voix
Liste du Bloc des Gauches.
ISERE
54 es Gh ers C onei toy e n s ,
La réaction, sous de masque de «Bloc National », a triomphe en ,1919, g race à la .division des Républicains et des Socialistes, à la multiplicité de leurs listes cl à un mode de scrutin obscur et perfide.
Le 11 mai prochain, la réaction triomphera encore si les Républicains cl. les Socialistes ne savent se discipliner et faire bloc sur une liste unique.
La Fédération Républicaine, radicale , et radicale-sociaUste et des groupes de gauches et lè Parti Socialiste (S, F. L OÀ, conscients du danger qui menace la République et la Paix du Monde, .tout ;en conservant il leurs principes eL ieurs programmes respectifs, font liste commune contre le mente ennemi. Au bloc de toutes les réactions, ils opposent le Bloc des
Gauches. ,
Citoyens,
Le Bloc National a trompé le pays. 11 a écrasé d’impôts les classes* moyennes et l’ensemble des travailleurs. Il a ruiné nos alliances -et compromis IVuuvre des réparations.
K L’Allemagne paiera », disaient ses candidats pendant les élections de 1919. Les paiements en espèces et en nature effectués par les Allemands ont suffi à peine à payer les frais d'occupation sur le Rhin.
« Nous .ne demanderons rien au contribuable Français tant que l'Allemagne n'aura pas répare » ajoutai eut- ils. A peine élue, la Chambre du Bloc National eL de la réaction a demandé huit milliards d'impôts nouveaux — impôts de consommation et taxe sur le chiffre d’affaires — aux contribuables Français. Résultat; augmentation brutale du coût de la vie et situation plus critique des familles nombreuses.
Des emprunts continus ont porté la dette publique de 177 milliards en 1919 à 430 milliards en 1924, représentant au budget une annuité de 15 milliards, non compris les intérêts de la dette extérieure qui, chaque année, s'ajoutent au Capital emprunté.
Les marchés aux bénéfices scandaleux passés avec FEtat, au cours de la guerre, n'ont pas été révisés. La reconstruction des régions dévastées a donné lieu à des scandales retentissants, et des dizaines de milliards ont été gaspillés au profit des gros, alors que les petits sinistrés attendent toujours le paiement de ce qui leur est dû,
.Dans la politique extérieure, le Bloc National a été hostile aux solutions précises et pratiques, fondées sur l'entente des alliés et la coopération internationale. 11 a recouru à la violence. Il nous a, sans résultat pour le Pays, engagé, dans la Ruhr.
Cette politique a du reste provoqué l'isolement diplomatique et moral de la France ; elle a créé entre la France et F Allemagne de nouveaux dangers de guerre; elle n’a procure aucun profit matériel ; elle a coûté très clier ; elle a Tait obstacle au£ réparations effectives* Autres résuîtals désastreux : la crise du change. Le franc a perdu la moitié de sa valeur — il en avait perdu plus des deux tiers avant le secours financier Anglo-Américain qu'il a fallu demander et qui; entre autres dangers, place la France sous la dépendance de la Finance internationale. La vie est de plus en plus chère. Les travailleurs, les fonctionnaires, les petits rentiers, les petits commerçants et industriels sont acculés aux privations et. les petits épargnants ont perdu les deux tiers de leur avoir. Le budget est à nouveau en déficit Je
ISÈRE
6 milliards I j'2. Pour combler ce trou, le Bloc National a voté le double décime, augmenta ainsi de £2Û 0/0 tous les impôts directs et indirects, fl a augmenté les taxes postales et le prix du tabac, H a relevé de 50 0/0 les tarifs des transports, 11 a ajourne l'application do projet de loi sur Y Assurance sociale. Il a mutilé la loi des pensions. II a livré - premier acompte aux groupements capitalistes de rUnion des Intérêts Economiques qui financent
ses candidats — le monopole des allumettes.
Le Bloc National a assuré 1 impunité aux spéculateurs et aux gros mercantis et il a réservé toute sa sévérité aux petits commerçants et aux cultivateurs. 11 a toléré le scandale des fraudes fiscales personnifié par M. Arago, son propre président. *11 a écarté les mesures qui auraient empêché les titres au porteur de se soustraire h 3 impôt.
