‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 38 sur 124 · LUI · texte numérisé non relu

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Liste du Cartel des gauches.

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Liste d’Union socialiste.

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Liste du Ëloo ouvrier-paysan*

MM. Brion . . . .

Chauvin . * . . .

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Moyenne. ► * . * . .

MM. Benazet, Fougère*

MM, Dauthy, Héliès.

Liste du Cartel des Gauches,

I ROFESSION DE FOÎ DES CANDIDATS RaDÏOAUX ET RaDICAUX-SoCIAIISTES.

Politique- intérieure :

Nous sommes résolument opposés à la Politique du Bloc national.

Nous affirmons la souveraineté du Suffrage universel ; nous repoussons dans tous les domaines, la pratique avouée ou oceulte du Pouvoir personnel.

Nous considérons comme intangibles les lois laïques.

INDRE

Respectueux de îa liberté absolue de conscience et de la liberté des Gùltes proclamées par la Déclaration des Droits de l'Homme, nous ne voulons pas qu’une autorité spirituelle puisse dominer dans l'Etat.

Nous réclamons l’abandon du scrutin actuel condamné par l’ expérience et nous demandons le retour à un système majoritaire cfui permette à la volonté populaire de s’affirmer.

Ennemi de toute dictature, nous supprimerons les décrets-lois pour rendre tous ses droits à la souveraineté populaire.

Politique sociale :

La République donne peu à j>eu à la France un statut "politique ; îl faut lui donner aussi un statut économique et social.

Attaches aux principes de la propriété individuelle, nous développerons la législation du travail, nous soutiendrons énergiquement les lois ouvrières, nous demanderons l’extension du contrat du travail.

Nous voulons faire des Assurances Sociales une réalité, les améliorer et les étendre.

Nous voulons assurer à l’Ouvrier, par les syndicats et l’extension des actions du travail, l'indépendance et la participation aux bénéfices.

Nous lutterons ^contre les fléaux sociaux, contre le taudis, contre la dépopulation ; nous viendrons en aide aux familles nombreuses par des mesures vraiment efficaces >

Nous voulons l’égalité de tous les enfants devant finstruotion ; l’accès à l’enseignement suivant les aptitudes et non d’après la fortune.

Nous rejetons absolument la proportionnelle scolaire ; nous considérons comme urgent eL indispensable de fortifier l'œuvre d’enseignement laïque.

Nous ferons appliquer strictement la loi sur les Congrégations enseignantes.

Nous exigerons que îa loi seule puisse modifier l’organisation de renseignement.

Nous voulons une justice moins onéreuse, l’adaptation du Code civil au développement du droit collectif, la réforme du Code de procédure.

Nous réclamons la réforme de la Justice militaire.

Politique économique :

Nous affirmons le droit éminent de l’État sur toutes les richesses nationales ; celles-ci ne doivent être exploitées qu’au profit de la collectivité.

Nous demandons le maintien et l'amélioration des monopoles qui existent ; nous voulons défendre les domaines publics et les grands services contre les convoitises de l’oligarchie financière.

Nous voulons Industrialisation de ces services, la participation des techniciens et des praticiens à leurs directions, le contrôle des usagers.

Le producteur et le consommateur doivent être mieux protégés contre l'accaparement et la spécula tion>

Nous prendrons des mesures énergiques et immédiates contre la vie chère.

Politique financière ;

L’abaissement du prix de la vie, T essor économique du Pays ne seront possibles que par l’assainissement des finances publiques.

Il nous faut un régime fiscal clair, évitant toutes les tracasseries dont se plaignent les commerçants.

Nous obtiendrons la révision de l’impôt du double décime voté clans la confusion et L affolement, et qui frappe le petit consommateur et les familles nombreuses.

Nous exigerons la restauration des finances publiques par des budgets annuels, sincères^

. indue

puisque la principale raison d'être des députés est de voter le budget. Iï faut (fue les dépenses soient couvertes par les recettes' normales* Nous demanderons la simplification et la meilleure perception des impôts par le maintien de l’impôt sur le revenu, strictement appliqué notamment aux grandes fortunes, et accompagné clés mesures pratiques et efficaces pour réaliser l'équité fiscale*

Nous nous attacherons à la réduction des dépenses excessives et inutiles, encore si nombreuses, notamment dans le domaine militaire*

Nous voterons l'impôt sur les logements multiples occupés par un seul propriétaire**

Nous demanderons aussi la révision des marchés de guerre, la restitution des milliards payés en trop dans les régions libérées.

