‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 33 sur 124 · voix · texte numérisé non relu

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GIRONDE

budgets nationaux, aggravé les impôts indirects, arraché à l’État 3es monopoles préparé la faillite par des emprunts successifs, détourné vers des dépenses stériles des milliards dont auraient eu besoin l'outillage économique encore rudimentaire, renseignement laïque compromis, les travaux publics languissants, les œuvres de justice et de solidarité sociales

ébauchées à peine. , . ,

Adversaires déterminés de toute dictature, qu’elle soit de fait, ainsi que celle du Bloc national, ou d’intention à la manière des affirmations communistes, répudiant la. systématisation des violences, nous faisons appel à la communauté profonde et spontanée des sentiments républicains et socialistes si développés dans Bordeaux et la Gironde pour abattre le Bloc national, sauver la République, et travailler à la sécurité et à la prospérité de notre pays, ep même temps qu’à l’établissement de la paix dans le monde.

Travailleurs,

Que pas un de vous ne vote pour le Bloc national ; répondez à J’appel de votre parti; vote/ pour la liste du Bloc des gauches.

Au moment où le Parti doit se prononcer sur sa tactique électorale, la politique pratiquéo depuis 1919, et spécialement depuis l’occupation de la Ruhr, par la majorité et les gouvernements du Bloc national, est en traiade développer ses conséquences fatales.

Elle menace en France, par la baisse du franc, les conditions de l’existence de la classe ouvrière. Elle compromet dans l’Europe entière ses conditions de travail. Elle expose

à de nouvelles catastrophes la paix du inonde. *

S’inspirant, comme dans tous ses acLes, de l’intérêt des travailleurs, dont il est le défenseur cl le représentant, le ParLi craindrait de manquer à son devoir envers le prolétariat de France et le prolétariat international s’il n’usait de toutes les armes à sa portée

pour brrier enfin cette œuvre de ruine et de guerre et pour préparer en France le changement politique dont peuvent dépendre la préservation des droits dû travail cl le salut, de la

1 La loi électorale, que son effort tenace n’est pas parvenu à modifier, ne lui permet pas eu fait de s'acquitter partout, avec ses seules forces, de cette tâche nécessaire. Elle l’oblige, au contraire, à envisager une nouvelle victoire du Bloc national si les parlis d opposition devaient se heurter isolément à la coalition fractionnaire, déjà constituée. .

Lo ParLi est donc conduit par cet ensemble do circonstances extraordinaires à admettre la possibilité de coalitions électorales.

11 saura remplir vis-à-vis des travailleurs le devoir que la crise actuelle lui impose, sans manquer à son devoir suprême, devoir d’hier et de toujours, qui est d- protéger et de transmettre intact le dépôt qu’iba reçu de ses fondateurs et de ses maîtres, de ne laisser porter aucune atteinte à l'autonomie de son organisation, de maintenir i’mtégrilé de sa doctrine, garantie des victoires futures et définitives du prolétariat.

i' [fid ara ! ion du Concjt'ès A'a lioiitil Socmhsfe de ü/arwilk, Vêt 'lier 1924).

Républicains,

Il faut sauver la République; avec B en semble des classes laborieuses vote/ contrôle Bloc national, votez pour la liste du B toc ries Gauches,

Le Bloc National , né de la confusion politique, a tâché sournoisement de ruiner la laïcité de nos' ÎBîitilutions ; il. a menacé les liberté* syndicales et toutes les libertés publiques ; il a essayé dé discréditer les mesures indispensables au relèvement de nos finances; il n'a su nous donner ni la paix, ni la sécurité, ni les réparations ; dans le domaine economique et social, il a été le serviteur' des intérêts particuliers les plus médiocres coalisés contre l'intérêt générât

L' expérience est faite ; une République nr saurait vivre et se développer que par les

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démocraLes; la pôlitique de réforme profonde indispensable à Thème actuelle exige un Parti résolument réformateur.

Bans révolution de la République, c'est le rôle traditionnel de notre parti ; n’a-t-il pas représenté k toute époque la protestation contre T opportunisme, qui trouve toujours des prétextes pour ajourner l'échéance des réformes necessaires cl faire le jeu des puissances de réaction et de conservation sociale ? .

La République a donné peu k peu à la France un statut politique; il s'agit de lui donner un statut économique et social.

Notre Parti refuse d’admettre la mise h l'encan du patrimoine national, pour le plus grand profit de l’oligarchie financière, il veut imposer le respect de 1 interet général à la coalition mercantile des intérêts et lui opposer lu coalition des bonnes volontés démocratiques.

(Déclaration du Congrès National Radical de Paris (Octobre 1923).

Adrien MÀRQUET, Secrétaire général de la Fédération socialiste de la Gironde, conseiller général, — Adolphe CA DDE RG N, Pré- * sident de la Fédération radicale et radicale-socialiste de la

Gironde. — Lucien TEYbSIER, Industriel, conseiller municipal de Pauillac, conseiller général. — Gaston GA BAN N ES du Syndicat des travailleurs de l’habillement. — Charles GANTE, Agriculteur, maire de la Brôde, conseiller général. — Antoine CAYREL, Secrétaire général de la Section bordelaise du Parti socialiste, conseiller général. —Adolphe CflAROULET, Agriculteur, Président du comice agricole de Libourne. — Henri CAZALET, Mécanicien-ajusteur, conseiller municipal de Règles. — Jean RELLÀG, Propriétaire-viticulteur k Far gués- Saint- Hilaire, vice - président de la Fédération radicale et radicale -socialiste. — Arthur GIRAUD, Conseiller municipal de Langon, ancien Président du Syndicat des Commis et Comptables^ — Adolphe MAURIAC, Maire de Pondaurat, président de la coopérative agricole, conseiller général.

Liste de Concentration Républicaine.

Les forces républicaines, nn moment divisées parle triomphe du Bloc national en 1919, se sont regroupées pour faire face à la réaction et à la révolution toujours menaçantes ; elles ont constitué 3a Liste de Concentration Républicaine qui sollicite aujourd'hui vos libres suffrages.

Notre politique intérieure, fidèle à la tradition Ses Gambetta, des Jules Ferry et des Waldeck- Rousseau, repose sur les lois républicaines, laïques eL sociales qui sont la charte intangible de la France moderne. Nous sommes pour la séparation absolue du pouvoir législatif et exécutif. La faculté donnée par le Parlement au Président du Conseil de réaliser des économies par décret n’est que provisoire et limitée à son objet. Nous maintiendrons les lois laïques, nécessaires à la liberté de conscience et à l'indépendance des Églises et de

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l'Eta U Nous défendrons 1- école laïque, patrimoine commun de fous lep citoyens, .mais eaus admettre qu’elle sorte do la neutralité ou qu’elle prétende à un monopole. Nous favoriserons l'admission des enfants h tous les degrés de l'enseignement, en ne tenant compte que de leurs aptitudes.

Hostiles an mode actuel de votation t nous sommes partisans d’un scrutin majoritaire et uninominal.

Notre politique sociale, résolument attachée au maintien de la propriété privée, facilitera l'accession des travailleurs à la propriété du sol et du foyer.

Nous protégerons les familles nombreuses fet favoriserons le relèvement deJh natalité. Nous maintiendrons les libertés syndicales et rechercherons les moyens pratiques de résoudre les conflits du travail et du capital. Nous voterons un statut des fonction navres, garantissant leurs droits civiques et définissant leurs devoirs.

