IV. — L’abolition du privilège des bouilleurs jic cru
J’ai voté contre cet inique privilège et contre les propositions modifiant en sa faveur diverses dispositions de la loi sur le régime des boissons. J’ai également voté : contre le monop de de la fabrication, de la rectification et de la vente de l’alcool par l’État, — pour l’extension du bénéfice des circonstances atténuantes en matière de contributions indirectes et pour la révision du tarif des licences.
Dans ma profession de foi de 1898, je rappelais qu’en ma qualité de membre de la Commission des patentes, il m’avait été donné, à maintes reprises, de temo’gner au commerce toute ma sollicitude,
Ceito sollicitude* je la lui ai continuée eti votant le projet de loi portant dégrèvement des petites patentes.
En faveur de l’agacubure, qui tient toujours une si large place dans mes préoccupations, j’ai fait adopter, après l’avoir soulenue à la tribune, la proposition de loi relative à la répression delà tromperie sur la val ur des engrais chimiques. J’ai voté contre l’abaissement temporaire à 5 francs du droit d’entrée sur les blés et pour la suppression de l’impôt sur les sucres employés à l'alimentation du bétail; j’ai voté également pour 1 amendement tendant à ce que les dates des périodes d’exercices et de manœuvres des réservistes ne coïncident pas, e.) ce qui concerne les cultivateurs et les travailleurs des campagnes, a\ec l’époque de la moisson ; enfin, j’ai voté pour la suppression de la patente des syndicats agricolcs, — groupant les commandes de leurs a ihêrents et les distribuant dans leurs magasins, — et pour les primes à la destruction des sangliers.
Parmi les autres votes, vous me permettrez de citer les suivants :
Puur les inscrits maritimes (création d’uoe caisse nationale de prévoyance contre bs
risques et accidents des marins) ; .
Pour les familles nécessiteuses des réservistes et des territoriaux (allocation d un secours de 0 fr. 50 par jour et par personne à leui charge, pendant les périodes d exercices, secours qui s’ajoute à ceux des communes);
P<mr les sociétés de secours mutuels (augmentation Mrs subv. niions et majoration des pensions de retraite) ;
Pour la réforme des justices de paix;
Pour la réduction à 3 francs de la taxe sur les bicyclettes;
Pont rabaissement de la taxe postale (timbre à deux sous);
Pour le secret et la liberté du vote, ainsi que pour la sincérité des opérations électorales.
Tel est le résumé de mes actes parlementaires pendant la huitième législature, au début de laquelle la sympathie de mes collègues mfa app lé à la Commission des Postes et Télégraphes, dom j'ai été le rapporteur, notamment pour la question du classement dans le service actif des < nireposeurs et des gardiens de bureau, réforme qui a été adoptée par la Chambre conformément à r. es conclusions.
Mes chers Concitoyens,
Si, r, près la lecture de ret exposé, vous e^ïimez que je suis resté digne de toute votre confiance, vous me la témoignerez en m'accordant, une fois tmcore, les très nombreux suffrages dont vous m’avez, jusqu’à présent, honoré.
Pour la prochaine législature, je soumets à votre appréciation le programme de FUnîon républicain^, dont je suis Tun des sigantaires. Je lui ai donné mon en 1ère adhésion et je collaborerai à sa réalisa lion.
Un dernier mut :
L* élection du 6 mai empruntera à ta période profondément troublée que nous traversons une importance exceptionnelle.
Que tous les bons citoyen i fassent donc leur devoir, comme je me suis toujours aliaché à faire le mien.
Vive la République !
Émile CO A GH F,
Conseiller général,
Député sortant,
Candidat de PUnion républicaine.
DÉGUnÀTiGtf-PàQGBÀMîdE DE LÜMON UÉPUBLICAUSE.
Le groupe de PUnion républicaine s'est constitué pour rapprocher des républicains qu’avait artificiellement séparés une politique de suspicion et d’mto'éranee.
[1 veut substituer, à une majorité issue d’une coalition disparate, une m joritô de républicains fermement unis sur les questions vitales.
K l'extérieur, d souhaite passionnément la paix, avec le maintien d’alliances intangibles, et raffermissement de Pentcnte internationale, sous condition du respect des droits et Me la dign té de la France.