Commerce et industrie :

Nous demanderons la révision et la détermination des tarifs douaniers par le Parle” ment, la réforme des Elections consulaires et du recrutement des Chambres de Commerce selon les règles démocratiques.

Nous voulons faire reconnaître la propriété commerciale, protéger le commerce, honnête contre le mercantilisme.

Nous vouions assurer le développement de notre outillage national*

Nous demanderons surtout la suppression de l’impôt sur le chiffre d'affaires.

Agriculture :

Pour permettre aux agricultures durement- éprouvés par l'augmentation des prix, i1 emploi des ustensiles agricoles et des engrais, nous exigeons la réduction des tarifs de transports et des droits de douane sur les machines agricoles importées*

Nous réaliserons l1 électrification de^ campagnes.

Nous voulons l'accès des travailleurs à l'exploitation et à la propriété par le jeu du Crédit agricole*

La pénurie de main-dœuvre met en danger l'agriculture qui constitue plus que jamais la richesse principale delà nation. Il faut donc faire participer F agriculteur à l'exploitation et à la fabrication des produits qui lui sont nécessaires, des engrais naturels et artificiels comme de l'énergie électrique*

Fonctionnaires :

Pour les fonctionnaires nous exigerons :

La garantie de leurs intérêts civiques et des droits professionnels*

Une équitable et suffisante répartition des retraites et pensions*

Le droit syndical.

Mutualistes :

Les grands progrès sociaux ont comme base Fanion des citoyens* La mutualité répond à ce besoin d'entr’aide.

Partisans, depuis F origine, de ces Oeuvres hautement philanthropiques et sociales, nous avons été et nous resterons toujours les amis et les défenseurs des mutualistes.

Anciens combattants et mutilés :

À ceux qui ont combattu pour les idées de justice et qui ont durement souffert pour le Pays, aux Victimes et aux Orphelins de la guerre nous rendrons une justice absolue et complète qui a fait souvent défaut au cours de la dernière législature.

JNüIUi

Domaine colonial :

Nous voulons faire mettre en valeur nos colonies en faisant appel à la collaboration des indigènes.

Nous vouions que F importation étrangère, désavantageuse à notre change, soit autant que possible remplacée par l’importation coloniale.

Politique extérieure, Défense nationale :

Nous plaçons la Patrie au-dessus de toutes les querelles intérieures.

Mais nous réprouvons l’exploitation intéressée du sentiment national.

Résolument attachés à la Paix nous suivrons la politique extérieure suivante ;

Maintien des accords avec les Nations alliés et amies, appel aux Démocraties pour lutter contre toutes les formes d’impérialisme.

Extension du pouvoir de la Société des Nations, pourvue des moyens d’action qui lui font jusqu'à présent défaut.

1 /affirmation des Droits de la France aux justes réparations des régions dévastées. Le Bloc National r/a pas fait payer l'Allemagne. C'est la majorité républicaine de domain qui, par le rapprochement des nations démocratiques amies, négociera et obtiendra le réglement de cette créance.

Le service obligatoire, base de 3a Nation armée, doit être réduit au strict minimum i une année au plus, conformément au projet déposé par l’un de nous, Paul Bénazet et rejeté par la Chambre du Bloc National.

Citoyens, •

Le Bioc National vous menace : dans votre sécurité, dans vos libertés, dans vos biens.

Nous défendons les petits et les humbles.

Nous détendons les droits de tous.

Nous défendons la paix,'

Votre salut est entre vos mains :

Tous aux urnes, contre le Bloc National,

Pour la Justice, pour la paix, pour la République I

Paul BÉNAZET, Député de l lndre, Conseiller général,. Maire de Mérigny, radical. — Raymond DAUTHY, Conseiller général, Maire d’Éguzon, Radical-Socialiste, — Paul MELLOTTÉE; Conseiller d'arrondissement de Château roux, RadieaLSocalîste,

Profession de foi du Parti Socialiste.

Le Parti socialiste conclut avec les républicains avancés des alliances électorales pour abattre le Bloc National qui représente de la manière la plus odieuse l’exploitation du prolétariat. Mais dans cette alliance le Parti socialiste garde la pleine autonomie de ses principes et de son programme.