Combattants nous-mêmes pour la plupart, nous nous efforcerons de faire aboutir les légitimes revendications des combattants eL des victimes de la guerre, Nous bêlerons Ta mise en vigueur de la loi sur les Assurances sociales.

Les lourds impôts que nous supportons, du fait du manquement de 1* Allemagne, doivent être répartis avec plus de justice, 1/ indus trie et le commerce doivent, comme l'agriculture, bénéficier du forfait, en attendant inapplication d’un système d'impôts réels, excluant toute inquisition, d une pcd-ception plus simple, moins coûteuse et plus productive. Le budget global annuel doit être couvert par les seules ressources normales, sans emprunt ni inflation. Le double décime et les impôts extraordinaires institués pour le relèvement du franc ne doivent avoir qu'un caractère temporaire; la stabilité du franc sera garantie par la consolidation de la dette flot Lan le et une politique d'économies basée sur une large réforme administrative.

Adversaires des méthodes é ta listes, mais aussi des monopoles privés, nous voulons l'industrialisation des monopoles et des services publics gérés par l'État. Le monopole des tabacs, en particulier, qui intéresse ion Le une population agricole, doit être défendu, mais rendu plus productif par une gestion plus moderne.

L'Agriculture doit être encouragée eL protégée par le développement du Crédit agricole, te recrutement méthodique de la main d'œuvre étrangère, l’abondance et le bas prix des engrais chimiques, réexportation facilitée des vins et des produits forestiers, la protection des appellations d'origine, eLc,

La vie chère sera combattue par l'intensification de la production agricole et industrielle, la mise en valeur de nos colonies, la diminution des frais de transport et des impôts de consommation, la protection du consommateur contre les abus des coalitions et des trusts.

Notre politique extérieure est celle qu'incarne M. le Président Poincaré dont la persévérante énergie nous a valu la victoire diplomatique que représenté le Rapport des experts, et qui seule est©capable d'amener l'Allemagne à s'acquitter de sa dette. Elle a pour buts principaux le règlement des réparations et notre sécurité. Nous ^échangerons le gage produdlif de la Ruhr que contre des gages garantis par tous nos alliés.

Résolument pacifiques, nous assignons à notre armée, comme Lâche essentielle, la garde des frontières et l'exécution des traités. Nous voulons, par l'organisation des réserves, la préparation militaire de la jeunesse, le large emploi du recru temenrt indigène, la préparation {le la mobilisation industrielle et économique, le perfectionnement du matériel, obtenir une armée plus moderne et plus forte, tout en réduisant progressivement nos charges militaires.

La paix, tel est le but final de notre programme : paix religieuse, pa * la liberté de conscience et la neutralité de l'Etat ; paix sociale, par 3a coopération fraternelle des classes; paix extérieure, par la collaboration des peuples au relèvement de l'Europe, sous l'égide de la Société des Nations. Nous le réaliserons en restant fidèles à i'idéal républicain, source

c;trgm>e

de tous les progrès politiques et sociaux, en repoussant avec la même énergie les solutions de violence et de guerre civile et celles qti* po orraient- ramener le retour offensif des forces

du passé,

Joseph CA PUS* — Jacques G H ATONE, — Pierre DIGNAC. — Edouard EYMOXD, — Émile GELLIE. — Henri GQUI1DON, Abel JOIÎET. — Gabriel LÀMAIGXÈRE, — Jean ÜDIN, — du PÉRIER de LA RS AN. — Colonel PICOT,

Liste- de Concorde Nationale d’Union RépuihlLcame ClemeHoiste,

Citoyens,

v V u. 1 1 M h i pr o c h a i 1 1 v o us allez a vo i r à v o us pro n o m cer p a r v os 1 ibres s u BV a g es s u r les

destinées de la France,

En jugeant les candidats vous vous jugerez vous-mêmes, C'est, en effet, une question de haute moralité en même- temps que le plus vaste problème de politique générale intérieure, extérieure,, agricole ou financière qui se pose devant voire conscience.

Au 16 novembre 1919 vous aviez envoyé par plus de 80.000 voix siéger au Parlement J2 Députés qui se réclamaient de la politique du Grand Français qui avait contribué à la victoire de: no* magnifiques soldats on frappant le défaitisme à la lé te et en aidant à la réalisation de l’uni le de com mandement,

Mais à peinte étaient-ils investis de votre confiance que quelques-uns de ces étranges é! u s laissaient p r o Lester les en ga g e m e n fs q u ’ i Ls a vaie n t sol e n n el 1 cm e n t coût r ac lèse rfb c r s Le corps électoral ; et après avoir tour à tour salué I élévation d'an malheureux dément a la magistrature suprême, bs votaient* sous les auspices de gouvernements de débilité et de défaillance, une extraordinaire série d’accords mutilateur^ du Traité de Versailles, de telle sorte qu’apres vous avoir promis de faire payer rASIeniagne, ils en sont arrivés à lui donner votre or et à se tourner vers lp contribuable français, pour le frapper aux lieu et place du c on tri bu a b 1 e aile m a n d ,

Y aura-t-il jamais eu dans lTJistoire un plus immoral spectacle d'impuissance et de faillite politique ? -

La situation qui vous est faite est donc claire.

Trois voies différentes s'offrent à vous : .

Ou voter pour les vaincus de 1919 dont les chefs s- appellent Malvy et Caillaux et dont le t r ï o m p H e a ura rt pour conséquence f a ba n don d es gar an ti es de sé c un té c t d e répa* rations que nous avons obtenues au prix d’un sanglant et Lrop tardif efïhrt ;

Ou donner une prime à ia trçrMson en réélisant ceux qui, par servilité naturelle, sinon pour des- porte-feuilles, des prébendes, des missions rémunérées, se sont invariablement inclinés devant le puissant du jour alors même qu’on refusait de faire rendre gorge aux profiteurs de la guerre, comme lorsque le 18 février 1924 (scrutin J 77} on posait la question de confiance contre un amendement qui subordonnait la perception de tout nouvel impôt à la révision des marchés passés par FEtaÊ pendant 3a conflagration mondiale;

Ou voter pour ceux qui, après avoir sonné le* ralliement autour du programme de Strasbourg élàbôré par M. Clemenceau il y a quatre ans, viennent tout uniment vous dire i Ce programme est encore le noire.

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Noué nous n’avons rien à retrancher des appels, des professions de foi que nous avons jadis rédige et signés, A travers toutes les vicissitudes de fortune, nous sommes testés invariablement fidèles à notre drapeau. Malheur à ceux qui Vont déserté I

Jamais nous n'avons consenti à transiger, sous quelque prétexte que ce fût, sur cette politique d’autorité dans la liberté, de pacification religieuse, de réformation dans Tordre, à laquelle nous vous avons toujours conviés et dont, dans l'intérêt supérieur de la Patrie que nous confondons avec la République, nous vous demandons de consacrer le triomphe.

Affaire à d’autres d’avoir consenti, sans mot dire, à l'amnistie criminelle d'André Marty, ou de vous avoir soumis par leur vote a l’introduction, dans notre législation, de la fiche fiscale {scrutin 179 du 18 février 1021), h un système arbitraire, vexatoire, inquisitorial d’impôts et d’avoir fait subir au pays le joug de la finance internationale aux dépens de la grande masse des commerçants, des petits rentiers, des fonctionnaires, des retraités et des agriculteurs.