À l’intérieur, il oppose, aux agitations stériles, le progrès démocratique; au prétendu antagonisme de classes, la solidarité sociale.
Il réclame ;
La réforme électorale, clef de voûte de toutes les réformes, pour -fortifier Pautorité morale de la représentation nationale et faire d’elle l'image fidèle du pays ;
La réforme des méthodes de travail parlementaire, pour rendre Fccuvre législative plus rapide et plus féconde ;
La réfor are financière, pour refondre ;es parties vieillies de noire sy^tèha ! fiscal, rendre l'impôt vraiment propo tionneï aux facultés de chacun, en demandant davantage à la richesse acquise pour dégrever les contribuables peu fortunés et les fâ mûtes nombreuses, mais en repoussant toute inquisition clans les affaires privées des citoyens ;
La réforme administrative, pour remédier à l'excès du fonctionnarisme qui épuise et paralyse la nation, pour stimuler les énergies locales, ac roître les (franchises des départements, des canton*, des communes* faciliter le groupement des intérêts régonaux ;
La réforme judiciaire, pour rendre la justice plus expéditive et moins coûteuse, mettra nos codes en harmonie avec les transformations de la société moderne, assurer aux justiciables des juges éclairés et indépendants ;
Lés réformes sociales, appelées à prendre le premier rang dans les préoccupations parlementaires, en garantissant une égale sjllicitude des pouvoirs publics aux travailleurs des champs et aux travailleurs des villes*
Après rassurait «e sociale contre fa vieillesse et les retrait -s ouvrière», l'Union républicaine poursuivra l’assurance contre !a maladie et 1 ? chômage, Furgaasation de ^apprentissage et do Renseignement prtilessmn 1, la défense de la ganté publique, la protection des intérêts de la femme et de l'enfant, la création des conseils du travail et des tribunaux d'arbitrage et de conciliation, le développement de la mutualité sous toutes ms formes, la révision de la loi de 1884 sur les syndicats professionnels pour élargir leur cap ci t h et leur champ d'action, à ia condition de les maintenir dans leur rôle économique et de prendre les garanties nécessaires pour qu’ils ne deviennent ni un foyer agitation révoiütionnaii e, ni une cause de rîésorgaeis lion des services publics.
L'Union républicaine, résolue à combattre énergiquement les utopies collectiviste et à p-acer au-dessus de toute attein e la propriété individuelle, veut en faciliter l'accès au plus grand nombre de citoyens car l’accord fécond du capital et du travail et la recherche de moyens pratique a permettant de les associer plus intimement à l'oeuvre commune*
Respectueuse de toutes les croyances religieuses et de toutes les doctrines philosophiques, elle voilj dans la liberté de conscience la plus absolue, la condition première du régime républicain*
La liberté de renseignement lui apparaît comme le corollaire nécessaire de la liberté de conscience, sous les garanties de grade et tle contrée assurant, sa es s privilège pour personne, la compétence des mattres et le respect des lois de la République.
Tous les i-fWris du groupe, au cours de la discussion de la loi sur la séparation des Églises et de llÉtat, ont tendu à ce que son texte ne violentât pas les croyances. Il entend que ia loi soit appliquée loyalement, sans arrière-pensée sectaire, en dehors de toute tracasserie mesquine, de manière à assurer la pleine libeitê des cultes et la prix rcligieu se.
Avec la dernière énergie, l'Union républicaine condamne les menées criminelles qui, en affaiblissant notre armée ou noire marine, compromet raient la défense nationale.
Elle réclame que l’école enseigne le dévouement à la patrie, que les lois soient inflexiblement appliquées à la propagande contre le devoir militaire*
Flétrissant les déshonorantes pratiques de ia délation, elle est décidée à exîg -r q le le Gouvernement de la France répudie les procédés à Laide de quels on prétendait courber et avilir les consciences, Eüe veut que la République soit par essence le règne do h justice, de la liberté et de l’honueur.
Pour l'Union républicaine :
"Les Membres du Bureau et du Comité de permanence :
^Etienne Flanmn, président; Emile Coache, questeur;
EsançÂs Aüago et Roula m, vice-préddents ; Paul Bighqx, Jules Leglusd et François Bout tôt, secrétaire ; Guihqx, ancims prudents.
2e Circonscription d' ABBEVILLE