‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 102 sur 124 · H. MO NI ER DE SAINT- ÈSTEVE.* — J, SALI GNON, — H* DES I SNA R DS · texte numérisé non relu

H. MO NI ER DE SAINT- ÈSTEVE.* — J, SALI GNON, — H* DES I SNA R DS

VA1ŒLUSE

Liste de Concentration Républicaine anticollectiviste.

Chers Concitoyens,

G1 est- avec confiance que nous faisons appel aux Républicains de Vaucluse,

LesTêvéneiments de l'heure présente dicteront leur conduite*

Nous estimons que r Union de tous lés Démocrates sincères est indispensable pour assurer là rénovation économique et politique du Pays, et. pour le guérir de ses déceptions d’après guerre.

Nous unirons nos eiîorts pour défendre le patrimoine de la Démocratie française.

Notre programme est simple et clair ; un mot le résume :

La Paix; : Paix extérieure Paix. intérieure,,-

Npus, voulons une France grande., prospère^ et respectée, dans une Üuji^pe pjaei6éei et

désarmée,

Nous plaçons àu prerskior rang de nos» préoccupations, la Justice.,. le; progrès, Je traiYaii. bienfaisant. et fécond et la Solidarité, des, Peuples

L, a Franco est pacifique. E,Ue. nu jamais eu, et, n’a aujourd ’^uî au^nor ambitioui deconquête, aucune idée de domination, aucune pensée de haine* E,Mq considère que la Paix est nécessaire à la réalisation de, sou, idéal ré public ai a traditionnel d’or dru et de fraternité . EUe. la désire donc dans, son intérêt, çaais aussi dans l'intérêt des, autres nation s*

A ^Extérieur, nous* voulons :

La, Paix par le maitt'tij&ft d$ nos allianee^. pa^le respect, dbs traités*, par le:jègl union t de nos légitimes réparations, et du problème de notre sécurité, par le recours dam lia venir à la Société des Nations.

A l1 Intérieur, nous voulons :

La Paix par la défense des Lois fondamentales de la République, le respect et le développement méthodique des œuvres sociales et des libertés syndicales, lé payement de la* drt^ëSftci^t.copfeac.téfl ^YibtàiïMis des victimes de la guerre, la lutte contre la vie chère, 1-qppoeitton énergiquie à- toutes les) dictatures et à toutes les manifestations d-& la violence, la répression sévère de tous les abus et la condamnation de tous les scandales-, tels qu-e* celui des régions dévastées.

Electeurs,

Après les épreuves de la Guerre., il faut qu'il se constitue enfin dans ce pays un grand parti Républicain, animé d’un esprit de Fraternité généreuse.

Il faut que ce parti soit assez nombreux et assez puissant pour donner au Gouvernement qui aura son appui la stabilité et la durée*

Nous réprouvons les cartels de la confusion, constitués dans un but intéressé de succès électoral, prétendant réunir pendant une minute des partis dont les programmes sont nettement contradictoires et qui no constituent pas- ^association d'e deux doctrines, mais seulement la coalition de deux intérêts.

Nous voulons au contraire réaliser la concentration républicaine, grouper tous les répu^

blicaîns gui sont Raccord avec desjfiée§ essentielles et que des étiquettes seules sépafept plutôt que des réalités*

De changements sociaux et politiques coq formes aux besoins nouveaux sont

nécessaires; il faqt réaliser les réformes profondes auxquelles le Pays aspire, non qg profit dhine classe, mais au bénéfice de tous*

billes nécessitent 1 etïort d innombrables volontés, librement e|, éf^oi^ejnçgt groupées*

Une politique d'union sociale ÿimpose pour refaire la France grande et prospère; tous les républicains doivent lui consentir un léger sacrifice eje Ipurs disseutimpnts gavant guerre*

11 ne faut pas laisser porter atteinte aux principes {Taiitprité et de rçspqnsatpiité sapa lesquels il ny a pas d'entreprise humaine possible et féconde, mais il faut défendre en même temps les libertés individuelles* Nqs ancêtres de 17Sfi quj ont libéré l'individu des chaînes qui le paralysaient n’pjit pas vpplq ramiibiîer cii l'absorbant dansl'ÉtaL*

Us ont voulu Pèle ver, élargir son champ d'action et son idéal et non pas î 'étouffer dans une législation |prav*deniieHç en vertu dg laquelle tqus ses mouvements seraient réglés par F État.

Pas d'étatisme» par conséquent, pas de collectivisme! Pas de lutte de classes!

