‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1906Chapitre 206 sur 280 · DÉCLARATION · texte numérisé non relu

DÉCLARATION

Citoyens,

Depuis que j'ai eu l’honneur de devenir votre élu, j'ai travaillé à la réalisation des réformes inscrites au programme dont vous m'aviez confié la défense :

Réduction du service militaire à deux ans ;

Assistance obligatoire aux vieillards, aux infirmes et aux incurables ;

Séparation des Églises et de PÉtat en assurant à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire et, s'il le veut, de pratiquer ce qu'il croit ;

Amélioration, insuffisante encore, de la législation des patentes;

Tels sont quelques-uns des résultats obtenus par ['Union des républicains.

Ils n’ont en rien diminué la richesse économique, le prestige moral et l’autorité de la France. La conclusion heureuse et récente de la conférence d'Algésiras a montré de quelles amitiés, de quelle sympathie, de quel respect îa République était entourée dans le monde.

Citoyens,

Personnellement, je me suis consacré tout entier a l'exécution de mon mandat. En de fréquentes réunions publiques, j’ai soumis tous mes actes, toutes mes paroles, tous mes votes à votre libre critique. Vous avez bien voulu toujours approuver ma conduite.

Certes, je n'ai pas la vaniteuse et ridicule prétention d’être le seul élu de Paris qui ait utilement travaillé. Je irai pas voulu toucher à toutes les questions, comme certaines mouches du coche bourdonnantes, encombrantes et impuissantes.

La défense de notre arrondissement, le développement de Renseignement professionnel, la protection de I enfance-malheureuse, la conciliation nécessaire des justes droits \les employés de l’État avec le fonctionnement des services publics, la sauvegarde des intérêts légitimes des travailleurs de tout ordre, l'amélioration des conditions hygiéniques des casernes de Paris, la recherche des ressources financières indispensables à la réalisation de l'œuvre républicaine d’assurance sociale, ont provoqué mes continuels efforts.

Citoyens,

J'ai conscience d’être demeuré digne de vos suffrages.

En nie les accordant de nouveau, vous condamnerez une fois de plus une politique de coup d'État et de guerre civile. Vous affirmerez votre inébranlable volonté de voir ia démocratie française marcher d’un pas alerte, par des voies pacifiques et légales, vers un avenir de liberté, de justice et de fraternité.

Vive la République démocratique et sociale 1

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