Tome ma sollicitude est acquise aux intérêts agricoles
A côté des dégrèvements que vaudra à l’agriculture la réforme du système actuel de nos impôts, il faut lui donner :
Le crédit à bon marché, indispensable à son développement ;
Des Chambres d'agriculture, qui représenteront ses intérêts auprès des pouvoirs publics ;
L’extension k tous les salariés du bénéfice de la loi sur les accidents ;
Enfin, des encouragements doivent être donnés aux Syndicats agricoles sous forme de primes, subventions et réductions d'intérêt.
Au point de vue judiciaire» je demande :
La réforme de la magistrature ; la suppression de l'inamovibilité ; la réduction des frais de justice, qui sont devenus si scandaleux qu'ils font de la justice un luxe interdit aux bourses modestes ;
La réforme des Codes dans un esprit de justice et d'égalité ;
La suppression des Conseils do guerre.
Au point de vue économique, le développement de l'outillage national, voies ferrées» canaux, ports, routes, etc. ;
Le rachat des chemins de far ;
L'amélioration du sort des petits fonctionnaires;
La suppression des gros traitements ;
Un dévouement absolu de la part de tous les fonctionnaires aux institutions républicaines ;
L'extension des libertés syndicales ;
L'élection’ du Bureau de la Chambre au scrutin public;
La liberté et le secret du vote ;
La réglementation légale des conflits entre employeurs et employés ;
La répression sévère de la spéculation et de l'accaparement ;
L'insaisissabilité des biens de famille.
Pour réaliser ces réformes démocratiques, il faut préserver la France des sanglants hasards de la guerre. Je vois dans le développement de l'arbitrage international un des moyens de les écarter.
L'armée est la sauvegarde de notre indépendance. Noua la voulons forte et disciplinée, mais républicaine, car, si elle doit être redoutable au dehors, il ne faut pas non plus qu'elle constitue un danger pour les libertés civiques.
Je crois qu’on peut, sans l'affaiblir, supprimer les 28 et les 13 jour*, si gênants et si onéreux pour les travailleurs.
Citoyens,
Si vous me fûtes l'honneur de m'envoyer vous représenter à la Chambre, vous pouvez être sûrs que je saurai défendre utilement vos intérêts, me tenir en contact avec vous et avec vos élus, voter toutes les réformes vraiment utiles au pays et à la République.
Vive la République laïque, démocratique et sociale J
Ch. PÉRÜN3SET,
Docieur en Droit,
Avocat à la Cour de Paris,
Candidat du Congrès radical-socialiste de l'arrondissement.
Circonscription de LA PALISSE