SB
MORftlHJW
Augmentation de la pension des inscrits maritimes qui est absolument insuffisante et qui doit s'élever an chîfTre de l’indemnité de vie chère accordée aux autres retraités.
Maintien à leur profit des concessions sur le domaine maritime.
Entretien et amélioration des petits ports de poche et marchands.
Achèvement rapide des travaux du port de pèche et de commerce de Lorient*
Sécurité de la pèche en assurant la destruction des bélugas et des marsouins.
J/ Ostréiculture est un élément de richesse pour notre département. Il est indispensable de consolider les droits des concessionnaires des parcs et d’obtenir la diminution des taxes qui grèvent encore lourdement ce commerce.
Electeurs,
La représentation proportionnelle nous a toujours paru le 'système le pins juste. Nous voulons qu’elle soit intégrale. Elle permet aux assemblées de se constituer d’après les forces r espectives des partis et elle établit dans le corps électoral de grands courants d’opinions, en écartant les questions de personnes et les querelles locales.
Nous en restons les fermes partisans, ainsi que de toutes les innovations qui assurent au vote plus de sécurité, aux votants plus d’indépendance.
Chers Amis,
La reprise des relations de la France et du VaLican a ouvert une ère d'apaisement que de toutes nos forces nous tiendrons à maintenir eL à développer.
Catholiques, noos respectons les croyances des autres maïs nous voulons que les nôtres soient placées en dehors de toute alteinle*
Pour nous, c’est au chef de famille seul qu'il appartient de choisir l’école où il entend placer ses enfants. *
Nous nous engageons à défendre la plus absolue liberté d enseignement..
Nous voulons que toute latlitude soit laissée aux communes en matière scolaire, pour leur permettre d’assurer à tous les enfants les mêmes avantages, quelles que soient les écoles qu’ils fréquentent.
Nous voulons aussi qu’elles li aient plus à supporter les frais de création et d entretien de locaux scolaires en disproportion avec le nombre des enfants qui fréquentent 1 cco e primaire.
Contribuables,
Notre système d’impôts, déplorable héritage de Caillaux et du parti radical, a fait ses preuves.
Il soulève de profonds mécontentements, qui proviennent plus encore des tracasseries qu’il entraîne que de l’élévation énorme, cependant, des taux qu’il atteint.
Nous avons toujours considéré que des impôts basés sur la déclaration contrôlée parle Fisc ne pouvaient qu’entraîner des mesures de vexations et d'inquisition, contre lesquelles de tous côtés surgissent de justes protestations.
Dès 1914 nous vous avions mis en garde contre un pareil système.
En attendant qu’une refonte de ce régime fiscal nous ramène à des évaluations moins arbitraires et à des perceptions plus équitables, nos préférences iront, dans toutes les catégories d’impôts basés sur les déclarations personnelles, à rétablissement d’un forfait fixé d’après les éléments extérieurs et facilement contrôlables.
Nous restons nettement opposés à tout impôt sur le capital préconisé par les radicauxsocialistes et les sociaëstcs auteurs responsables du système fiscal dont nous souffrons.
MORBIHAN
Agriculteurs,
La France ne peut pas oublier les sacrifices que vous avez consentis pendant la guerre et les services inappréciables que vous n’avez jamais cessé de lui rendre.
Nous avons tenu à donner sur notre liste une place à l’un des vôtres.
Nous voulons ainsi affirmer notre dévouement le plus sincère à votre cause et montrer ouvertement notre désir de voir la solidarité régner entre tous les travailleurs"
Les Chambres d’agriculture ne fonctionnant pas encore. Il faut, qu’elles fouissent d une pleine liberté, analogue à celle dont jouissent les Chambres de Commerce.
Comptez sur nous pour vulgariser tous les moyens de progrès, l'électrification des campagnes, la diffusion des engrais, la diminution des frais de transport et l’amélioration des chemins et voies de communication.
Nous voulons, en rendant la vie chaque jour plus facile aux cultivateurs, enrayer 1 abandon des campagnes, ce fféao dont souffre notre pays.
Commerçants et industriels,
Adversaires de toutes les entraves apportées à la liberté du commerce et de l’industrie nous pensons bien Servir les intérêts des consommateurs ; en facililanL les échanges et les iransac Lions, comme eu favorisant toutes les initiatives privées.
Plus de monopoles d’aucune sorte en dehors de ceux qui intéressent directement la Del en se nationale!