Le Bloc National menace le régime républicain lui-même. Il a réduit les droits du suffrage, universel par îe vote des décrets-lois; les factieux rêvent de dictature et de rascime. "il a relusé l'amnistie aux petits soldats et laissé impunis les grands chefs qui ont fait fusiller des innocents. 11 u refusé la réintégration des cheminots. Il a repris la course aux armements eL continué les aventures extérieures (Syrie, Maroc, etc.).
Le Bloc National attaque nos institutions laïques. l\ a rétabli l'ambassade auprès du Vatican. Il a toléré la rentrée des congrégations. Des projets de loi ont été déposés et sont rapportés favorablement pour autoriser les « Franciscains », les « Missionnaires du Levant », les « Frères de la Doctrine Chrétienne », les « Pères blancs », les « Missions africaines de Lyon », etc. Nous reverrions les « moines ligueurs », les « moines d’affaires », stigmatisés par Waldeck- Rousseau.
Tel* est, en résumé, le bilan de la Réaction au Pouvoir.
Citoyens,
11 faut chasser le Bloc National. Pour cela, les électeurs ne doivent pas disperser leurs suffrages. Le moment n'est point aux chicanes de chapelles, toute voix donnée à une liste dissidente — complice volontaire ou involontaire du Bloc National — est une voix donnée à la réaction et tout nom rayé dans notre liste est une voix donnée à la liste adverse, 11 faut voter en masse au premier tour, car il nJy a qu'un tour de scrutin et il n y a pas de ballottage.
Chaque parti du Bloc des Gauches — nous l'avons diL — garde son indépendance et. son idéal. Les candidats ont été choisis librement-par leurs partis respectifs. Ils sont d'accord sur un programme de réalisations immédiates *
Défense dçs lois laïques. L’instruction à tous les degrés assurée à tous les enfants sélectionnés d'après leur intelligence et non selon la fortune de leurs parents.
Rétablissement des finances du pays par des impôts basés sur les ressources de chaeun au lieu de l’être d'après ses besoins. Industrialisation des services publics, défense des monopoles d'Etat (tabacs, P. T. T., etc.).
Défenses des lois ouvrières — notamment de la journée de huit heures et du droit syndical étendu aux fonctionnaires -™ et extension des lois sociales : victimes de la guerre, accidentés et mutilés du travail, vieillards et infimes, enfants et familles nombreuses.
Règlements du problème des réparations dues par T Allemagne et du problème de la sêeflrilë de îa France, par la coopération des alliés, par un emprunt international à la charge des Allemands eL par le développement de l'autorité morale et matérielle de la Société des Nations . .
ISÈRE
Républicains ei Socialistes :
Dans Flsère, le 6 janvier dernier, l’union des Républicains et des Socialistes a assuré, au premier tour, l'élection au Sénat des citoyens Leon Pemer, H renier, Rajon et Vallier,
Le 11 mai, la même union fera triompher, à une écrasante majorité, la liste du Bloc des Gauches.
En avant pour la République laïque, démocratique el sociale !
Tous aux urues pour les Citoyens ;
Paul MISTRAL, Maire do Grenoble, Conseiller général. Député sortant* — Edouard BOVIER-LAPIERRE, Député sortant* - — Séraphin BUISSET, Maire de Rives, Conseiller général, Député sortant* — J*-L. CHÀSTANET, Publiciste, Adjoint au Maire de Grenoble* — Georges DORLY, Vétérinaire, Maire de Saint- Marcellin, Conseiller général* — Claude OLLIER, Industriel, Maire du Péage- de- Roussi lion, Conseiller général* — Joseph PAGANON, Ingénieur- Chimiste, Ancien Chef du Cabinet du Ministre de T Agriculture, Maire de Laval*
Liste Dauphinoise d'Union Nationale et Républicaine.
Chers Concitoyens,
Du résultat des élections du 11 mai dépendent b avenir de notre pays, ses libertés, sa sécurité.
Ou bien, confirmant et complétant votre vote libérateur du 16 novembre 1019, vous permettrez à ceux qui, au milieu de difficultés înotiïcs, avaient reçu la mission de relever les ruines accumulées par quatre années de guerre, de continuer J'œuvre qu’ils ont poursuivie en dépit des résistances et de Fobslruction systématique de leurs adversaires.