Pas de surenchère électorale réservant, toujours de dangereuses déceptions, mais aussi pas de conservatisme égoïste; ni révolution, ni réaction mais, le progrès social dans l'ordre et dans ia paix.

Travailleurs, produisons, économisons !

Vive la France 1

Vive la République réformatrice, démocratique et sociale !

Notre Programme Politique, Social, Économique, Financier, Local,

Si vous nous faites l'honneur de nous envoyer siéger à la Chambre des Députés, voici, très sincèrement résumé, le programme dont nous ne cesserons de nous inspirer :

Àu point de* vue politique:

ta A l'extérieur ; une politique digne du passé de la France et fidèle à ses traditions démocratiques*

Aucune visée impérialiste; la France présente partout ou se discutent les grandes questions internationales*

Organisation méthodique et développement de la propagande française dans le monde*

Maintien de nos alliances sans rien sacrifier de l'indépendance et de la dignité nationales.

Exiger le respect des traités sans refuser d'envisager les modalités raisonnables de leur application.

Règlement des réparations par les responsables de la guerre en s'inspirant des conclusions récentes des experts, en portant une dernière fois la question devant nos alliés, en négociant avec eux et avec l'Allemagne, pour échanger les gages que npus avons été contraints de prendre contre d'autres p]us rapidement rémunérateurs, eu proposant un système basé sur la réduction de la dette allemande, par compensation av$c les dettes inter

iik

VAUCLUSE

alliées, le contrôle des finances du Reich, la stabilisa Liop de sa monnaie, les prestations en nature et les participations industrielles.

Garantie" de notre sécurité pour l’avenir en exigeant, conformément au traité de paix, le désarmement eflectif de l’Allemagne, condition préalable et indispensable de notre propre

désarmement. .

Reconnaissance du Gouvernement Rosse subordonnée à l’établissement en Russie d un pouvoir acceptant les obligations contractées par les gouvernements antérieurs.

Recours à la Société des Nations dans l’avenir, après l’avoir élargie et réalisée effectivement en s’ ef Forçant de perfectionner son mécanisme et d’accroître ses pouvoirs et son autorité par des moyens d'action qui lui font actuellement défaut.

A l’intérieur : la République mise hors de toute discussion. Maintien des lois de laïcité et de la neutralité de l’Etat, garantie la meilleure de la liberté de conscience et condition de la Paix religieuse.

Respect des croyances, des opinions philosophiques ; application vraiment libérale et sans aucune vexation de la loi de séparation des Eglises et de 1 Etat.

Application plus stricte de la loi sur renseignement obligatoire pour diminuer le nombre des illettrés, encore trop considérable. L’école laïque, comme 1 ont voulue ses fondateurs, protégée par la neutralité absolue de renseignement, par la dignité et 1 esprit de tolérance des maîtres et défendue si elle est attaquée, dans son principe même.

Respect de la liberté d’enseignement et par conséquent rejet de tout’ projet de monopole.

Accession de fous les enfants, suivant leurs aptitudes et sans privilège , à tous les degrés de renseignement secondaire, supérieur ou technique, de laçon de taire surgir du peuple une élite intellectuelle et professionnelle, éprise de travail fécond et de paix sociale.

Développement des œuvres postscolaires.

Respect de la séparation des trois pouvoirs : Exécutif, Législatif et Judiciaire.

Réforme parlementaire assurant le concours des compétences économiques, techniques et administratives dans V élaboration des lois et leur application.

Organisation de régions administratives et économiques établissant entre les fractions du territoire qu’elles engloberaient les liens, que commande la communauté de leurs intérêts.

Extension des libertés communales.

Décentralisation et simplification des rouages administratifs.

Etablissement de la responsabilité des chefs de service ayant po.uvoir de décision,

Statuts intangibles pour les fonctionnaires ci%rils garantissant leur droit syndical; leurs libertés civiques ; la plénitude de leur droit professionnel, la justice dans 1 avancement, protégeant le mérite contre le favoritisme et déterminant aussi leurs devoirs envers la Nation.

Vote obligatoire, rétribution des députés et sénateurs par jetons de présence. Suppression du vote par procuration.

Déchéance des élus ne remplissant pas effectivement leur mandat.

Limitation de l’initiative parlementaire eu matière de dépenses.

Réduction de nos charges militaires, et en particulier du service actif, dans la mesure compatible avec notre sécurité.

Au point de vue social :

Une politique généreuse et hardie de réformes.

Maintien et Défense de la Propriété individuelle. ^

Accession, des Travailleurs à la propriété par l'association et la coopération des producteurs et par l’artisanat.