Le Parti stftùaliste réclame à l’intérieur du régime actuel les réformes qui peuvent améliorer le sort et les positions du prolétariat paysan et ouvrier.

Nfl 117 t

A l'intérieur, le Parti s’honore d’avoir lutté au cours- de la précédente législature contre toutes les formes de l'arbitraire, contre les décrets-lois, pour T amnistie, pour les libertés civiques et le droit syndic d des fonctionnaires, pour le maintien des monopoles, dont il réclame la nationalisation industrialisée, il réclame une constitution qui porte au maximum le gouvernement du peuple par le peuple et donne à la France, non seulement un statut politique, mais une charte économique.

Sa politique financière a toujours combattu les impôts qui frappent les consommateurs, soutenu ceux qui atteignent, gros revenus et grosses fortunes. Il a prévu l'accumulation tic la dette, la baisse et les fluctuations de notre change, indiqué le premier les moyens de les combattre. Il a réclamé là révision des marchés de guerre, dénoncé et fait juger les scandales des Régions dévastées.

Sa politique sociale, opposée avec acharnement à celle de la Chambre sortante, a défendu la loi de huit heures et les lois ouvrières, a soutenu la compétence du Bureau international du travail, réclamé, mais en vain, de véritables assurances sociales, la justice pour les pensionnée et mutilés.

En matière agricole, il a réclamé une organisation nationale de notre outillage, lutté contre les accapareurs d'engrais, contre les intermédiaires qui exploitent à la fois le producteur et le consommateur, pour l'abaissement du tarif des transports, 11 exige le bénéfice des lois de prévoyance sociale pour le prolétariat paysan,

En politique extérieure, adversaire résolu des méthodes impérialistes, il a défendu le service à court terme, combattu les occupations militaires qui ruinent à la fois créancier et débiteur. Il a préconisé en matière de réparation une politique d'entente internationale, à laquelle le Gouvernement se trouve forcé de revenir après quatre ans de folies et de catastrophes.

Le Parti socialiste, en suivant cette politique, estime avoir bien mérité du peuple et du pays. Les fcundidats qu'il présente aux électeurs s'engagent k la continuer intégralement.

Pour la Paix I *

Pour le Prolétariat ouvrier et paysan !

Louis HÉCIÈS, Conseiller municipal d’issoudun, Socialiste S. F. 1.0.

Liste Républicaine.

Chers Concitoyens,

Nous nous représentons devant vous, comme en 1919, avec la meme liste et le même programme républicain d'ordre, de paix et de liberté. Durant les quatre années de notre mandat, nous avons maintenu la paix a l’extérieur et la concorde à l’intérieur.

Toutes les autres .nations ont connu des troubles graves. Seule, la France a traversé la crise du lendemain de la guerre dans le calme et dans l'ordre.

En arrivant aux affaires, en novembre 1919, la Chambre trouvait une situation glorieuse, certes, mais singulièrement lourde et dont elle n'avait pas la responsabilité

Si la. guerre était gagnée, il restait la note à payer, 300 milliards I

INDRE

Il restait à faire exécuter le traité de Versailles par une Allemagne bien décidée à se dérober à ses engagements en profitant du désaccord des alliés.

Après avoir eu recours à tous les moyens de conciliation, qui ont été inefficaces,* nous avens approuve, dès la première heure, la politique de fermeté du gouvernement de M, Raymond Poincaré.

L’occupation de la Ruhr a été une opération nécessaire. Elle a placé entre nos mains un gage certain ; elle a évité et évitera une nouvelle guerre.

Nos alliés, les neutres, le monde entier reconnaissent aujourd'hui que nous avons eu raison. Les conclusions des experts interalliés en sont la preuve évidente,

La situation est bien nette.

Si une majorité radicale-socialiste, dominée par les éléments .révolutionnaires, triomphe, c’est l'abdication devant l'Allemagne, c’est l’abandon de nos droits, c’est le gâchis, ce sont lès pires dangers qui menaceront notre pays, c’est l'Allemagne encouragée dans sa volonté de revanche. ,

A vous de dire si vous voulez, en maintenant au pouvoir la majorité républicaine et nationale, continuer la politique de dignité et de fermeté qui actuellement porte ses fruits et seule peut assurer la paix.

Notre programme de politique intérieure a été magistralement exposé par M. Alexandre Millerarxd, Président de la République, dans un discours récent, prononcé à Evreux,

Nous n'avons rien à y ajouter, rien h y retrancher.