Ou bien, écoutant de fallacieuses promesses, vous marquerez un recul vers le passé* Et les conséquences de ce mouvement de réaction sont faciles à prévoir*
Ce serait, à l’extérieur, sous la pression des internationalistes, l'abandon de nos gages et de nos garanties, prélude d’une invasion nouvelle; ce serait l'abandon- de notre créance, c’est-à-dire l’écrasement du contribuable français au profit du contribuable allemand.
Ce serait, à l’intérieur, la reprise des luttes fratricides, l’inquisition fiscale renforcée menaçant toutes les sources de l’épargne, tous les produits du travail, une ère de trouble qui briserait net tout espoir de relèvement.
Unis un instant pour la conquête des mandats, les tronçons du bloc des gauches se sépareraient dès le lendemain tFune éphémère victoire pour s’entre-déchirer. Nous verrions le gâchis prédit par M. Ilerriot lui-même*
Contre ces dangers, tous les bons citoyens doivent se dresser pour le salut de la France et de la République.
ISÈRE
L’œuvre de la législature. — Ceux d’entre nous que vous avez élus en 1919 se représentent avec la conscience du devoir accompli, avec la conviction profonde d'avoir fait
oeuvre utile aur pays*. Cette œuvre,, quelle est-elle? . . ,
Un problème essentiel dominait notre vie nationale : Le problème de notre sécurité et
des réparations. , . ^ -,
Qliî devait payer? Le vainqueur ou le vaincu? Le coupable ou la victime . Lent mil-
liards ont été avancés pour la restauration des régions envahies et pour le service des, pensions, au lieu et place de l’Allemand qui se dérobe. Faut-il laisser écraser le peuple de France sous le. poids des charges d’une guerre qu’il n’a jamais voulue?
Mille fois non I ' .
Cest pourquoi vos élus ont soutenu tous les efforts du Gouvernement pour obtenir ces
réparations indispensables et légitimes.
C'est pourquoi ils ont approuvé et pourquoi nous approuvons tous la politique de M Poincaré, et notamment l'occupation de fa Ruhr, mesure prise après épuisement de tous les moyens d’e conciliation, fin face du refils formel par T Allemagne de faire honneur à sa signature, c’était notre seule- ressource pour sauvegarder notre créance et garantir la
N'olre politique intérieure comportait' un effort considérable : D abord le rétablissement de nos finances.
L’ancienne Chambre Vêtait séparée en 191» sans avoir voté le budget. A son arrivée, la nouvelle Chambre trouvait une dette formidable et les coffres vides : huit milliards de recettes prévues, un budget de plus de trente milliards de dépenses à voter, onze departements saccagés à relever, des millions de victimes de la guerre à secourir. Pour que la France lit face à ses obligations et à ses charges, des ressources nouvelles étaient impérieu¬
sement nécessaires. . . ,
Ces ressources- ont été créées, des impôts ont été votés.. Appartient- 1* aux partis dont ils ont servi à paver les fautes de les critiquer? Et faut-il rappeler que la plupart de ces impôts (impôt sur les salaires volé en 1017, impôt sur le chiffre d’affaires, etc,) ont été approuvés par ceux des radicaux de la Chambre et du Sénat qui les renient aujourd hui dans lin but électoral ?
La majorité républicaine de 1910 avait hérité de ses devancières d un système fiscal injuste, dangereux, comportant obligatoirement l’inqjiisiti.on fiscale., Refondre entièrement ce système était impossible dans les circonstances actuelles. Vos élus se sont .efforces de l’améliorer em réduisant le. plus possible les. points de friction entre le lise et le contribuable, par le moyen, du régiino forfaitaire qui- a cté étendu, au plus grand nombre de commerçants, d’agriculteuns-et d’industriels.
L’équilibre, budgétaire a été obtenu ijon seulement par la création de, ressources nouvelles, mais par, la réalisation de. sept milliards et demi d’économies et aussi par la rentrée de près de douze milliards de bénéfices de. guerre,. chiffre qui aurait été plus élevé encore si la-Sénat avait, ratifié- le- projet voté par la. Chambre,. en 1920, prescrivant la révision de tous les- mouchés- de guerre supérieurs à 100. OOÜ francs.