VAUCLUSE

Evolution progressive du régime actuel, du salariat vers celui du travail associé au capital j et au savoir.

Continuation de l’œuvre de perfectionnement social en faisant appel à l'association, süus toutes ses formes, dirigée et soutenue par l'Etat (apprentissage, assurance sociale,, habitations, institutions de crédit).

Refonte de la législation sur les retraites ouvrières, de façon â englober dans un système complet d'assurance, dont le principe vient d'être récemment voté, la vieillesse, l'invalidité, la maladie et le chômage*

Lutte contre les fléaux sociaux (alcoolisme, tuberculose et toutes mesures propres à remédier rigoureusement à la crise de la natalité, aide efficace et dégrèvements d'impôts aux familles nombreuses ; protection de l'enfance, lutte contre la mortalité infantile, répression sévère de l'avortement.

Réglementation clairvoyante de la naturalisation et de l'Immigration.

Respect et extension des libertés syndicales, maintien du syndicalisme sur le terrain professionnel et orientation vers l'administration des œuvres sociales.

Respect des lois ouvrières, notamment de la loi de 8 heures.

Appliquer cette dernière dans l’esprit qui a présidé à son élaboration en distinguant la notion de travail elTectif de celle du temps de présence.

Règlement amiable par arbitrage et conciliation des conflits du travail dans le but de raréfier les grèves.

Exécution des promesses laites aux combattants, aux orphelins, aux ascendants et aux autres victimes de la guerre.

Opposition à toute révision de la loi du 31 mars 1919, sur les pensions, qui tendraient h diminuer les droits des muLilés.

Réversibilité dans* la limite d'un maximum aussi élevé que possible d’une quote-part de pensions éteintes, sur les têtes des pensionnés survivants.

Maintien rigoureux de l'ordre, indispensable au travail fécond, à la prospérité du pays et par conséquent au bien-être du plus grand nombre.

Opposition énergique à l'oppression ou à la dictature, quels qu'en soient les instigateurs et quelles qu'en soient les victimes.

Au point de vue économique :

Résistance à l'étatisme 'outraneï et; l'Etat devant favoriser au lieu de les entraver par des réglementations tracassières les Initiatives individuelles et s'éclairer des avis des groupements compétents.

Pas de nouveaux monopoles,

Application des méthodes commerciales et industrielles aux services publics. Participation de l'Etat aux profits de l' Exploitât ion des richesses nationales au moyen des règles intéressées.

Protection de la production française et de l’ensemble des consommateurs contre les trusts, l'accaparement et la spéculation.

Répression efficace des fraudes. Mesures énergiques contre la vie chère. Développement de Tou tillage économique du pays pour lui permettre de lutter avec avantage avec les nations étrangères ; exécution des grands travaux nationaux et régionaux nécessaires à la mise en valeur de nos richesses et à la prospérité du pays. Mise en valeur intensive de notre domaine colonial avec la collaboration des indigènes; protection efficace de la main-d'œuvre nationale contre la concurrence de la main-d'œuvre étrangère.

Vote définitif par le Sénat de la loi établissant la reconnaissance de la propriété commerciale.

vÂücitiàE

Révision très étudiée de nfe tarifs cfouahierê, asstmiîàtion de l'agriculture ad commerça et à l'industrie, en ce qui les concerne.

Réorganisation de noire représentation consulaire à l'étranger, dans un esprit commercial Développement et amélioration des conditions du crédit à l'indtistriê, à l'agriculture, au commerce et en particulier au commerce d'exportation, développement des assurance^ et dbi coopératives agricoles.

Maintien à la terré de la main-d'œuvre par .tous les encouragements néce^airès ; lutté contre l'exode rural par la protection de la petite propriété agricole, l'accession dés travailleurs à cette petite propriété par la refont B de renseignement prirhaire, par la création de toutes oéiiVrèà et institutions favorisa ht lé retour aux chaihps, Réalisation rüpide du programme d’électrification rurale adopté pâr le Parlement ; mise à la disposition de l'agriculture dans les meilleures conditions, et en temps opportun, de tous lès produits qui lui sBiifc utiles, et en particulier des engrais hécés^âireS pour atigiUenter la production,

intensification dé là fabrication dès engrais azotés. Vote rapide du régime des potasses d'Alsace. Abaissement oh suppression à la sortie de Tunisie dès droits qui frappent Ites phosphates.

Dihililution des tarifs de transports des engrais ; mise en application de la loi du 3 janvier 1924 concernant la créaLion des Chambres d'Agriculture et atiiéiio ration de leur statut, particulièrembut en ce qui concerne les ressources financières dont ellhs sont actuellement totalement dépourvues, ce qui leur interdit toute action efficace.