Nous sommes nettement adversaires des impôts inquisitoriaux et des vexations fiscales dont vous êtes les principales victimes, et nous nous. élevons contre le gaspillage finan- Cîer, contre la dilapidation des deniers publics.
Une sa^c économie ramènera la prospérité dans nos finances.
Les abus de tous genres, ceux des régions libérées, par exemple, sont à flétrir et à repnmor énergiquement,
Le commerce honnête veut être mis à l’abri des spéculations et des agiotages.
Combattre la vie chère en diminuant la circulation fiduciaire et en défendant la monnaie contre ceux qui, par leur trafic, arrivent à la déprécier. C’est là notre but.
Nous voulons aussi qu’un profiL toujours plus grand soit tiré des richesses naturelles de notre beau departement et que l’extension la plus large soit apportée au développement du tourisme et. profitable à vos intérêts. 1
Ouvriers et employés,
Les questions si importantes de mutualité, d’assistance, de retraite, de prévoyance e d hygiène méritent d'être sérieusement envisagées.
La loi sur les assurances sociales que nous venons de voter devra être perfectionnée.
Nous nous attacherons à favoriser la construction de l’habitation ouvrière saine e agréable.
Nous nous emploierons avec activité à 1 élaboration de toutes les réformes de nature ’ assurer au salarié l’amélioration de sa condition sociale, et la collaboration si nécessaire dl capital cl du travail.
Fonctionnaires!
Nous voulons que votre liberté de citoyens soit entièrement garantie Nous entendons aussi que votre travail soit rémunéré par des traitements suffisants pour assurer la dignité de votre existence et le moyen d’éîever convenablement vos
MORBIHAN
Nous voulons aussi qu’à l'heure do la retraite la sécurité de vos vieux jours soit entièrement garantie.
Mutilés, Anciens combattants, Prisonniers de guerre,
Nous ne saurions oublier que la France vous doit sa gloire et sa liberté. Si nous avons rhonneur do vous représenter, nous nous engageons à défendre les revendications que vous ferez entendre tant pour vous-mêmes qu’en faveur des veuves, orphelins, pupilles de la nation, ascendants et descendants de Lous ceux qui souffrent de la guerre.
Familles nombreuses,
Le problème de la natalité est celui qui intéresse le plus l'avenir de la France, aussi sera-t-il l'objet de nos constantes préoccupations.
Les familles nombreuses ont le droit d’être entendues et protégées.
Nous continuerons à suivre la voie dans laquelle notre parti s'est résolument -engagé : larges réductions de contributions, remise de frais de transport, avantages militairesf secours aux mères de famille, encouragement à la repopulation, etc.
Nous voterons la loi sur le vote familial qui donnera aux chefs de famille le droit et l’autorité qui leur sont dus à l’heure des consultations électorales, et dans noLrc esprit, le vote familial doit être étendu aux veuves de guerre.
Enfin, nous encouragerons les sociétés sportives parce nous y voyons le moyen do procurer à la jeunesse les plus saines distractions tout en contribuant à la rendre plus robuste et plus vaillante.
Chers compatriotes,
Telles sont les grandes lignes du programme que nous vous soumettons.
En vêtant pour tous les candidats de notre liste sans rature ni panachage, vous affirmerez votre volonté d’assurer la paix, la sécurité nationale ; la prospérité de l’agriculture, du commerce et l’industrie, le bien-être des travailleurs, la liberté et rindépendance de tous les citoyens, conditions essentielles du salut et de la grandeur de la Patrie.
En composant notre liste, nous avons voulu que toutes les régions de notre département fussent représentées.
Républicains sincères et convaincus, nous n'entendons frapper personne d’excommunication.
Nous avons une unité de vue^ comme nous avons une unité de direction et d’action.
Faites-nous confiance et vous trouverez en nous des représentants soucieux de vous défendre, îideTés'lïicirrs^piéneipes et entièrement dévoués à leurs concitoyens.
Vive la liberté !
Vive le Morbihan î Vive la République !
Alphonse SEVE NE, Capitaine de frégate en retraite, Chevalier de la Légion d’honneur, Député. — Victor ROBIG, Avocat, Conseiller municipal du Faouët, Député. — Joseph BERRUY ER, Industriel à la Croix-d’Helléan. — Joseph CÀDIG, Agriculteur exploitant, Conseiller municipal de Noyal-Pontivy. — Louis DUBOIS, Avocat, Conseiller général d'Allaire. — Pierre LE MOYNE, Avocat à Lorient. — Raymond RO DEL, Industriel, Conseil municipal de Quiberon. — Fernand VIOL LE, Avocat, Conseiller municipal de Vannes.