L’oeuvre- sociale de la législature de 1919 à 1921 restera comme une des plus généreuses qu h aie ni été accomplies;, parmi les: lois- volées* citons l’extension de la loi sur les accidents du Ira «ails aux ouvriers, agricoles eh serviteurs à gages, l’élargissement de la capacité juridique des syndicats, la Ici sur les habitations à bon marché, l'amélioration, des retraites des cheminots, cl des mineurs, la.diminution.de l’impôt sur les salaires en relevant de 200 0/0 le minimum exempté:, la- loi des- pensions, la loi sur les assurances sociales, la loi sur 1 électrification des campagnes, les lois sur le crédit mobilier et les banques populaires; etc.
Ues* familles nombreuses, ont été protégées et encouragées par une série de mesures insuffisantes encore, mais elles sont l’amorce d’une politique de la famille, capitale pour noire relèvement, *
j ISÈRE
Les anciens combattants n’ont pas- cessé d'âtre l’objet de notre sollicitude ■ 94 0/9 des dossiers des pensionnas, soit î .655.000 dossiers, ont été liquidés. Les pensions des grands mutilés ont été relevés de 2.000 francs. Cet effort devra être complété dans la mesure des
possibilités financières, car rien ne saurait faire oublier la dette imprescriptible de la nation envers eux.
Grâce à l’œuvre acooinplie, nous avons connu lapais intérieure et nous pouvons le proclamer ; notre pays est demeuré, après la guerre et scs répercussions mondiales, celui où il va le moms de chômage, le moins de misères, le plus de liberté.
1 our 1 avenir nous vous devons un. programme i
Laissant à d’autres le monopole des surenchères, de la démagogie et des mirages, nous entendons rester dans le domaine des réalités.
Nous voulons
A 1 extérieur, le maintien vis-à-vis de l’ Allemagne d’une politique de fermeté et de clairvoyance garantissant notre créance, nos droits et la paix avec l’appui de nos alliés, et d une Société des Nations que nous souhaitons mieux organisée et plus forte.
A l'intérieur, le maintien de l'ordre, fondement de toute vie sociale”, la poursuite rigoureuse d une politique d’assainissement financier et de stricte économie.
Combattre toute inflation, n’engager jamais aucune dépense nouvelle avant d’être certain de la recette correspondante, n’est-cc pas le plus sûr moyen de lutter contre la vie chère qui pèse si lourdement sur les travailleurs, les classes moyennes, les familles nombreuses ! N est-ce pas aussi le procédé le meilleur pour atteindre celte stabilité économique dont les peuples ont le pins impérieux des besoins?
La réforme administrative, comme l’amélioration des méthodes de travail parlementaire, doivent etre à la base de notre eiïorL : Moins de paperasses ! Moins de discours ! Des réalisations !
Nous voulons encore :
Lue politique sociale assurant aux travailleurs plus de justice par la participation à la prospérité industrielle, par le développement des organisations profession ne lie s agricoles el ouvrières,
Lee politique de la famille, dont le premier acte devra être l'institution du vote familial ; Le problème de la natalité est d'une importance primordiale qui nécessite tous les concours matériels et moraux.
La réforme électorale par la représentation proportionnelle intégrale.
tous Dauphinois, nous Sommes profondément attachés à lu terre des ancêtres où sont nos traditions et nos intérêts. G est vous dire que le développement agricole et industriel de notre chère province, sou essor économique et intellectuel, trouveront chez nous la plus active collaboration,
Républicains, nous estimons que la République serait gravement menacée par les discordes civiles et les excès révolutionnaires qui seraient l’inévitable conséquence de l’expérience du bloc des gauches*
bS
ISÈRE
Contre ce danger, faisant rôties les déclarations des présidents Millerand et Poincaré, nous adressons un chaleureux appel à tous les hommes d ordre sans distinction de nuances, aux républicains dégagés de tout sectarisme, aux Français qui placent 1 intérêt national audessus de l'intérêt de parti.