Au point de vue financier :

Restauration du crédit, de l'essor économique de la fortune de la France, par le payeméht des Réparations légitimés qui nous sont dtiès et l'assainisse nient dès financés publiques.

Compression des dépenses tiïltië lin esprit de sévère écohofiiie et en débarrassant l'Etat dé ’ê'ès éharges inutiles. Réalisation d'économies edhsid érables par une réorganisation complète des services publics, la suppression db toils lès rouagés créés pendant la guerre èt un contrôlé plus rapide et plus effectif dès dépehses.

Réduction des gros traitements. Continuation des mesurés prises polir poursuivre lè relèvement du franc. Protection de l'épargne publique contre la spéculation et les entreprises des financiers malhonnêtes. Equilibre effectif du budget; reprise dé ramoitissement de la dette ; consolidation de la dette flottante dont l'existence constitue un redoutable danger.

Application .loyale de l'impôt sur le revenu par l'établissement de moyens de contrôle supprimant l'inquisition fiscale et rendant l'évasion impossible. Révision des dommages de guerre et réduction des indemnités excessives accordées à certains sinistrés.

Application d'un régime fiscal s'inspirant de cette triple nécessité obtenir un meilleur rendement, réaliser le maxikmiii de justice et éviter de tarir les sources de la richesse publique en dêcburageàïit l'esprit d'ehtrëpHse.

Au point de vue local :

Amélioration dé l'outillage économique du département ; création et amélioration des mbyèhs de transport entre les différentes vallées par rétablissement de chemins de fèr sur routes ou de Irartrivàÿs d'intérêt local ;

Développement dé l'électrification des campagnes ; abaissement des tarifs d'installation et de consommation;

Surveillance sévère des accords départementaux: relatifs aux eaux de la Durance et du VeRdon ; reprise des projets bandant à augmenter le volume des eaux de la Durance dans les moments’ de pénurie, par des barrages appropriés ;

N* Uli

Liste du Bloc Ouvrier et Paysan

VAUCLUSE

Diminution des tarifs de transport afférents aux fruits, légumes et primeurs ; liberté complète d" exportation des mêmes produits; diminution des tarifs des transports des vins ;

Protection de leur vente contre la concurrence étrangère ;

Ne pas les faire servir de monnaie d'échange lors de rétablissement des traités de commerce ;

Protection de l'industrie des fruits confits et dé l'industrie des conserves de légumes contre la concurrence étrangère ; défense de l'industrie des ocres, en plein accord avec la Chambre syndicale des fabricants ; intervention en faveur de la réduction des droits de douane par trop élevés à rentrée de certains pays, tels que: les Etats-Unis et le Canada, et contre ^interdiction teoiporaiie qui s -est plusieurs fois produite de l'importation en Allemagne;

Amélioration des moyens de transport des gares d’expédiLion ; intervention en faveur de la ligne Avignon-Nice par CâvâlUbri et PerLuis.

Paul BOURDIN. — René JÛSSÎEft. — Yves MAURE AU,

VENDÉE

6 députés.

Inscrits. . . 118.025

Votants- « *#. » »*.*. i. 103.924

Blancs et nuis * . . * 2.919

Suffrages exprimés ........ . * 101 .005

Maj cri té abso 1 lié. .... 50 . 503 Quûtie n t él ecto rai . . . 10.834

Liste du Cartel vendéen d'union nationale.

MU. De Baudry d'Amn . . 54.369

De Kerrenoaet * ...... t ... 4 • • 52.212

Rocherym . . . . . 53 . 840

Bi réTT..,. . . * . . 52.321

De Tinguy du PouiH . ............... 53 .770

Collins... . 52.414

Total . 318.932

Moyenne. ..... - . 53.155

Élus à la majorité absolue

Liste d'Union républicaine. j

MM, Pacaud . .. . * . 42,462

Daniel-Lacombe »v, ................ * 41 . 400

Berjonneau . ............ . 41 .924

Constantin. . . . . . . . 41 .195

Bonneau . . . . . . 40.757

Morinean. ...... r . . . . . . . i 40 . 048

Total. . . \ 247.489

Liste du BIoo ouvrier-paysan.

MM. G 111 on . . . 3.625

Goupilleau . . . , 3.498

Groleau 3 ,533

Gnéueau . . 3 , 457

Sallé.' . . . 3.456

Violleau . . . . . * 3.491

Total. . 21.060

Moyenne. . 3.510

MM. de Ban dry tPAason, Hoche reau, de Tingny du Püuët, Collins. Biré, de Kervenoftel,

Liste du Cartel Vendéen d'Union Nationale.