Défenseurs de la liberté individuelle et du droit de propriété, nous nous élevons avec force contre la coalition immorale désignée sous le nom de Cartel des Gauches qui unit, pour la conquête du pouvoir, radicaux et socialistes.

Dans notre pays, épris de clarté et de probité, un tel assemblage, qui a été condamné par les plus hautes autorités du parti républicain, et notamment par M. Ratier, ancien Ministre de la Justice, Sénateur de l’Indre, est voué à l'échec Certain.

Au cours de cette législature, nous avons combattu l'inquisition fiscale, nous avons réussi à la faire écarter pour les" agriculteurs* Il faut arriver au même résultat pour les commerçants par rétablissement du forfait illimité eL facultatif.

Nous nous engageons à supprimer la taxe si impopulaire sur le chiffre d’affaires.

Nous avons volé contre les nouveaux impôts, parce que nous estimions qu’il fallait auparavant réaliser le programme d’économies élaboré par la Commission Louis Marin et faire rendre gorge aux spéculateurs malhonnêtes et à tous ceux qui, dans les régions dévastées, se sont rendus coupables d’abus, de gaspillage ou de malversations* Par nos interventions à la Chambre, nous avons affirmé énergiquement sur ce point notre attitude.

Nous avons réduit le service militaire de trois ans à dix-huit mois, et s’il n’avait dépendu que de nous, une réduction plus importante aurait été votée, notamment pour les fils de familles nombreuses.

f Le problème de la natalité domine tous les autres.

Par l’adoption du suffrage familial et du vote des femmes, la Chambre s’est engagée résolument dans la voie des réalisations en faveur des familles nombreuses. Vous pouvez compter sur nous pour poursuivre cette œuvre indispensable si l’on veut que la France vive.

Nous voterons le statut des fonctionnaires. /

Tous vous nous connaissez. Vivant au milieu de vous, nous serons, comme parle passé, è voire disposition pour défendre vos intérêts et vos revendications, sans distinction d’opinion et de parti*

Conscients du dévouement, du désintéressement, du zèle que nous avons apportés à

KsDRE

servir notre pays, nous comptons sur vous pour faire triompher, le 11 mai, la politique vraiment républicaine et française qui répond, nous le savons, à vos aspirations et. à votre volonté !

Vive la République I

Iïenry FOUGERE, Député sortant. — José pi/ PATUREAU- MIRAND, Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de Guerre, ancien Maire de Château roux, Député sortant. — Jean LE FE13VRE, Chevalier do la Légion d1 Honneur, Croix de Guerre, Maire de Rosnay, Député sortant, — Eugène FOR ï EN, Négociant, ancien Juge au Tribunal de Commerce d'îssoudun, Vice-Président de l'Union du Commerce et de l'Industrie, Officier du Mérite Agricole.

Liste du Bloc Ouvrier et Paysan.

Citoyens I

Le 11 mai prochain, vous êtes appelés à choisir vos représentants.

Voue avez envoyé à la Chambre, en 1919, 267 défenseurs patentés des privilèges de la bourgeoisie, 164 avocats, 39 journalistes, 13 officiers, 91 représentants de la moyenne bourgeoisie, 45 médecins et pharmaciens, 30 professeurs, 5 hommes de lettres, et seulement 21 ouvriers, 3 employés, 9 instituteurs et 3 paysans.

Ainsi clone, les 37 millions de travailleurs ont été représentés par 46 des leurs, et les 2 millions de capitalistes et de bourgeois par 566 députés.

Vous connaissez l’œuvre néfaste de la Chambre dite du RJoc National : 430 milliards de dettes, vie obère, impôt sur les salaires, sur le chiffre d’affaires, cession de monopoles, occupation de la Ruhr, impôts nouveaux ^

Sur les cinq députés sortants de notre dëpartemenl, quatre se représentent. Ce sont : MM, Bénazet, Fougère, Le Febvre, Joseph Patureau-Mirand. Tous ont adhéré, en 1919, au programme de l'Union des Intérêts Economiques; Souvent leurs votes se sont confondus. Qu’il s'agisse de repousser toutes relations normales avec la Russie ou d'approuver l'occupation de la Ruhr, le vote du radical Bénazet s'est joint à celui du royaliste baron. Le Febvre.