Pour que nuire pays puisse vivre, développer ses moyens de production, refaire son patrimoine, donner à ceux qui peinent plus de bien-être, entre français doit régner une fraternelle entente. Pas de lutte de classe pas de divisions intestines ; Respect des consciences ; Union des volontés, des cœurs et des énergies.
A cette condition, la France, fidèle h son idéal de civilisation et de justice, gardera sa place au ni i lieu dos nations et nous donnera la prospérité et la paix.
Vive la France !
Vive la République !
Camille ROCHER, Paul DUGUEYT, Pétrus GOURIN, Victor BRAN CH ET, Paul ROYER, Paul RICHARD-BÉRENGER, Louis CHAPÜIS.
Liste du Parti Communiste (S. F. I. G.}.
Electeurs de l'Isère.
Aux élections législatives du 16 novembre 1919, la Fédération socialiste de l Iscre vous disait dans la circulaire qu elle vous adressait : « Dans tous pays, deux lorces se heurtent , les travailleurs des villes et des champs cTun côté; la bourgeoisie capitaliste de 1 autre, d
Aujourd'hui, ceux-là mêmes dont les ouvriers et paysans révolutionnaires de l'Isère avaient fait des élus législatifs ou municipaux, les Mistral, les Chastenet, les Buisset, ne parlent plus le même langage qu’en 1919.
Iis se sont faits les alliés d'une fraction de la bourgeoisie, c’est-à-dire les avocats du capitalisme I
Vous ne serez pas dupes de leur trahison î
Nous savons que vous rejetterez les candidats des coffres-forts, les Blanchet et leurs compères, dignes émules des Loucheur et des Ara go.
Vous ne serez plus, comme en 1919, les dupes du Bloc National de droite !
Mais serez- vous celles du Bloc National de gauche ?
Ce trest pas possible ! Réfléchissez !
Qui sont les alliés de MM, Mistral, Chastenet, Buisset?
Qui a présidé à la formation de la liste du Cartel des Gauches?
MM. Perrier, Vallier, Rajon, Paganon, *
Ces noms-là définissent le programme du Bloc National de gauche.
n* im
ISÈRE
En 1919, MM, Perrier, Vallier, Rajon, Paganon étaient candidats sur la meme liste qne les libéraux Comte, Presse, Pllssonnier*
Au Conseil général de I Isère, M, Joseph Vaïlier, sénateur radical dé l'Isère, a fait voler une adresse de félicitations à M. Poincaré, à l'homme de la politique de la Ruhr,
C’en est assez ! Vous flétrirez l’union immorale des socialistes soi-disant adversaires de la politique de Poincaré et des radicaux de l’Isère dont les chefs, les sénateurs Per rie r, Val lier, Rajon, sont des poin caristes avérés. *
Vous enverrez donc au panier et la liste du Bloc National et la liste zé vais te, s'il y en a une, et la liste du Bloc des Gauches : les unes et les autres sont des listes de défense capitaliste.
Vous voterez pour la liste du Bloc Ouvrier et Paysan dont la tactique est celle que vous enseignaient autrefois, avant leur trahison, Mistral et ChasteneL
Ceux qui y figurent ne sont certes pas des phraseurs, mais ce sont des communistes, c’est-à-dire des socialistes sincères et non des politiciens. Six d’entre eux sont des vétérans dans l’armée en bataille contre cette féodalité capitaliste qui impose sa dictature aussi bien aux républiques qu’aux monarchies.
C’est Victor Bel lot, agriculteur et conseiller municipal de Domène, qui a derrière lui trente années de militantisme au service de la classe ouvrière et paysanne et qui n'a pas voulu suivre Mistral dans sa trahison.
C’est Eugène Bourget, ouvrier gantier, syndiqué, de Seyssîns, l’un des fondateurs de la Société des Enfants du Peuple, L’un des premiers défenseurs dans l'Isère de la Révolution Russe et de la IIIe Internationale,
C’est Léon Cliabert, mouleur en fer, conseiller municipal de Grenoble, fondateur de la « Solidarité »; c’est Georges Combe, mécanicien syndiqué, secrétaire de la Fédération communiste de l’Isère; Charles Martel, agriculteur au Mûrier de Saint-Martin d1 11ères, qui, pendant fa guerre, n’a cessé de protester contre le « jusqu’auboutisme v et publiait un journal clandestin pour défendre les victimes de la guerre.