Chers Concitoyens,

Nous nous présentons à vos suffrages sur une liste dont l'appellation franche et loyale vous permettra de voter en toute liberté de conscience, en dehors d'une équivoque que réprouverait hautement notre dignité personnelle. Nous avons donné à notre liste le titre de Liste du Cartel Vendéen d’ Union Nationale :

d1 Union Nationale, parce que nous sommes tous bien d'accord sur la conception du but à atteindre, sauvegarde de l'intérêt national et défense religieuse;

' de Cartel, parce que nous le sommes moins sur les voies et moyens, comme sur l'interprétation de certains textes.

Les premiers, nous déplorons de toutes nos forces que la grande consultation du 11 mai ne se fasse pas avec le système proportionnel intégral que noue avons soutenu, système réclamé par la justice et le bon sens et qui seul peut permettre de constituer des listes composées d'hommes poursuivant les mêmes buts par les mêmes méthodes.

N* Hïi

VENDÉE

Mais naus ny pouvons rien; la loi, sous le régime de laquelle vont avoir lieu les élections, est la loi, et nous avons estimé que, représentant les diverses fractions politiques, catholiques et respectueuses des libertés religieuses du département, nous avions le devoir de faire bloc contre les radicaux, les socialistes et les communistes de Vendée, dont les conceptions dans Tordre intérieur, extérieur et religieux, sont diamétralement opposées aux nôtres.

En ce qui nous 'concerne donc, nous plaçant sur le meme terrain d'intérêt national et de défense religieuse,

Catholiques,

Nous revendiquons plus que jamais la justice et la liberté, et par suite la révision des lois de laïcité, notamment la liberté cT Association et d'Enseignement, le vote de la Répartition Proportionnelle Scolaire, etc*, heureux d'avoir déjà jpu obtenir la reprise des relations officielles avec le Vatican.

Patriotes,

A cette heure grave, où tant de périls d'ordre intérieur, extérieur et financier nous menacent, il ne peut être question de discuter la forme du Gouvernement, mais nous continuerons à réclamer d'urgence îa révision de la Constitution de 1875, dans le sens surtout de la responsabilité du Pouvoir Çxécutif qui, seule, permettra la réajjsation prompte des réformes dont notre organisation actuelle entrave la mise au point*

La loi militaire de dix-huit mois a été votée parce qu’elle était seule compatible avec rengagement pris par les députés sortants de notre liste, de réduire le plus possible la durée du service militaire, en même temps qu’avec l'intérêt de la Défense Nationale* S’il est possible d'aller plus loin dans la réduction du service militaire, nous n hésiterons pas, voulant, en tout cas, favoriser davantage les familles nombreuses.

Nous ne permettrons pas qu'on touche à la loi des Pensions et nous ne perdrons de vue le sort d'aucune des Victimes de la Guerre, ayant toujours présentes les revendications des groupements qu’elles ont constitués, qu'il s’agisse des mutilés, des prisonniers, des anciens combattants ou de leurs familles*

Contre l'invasion pacifique du pays par les étrangers, nous voulons des lois protectrices.

Nous poursuivrons énergiquement aussi le vote des lois favorisant la Repopulation, par la protection de la Mère et de l’Enfant, les prîmes à la natalité, les secours et dégrèvements d’impôts aux Familles Nombreuses, le Vote Familial, la lutte contre la Tuberculose et P Alcoolisme.

Nous interdisant toutefois de tomber dans la Démagogie, par la Dilapidation dés Fonds Publiés, nous ne donnerons pas notre concours sans réflexion à toutes les lois dites sociales quitltrop souvent, tendent à habituer le Français à ne plus être le Fils de ses œuvres, mais à compter pour le faire vivre sur la collectivité, à l'aide d’impôts qui écrasent les vrais travailleurs*

Pour ces travailleurs, nous exigerons la liberté entière du travail, 1 organisation et la repré se n t at i om pr o fessi o n net! e *

Il n’y aura dTaiIIeurs point de logique, de raison, de justice assurées, dans la confection de nos lois, tant que cette Représentation n’existera pas.

Pour y aider, nous souhaitons plein succès aux Industriels et aux Commerçants qui s'organisent en puissants groupements corporatifs à travers la France et principalement en Vendée.