Tout pour la France et par la France, telle n’aura jamais cessé d’être notre devise.

Si vous estimez que nous nous sommes trompes, vous nous le signifierez. Mais, du moins, quel que soit votre verdict, nous aurons le sentiment profond qu’en nous étant refusés à toute coalition électorale, nous avons préservé de toute souillure notre honneur politique.

Une tâche formidable — sur laquelle nous nous expliquerons avec précision dans notre profession de foi et au cours des réunions publiques et contradictoires que nous ferons dans tous les chefs-lieux de canton — échoit à Ta législature prochaine.

Mais pour la mener à bien, il ne suffira pas, comme le prétend tel récitateur illustre, de modifier le règlement de la Chambre. Il faudra surtout une grande continuité de vues, de l’énergie, de la volonté.

L’expérience des années dernières prouve que les intelligences, les talents, les dons oratoires — nous ne le disons pas pour certains députés de 3a Gironde à qui nul n’a jamais songer a en prêter — ne font pas défaut.

Mais le caractère est plus rare. Or, tout comme une majorité se mire dans son gouvernement, des électeurs dans leurs élus, un département se reflète dans ses représentants. Et nous nous présentons à vous, sans fausse modestie, comme des h cm mes de caractère qui s’enorgueillissent des injures, des outrages, des reniements, des procédés journalistiques sans précédent dont ils ont été l’objet de la part meme de ceux qui étaient leurs obligés personnels. N’esLce pas, d’ailleurs, à la violence des attaques dont on est 1 objet tjue se mesure l’efficacité de l’action ?

Vous êtes les juges souverains. Vous proclamerez qui est-ce qui a démérité : ou ceux qui, sousTSfeu croisé des invectives, des accusations les plus contradictoires oni'invamblement tenu leur parole, ou les opportunistes qui, au hasard de misérables calculs personnels, ont mercactilisé la politique.

La conscience publique en a déjà fait justice. Nous vous demandons de conformer votre vote à votre opinion. Il y a quatre ans, vous aviez chassé ceux qui par leur impéritie avaient failli compromettre Ta victoire de la guerre. Vous n’aurez pas en 1924 plus de considération pour ceux qui, après avoir travaillé à saboter la victoire de la paix, se dressent, à la maniéré de l’oiseau raillé par le fabuliste, sur la crête de la barricade pour donner des gages à tous les partis en chantant ce refrain désuet: Ni réaction, ni révolution.

La lutte est ouvertement engagée par le Cartel des Gauches. Nous T acceptons, et nous nous dressons contre lui au nom de nos idées, de nos principes, pour défendre la propriété individuelle et assurer la grandeur de la Patrie dans un monde régénéré.

Vêtis choisirez entre les fauteurs d’anarchie et ceux qui, sans rien renier des grandes conquêtes de la Révolution, veulent toujours plus de réformes, plus de liberté et de progrès.

Mais il est une catégorie de gens que vous avez d’ores et déjà voués au mépris. Ce sont ces saxons sans foi, sans opinion, sans conscience et qui ne connaissent d’autre

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langage que celui de leurs intérêts présurpés. A ceux-là, de quelque titre passager qu'ils s’affublent, vous prouverez que vous n’êtes pas de ceux qu'on achète. Il y va de votre honneur et de votre dignité.

Tous aux iïrncs contre les mércantis de la politique !

Vive la Gironde libérée des profiteurs de la guem et des spéculateurs de la paix !

Vive la France rénovée par une politique de réformes dans la paix* par un constant effort vers une évolution de justice sociale I

Georges MA N DEL, — André BALLANDE, négociant- armateur. Vice- Président de la' Commission de la Marine Marchande, Député sortant, - — Elisée FROUIN, Chevalier de ïa Légion # d’honneur; Croix de guerre, Docteur en droit, Propriétaire viti¬

culteur, Secrétaire de la Chambre des Députés, Député sortant, — Paul GLOTIN, Industriel, Conseiller général, Secrétaire de la Commission des Douanes, Député sortant, — André RARES, Maire de Saint-Pierre-d'Aurillac, Conseiller d’arrondissement de La Réole. - — Al>bé, Daniel RERGEY, Curé de Saint-Emilion, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre. — Elle BLÂNCHY, Propriétaire à Lignan, Conseiller municipal, Président du Syndicat Agricole des producteurs de lait de Lignai), Secrétaire général du Syndicat Agricole de FEntre-dcux-Mers. — Gérard CHABRELY, Chevalier de la Légion d’honneur. Avocat à la Cour d’Appel, Adjoint au Maire de Bordeaux, Ancien Conseiller général, Président fondateur de la Société de Secours Mutuels a La Démophile »r Président de la 46a Section des Anciens Sous-Officiers de Terre et de Mer. — Léon LAFFITTE, Avocat au Tribunal civil de Razas, Propriétaire-Eleveur, Vice- Président du Syndicat des Agriculteurs Razadais, Président delà Société de Secours Mutuels Notre-Dame, Président de F Union des Sociétés de Secours Mutuels de Farrondissemenl de Razas. — Fernand MARTEL, Pharmacien, Propriétaire, Conseiller Municipal de Sainte-Foy-la-Grande. — Georges M1QUEAU, Propriétaire viticulteur. Maire du Taillai), Conseiller général, Président de FU* N. C* (Section du Taiîlan) , Président du Conseil d 'Administration de la Coopérative des Anciens Combattants, Président de la Caisse d’ Assurances Départementale Mutuelle Agricole contre les accidents*

Liste Républicaine Radicale.

Chers Concitoyens,

Au-dessus des puissances d’argent et dea mércantis de la presse, noua noua adressons à vous en confiance, hommes libres parlant à des hommes libres. Serviteurs du peuple et non instruments de gens d’affaires, nous ne sommes pas de ceux qui auront à acquitter,

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comme députés, les dettes qu’ils auront contractées comme candidats. Ni L'or étranger de la Section française de l’Internationale ouvrière, ni les fonda secrets, ni les caisses des gros profiteurs de guerre; ni la tutelle des industriels de la presse, n'enchaînent notre action dans le présent et dans l'avenir.

Ce n'est pas en Comité secret, ni dans une antichambre de journal que notre candidature a vu le jour. Ces mains libres et nettes, nous sommes les candidats, régulièrement mandatés, de la Fédération Républicaine Radicale et Radicale-socialiste de la Gironde. Et à des listes de confusion politique nous opposons la netteté d'un programme qui est le pivot et l’espoir de la démocratie française.

Ni Bloc national, conservateur et ploutocratique, ni Bloc international, collectiviste et révolutionnaire : voilà le double et redoutable écueil que, comme nous, vous entendez éviter.

Electeurs,

11 serait superflu d'instituer ici le procès du Bloc national, dont tous les députés sortants de la Gironde, solidairement élus, demeurent solidairement responsables, sous quelque forme qu’ils se représentent aujourd'hui, fût-ce en combinaison' avec des adversaires de la veille.*

Le Bloc national, c'est le Bloc des Saboteurs de la Victoire, à la faveur de laquelle ils furent pourtant élus. C’est le Bloc de la vie chère, avec le chiiïre d'affaires, le double décime, l'accroissement des taxes indirectes, les emprunts à jet continu, l'inflabon fiduciaire, la dépréciation du franc. C'est l'emprise de la ploutocratie sur notre vie économique et financière, la mise à l’encan des services publics, le Panama des régions libérées, F omnipotence des monopoles privées qui paralysent la concurrence et règlent, à leur gré, le prix du blé, de la viande, du vin, du sucre, du pétrole, de la gemme, au détriment de celui qui produit et de celui qui consomme..

