J^LEET-VILAINE
tique uniquement inspirée par les volontés el les intérêts des grands profiteurs de 3a guerre*
Les ]ï*omcsses faites à ceux qui ont le plus souffert de l’invasion et de la tuerie n'ont pas été tenues*
On marchande aux mutilés, aux veuves et aux orphelins des pensions proportionnées au coût de la vie*
On a gaspillé des milliards en indemnités scandaleuses aux plus riches sinistrés des régions libérées ; on a reconstruit avec un luxe insensé les usines, les églises et les châteaux ; mais on arrête les payements aujourd'hui qu’il ne reste a indemniser que les plus intéressants des sinistrés*
Pour ne pas exiger des riches les sacrifices nécessaires par des impôts équitables, on a multiplié les emprunts exonérés d’impôts, fait montrer la dette de 173 milliards à plus de 400, ruiné le crédit de h État, déprécié la valeur du franc et aggravé sans cesse le fiêau de la vie chère ; on a accablé les masses pop niai res sous le poids des impôts de consommation qui pèsent particulièrement sur les travailleurs et les familles nombreuses; on a infligé au commerce l'impôt absurde et vexa taire sur le chiffre d'affaires.
Cinq ans après la paix, on maintient sur pied une armée de 800,000 hommes; on A Impose à la jeunesse française dix-huit mois de service obligatoire, chiffre inconnu dans J aucun autre pavs ; on se bal en Syrie et au Maroc.
é, Et par cette politique militariste on n'aboutit qu’à isoler la France, qu’à exciter contre elle la défiance de toutes les nations, sans rien obtenir de l’Allemagne pour les Réparations.
L’occupation de la Ruhr se termine par une faillite complète. Par cette désastreuse entreprise, M. Poincaré n’a réussi qu’à mettre la France à la merci de la haute finance internationale qui, pour sauver le franc, l'oblige aujourd’hui h lâcher prise.
Le Bloc National a mis le pays sur le chemin de la banqueroute et de la guerre.
Il traite en ennemis tous ceux qui ne vivent que de leur travail. ïi menace la loi de huit heures et les libertés syndicales.
Il se refuse à toute mesure d’humanité et de justice en faveur des cheminots et fonctionnaires révoqués et des victimes innocentes des conseils de guerre.
Il fait peser sur les petits tous les effets de sa politique. Par ufte amère dérision, il vote un projet d’assurances sociales. Mais' if refuse tout crédit pour l’appliquer ; cependant il vote le même jour, 400 millions pour des navires de guerre et il fait cadeau de 700 millions à la Petite Entente pour l’achat de matériel de guerre.
Après quatre ans et demi de législature, voici le bilan du Bloc National; voici le résultat de J occupation dé la Ruhr :
La Dette publique doublée ;
Le franc à 30 centimes ; ,
La vie toujours plus chère ;
L'impôt sur le chiffre d’affaires ;
Le double décime et les décrets-lois ;
Rien pour les travailleurs, tout pour les riches et les oisifs ;
Les lois laïques violées ;
Un ambassadeur au Vatican ;
Les Congrégations tolérées, l’enseignement public désorganisé au profit des écoles libres.
Si la même majorité réactionnaire revenait le 14 mai, l’audace des millionnaires, des chouans et des cléricaux coalisés ne connaîtrai! plus de bornes.
Ce serait la fin de toute liberté syndicale, la suppression de la journée de huit heures, l'aggravation des impôts de consommation.