Aux agriculteurs, qui peinent sur îe sillon avec tant de dévouement et de fière abnégation, aux marins, ouvriers, éleveurs, dont le noble labeur est également si rude, nous

affirmons que Igqrs iïikéfçt? seront ayant tout et par-dessus \out l'objet de nos principales préoccupa tioqs*

Que le? pontrihuable^ comptent aussi sur notre volonté de mettre un frein a l'augment^tiqq çjesj impôt? par la poursuite de la politique des réparations dues aux personnes et aqx choses f par rAlleiqagqe, lutte contre la politique de la Ruhr, qui est pourtant celle des droits de la France, ia fraternisation dans un vague internationalisme qui estime pouvoir faire fmn iqarphé t|e? droits et des devqjrs des Nations, sont devçpugf un programme politique dans lequel s'unissent, à travers tolite la France, radicaux pi socialistes. Ils n'hésitent pas à sc lamenter sur les malheurs de la « pauvre Allemagne, » et pour qu'elle ne paye pas sa dette ils prennent à l'envi un prélèvement sur tout le capital fjj^qygis qui, enlevant à notre agriculture, à notre industrie et à notre commerce, leurs moyens de production, amènerait la ruiné do la France.

A cette politique an ti nationale, nous nous opposerons de toutes nos forces.

Les impôts très lourds que les charges de la guerre ont rendus nécessaires doivent être entièrement révisés, pour être plus équitablement répartis et surtout pour faire cesser l'inquisition fiscale, chère aux partis radical et socialiste. Et dans cette ordre d'idées, nous considérons qu’en premier lieu l'impôt sur le chiffre d'affaires, tel qu’il existe aujourd’hui, écrasant pour le Commerce, et relativement peu productif pour le Trésor, ue peut être conservé.

Par des économies raisonnée?, et qui sont indiscutablement possibles, le? charges budgétaires doivent être notablement réduites tout en assurant au Trésor de la France les fonds dont elle a besoin pour se bien administrer et prospérer comme elle le doit-

Tel est, chers Concitoyens, résumé en quelques mots notre programme commun.

Quant aux voies et moyens que nous préconisons les uns et les autres pour en assurer la réalisation, vous en prendrez connaissance par la lecture, dans nos journaux, des déclarations que nous avons faites au Congrès Départemental qui a sanctionné nos candidatures ; vous les jugerez en toute indépendance et en toute liberté.

Vendéens,

qui avez maintes fois montré que vous ne ménagiez pas votre effort quand iî s'agiL de servir la France, nous vous donnons rendez-vous avec pleine confiance pour le 11 mai.

Vive îa Vendée !

* Vive la France I

A. de BâUDRY D’àSSON, Député sortant, Industriel et Propriétaire agricole, Maire de La Garnache, Conseiller général, Conservateur. — Victor ROCHER EAU, Député sortant, Négociant et Propriétaire agricole, Conseiller d’arrondissement, indépendant, — du TINGUY DU POÜET, Député sor^ tant, Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre, Maire de t Saint- M t chël-M o n t-M e rc u re , Maître des requêtes au Conseil d’Etat, Républicain progressiste, — E. de KERVENOâEL, Propriétaire agricole, Maire de îa Vçrriê, Conseiller général, Membre de TOilîce des Pupilles de- la Nation, Conservateur. — Anatole RIRÉ, Avocat, Docteur en droit, Ancien Conseiller général. Conservateur. - — Henri GG LINS, Propriétaire agricole, Maire du Château-d’Ûlonne, Conseiller général. Républicain libéral.

XLXDÉK

Liste d'Union Républicaine.

Chers Concitoyens,

La Politique du Bloc National a conduit la France à une crise économique des plus graves ei mis en péril les lois fondamentales de la République.

Les impôts nous écrasent; l'impôt sur le chiifre d'affaires, vexatoire pour le commerçant, est accablant pour le consommateur.

La dette publique dépasse 300 milliards !

La vie chère s installe de jour en jour plus menaçante.

Cela ne peut pas durer.

Un redressement s’impose an point do vue politique et social, aussi bien qu'au point de vue économique et financier. Notre programme est de nous y consacrer.

Au point de vue politique et social :

Nous respectons et voulons qn’on respecte toute-s les croyances.

La liberté est la première de nos préoccupations. Nous voulons toutes les libertés : liberté religieuse, liberté politique, liberté d’opinion, liberté d’association, liberté syndicale, dan s I or d r e v t 1 la léguai rt é .

Les lois de laïcité sont des ‘lois de liberté. Nous entendons les maintenir et les appliquer. 1

Nous défendrons l’œuvre scolaire de nos devanciers, et nous la con tinuerons en ménageant l’accès des Grandes Écoles à tous les enfants de la démocratie qui s’en montreront dignes.