Le Bloc national, c'csl l'arrêt des réformes sociales. Par le vote du budget pour deux ■ ans, les décrets-lois eL l’élévation à six ans de la durée du mandat législatif, c'est le recul de la République. Par la fermeture de 1.600 écoles publiques, par les gages si nombreux donnés à la réaction, c'est le recul de la laïcité. Par la banqueroute de nos alliances, par notre politique d’ostentation en Syrie ci en Ciliçie,' par l'autorisation donnée à l'Allemagne d lever de 100,000 à 250*000 hommes l'effectif de ses troupes, par l'échec de la promesse eudormeuse : le Boche paiera, c’est le recul de la France CL F affaiblissement de sa. sécurité.

Le peuple français souffre dans sa chair, dans ses intérêts," dans ses libertés. Et pourtant son héroïsme ne méritait pas ce triste destin ! Vous direz, citoyens, si vous n'avez cassé les ailes aux aigles allemandes que pour servir de proie aux vautours S

Electeurs,

Mais si vous cherchez votre salut vers la gauche, vous ne vouiez pas glisser à l'extrêmegauche.

Vous ne voterez pas pour la liste dite de Cartel, où quelques radicaux sans mandat servent d'otages à la Section française de l'Internationale ouvrière, alliée en 1910 à l’Internationale communiste.

Vous voulez, avec nous, maintenir et multiplier la propriété individuelle, tandis que le socialiste Compère-Morel a écrit : « Nous devons dire aux détenteurs de petits biens-fonds (petits propriétaires) que nous ne pouvons pas être leur ange gardien n. Vous voulez assurer par le bulletin de vote la transformation des lois, tandis que le fondateur de Fin ternation ale ouvrière, Karl Marx, a écrit que la force est Paecoucheuse des réformes et que, d’après Jules Guesde, il n'y a pas de vie nouvelle sans effusion de sang.

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En face du drapeau rouge, vous ne renierez pas le drapeau tricolore. A la lutte des classes vous préférerez l'harmonie des classes ; au collectivisme, la propriété individuelle et l1 héritage ; k la Révolution, révolution; k l’Internationale, la Nation; au refus de voter le budgeL, le fonctionnement normal des services publics. Sans vous laisser leurrer par des camouflages d'opportunité, vous vous souviendrez, citoyens, que le programme électoral des socialistes collectivistes, voté dans leur Congrès national de 1919 et confirmé par leur récent Congrès de Marseille, porte ces lignes : « Ocelle que soit la forme sous la quelle se produira la Révolution, la prise de pouvoir du prolétariat sera vraisemblablement suivie d’une période de dictature ». Selon la parole prononcée naguère par le vénéré président d’honneur du Parti Républicain Radical et Radical-Socialiste, Léon Bourgeois, vous serez de ceux qui, virilement, « se refusent à livrer leur parti aux collectivistes qui suppriment la propriété individuelle ou veulent placer des intérêts de classe au-dessus de la Patrie elle-même. >r

Cotre ces Blocs d'équivoque et de stérilité que sont le Bloc national et le Bloc international, npus vous présentons un programme homogène, positif, précis. Nous communions non dans un g Cartel d’une minute », sur de simples négations, mais dans une alliance durable, sur un plan de réformes concrètes, immédiatement réalisables.

Réformes politiques. Démocratisation des, élections sénatoriales. Pas d’ accroisse ment de durée du mandat législatif. Condamnation de la loi électorale en vigueur. Retour au scrutin d’arrondissement. Exercice du droit de vote garanti aux marins.

Réformes financières. Nous n'hésitons pas à demander la suppression de certaines recettes, notamment des octrois et de l’impôt sur le chiffre d’affaires, et, en général, la diminution des impôLs indirects, tels que les taxes de circulation cl de consommation. Nous trouverons des recettes plus équitables et moins vexatoires dans le fonctionnement à plein de l'impôt progressif sur le revenu, la suppression des évasions fiscales (ententes étrangères, contrôle des banques, l’inflexible taxation des gros profiteurs de guerre, la participation du Trésor aux bénéfices de l'exploitation des richesses nationales (mines, chutes d’eau, etc,), l'augmentation du rendement des exploitations d’Etat par la modernisation des méthodes, la reprise par l’Etat de la T. S. F. et de la vente des allume! tes, la réduction de l’inflation fiduciaire et, par suite, des intérêts servis à îa Banque de France. Economies. Maintien des engagements pris par la Nation en ce qui concerne la rente. Publication mensuelle de Tact if et du passif du Trésor,

Politique extérieure. Grouper toutes les démocraties contre tous les militarismes, et substituer, grâce à la Société des Nations, le règne du droit à celui de la force.

C’est. au nom du droit que nous exigeons de l’Allemagne la réparation des dommages qu’elle a causés. A cet effet, nous entendons non pas évacuer la Ruhr sans conditions, mais échanger ce gage improductif contre des gages productifs (mainmise suivies reeelles des douanes et chemins de fer allemands), assurer les réparations en nature; que le Bloc national a refusé d'envisager, exiger une taxe d’exportation élevée sur les minerais lorrains à destination de l’Allemagne. Désarmement de P Allemagne.

Réformes militaires ; Réduction du service militaire à dix mois. Organisation de la Nation armée.

Réformes scolaires : Laïcité absolue de l’école publique. Liberté de renseignement sous le contrôle de l’Etat. Abrogation des récents décrets qui organisent renseignement en enseignement de caste. Accès de l'instruction à tous les degrés d’après le mérite, non d'après la fortune. Développement de l’enseignement technique et professionnel. Encouragements k l’artisanat.

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La laïcité : L'Etat n’a pas à connaître des opinions religieuses, ni pour les imposer ni pour les combattre : la liberté de conscience est sacrée entre tonies. De là les lois de laïcité, garanties indispensables de la paix religieuse. Ces lois nous entendons les maintenir intégaiement.

Réformes administratives : Modernisation de nos administrations, simplification des rouages, suppression des emplois parasitaires dans l'ordre civil et militaire. Que les usagers et fonctionnaires collaborent aux améliorations à introduire d'ans les exploitations d'Etat. Diminution des frais de justice. Feuilles d’impôts plus claires.

Questions économiques : Développement de l’outillage national (voies de fer et d’eau, canaux, ports, électrification des campagnes). Intervention de l’Etal pour briser les monopoles de fait, cause de vio chère (notamment en matière de produits- métallurgiques, d’alimentation, de vêtements, d'engrais), ci pour garantir la liberté de la concurrencé contre celle de la spéculation. Industrialisation des exploitations d’Etat. Ententes douanières pour faciliter l’importation des produits manquants et paralyser celle dew produits concurrents. Misé en oeuvre de nos colonies en vue d’augmenter les approvisionnements dé la métropole et de ramener de l’étranger en France le marché de nos produits coloniaux. Àssou plissement des caisses de crédit agricole. Protection de l'agriculture contre les accapareurs d'engrais, blé, vin, sucre, gemme, essence de térébenthine, outils. Reprise, à l'exemple des autres nations et dans l’intérêt économique de la France,, des relations commerciales avec la Russie, pauvre en vin, riche en blé.