Quelles sont donc les listes en présence ? D'abord, celle du Bloc National de droite, composée de MM. Fougère, avocat et propriétaire; Joseph Patiireau-Mirand, avocat et propriétaire de nombreux domaines ; le baron Le Febvre, et Forien, un gros commerçant.

Dans la liste du Bloc National de. gauche, nous voyons M. Bénazet, avocat et président du conseil d'administration de l'Omnium cinématographique de France, administrateur des Mines d’Aguilas, des mines de Bou-Arfa (Maroc), de la maison Agnès, de Paris. M. Dauthy, notaire, c'est-à-dire conservateur des privilèges bourgeois; M. Héliès, un ex-camarade pour qui nous avons lutté en 1919, mais, commerçant enrichi, il soutient aujourd'hui la bourgeoisie. M. Mellottée, le multimillionnaire, possesseur d'imprimeries à Limoges et a Châteauroux, de librairie a Paris, et, de plus, gros propriétaire terrien.

INDRE

À côté de toutes ces listes, doot la constitution a été l’objet de tractations et de luttes nombreuses, combien est propre et honnête la liste du Bloc Ouvrier et Paysan, composée uniquement de travailleurs 1

Camarades des champs et de la ville i

Si vous en avez assez des Chambres d’avocats et de propriétaires, Si vous ne vouiez plus supporter le plus grand poids des impôts. Si vous voulez l'amélioration de votre sort, la défense de vos intérêts, choisissez, pour vous représenter, vos camarades de classe. Donnez-leur votre confiance : votez pour le Bloc Ouvrier et Paysan.

Charles BRtON, Cheminot syndiqué, Conseiller municipal à Saint- Maur. — Jules CHAUVIN, Cultivateur à Buxeuiî. — Gaétan GÀY ET, Représentant de commerce syndiqué à Ghâteauroux. — Jules TESTANT, Artisan Tailleur, à Orsenncs.

Liste Républicaine de Gauche,

Nous avons estimé qu'entre la liste de droite et la liste radicale-socialiste il y avait place pour une autre composée de républicains de gauche qui, ne cessant d ;ivoir dans leur pensée les leçons qui découlent de la guerre, sonL convaincus de la nécessité de pratiquer la politique de M, Poincaré, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur.

À l1 Extérieur, l'occupation de la Ruhr, si critiquée par certains, était pourtant le seul moyen — les événements Pont prouvé — de remonter la pente dangereuse des concessions sur laquelle plusieurs Présidents du Conseil s’étaient imprudemment engagés.

Le rapport des experts donne sur tous les points raison à M. Poincaré et nous avons, grâce à lui, en mains, un moyen de peser sur l'Allemagne, d’exiger 1 application de decisions prises k P unanimité. C’est bien la plus éclatante justification d une politique de fermeté et de droiture, grâce à laquelle disparaissent les risques de guerre.

A f Intérieur, nous voulons la paix sociale par la réalisation de réformes qui s imposent aussi bien dans les milieux industriels que dans les milieux ruraux. Aucunes ne nous effraient, pourvu qu’elles soient mûrement étudiées et que les conditions économiques per^ mettent de les réaliser.

C’est ainsi que nous estimons que la loi d’AssuranCés Sociales est une nécessité, mais que son application doit être précédée d’une campagne de propagande, afin que ceux qui sont appelés à en être les bénéficiaires en saisissent les avantages.

L’exploitation agricole étant de plus en plus une industrie, il est souhaitable que le patronat rural comprenne, comme le patronat de l’usine, qu’il a des devoirs à 1 égard de ceux qu'il emploie. C'est par application de ce principe que la loi sur les accidents du travail met à la charge du propriétaire la moitié des polices d Assurances, et que demain il aura à payer, quand la loi d1 Assurances sociales sera votée, la moitié des cotisations des assurés.

En matière fiscale, nous voulons que la fortune acquise soit frappée plus lourdement

ISDRE

que la fortune en formation, car nous estimons que nous devons faciliter l'accession du travailleur, du commerçant a la propriété.

Loin, en effet, de vouloir supprimer la propriété, nous voulons la répandre, la généraliser.

Nous voulons Légalité fiscale, et que disparaisse une législation qui opprime les Commerçants et Industriels, grands et petits.