Nous défendrons la propriété individuelle.

Nous poursuivrons la pofitique généreuse de la République en matière sociale.

Les lois d Assistance, les lois d 'Assurance et de Prévoyance sont la condition du progrès social. Elles doivent être développées.

Il faut protéger la Maternité et I Enfance, encourager les Familles nom b rease s, garantir le travailleur contre la maladie, l’accident, la vieillesse. II faut lutter contre ces fléaux . sociaux qui s’appellent : le taudis, l’alcoolisme, la tuberculose et la misère.

Lnfin, la guerre nous a impose un impérieux devoir de solidarité sociale. Les Pupilles de la Nation, les veuves, les vieux parents de nos grands morts ont droit à toute notre sollicitude. iœs reformés, les mutilés et les blesses, les anciens prisonniers de guerre, les anciens combattants ont, eux aussi, droit à notre gratitude. C’est par eux que ïa France a été sauvée. Il y . a là une dette sacrée. Nous ne l’oublierons pas.

Au point de vue économique et financier : !

Le relèvement économique de ia France esL lié à la prospérité de l’Agriculture, du Commerce eL de l’industrie, et à la restauration de nos finances.

La produetion doit être largement encouragée dans toutes les branches de l’activité nationale, si on veut enrayer la vie chère. L’outillage économique doit être développé et réorganisé suivant des méthodes .plus ;com merci aies ; les transports notamment doivent être améliorés.

Nous sommes partisans de la liberté du Commerce eit.de l'Industrie.

L’Agriculture reste la principale source de richesse de la Nation ; nous lui apporterons toute laide dont elle a besoin. LadmLabJe eilort des cultivateurs a permis à la France

VENDÉE

de vivre pendant la guerre; cet effort, ils le continuent, ils ont droit à la juste rémunération de leur travail. . ,, , , , ,

Nous n'oublierons pas non plus les vaillants marins de nos cotes, dont la dure existence mérite toutes les sympathies, ,

Le Bloc National a compromis le crédit de la France par une politique de desordre et

d'expédients, qui a toléré les gaspillages et vécu d’emprunts.

Nous voulons un budget équilibré sans emprunt, et voté chaque airnce.

Des lois hâtivement élaborées ont établi un système fiscal injuste et antidémocratique. Les impôts de consommation multipliés frappent trop durement les classes laborieuses delà

1 1 Les impôts de consommation doivent être réduits. L’impôt sur le chiffre d affaires tel

qu'il esL établi est inacceptable. 7-

Personne 11e se refusera aux impôts nécessaires s’ils sont justement repartis et perçus sans vexation. Mais, avant de songer à (le nouveaux impôts, des mesures s’imposent ; empocher les fraudes fiscales, mettre fin aux gaspillages, réaliser de sérieuses économies. ^

Le service militaire constitue une lourde charge. Nous pensons qu il peut etre désormais réduit à douze mois, sans compromettre l’exercice de nos droits ni la sécurité de la

La France a droit à des réparations, c’est une question de moralité et de justice; nous exigerons qu elle les obtienne.

Avec la Commission des Réparations, nous estimons que les récentes suggestions des experts interalliés offrent, à cet égard, une base pratique de discussion et permettent d envisager une prompte solution, conforme aux intérêts de la France. Notre politique extérieure doit être orientée dans le sens d'une collaboration internationale, sous 1 egide de la

Société des Nations. A . . . , v ,

Nous sommes de vieux Républicains qui avons toujours lutté pour le meme idéal. Notre

politique est une politique de paix et de travail. Nous entendons la réaliser par le fonctionnement régulier des institutions républicaines.

La Vendée ne peut pas continuer à rester isolée dans la République*

Contre toutes les Forces de Réaction, nous faisons appel k toutes les Forces Républicaines. La discipline nous assurera la victoiie.

Républicains de Vendée, nous comptons sur vous.

Vive la France 1 Vive la République !

]>r Raoul PA GAU D, ancien Député, Maire d’Ariftes, Président du Conseil général, Chevalier de la Légion d'honneur.— P. DANIEL- LA COMBE, Licencié en Droit, ancien Député, Blessé de guerre, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre. — Paul BERJONNEAU, Licencié en droit, Conseiller général de Luçon, Croix de guerre. - — Amédéc GON5TANI IN, Docteur en Droit, Inspecteur général honoraire des Services administratifs, Président de V Union des Sociétés de Secours mutuels de la Vendée, Conseiller général de Saint-Hilaire-des-Loges, Commandeur de la Légion d'honneur. — Georges BONNEAU, Docteur en Droit, Propriétaire à Âizcnay, Chevalier de la Légion ddio mieux. — Louis MORIN EAU, Négociant, Maire de Saint-H ilaîre-de-Riez, Officier du Mérite agricole.