C’est Raffin-Dugens, ancien député, instituteur retraité. Les travailleurs de F Isère connaissent trop Faction inlassable contre la guerre de F un des trois pèlerins de Kienthal pour que nous ayons à le leur présenter plus longuement.
Et c’est enfin, Bnnemond Hochet, fermier agriculteur à Vézeronce, militant socialiste depuis 1 SOS, infatigable lutteur dans les rangs du prolétariat.
Camarades I
Par ce que vous venez de lire, vous avez pu vous convaincre que deux partis seulement sc disputent vos suffrages : d’un côté, le Parti du Travail exploité, Je vôtre ; de F autre, le Parti du Capital exploiteur, assassin. Le premier n’a qu’une liste : celle du Bloc Ouvrier et Paysan. C’est pour elle que vous irez voter sans y rayer un nom 1 Vous affir merez ainsi votre désir de voir jeter bas le régime odieux que nous subissons; de plus, vous donnerez une leçon aux traîtres et aux renégats du socialisme.
Vive la République sociale I
Vive la Révolution russe !
La Fédération Communiste de l'Isère .
l MCtlE
Liste d’Union républicaine et socialiste.
Chers Concitoyens,
Notre programme est nettement républicain. Nous voulons permettre au Grandi Français Raymond Poincaré de défendre les intérêts du pays en s'appuya ni sur une majorité nettement à gauche.
Nous sommes pour l’ Union des Républicains contre les partis de réaction. Ce qui nous distingue, toutefois, de la liste du Bloc Socialiste et révolutionnaire, teinté par son chef Mistral, c'est que nous ne; sommes, à, aucun, degré, c.olleetiv ist.es.
Ainsi que Ta dit M* Raoul Pérel, Président de la Chambre des Députés : « Nous sommes les défenseurs delà propriété; de même nous ne saurions admettre que des députés français se re fusent a voter les crédit^ de la Défense Nationale. Dès lors, comment conclure une alliance, lorsqu'on se trouve séparés par de telles divergences? »
Nous voulons donc le respect de la propriété individuelle,, indispensable an Progrès* Les ouvriers, les petits commerçant^, les agriculteurs, que nous voulons défendre, n'en font-ils pas Lous les jours Y éclatante démon sirotion par les résultats auxquels ils arrivent?
Nous sommes enfin pourTe Drapeau tricolore contre le Drapeau de l'Internationale, en imposant notamment le maintien elle respect des Traités, et ce, sans visées impérialistes*
Les. anciens Combattants, qui composent eu majorité notre .liste,, sont les plus surs garante, ayant soulfert avec vous des horreurs de la guerre, qu'une telle politique extérieure évitera le retour du cataclysme mondial.
D'autre part, ils considéreront comme une Lâche sacrée d'assurer le triomphe des revendications de toutes les Associations d'Anciens Combattants et Yiotimes de la Guerre.
Enfin il faut, sans perdre une minute, s'occuper de tous les petits commerçants, de tous les contribuables, depuis trop longtemps victimes de la vie chère et spoliés par les exigences et tracassés par les inquisitions du fisc.
Nous sommes les amis vigilants de l’Ecole Laïque, dans laquelle nous voulons voir, suivant la pensée de Jules Ferry, l'École de ta neutralité impartiale et de la tolérance.
Nous sommes pour les réformes sociales heureuses destinées à améliorer la vie des travailleurs dont nous sommes plus voisins que les utopistes extrémistes (Habitations, assu~ rances sociales, apprentissage, institutions de crédit).
Nous voulons la protection des familles nombreuses, car seules elles permettront la mise en valeur réelle de la France agricole et industrielle*
Nous voulons une Politique d'encouragement à la production agricole, seul moyen d'éviter la vie chère et de stabiliser le franc par une diminution des importations.
Adversaires résolus des petites chapelles, nous sommes <pour une République vraiment républicaine et accueillante.
Gens de bon sens, Fiers Dauphinois, intrépides h râleurs de loups, qui avait fait Pad miradon du monde entier, vous ne vous laisserez, pas conduire au scrutin par les défenseurs de la Réaction et de Pin ter nationale, et voterez sans ratures.