Politique sociale : Intangibillté des lois sociales. Réalisation sans delai des assurances sociales. Assouplissement de la loi sur la propriété commerciale. Mise en harmonie des pensions des inscrits maritimes avec les retenues qu’ils subissent. Intervention des pouvoirs publics dans les crises qui Louchent aux nécessités dé l'existence (logement, lutte énergique contrôla spéculation). Croisade méthodique contre les maladies sociales (alcoolisme, tuberculose, syphilis, cancer). Avantages spéciaux aux familles nombreuses. Liberté civique des fonctionnaires eu dehors de l’exercicé de leurs fonctions et respect de leur liberté syndicale dans le cadre du droit commun. Aux anciens combattants nous consacrerons une sollicitude d’autant plus grande que M. Henri Labroue est le promoteur de la loi de 1916 réservant des emplois civils aux réformés de guerre. Nous demanderons immédiatement la suppression de là forclusion de cinq ans concernant les infirmités ePTadaplation des pensions au coût de la vie. Mesurés d'amnistie dans un but de paix publique. Organisation démocratique des Chambres d 'Agriculture et de Travail.

Questions spécialement girondines ; Proteetiopi de la viticulture et abaissement des frais de circulation et de transport des vins. Circulation contrôlée des piquettes. Abrogation de la convention franco-grecque qui organise la concurrence en France des vins de raisins secs. Protection de l'ostréiculture contre l'emprise de centres concurrents. Garanties aux gcmnieurs concernant le ütrage et la fixation des prix. Maintien du monopole des tabacs. Aménagement de la Garonne au triple point de vue de la navigation, des forces hydro-électriques et de l'irrigation; liaison avec le réseau de la Loire. Amélioration des relations ferroviaires avec la Suisse,

Citoyens,

Démocrates ardents de la G fronde, amis connus et inconnus, hommes devons sens et de bonne foi, vous ne resterez pas insensibles à notre appel! Nous faisons confiance à la masse laborieuse des ruraux, ouvriers, employés, gens de mer, petits et moyens propriétaires, industriels, commerçants, fonctionnaires, à tout ce vaillant Tiers Etat qui constitue l’ ossature de la Nation,

Nous n’avons ni le goût ni les moyens de vous impressionner par une campagne électorale à grand fracas. Nous ne sommes ni des millionnaires ni les obligés des requins de la

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finance ou de la grande presse. Vous vous retrouverez en nous-mêmes* Vous nous saurez gré de nous présenter à vous en toute indépendance, drapeau déployé, ne voulant connaître d’autre consigne que nos engagements, d'autres intérêts que les vôtres.

Vive la République française I Vive la démocratie girondine I

Henri LÀRROUE, — Docteur MALET. — Frédéric DUPONT. — BAR I AC. — Armand BURLOT, — Georges DUCKETT. — P*-Amédée GàUSSENS. — Docteur MANDOUL. — Louis MIGUEL. — Pasquin SANTINU — Albert SOLLEVILLE,

Liste du Parti Communiste (S. P. I. G,)*

Travailleurs de la Gironde .

Les listes croissent et se multiplient au pays de MandeL

M. Paul Duché, son journal et l'archevêque de Bordeaux présentent, devant les électeurs, le trio Mandel, Ballande, Glotin, derniers vestiges de cette équipe qui sc tailla dans la gloire de Clemenceau des écharpes do député. Les électeurs qu'enthousiasment les fruits de la victoire savent quel est leur devoir I un abonnement à la Liberté du Sud-Ouesl donne droit au salut éternel 1

Les mercantis de la rue de Gheverus présentent un amalgame de députés ex- cl em encistes devenus poincaris^es i Picot, Capus nouveau Ministre, Eymond \ et de transfuges du radicalisme, dont l'honorable Ûdin, avocat en mal de députation* Les admirateurs du grand Lorrain sont chaleureusement invités à voter patriotiquement pour cette liste : M. Chaigne, qui mourut pour la Patrie sous les espèces de son frère, en $?ra bien content.

L’honnête Labroue forme avec Malet et d’autres radicaux de sacristie une liste. Avis aux électeurs du cinquième canton de Bordeaux qui se souviennent delà candidature « républicaine » du sieur Malet contre A. Marty emprisonné.

Enfin la France présente à l'admiration de ses lecteurs une liste de Bloc des Gauches, On s’étonnera de ne pas voir figurer à côté du socialiste Marquet le « républicain » Mandel, comme en 1919. Mais ne demandons pas à la France un minimum de propreté politique. « Pour sauver la République a, les social -dentiste s à la Marquet, les pseudo-guesdiste à la Cabannes s’allient à quelques personnalités radicales ; la course aux mandats excuse ces compromissions que le parti socialiste S* F, 1,0* autorise, ayant définitivement rompu avec ses traditions révolutionnaires.

En face de tous ces professionnels de la politique, le Parti Communiste présente une liste d'ouvriers et de paysans qui veulent grouper autour d'eux tous les prolétaires qui, ayant rompu avec la Réaction et la Démocratie bourgeoises, et répudié la défense nationale et les bavardages parlementaires, veulent instaurer sur les ruines de l'État bourgeois le règne des producteurs.

Contre le Bloc National de Droite ou de Gauche,, vous voterez pour le Bloc Ouvrier et Paysan 1

Vu les -candidats.

GIRONDE

Liste Républicaine Indépendante d* Action Économique et Sociale,

Electeurs,

Nous sommes des Républicains Indépendants. Nous avons formé une liste pour nous dresser contre les prétentions d’un clan qui, appuyé sur un grand journal, se juge assez fort pour représenter le suffrage universel, en confisquant la liberté de ses choix. Nous n’admettons point cette tyrannie : nous pensons qu’il est de l'intérêt de tous les partis de lui barrer le chemin.

Notre programme tient en peu de mois. Nous ne voulons ni révolution, ni dictature de quiconque, ni retour en arrière, Résolus à organiser l'avenir, plutôt que récriminer sur îe passé, nous partons des faits actuels; nous les considérons tels qu’ils apparaissent quatre ans après une terrible guerre, dont l'Allemagne s'est refusée jusqu'ici à payer les réparations, au mépris des traités qu’elle a signés*

Cette défaillance volontaire de notre débiteur est la cause essentielle de nos difficultés présentes. Seule l’exploitation des gages institués depuis l'occupation de la Ruhr a ébranlé cette obslinaLion frauduleuse. Nous ne saurions donc renoncer à cette politique, quels que soient nos espoirs dans l’action future d’organisme» .internationaux et spécialement de la Société des Nations,

j Des charges très lourdes, récemment encore aggravées, ont été imposées aux contribuables français, forcés de se substituer temporairement à l'Allemagne pour relever les ruines, et acquitter les obligations imprescriptibles contractées envers les victimes de la, guerre; à ce titre, nous ne saurions admettre qu’il soit porté atteinte à la loi du $1 mars 1919. La procédure des décrets-économies doit, d’après nous, demeurer exceptionnelle, en tant qu'elle corresponde une situation anormale, provisoire, et qu'elle visait à briser une offensive violente de l'étranger contre notre franc. Nous estimons que le fisc doit réduire au minimum des contrats avec les contribuables ; nous sommes donc hostiles à toute inquisition fiscale, à toute tracasserie contre les redevables, particulièrement ceux des classes moyennes et populaires.