La prospérité commerciale indispensable pour le relèvement du pays est entravée, paralysée par des charges accablantes, aggravées par un contrôle vexatoire et inquisitorial*

Nous lutterons pour le retour b un régime de liberté et de justice, guidés par l'expérience d'un des nôtres, membre de la Chambre de Commerce de l'Indre possédant à fond les questions commerciales, et depuis quatorze ans â la tête de vos associations de défense professionnelle*

Nous demanderons :

L'abolition de la taxe sur le chiffre d'affaires,

La suppression de la cédule des Bénéfices commerciaux et agricoles* La suppression des déclarations et du contrôle, source des pires conflits et de l'inquisition.

Leur remplacent ni par un impôt basé sur la contribution des Pale nies de 1914 avec une majoration suivant un coefficient approprié à la situation financière.

Nous n'oublierons jamais qu’il y a pour les charges fiscales une limite qu’il est dangereux de dépasser. Nous s Mmes tous les membres du corps social. Si Lun d'eux, Iç Commerce, est frappé Lrop lourdement, l'ouvrier, fatalement* en subit le contre coup, car il paye plus cher ce dont il a besoin.

Nous sommes tous solidaires; détruire une des branches de la richesse nationale, c'est porter une grave atteinte aux autres*

Nous voulons l'équilibre budgétaire parla réalisation d'importantes économies et par l'application, sans exception, du principe qu'aucune dépense nouvelle ne doit être votée sans , recette correspondante.

Nous voulons une profonde réforme administrative par la simplification des méthodes, la suppression de la paperasserie et des emplois inutiles et par une rétribution plus élevée des fonctionnaires réellement productifs*

Nous voulons une politique d'amortissement de In dette publique, sans laquelle toute réforme sociale est inopérante.

Nous voûtons plus de bien-être en imposant à la collectivité un effort sérieux pour les familles nombreuses — vote de la proposition de loi Qelâçhenal telle qu'elle fut adoptée par !a Chambre des Députés — et en développant les sociétés d'habitations k bon marché et de crédit mobilier, afin de multiplier les logements ouvriers.

Nous voterons la proposition de loi Roulîeaux-Dugage établissant le vote familial.

Nous voulons également la paix religieuse par la pratique d'une politique de complète tolérance à l'égard de toutes les croyances eide toutes les convictions*

M. Anselme Pâture a ti-Mirahd n'a cessé de se conformer à ces principes pendant la dernière législature. Une rapide revue de son travail parlementaire le prouve*

Au point de vue fiscal, il s’est opposé au vote de la lof sur le chiffre d’affaires, il a exposé à la tribune que les quatre vieilles, multipliées par un coefficient étaient un impôt plus équitable et aussi productif que la nouvelle législation* Il est des 97 qui ont voté contre elle. 11 n'a pas cessé de la combattre, ü a obtenu* avec ses amis Constans et Manceau, des modifications dont bénéficient un grand nombre de contribuables.

Les petits artisans, les façonniers ne payent. [dus le chiffre d'affaires.

Les Négociants en grains acquitteront, quand le Sénat aura homologué le vote de h Chambre, une taxe de 0 fr* 25 au lieu de l fr. 10;

INDRE

A la veille même de la séparation, il obtenait que le lorlait serait fixé à 300.000; ]e Sénat réduisit malheureusement ce chiffre à 200,000*

Il a combattu, comme membre de la Commission d'Assurance et de Prévoyance sociales, toutes les propositions tendant à établir le monopole des Assurances.

Il a joué un rôle important dans la discussion de la loi des Retraites, et e est son amendement sur la rétroactivité qui, repris au Sénat, a sauvegardé les droits des >ieux retraités.

Il a. obtenu l'assimilation des facteurs de campagnes aux facteurs des villes et dos avantages pour les cantonniers.

Dans les questions militaires, il s’est toujours inspiré des leçons de la guerre, il a défendu énergiquement le principe d un puissant matériel qui permet un temps de service réduit.

Il n’a jamais oublié ses camarades de combat* Il a obtenu, après de longs débals très mouvementés, l1 amnistie complète pour les fautes militaires*

Il a, de plus, déposé et fait voter des propositions de lois améliorant sensiblement le sort des victimes de la guerre mutilés, ascendants, orphelins, prisonniers, etc.

C’est ainsi qu’il a demandé que les enfants des pensionnés de la guerre, nés après les hostilités, puissent être Pupilles de la Nation*

Que le camarade mutilé, amputé du coude ou du genou, ait une pension de 85 0/0,

Que les droits résultant de la loi du 17 avril 1916 ne soient pas diminués par un règlement d’administration publique.

