections législatives et je sollicite l’honneur de devenir votre représenté1 à la Chambre des Députés.

Je n’obéis, en cela, à aucune idée d’ainbiliou personnelle. Les amis qui ont fait appel à mon concours ont pensé, et je partage leur sentiment, qu’il était de la dignité des électeurs de l’arrondissement de Puget-Théniers d’être enfin représentés au Parlement par un enfant du peuple et par un républicain sincère.

C’est à ce double titre que je me présente à vos suffrages.

Le programme que je soumets à votre appréciation s’inspire, avant tout, d’une loyauté absolue au point de vue politique. 11 n’est autre à ce point de vae que le programme du parti républicain dans les rangs duquel, si vous me faites confiance le 6 mai, je me ferai un devoir et un honneur de siéger.

Il s’inspirera également d’un dévouement absolu et sans borne aux intérêts de notre cher arrondissement.

Si le député sortant s’est presque toujours montré, par ses votes et son attitude, l’adversaiie de la véritable doctrine républicaine, L’ennemi de nos institutions démocratiques, je m’en ferai, moi, — et c’est une déclaration très franche en même temps que très catégorique que je vous apporte à ce sujet, — le défenseur énergique, le soutien dévoué. Je pourrai ainsi d’autant mieux remplir l’engagement formel que je prends aujourd’hui de vous faire donner toutes les satisfactions que vous êtes en droit d’attendre de la bienveillante sollicitude du Gouvernement de la République.

Je professe pour l’armée le plus grand respect. Placée au poste d’honneur, à l’extrême frontière, l’armée doit rester, pour cous, plus que pour tous autres, la grande école d’énergie, de sacrifice et de dévouement.

J’approuve, sans restrictions, la loi de deux ans, qui consacre l’égalité de tous les enfants de la France devant l’impôt du sang. Je l’aurais votée sans hésitai ion, comme je voterai toutes les réformes (réduction des 28 jours, suppression des 13 jours), qui, sans compromettre la sécurité nationale, pourraient alléger la charge, si lourde pour vous, du devoir militaire.

Au point de vue économique et fiscal, je voudrais qu’on complétât la réforme des droits de succession contre laquelle a voté M- Bischoffsheim et qui, par l’introduction du principe de progressivité, en demandant davantage aux plus gros héritages, a permis de dégrever les petits et de faire disparaître l’injustice criante qui consistait à prélever des droits de succession même sur les dettes.

Ce résultat pourrait être obtenu par une réforme analogue qui s’impose pour les droits de transmission de la propriété, afin de faciliter aux cultivateurs l’acquisition de la terre et de favoriser la conservation du patrimoine familial.

Je suis partisan aussi de la réforme du système actuel de l’impôt par ia suppression des prestations, qui sont un vestige de l’ancien régime; de l’impôt personnel; de l’impôt unique des portes et fenêtres ; de l’impôt foncier qui grève si lourdement vos petites propriétés, et, enfin, de l’impôt des patentes qui, pour les humbles boutiquiers et les petits commerçants de la montagne, frappe, non pas le revenu, le bénéfice, mais la volonté seule de travailler.

Je demanderai le remplacement de ces impôts par un impôt unique, global et progressai f sur le revenu, mais sans arbitraire, ni inquisition vexatoire,

La nouvelle législature devra également faire aboutir au plus tôt la loi sur les retraites ouvrières, mais en l’étendant aux petits cultivateurs, aux petits propriétaires, à tous les ouvriers des champs, de façon à mettre tous les propriétaires sans exception à l’abri des privations et des misères qui attendent leurs vieux jours.

A ce programme j’ajoute que je réclamerai :

La diffusion de l’enseignement agricole pour permettre à nos cultivateurs d’apprendre les moyens d’augmenter la fertilité du sol et d’assurer un meilleur rendement des récoltes;

La multiplication des banques de crédit agricole, permettant à nos paysans de se procurer, à un faible intérêt, les fonds nécessaires à toutes les améliorations de leur» propriétés ;

La diminution des frais de justice;

La plus stricte économi dans nos finances ;

La ré ludion des gros traitements ;

La simplification des rouages admnistratifs et la décentralisation administrative ;

Enfin, l’assistance sous toutes ses formes des petits, des humbles, des déshérités, notamment des familles pauvres chargées d’enfants.

Une des obligations du futur député de votre circonscription sera aussi de demander la réorganisation du servi.» forestier, en obtenant que les communes ne soient plus soumises à un régime qui constitue une véritable tutelle. 11 devra s’associer aussi à toutes les mesures qui auront pour obj t la protection, sous toutes ses formes, de l’agriculture.

Par l’appui que votre futur député doit trouver auprès du Gouvernement, auquel il apportera son concours dévoué, mais toujours indépendant, il sera en droit de demander l’achèvement aussi rapide que possible du chemin de fer reliant Puget-Thémers a Digne.

Par la sympathie eL les concours que je serai certain de rencontrer auprès des sénateurs du département, auprès de mes collègues du Conseil général, vous pourrez espérer la réalisation de tous les projets qui intéressent nos montagnes et notamment la création des réseaux de tramways et de toutes les autres roules, ainsi que la réalisation de tous les projets d’intérêts locaux qui auront pour résultat de vous donner on peu plus de bien-être et de prospérité.

Je tiens a terminer par une déclaration personnelle. On m accuse d être un sectaire. C’est un mensonge ajouté h tant d’autres. Vous me connaissez trop pour que vous vous arrêtiez à une calomnie aussi ridicule. Je serai, au contraire, partout et toujours, le pi entier à demander que la flépub lique, qui par définition et par essence est un régime de liberté, respecte la liberté absolue et les droits de toutes vos consciences. Il ne dépendra pas de moi que la loi de séparation des Églises et de l’État ne soit appliquée avec le plus grand libéralisme et la plus large tolérance.

Ce programme est celui que j’ai développé au cours de me* visites dans les communes de notre cher arrondissement. Ainsi que j’ai été heureux de le constater, il a rencontré partout votre adhésion. Il s’inspire des seuls principes qui permettront de rendre quelques services à la démocratie rurale. Vous pouvez être certains que j’apporterai à le défendre tout ce que j'ai de force, d1 énergie, de volonté et de dévouement.

Mes chers Concitoyens ,

Vous m’avez vu à l’œuvre. Vous me connaissez. Si vous m’honorez de votre confiance, c’est un des vôtres, un homme de votre race, issu de votre vieux soi, un homme sorti comme vous des rangé du peuple, un homme qui parie votre langue, qui connaît vos besoins et vos aspirations, qui partagera vos peines comme il s’associera à vos espoirs, dest un enfant du pays que vous enverrez à la Chambre pour vous représenter et y défendre les droits et les intérêts du ses concitoyens,

Vive k République !

Vive l’arrondissement de Puget-Théniers 1

AlfredJDONÀDÉl,

Avocat,

Docteur en droit, conseiller général.

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