Partisans de l'entière liberté d’opinion et de conscience pour tous les citoyens, nous déclarons vouloir maintenir la neutralité confessionnelle de l'État, notamment de l’école, en même temps que nous voulons que le statut légal des cultes, ne porte aucune atteinte à la séparation des Églises et de l’État,

Nous réclamons une stricte économie des deniers publics. Nous voulons une politique de solidarité sociale; l’entrée en vigueur aussi prompte que possible de la -loi sur les Assurances Sociales, que vient de voter la Chambre; la lutte assidue contre la vie chère par une extension de la production, métropolitaine et coloniale, et une meilleure circulation des produits; un large développement professionnel des syndicats ; une législation toujours soucieuse de reconnaître les droits des familles nombreuses, d'attacher le cultivateur à La terre, (notamment par le crédit agricole, l'accession du travailleur h la petite propriété, l'électrification des campagnes); de combattre sans répit des fléaux tels que le cancer et la tuberculose ; d'améliorer la race par la pratique des spor£s.

Girondins, nous travaillerons de tout cœur à îa prospérité économique de notre région. Il convient d'outiller complètement le port de Bordeaux avec tous ses avant^porÉs, Pauillac, Blaye, Le Verdon,sans oublier Lïbourne-et le bassin d'Àrcachon. Nous voulons qu'une politique du vin inspire les négociateurs de tous les traités de commerce en cours de renouvellement; nous défendrons les intérêts si légitimes des planteurs de tabac; nous voulons une

iV 1471

GIRONDE

exploitation plus moderne de nos richesses rurales et spécialement résinières; des relations mieux assurées de 3a Gironde, par mer avec nos colonies spécialement des Antilles et d'Afrique, par terre avec les Etats nouveaux de l'Europe centrale, une meilleure voirie régionale.

Nous nous présentons à vous comme des hommes d'action et de volonté. N'excommuniant personne, nous ne redoutons aucune audace de pensée ni de réforme. Nous combattrons, de toute notre énergie, P esprit d'intrigue et de routine, ennemis mortels du progrès vraiment démocratique. Voter pour nous, c'est voter pour les réalisations sans se lancer dans les utopies. Aidez-nous à mener à bien cette belle œuvre républicaine.

Vive la Gironde !

Vive la République!

Henri LGRIN, Chevalier de la Légion d'honneur, Professeur à la Faculté des Lettres de Bordeaux, Correspondant de l'Institut, Propriétaire à Aillas, député sortant. — Léon BOYER, Chevalier de la Légion d'honneur. Industriel el Propriétaire, Conseiller général. — Georges CALMES, Officier de la Légion d'honneur, Préfet honoraire, Président du Gomîee agricole de l1 arrondissement de La Réole, Propriétaire -viticulteur, député sortant, — Léon OUPUY, Croix de guerre, Géomètre-Expert, Propriétaire-viticulteur à Laruscade. — Yves LE GU ENED AL, Avocat à la Cgur de Bordeaux, Président de la Fédération du sudouest des familles nombreuses. — Pierre LA MARQUE, Docteur en Médecine à Bordeaux, ■ ■ Henri LANGLOIS, Agriculteur, Maire de Saint-Aubin-de-Médoc, Conseiller d’arrondissement. — André MALEYILLE, Industriel, Vice-Président delà Chambre de Commerce de Libourne, Viticulteur. — René RICARD, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre, Viticulteur à Léognan, Secrétaire général, du Syndicat des Graves, — Adolphe SOU STR K, Industriel, Maire de Saini- Seurin-sur-l'ïsie. — Jean UTU RA LD, Croix de guerre, ancien Secrétaire général du Comité départemental des Mutilés et Réformés de guerre, commerçant détaillant.

HERAULT

6 députés.

Btancs et nuis* 746 Su fixages expri niés. ,.***.-*., 110, 022

Majorité absolue . 55.012

Quotient électoral.. , * 18,337

Liate d’Union nationale et d’Entente républicaine*

MM* Guibal* . » * . . . * , * * 33 . 541

De Rodez-Bênaven t ,..***,*** - * , - * * * 33.108

Couslaud ,.,.*.»*...♦*.**.■■*<■*■* * 32 . 61 0 Rouquet . i * * * • * - - • • 32 , 560

Terrai .*,**.*.**■***•*■«»» . * - * 32 . 688

Mol) nier . . . 32,129

Total . 196.645

Moyenne* . ***■., 32.707

Liste du Cartél des gauches,

MM* Barthe. , * . . . . ,'♦****. . 73*192

Caffort . . . . 72,331

Félix,*.*'. . . . **♦ . . 71*550

Guilhaumou*. * . . * - - 72.681

Milhaud*,., . . 72*179

KaiEhac ■ 72.019

Total *,..**.■«.. 433.952

Moy enn e * . . . 72*325

Liste de protestation républicaine et socialiste*

François *.■*,,

Gleizcs

Gariie *..,,,.,

Parcut. *******

Nicolas -*♦* + * i

Total. .*.***.*

Liste du Bloc ouvrier-paysan.

MM. Bertrand . . . * . 3-785

Cantobro . 3.610

Lazare..,,., . . 3*772

Planlevîn* , * , . . . *-■♦ 3.649

Ptaziat,,,. . ** . 3.585

Parguel (1) . * . . 3,638

Total . . . 22 039

Moyenne. , * . 3 .671

MM. Barthe, Guilhaumon, Caffort, Milhaüd, ’Railhac, Félix»

Lï&te du Cartel des Gauches*

Citoyen s ,

Le 11 niai, vous aurez à^hoisir vos Représentants,

Le Parti Républicain, uni, vous demande de voter pour la liste du Cartel des Gauches, Les trois Fédérations : Radical-Socialiste, Républicaine-Socialiste et Socialiste (S, F* T. O.), sans rien abandonner de leur programme respectif, ont loyalement contracté l'union qui se transformera en une victoire sans precedent*

(1) Le Ministère de l'Intérieur donnait ;

Perguei . */ . . . * 3-628 vois.

HÉRAULT

Le but? Battre le Blo.c National,

Le moyen? Réunir tous les suffrages qui veulent que la République soit hardiment réformatrice, laïque et orientée vers une politique de pabx et de production,

La politique du Bloc National ?

Elle a accumulé des désastres sur tous les terrains.

Par sa politique égoïste, incapable de faire payer les profiteurs de la guerre, le Bloc National a compromis l’avenir financier du pays.