Que les emplois réservés soient concédés en plüs grand nombre aux pensionnés, etc., etc*

Chers Concitoyens,

Nous prenons rengagement de continuer Faction parlementaire de M. Anselme Patureau-Mirand, qui fut seul dans le département de F Indre à soutenir de ses votes la politique de M, Poincaré. Devant une Allemagne qui n'a pas désarmé, qui rêve chaque jour de revanche — payer les réparations ou recommencer la guerre, a dit le 20 avril le chancelier Marx — nous considérons comme une faute politique h portée incalculable de’ priver la France des services du grand patriote qui a su si bien défendre nos droits depuis que la Présidence du Conseil lui est confiée.

Nous avons constitué une liste comprenant les représentants des groupements professionnels et sociaux de la Nation,

Nous espérons pouvoir compter sur vos suffrages.

Vive la République !

Anselme PATÜREAU-MIRAND, Député sortant, adjoint au Maire de Buxières-d’AiÜac, Chevalier de la Légion d honneur, Croix de Guerre., Président du Groupe Mutualiste de la Chambre, Président d'honneur de la Société des Mutilés et Réformés de la guerre de Paris et du département de la Seine. - • Paul PHI- LIPPON, Président de F Union Mutualiste et président de la Ligue des Familles nombreuses, Maurice BRIMBAL» commerçant, Membre de la Chambre de Commerce de P Indre, Membre de la Ligue des Familles nombreuses, — Marcel CIN¬ TRAT, Cultivateur,

INDRE

# Liste d 'Union socialiste.

Chers Gom patriotes,

Le Bloc National a eié maître des destinées de la France depuis près de 5 ans

Les Républicains ont été battus par le Bloc qui a employé les procédés électoraux infâmes que nous tenons à vous rappeler :

11 Ne voLez Pas I,0UI' les Républicains: ce sont des hommes de CaiUaux. ce sont des Boches,

ft vàtet pas pour les Socialistes ce sont des Bolcheviks. *

« Puis Clemenceau musela la Presse républicaine.

« Les affiches des républicains furent recouvertes de la tête du Russe au couteau entre les dents et de l'affiche biocarde disant:

« Si vous votez pour nous, c’est voter pour Clemenceau: Je « Boche paiera! »

Les mutilés et soldats retour de la guerre, exténués et écœurés, résolurent de donner un coup de balai. ils ne comprirent pas les dures conséquences de leur vote.

Les petits rentiers, petits commerçants prirent peur.

De cet ensemble de faits et circonstances naqujl le Bloc National.

En même temps, certains Radicaux, don!, les appétits sont plus forts que leur conscience républicaine, se joignirent au bloc et acceptèrent, de collaborer avec lui, tels les Ministres Laffont, Strauss, Sarraut. Ces derniers, excommuniés par le Comité Exécutif de la rue de Valois, dont Cosnier fait partie, furent bientôt remplacés près de Poincaré par

Daniel- Vincent et ses amis pour continuer la politique dont nous allons étudier les résultais.

C’est enfin J.-L. Dumesnil, un autre Radical, qui a fait voter un ordre du jour de confiance au Ministère, dont le résultat a été la révocation de 25.000 cheminots et l’emprisonnemenfdes Syndicalistes récacÜlrants.

Les résultats de la Politique du Bloc, tous les Français les connaissent,

« Bes Allemands n’ont même pas payé les intérês de leurs dettes.

Non seulement ils n ont pas été désarmés, mais ils s’arment méthodiquement.

u La vie est plus chère que jamais.

i ^ DoLiveinen.eoL, qui a favorisé toutes les spéculations des gros capitalistes, vient d emprunter aux grands financiers des milliards pour les jeter sur le tapis des changes, et relever ainsi, amélioration factice, le cours de notre monnaie et sauvçr le Bloc à l’approche de la période électorale ! »

Qui est-ce qui rembourserait ces nouveaux milliards si le Bloc repassait ? Encore les Petits, toujours les mêmes, les éternels sacrifiés.

Le franc n’en est pas moins à 5 sous. Le pain à î fr, 25. Le sucre à 4 fr. 50, et le lait à 20 sous le litre.

El si un ouvrier peine pour sucrer son café et le lait de ses enfants, d'autres (dont un des élus et candidat) ne se fatiguent guère pour se rendre à la caisse des puissantes Raffineries et Sucreries dont ils sont les administrateurs et les protecteurs.