VENDÉE

Parti Communiste (S. F. I. G,).

Aux Travailleurs de la Vendée,

Camarades électeurs de la Vendée !

La situation dans voire département est nette ; d'un côté, une liste du Bloc Ouvrier et Paysan T exclusivement composée de travailleurs prêts à soutenir les intérêts des travailleurs et d’eux seuls. De l'autre, deux listes, dont l’une s’avoue royaliste et dont l'autre se couvre mensongèrement de !’ étiquette républicaine.

La liste royaliste représente la réaction cléricale la plus caractérisée, ennemie des travailleurs, et prétendant rétablir en France le régime d’oppression que subissaient avant 1789 les paysans et les ouvriers, M. de Baudry d’Âsson, propriétaire d’immenses domaines dont il recueille les revenus en se croisant les bras', y voisine avec M. de 1 inguy du Pouët, réactionnaire aussi invétéré que Baudry d'Asson lui -meme, avec la franchise en moins. Nous sommes persuadés que, même dans ce pays de chouans, il n est plus personne qui désire le retour au système d’esclavage et de sang que ces grands seigneurs féodaux veulent ramener chez nous.

Quant h ta liste républicaine que dirige M, Pacaud, elle représente une politique dont le moins qu'on puisse dire est qu’elle manque de franchise,

M. Pacaud se prétend républicain. Mais il a fait écarter de sa liste tous ceux, radicaux ou socialistes, qui représentaient véritablement un idéal tant soit peu républicain. Sommé par le citoyen Guillou, à la réunion républicaine de Belleville, le 12 avril, de définir enfin ses opinions et son programme, AL Pacaud s'est honteusement dérobé, avouant, ainsi qu il représente en réalité une politique tout aussi réactionnaire et plus hypocrite que celle de M* Baudry d 'Assoit.

Que feront les républicains de Vendée en présence de ces deux listes antirépublicaines?

Lorsque le Parti communiste a constitué la liste de candidats travailleurs du Bloc Ouvrier et Paysan, il faisait sien à peu près tout le programme que les socialistes exigeaient d'une liste républicaine, k savoir :

Bespect des lois laïques et suppression de l'ambassade au Vatican ;

Respect de la journée de 8 heures et droit syndical pour tous ;

Réintégration des cheminots et fonctionnaires révoqués pour délit d'opinion ;

Amnistie générale ;

Vote des lois d'assurance sociale ;

Maintien et extension des monopoles publics ;

Gratuité de l'enseignement à tous les degrés ;

Réformes fiscales et notamment suppression des impôts de consommation et établissement de l'impôt sur le capital ;

Évacuation de la Ruhr ;

Reconnaissance du gouvernement des SovieLs de Russie, qui a donné la Lcrre aux paysans et l'instruction à lous.

Ce programme, les socialistes et républicains de Vendée ne peuvent espérer que

VENDÉE

M. Pacaud y adhère. Donner Jeurs voix à b liste Pacaud, ce serait donc trahi leurs idées.

Tous les républicains, tous les socialistes sincères doivent donc donner leurs voix a la liste du Bloc Ouvrier et Paysan.

La liste Pacaud est h la solde du gouvernement réactionnaire qui, depuis 1919, a conduit la France à la ruine. Au Conseil général, M* Pacaud a encensé Poincaré : et son soi-disant adversaire, M. de Baudry d’Asson, l’a tellement approuvé qu’il a fait voter l'envoi du discours de Pacaud au Président du Conseil,

Aussi bien que M, de Baudry d'Asson, M. Pacaud est un partisan de la politique réactionnaire de Poincaré et du Bloc dit National* Tous deux sont décidés à continuer cette politique néfaste.

Seule la liste du Bloc Ouvrier et Paysan représente une politique de progrès social, de paix et de garantie des intérêts de la classe laborieuse; composée de travailleurs, seule elle a pour politique do soutenir les intérêts dos travailleurs de 1* usine j de la mine et des champs.

Tous les travailleurs de Vendée, petits paysans, ouvriers, petits commerçants, petits industriels, voteront pour la liste du Bloc Ouvrier et Paysan, présentée parie Parti Communiste.

Les ÇAndid&ls*

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