Pour rUnion des Gauches, contre toutes les Dictatures, soit de Gauche, soit, de droite 3
Vive la République Démocratique et Sociale î
Louis BUYÂT, Ancien Député, Ancien Rapporteur du budget, Conseiller général de l’Isère' depuis 1901, Maire de Ghaponnay, Président du Comice agricole de Saint-Symphorien-d’Oïon, Chevalier de ia Légion d'honneur. — Maurice POUYADE, Conseiller général de llsère, Membre do la Commission départementale, Maire de Saint-Vicior-de-Gessieu depuis 1900, Président de la Mutuelle-Bétail, Président de la Caisse de Crédit agricole do La Tou r-d u-pin, Fabricant de papier paille, Agriculteur. — François COMTE, Conseiller d’arrondissement, Vice-Président de la Société d’agriculture de Grenoble, Maire de Bernïn, Chevalier de la Légion dTTonneur, Croix: de guerre, Officier du Mérite agricole, Agriculteur. — Pierre MEYER, Docteur en droit, Conseiller municipal et Propriétaire à Marcil loi es, Chevalier de la Légion d1 Honneur, Croix de guerre. — Henri J A Y, Fabricant de gants â Grenoble, Croix de guerre.- — Alfred DUR MELAT, Industriel à Grenoble, Chevalier de la Légion dTIonneur, Croix de guerre. — Isidore BERTRAND, Président de la Chambre syndicale des carrossiers, Ancien Conseiller municipal de Grenoble, Médaille d’Qr de la Mutualité.
Liste d’XJnion socialiste.
Cette liste n’a pas fait distribuer de profession de foi.
JURA
3 députés.
Inscrit*. 08,753
Volants (1). . 58, 422
Blancs et. nuis . 593
S u Jîru ge s e Xpri m Æ S - - , 57.829
Majorité absolue 28.915
Quotient électoral . . . 19.276
Liste du Cartel d'action républicaine et nationale.
MM. Jean lot . . . 24,502
Bouvet,.,. . . . 24,117
Fcrraris. . . ,. . 24.090
Total. » . . 72,769
Moyenne..,.,,, 24.256
Elus à la majorité absolue
Liste du Cartel des gauches.
MM. Bcrlhod, . . *,... . 3L845
Ponard . . . . 31.102
Petitjean . . . . . . 31.571
Total. , * . 94,51g
Moyenne 31,506
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
MM, Mafidrillon . . 1.687
Parnet . . . . . . . 1,609
Bénard, , .... *v. * 1 . 578
Total . . 4.874
Moyenne . . . i . 624
MM. Berthod, Petitjean* Ponard,
Liste du Cartel des Gauches.
À tous les Républicains,
Vous savez pour quelles raisons impérieuses les groupements républicains radicaux et la Fédération socialiste autonome de notre département ont décidé de vous présenter une liste commune, composée de deux radicaux et d'un socialiste,
La loi électorale que nous subissons faisait de ce « Cartel des Gauches » une nécessité. Sans cette union, il était absolument certain que nos adversaires auraient obtenu d*ux sièges sur trois, dans un département où ils sont, de toute évidence, la minorité.
Un tel résultat, généralisé sur l’ensemble du territoire, assurerait de nouveau au Bloc national la majorité au Parlement,
Mais tous les Républicains, sans distinction de nuances, sont convaincus que le Bloc national a fait suffisamment de mal à la République et à la- France et que, s’il revenait, il ne leur resterait plus, suivant le mot de M. Briand, que « les yeux pour pleurer »,
(B Lg Ministère de Platérieur donnait Votant. .
JURA
Rupture, d’abord hypocrite, puis de plus en plus audacieuse, du pacte d’union sacrée ; lutte contre Técoïe laïque; campagne pour la répartition proportionnelle scolaire ; réforme de renseignement tendant h fermer aux enfants pauvres l’accès à la culture supérieure ; guerre à la législation protectrice des ouvriers et au Bureau international du Travail ; vote hypocrite de la loi sur les Assurances sociales, sous la condition qu’on ne l’appliquera pas ; persécution des fonctionnaires républicains ; tentatives mal déguisées pour rétablir le pouvoir personnel ; embrigadement des jeunes gens dans de véritables milices fascistes ; abandon des prérogatives les plus essentielles du Parlement ; budget biennal et décrets-lois: cela suffirait pour que tous les Républicains, depuis les plus modérés, soient décidés à en finir.