D’autres représentants du "peuple- sont administrateurs dans des compagnies d assurances, etc.

fflDIÏE

Cela ne pourrait exister clans une République vraiment démocratique et sociale.

Assez de scandales, assez d’escroqueries, plus de pots-de-vin : il faut faire rendre gorge aux mercantis des Régions libérées qui ont escroqué à l'Etat près de oO milliards, et les frapper de sanctions sévères. Il faut frapper également ceux de l’intérieur qui comme le fils Boussac, ont ramassé pendant la guerre et continuent à ramasser les dizaines de millions, en trustant les cotons et travaillant simplement à coups de téléphone.

Ce sont toujours les petits consommateurs qui paient.

C'est à celte lèche que s’attelleront les 4 élus de la liste de D’Union Socialiste, composée de Quatre Candidats berrichons, quatre pères de famille, travailleurs aux mains propres et à la conscience tranquille n’ayant qu’un désir et qu’un but :

Donner à la masse des' Travailleurs cle toute catégorie l’assurance que les intérêts .de classe seront défendus en toute justice, avec la plus grande énergie jointe à une honnêteté

absolue. , . . (

Petits rentiers, retraité s. et fonctionnaires, Ouvriers et Paysans, petits .commerçants,

faites, vous aussi, votre bloc : vous êtes le nombre,

La Révolution vous a donné un droit, ne-vous laissez plus tromper, usez-en en volant

.pour tous les quatre candidats d avant-garde. .

Vous ferez ainsi voire devoir de classe. Ils sauront faire le leur en faisant triompher les .revendications contenues dans leur programme. ^

Travailler, Agir, moins promettre, mieux tenir.

Telle est la Devise du Parti Socialiste.

Lucien DUMONT, Docteur en médecine, Chirurgien-chef de clinique, Ancien Député. — Henri JAMKT, Medecln-Véterinaire, Conseiller général, Maire d’issoudun. — Louis SIMONNET, Industriel, Maire de FontgomBaull. — Georges. TURIN, Ouvrier syndiqué des Tabacs, Conseiller municipal de Châteauroux, Ancien Conseiller d’arrondissement,

IN0 U7i

INDRE-ET-LOIRE

5 députés.

Inscrits , 99 >304

Volants (1 83 071

HUnca et nuis . . ■ >>■■■ 2.261

Suffrages exprimé* 80.810

Majorité absolue. . . . . 4Ô\ 406

Quotient électoral . . * 16 . 162

Liste de TUmon nationale républicaine

MM, Vavasaeur * . . . -•î ■ 1 -y

Guignard, . . . . * . ■ ■ 2 h 127

KrtioL.— . . ■■

Droite — — . . - — 21

Edevînt. , . . , . . . . ^ ^

Total .... 89.162

Moyenne . ,■ - 17 *92

Liste d’Union des gauches.

MM , Ghauienips . . . . . •*••

Morin ... * . . ^

Dernier . . . . . 42 . 996

Élus à la majorité absolue . . . . .

MM, Proust . . . . 43.697

Brigault 1Q.6H

Tot*l . . ■ 214.227

Moyenne . . . 42.845

Liste du Bloc ouvrier-paysan.

MM, Courault . . . 7.913

ïlenault . . . *'292

Marfcati ........................... - 668

P’îipTit . . . *»-*'- 7 . 9 î 6

Quinton . . . ■ ■ " *68

Total . . . 40.632

Moyenne . .

Liste du Parti travailliste.

MM. SartorL ...... - - 7.107

Taffonneau. . . . . . G,8i8

Lelioux . . 6.393

Bburglieil . . 6.22T

Coiidotiti . . . , . . . .Ji — 6

foUtl. . 33.009

Moyenne ..... . ^^6^601

MM* Chou temps. Proust, ïierûier, Morin, Brïgault.

Liste d1 Union des Gauches.

L'Union des Gauches s'est constituée en vue d’assurer le salul de la République gravement menacée par la réaction sous le masque du Bloc National. i .

Cette Union a été formée en Indre-et-Loire par la Fédération Républicaine d action

(1) Le Ministère de l'Intérieur donnait :

Votants . .

Majorité absolue. - * * * ■

M. V&vossenr . . « . . . . ■ ■

Moyenne de la liste d'Union nationale

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