Les milliards engloutis inutilement pour les aventuriers russes ; les KoUehack, les Demkine, les Wrangel, gaspillés par une funeste politique en Syrie, en Oilicie et dans les sanglantes équipées du Maroc, dilapidés dans les scandales des régions libérées, scandales que la Chambre agonisante n'a pu cacher au pays, ont porté notre dette à plus de 400 milliards*

Sous la pression des trusts, des consortiums, des profiteurs de la guerre, le Bloc National a fait retomber la presque totalité des charges sur le monde du travail, sur les classes moyennes, sur les familles nombreuses, sur les combattants

Après qu’elle eut écarté tout impôt sur les enrichissements réalisés de 1014 à 1919* même le léger impôt proposé par le Gouvernement, la Chambre décida, en avril 1920, que sur sept milliards d ‘impôts nouveaux, moins d’un milliard de ressources fiscales serait demandé aux impôts directs, sur les gros revenus, sur les successions, sur le superflu et plus de six milliards seraient réclamés au travail et à la consommation*

Depuis, pendant quatre ans de ce régime néfaste, le Bloc National a suivi une politique fiscale odieuse*

Taxe sur le travail, frappant le salaire de T ouvrier et des fonctionnaires*

Taxe sur la consommation, frappant en proportion des personnes qui vivent au foyer* accablant les familles nombreuses*

Taxe frappant lourdement l’ouvrier, meme en chômage, le vieillard, même infirme, le mutilé de guerre ou du travail, dont l’existence est insuffisamment assurée par une maigre pension.

Taxe sur les petits commerçants, sur les petits industriels, par badieux impôt sur le chiffre d’affaires, l’impôt des plus iniques qui, à lui seul, déshonore les élus du Bloc National et frappe encore plus durement la masse des consommateurs*

Le Bloc National a vécu de scandales.

Les profiteurs ont alimenté la caisse de M. Billiet*

G est le Comité des Forges* C'est le Consortium du Textile, C est le trust du blé* C/est le Consortium de quelques sucriers, avec le bénéfice scandaleux dé 528 millions (rapport officiel de l’Inspecteur Laurent), qui ont imposé une politique désastreuse pour le pays, ruineuse pour le commerçant*

Le Bloc National, qui parle toujours d’inquisition lorsque la démocratie veut empêcher I évasion fiscale, a crée, sur la proposition de M, Artaud, un des chefs réactionnaires, T inquisition la plus criminelle contre le petit commerce et fa mis sous la coupe réglée des agents du fisc ''tout en créant méthodiquement la cherté de vie et en ralentissant l’activité de la Nation .

Citoyens,

Les candidats de la liste du Cartel des Gauches sont de sincères démocrates, fermement décidés a faire prévaloir une politique de confiance vis-à-vis de la classe ouvrière organisée.

Ils demanderont le respect de la loi de lmlt heures; défense des lois sociales 'déjà conquises; lutte opiniâtre pour obtenir la loi d’assurances sociales que réclame la masse des travailleurs.

HÉRACLT

Le respect de libertés syndicales et de lu liberté civique des fonctionnaires.

Le vote d’une toi /généreuse d’amnistie*

Ils travailleront sans relâche à faire triompher une politique de paix mondiale, fondée sur la Société des Nations, appuyée sur la collaboration pacifique de nos anciens alliés, ht obtiendront ainsi les réparations pour les régions libérées.

ïls défendront l'école laïque eL les principes de pure laïcité.

Ils réclameront le droit pour les fils du peuple à l'instruction complète, par la gratuite dans tous les ordres d'enseignement.

Ils exigeront une fiscalité démocratique qui, en faisant appliquer scrupuleusement les principes de l'impôt général sur le revenu, mettra fin à la fraude fiscale et dégrèvera la consommation.

Ils abrogeront la loi sur le chiffre d'affaires et répondront ainsi aux vœux de toutes les Associations de Commercants.

Eh un mot, dans toute leur conduite et leur action, ils auront à cœur de réaliser h belle formule de Ferdinand Hui s son et de Jaurès et de faire que la République soit enfin réformatrice et sociale.

Au point de vue viticole :

Le passé des Candidats répond de l'avenir.

Les initiatives heureuses et couronnées de résultats de Gafîort, 1 on des apôtres de la coopération, l'actif Président de la Fédération Viticole du Minervois; de Jean Félix, le Rapporteur compétent de la Commission des Boissons; de Guilhaumon, qui lut le dévoué Secrétaire de la Commission de l'Agriculture; de Railhac, le vigneron compétent, qui a défendu à l'assemblée départementale faction de la G. G. V,; de Mïlhaud, préparé à cette œuvre par son passé économique ; de Barthè, qui par la confiance unanime des Représentants de toute la Viticulture a eu la lourde charge de présider le Groupe Viticole, la Commission Parlementaire des Boissons, .la Sous-Commission des Fraudes, la Commission Consultative de la Viticulture, ta Commission du Carburant National qt de toutes les Commissions Parlementaires sont, pour la région méridionale, une garantie certaine.

Lutte contre la répression dos fraudes ; Défense des vins français contre la redoutable concurrence des vins exotiques; Politique viticole d'avenir; Défense du petit vigneron et consommateur victime <îe la spéculation ; Politique d'engrais à bon marché, de crédit agricole.

Voilà les principaux sujets de la lutte d'hier et de celle de demain.

En obtenant faffiehage obligatoire du degré alcoolique des vins mis en vente par les débitants : en faisant voter la lot* sur le régime de l’alcool et le Carburant National, le Président Barihe, aidé par ses Collègues, a donné à notre région les deux réformes depuis longtemps réclamées par nos Associations Viticoles, car elles assurent la stabilité du marché des vins et donnent au vigneron sécurité du lendemain.

Voter contre les artisans d'une telle politique, ce serait pour les vignerons uu acte d'ingratitude. Aucun ne voudra mériter ce reproche.

Républicains et Socialistes,

Votre devoir est tout tracé.

Pour en finir avec une politique incapable et funeste, qui inquiète les commerçants, persécute les fonctionna ires et opprime les-: travailleurs, qui compromet les intérêts du 1 ays et le conduit à là ruiné, qui est une menace pour la République et pour la paix,

Vous volerez sans rature et sans omission pour la liste entière du Cartel des Gauches»

Edouard B ART HE. —.Charles C APPORT. — Jean FÉLIX. — Charles GUILHAUMON. — Albert MIL H AUD» - Joseph RAILHAC.

HÉRAULT

Comité de FUnion Nationale et de l’Entente Républicaine.

Citoyens,

Vous avez à^voos prononcer cette année entre deux politiques :

L'une qui tendrait par tous les moyens à revenir au triste régime des luttes intérieures, à renouveler P expérience qui nous a conduits au terrible réveil de 1914 ;

Elle est dirigée par des politiciens, véritable Syndicat électoral, bide cT ambitions qui s'associent pour une heure et qui demain recommenceront la lutte entre elles. Lë triomphe de cette politique, « ce serait le gâchis », comme dît Herriot, à l'extérieur comme à 3’intérieur.

De cela, la France n’en veut plus.

1/ autre politique, vous la connaissez, c’est la nôtre ; c’est celle du Gouvernement Milleran d-Poi ncaré .

Son but: réunir dans une action commune tous ceux qui„no veulent à aucun prix renouveler ces luttes intérieures, dont M, Albert Sarrau t lui-même se déclare écœuré.

C’est celle qui a pour but la sécurité du pays.

C’est celle que défendront à la Chambre les Députés de la liste de l’Union Nationale et de P Entente Républicaine.

Son programme tient eu trois mots :

Paix Nationale, Justice Fiscale et Réalisations Sociales.

Ce que nous avons fait déjà,

v Pour juger notre effort passé, il suffit de voir dans quel état nous avons trouvé la Franco en 1919 :

Au point de vue fiscal, nous avons trouvé sur la table une note de plus de 300 milliards et les coffres vides ;

Au point de vue national, une paix mal faite, un pacte interallié qui s'est évanoui en fumée parce qu'on avait oublié d'en garantir l'existence ;

Une France épuisée ;

Voilà l’héritage du Bloc des Gauches.