Mais que dire d’une gestion financière qui fut, pendant trois années, un appel continu à l’emprunt pour aboutir, après des déclarations d’un optimisme ridicule, à la crise du l i janvier et au vote précipité du double-décime qu'un ministre actuel de M, Poincaré a appelé n une solution de paresse et d’iniquité »?
Que dire d’une gestion économique entièrement dominée par l’influence de ces magnats de l’industrie et de la Banque qui financent si largement la caisse de l1 Union des Intérêts Economiques et qui, après avoir, pendant quatre ans, mis le pays en coupe réglée, sacrifié sans merci la masse des consommateurs à leurs monstrueux bénéfices r organisé méthodiquement la vie chère, iT aspirent encore aujourd’hui qu’à profiter de la misère publique pour se faire livrer tabacs, téléphones ou chemins de fer et s’enrichir des dépouilles de la Nation?
Que dire de ce chauvinisme grossier, alimenté par les campagnes de Y Action Française, et plus ou moins exploité par les chercheurs de pétrole ou les marchands de canons, qui nous a valu les expéditions de Syrie, de Russie, du Maroc, etc.; quia sacrifié en aventures stériles nos hommes et nos milliards, et qui a répandu à ti avers le monde l’absurde légende du militarisme français?
Léon DaudeL n’est pas la France. Tous les gouvernements, celui de M. Briand aussi bien que celui de M, Poincaré, ont été gênés dans leur action par ce nationalisme obtus qui a fini par éloigner de nous tous nos amis.
Dans les deux questions, capitales pour nous, des réparations et de noire sécurité, n’est-il pas frappant qu’il ait fallu attendre le lendemain du jour où celte majorité a quitté le Palais-Bourbon pour que 1 acceptation par notre gouvernement, des conclusions des experts, c’est-à-dire le retour à cette entente interalliée vainement réclamée depuis si longtemps par les partis de gauche nous apporte enfin l’espoir d'une solution favorable aux intérêts français et permettant la consolidation de la Paix.
il est temps que les Républicains reprennent la direction de la République,
Le programme que nous nous proposons, et. qui a été accepté par les deux partis unis, esl, dans son ensemble, le programme même que le parti radical avait élaboré dans son dernier Congrès. Le parti socialiste jurassien donné ainsi là mesuré de son esprit de conciliation et de sa volonté de collaborer avec tous les Républicains sincères à la défense de nos libertés.
Ce programme est un programme de politique générale.
Mais il n’exclut pas, dans notre pensée il implique la défense des intérêts spéciaux de nos populations. Les bouilleurs de cru peuvent compter sur nous* Les agriculteurs, les petits commerçants auront en nous des défenseurs convaincus, et la présence sur notre liste d un des leurs, choisi spécialement pour les représenter, témoigne mieux que toutes les phrases de nos sentiments à leur égard,
L est à toutes les classes laborieuses, comme à tous les Républicains que nous faisons appel.
Pour la laïcité, pour 1 égalité devant l’ instruction, pour la sauvegarde de nos libres institutions, pour la justice fiscale, pour l'équilibre budgétaire, pour la vie moins chère,
contre les fraudeurs, spécula tours* accapareurs, pour l'entente internationale qui nous permettra seule de recouvrer les réparations qui nous sont dues éi seule assurera lu sécurité de nos foniiores, pour la Société des Nations-, pour la Paix du Monde,
Réptibtkafliisj unisses vous !
Votez, sans rature, pour la liste du Cartel des Gauches 1
Aimé BERTHOD, ancien député, Vice-Président do Conseil Général, Chevalier de la Lésion iF Honneur, Croix de Guerre. — Henri PONARD, Maire de Saint-Claude, Conseiller Général du Jura* — Henri PETIT JB A PT, Propriétaire et Négociant à Ghaumergy, Conseiller Général, Croix de Guerre, Administrateur de la Caisse régionale du Crédit Agricole, Administrateur de la Banque Populaire dit Jura*
Pu Q G HA MAI 3-;t