C'est à lui seul qu’incombe la responsabilité de la guerre et de ses suites.

Qu'il n’ose donc plus nous parler du déficit financier, de la vie chère, des impôts.

Si la guerre a été sanglante, c'esL parce que les poitrines françaises ont dû remplacer Je matériel absent.

Si la liquidation en est coûteuse, c’est parce que le bloc des gauches avait refusé de rien prévoir et de rien préparer.

S’ils la critiquent aujourd’hui, c’est seulement pour faire oublier qu’ils en sont Jes auteurs responsables.

Electeurs, à vous de le leur rappeler.

Cette liquidation forcée, nous l'avons entreprise cependant. Et déjà les résultats sont là :

HÉRAULT

Au point de vue social et vif icole :

Amélioration générale de la situation des accidentés du travail par le relèvement des barèmes de salaire de base (Loi de 1920) ;

Extension aux ouvriers agricoles et aux domestiques du bénéfice des accidents du Travail (Loi de 1923) ;

Vote des assurances sociales contre la maladie, la vieillesse (Loi do 1924);

Elargissement de la capacité juridique des' Syndicats (Loi de 1920);

Meilleure organisation des retraites des mineurs, abaissement de Luge de la retraite (Loi de 1923) ;

Loi sur les Chambres ^Agriculture (1923) ;

Abaissement du délai de publication des déclarations de récolte ;

Affichage du degré des vins chez les débitants;

Abaissement du droit de circulation sur les vins ;

Abrogation de la taxe sur les vins de luxe, etc. ;

Aide nationale aux familles nombreuses et obligation d’allocations familiales pour les entrepreneurs de travaux publics ;

Etablissement du forfait pour le petit commerce, pour atténuer le chiffre d'affaires (audessous de 200,000 fr.) ;

Allégement pour les travailleurs des charges de l’impôt sur les salaires (impôt voLé dès 1914) ;

Rendement enfin obtenu de F impôt des bénéfices de guerre, jusque-là négligé.

Au point de vue extérieur :

Sécurité obtenue par l’occupation de la Ruhr, seul moyen qui ait pu empêcher une guerre nouvelle, en rendant impossible la fabrication des munitions allemandes, en retardant la reprise de l’industrie allemande ;

Relèvement du crédit par la reprise du franc ; »

Amitiés et alliances extérieures élargies et consolidées.

Tout cela nous Lavons fait malgré l'obstruction des adversaires : cette obstruction, elle s’est manifestée chaque fois qu'une question d'intérêt national a été en jeu, sur le terrain des économies budgétaires comme sur le terrain de l'occupation de la Ruhr.

Tout cela nous l'avons obtenu en défendant les ministères contre les assauts constants des adversaires,

Ils avaient fait de l'instabilité ministérielle un moyen de domination pour leur parti.

De 1910 à 1914, un ministère durait cinq moisi De 1914 à 1919, un ministère durait six mois I

C'était rendre tout gouvernement impossible : tout disparaissait devant la lutte des partis.

Depuis que le Bloc National a repris la direction, on peut compter seulement trois ministères ; Miîlerand, Briand, Poincaré, et aucun nTa été renversé par la Chambre,

A vous* de nous aider à achever ce programme.

— Vous savez qui nous sommes :

Non pas des politiciens, mais des hommes soucieux avant tout des intérêts régionaux et de la, securité nationale.

— Vous savez d’où nous venons :

Tous enracinés dans le département et représentant chacun des arrondissements de notre belle région.

En face de nous, qui avez- vous ?

HÉRAULT

Le Bloc dos gauches n'a rien appris ni rien oublié, 11 pousserait jusqu'à ses dernières limites l'inquisition fiscale; il abandonnerait la Ruhr et pratiquerait envers V Allemagne la même politique de confiance imbécile qui nous a coûté 1,500.000 morts I , Le Bloc des gauches, ce serait le gâchis prédit par HerrioL

Ce serai L la ruine ! — Ce serait la guerre l

Avec nous, plus de querelles politiques !

Des réalisations économiques !

Nous voulons sauver le pays !

Dans ce but, nous faisons appel à tous.

Français de tous les Partis,

Nous nous présentons sur le terrain national et constitutionnel, résolus à soutenir énergiquement, comme par le passé, la politique nationale du Gouvernement de la Republique.

Avec nous 1 pour la Paix, à IT extérieur et à l'intérieur.

Avec nous 1 pour le Progrès clans Tordre et la légalité.

Avec nous I pour la France,

Paix Nationale :

Paix nationale à ToxlérieurT nous voulons assurer la paix, en maintenant nos amités et nos alliances ;

lin donnant notre Concours le plus absolu à la Société des nations ;

En nous associant à toutes les initiatives de désarmement du moment oii il sera inter* national et respectera nos droits ;

En obtenant coûte que coûte de toutes les nations T exécution et la garantie des traités existants et notamment des clauses de sécurité ;

Paix nationale à l'intérieur aussi ;

Plus de politique de partis : c'est la condition même de Tunion et de la sécurité nationales ;

Liberté pour tous : liberté de conscience, liberté d'enseignement, liberté d'association. Personne ne doit être inquiété pour ses opinions politiques ou religieuses j

EnEn, au sommet de l'échelle* une autorité suffisante pour assurer le retour à l’état normal, pour imposer des économies, pour éviter les dépenses nouvelles, pour gouverner enfin comme yeut le pays*

Justice Fiscale :

Le point de départ est toujours le payement par l'Allemagne : les gages productifs sont le premier moyen d'alléger le Contribuable Français;

Entre les Français, une meilleure justice - répartition des chaïge suivant icsfacuHés individuelles^

Suppression de toute inquisition fiscale ;

Révision effective des marchés de guerre ;

HGïUÜLT

Restitution pour les- profiteurs de la guerre des sommes abusivement perçues'. Exonération plus large des familles nombreuses et nécessiteuses.

Réalisations Sociales et Régionales :

Mise en œuvre des Assurances sociales dont le vote est 1 œuvre de la Chambre de 1919,

Payement des dettes sacrées envers toutes les victimes de la guerre et du travail ;

Aide Lou jours plus large aux familles nombreuses ;

Développement de la Mutualité,

Au point de vue Régional :

Protection des vins contre la concurrence étrangère :

Pour cela : relèvement des droits de douane conformément aux vœux émis par toutes lc3 Sociétés Viticoles du Midi ; payements Sn or des droits de douane ;

Nous ne voulons pas que la viticulture continue à servir de rançon à la grande industrie du Nord ;

Développement de la distillation, soupape de sûreté de la viticulture ;

Application effective de l'accord de Béziers sur le Carburant National, en réservant la consommation de bouche aux alcools de vins ;

Lf application sérieuse de ces mesures et une vigilance de tous les instants, sont le seul moyen d'éviter la mévente, qui n'a pu se prolonger que sous des Chambres de politiciens indifférents aux misères du Midi ;

Défense des libertés méridionales (Courses de taureaux^ ; Protection des sports et du tourisme.

Les Candidats de la Liste dyUnion Nationale et et Entente 'Républicaine*

Liste du Bloc Ouvrier et Paysan,

Voir : Ain.

Liste de protestation Républicaine et Socialiste.

Cette liste n'a pas fait distribuer de profession de foi.

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