AIO.ELBIHAN
Liste d’Union. Républicaine.
Chers C on ei t o y en s ,
Les élections du J 1 Mai empruntent aux circonstances une particulière gravité.
Les conséquences de la guerre bouleversent et bouleverseront encore notre vie nationale.- Les problèmes économiques complexes donL dépend le rétablissement d'une paix réelle, sont dès maintenant en tète de Tordre du jour de kr prochaine législature, dominant toutes autres questions.
A celte heure, il serait vain de former de vastes desseins et de concevoir d'ambitieux projets. Dans la situation actuelle du Pays et du Monde, les hommes qui briguent l'honneur de vous représenter doivent se borner à exposer loyalement les directives de leur action politique.
Voici les noires, conformes en tous points à la ligne de conduite suivie par ceux d’entre nous qui siègent déjà au Parlement, conformes aussi au programme de ce grand parti d’Union républicaine dont ïe corps électoral du Morbihan ne cesse, depuis de longues années, d'acclamer et de faire triompher les candidats.
Deux devoirs s’imposent : l’énergie pgtrio tique, la volonté républicaine.
L’énergie patriotique exige la résolution inébranlable d'obtenir de tous T exécution des traités.
C’est la notre !
La France ne peut, sans succomber, renoncer aux réparations qui lui furent solennel- Jement promises. Elle ne peut abandonner, sans payement ou sans garanties réelles équivalentes, le gage qu'elle doit à la tenace volonté du Gouvernement Poincaré, Pacifique, ardemment désireuse de conserver des amitiés et des alliances qui demeurent précieuses, elle est prête, sous celle formelle réserve de jtislice et de sécurité, à rechercher sans intransigeance les modalités de la solution du problème des réparations et à collaborer à rétablissement de Ta paix du monde par la Société des Nations enfin dotée delà force nécessaire au respect de ces décisions.
La volonté républicaine exige l'acceptation, sans arrière-pensée, des principo^-dtf régime démocratique ;
Respect du système représentatif, inconciliable avec toute dictature d’un homme ou d'une dasse ;
Respect des lois de laïcité dans le but non d’opposer un dogme ti d'autres dogmes, mais d’assurer la liberté de conscience et de fortifier, par la tolérance fraternelle de l’école et de toutes les institutions publiques, Tu ni té nationale ;
Constant souci du progrès moral et matériel qui doit être poursuivi dans le respect de la propriété, de Tordre et de la légalité, par la collaboration de Tinlelligence, du capital et du travail que nous opposons h la lutte des classes.
Tels sont nos principes.
Ils doivent être appliqués par un Gouvernement exerçant toutes ses prérogatives et avec a u tqr il é ; pa run Pa rl ornent d’où se d éga géra u ne i n a j o ri té ré publ icai n e sû r e et h om o gène, jaloux de ses attributions constitutionnelles et de sou droit de contrôle, mais n'empiétant point sur le rôle du pouvoir exécutif; rendant son effort plus productif par la réforme d’un règlement vieilli.
MORBIHAN
VoiL'i, suivant nous, les vœux dont le Pays, egalement hostile à la réaction et à fa révolution, demande à ses mandataires la prompte réalisation.
Ghérs- Concitoyens,
Le terrain politique sur lequel rions nous -plaçons, ainsi limité, voici à grands 'frai:. s 1 œuvre législative qur nous paraît urgente :
Au point de vue financier :
Pas d'optimisme de commande — pas de pessimisme excessif: — Stabilisation -de- lamonnaie — assainissement et amortissement de la dette flottante pour éviter toute inflation directe ou dissimulée. Economies dans tous ica services publics parle vote des réformes administratives et judiciaires. Révision complète d'un système fiscal comptera et inquisitorial hâtivement voté pour éviter le déficit. Suppression, aussi rapide que possible, de l’impôt sur le chiffre d'affaires et diminution des trop nombreuses taxes indirectes. Remplacement méthodique des multiples contributions actuelles par des impôts directs progressifs frappant plus Tes revenus que fit richesse en formation et Je produit du travail, tenant compte des charges de famille, perçus sans vexations inutiles.
Au point de vue social :
Développement de l'instruction à tous les degrés, mise enfin, pat la gratuité, à la portée do toutes les intelligences- qui en sont dignes. — Vote définitif et application des assurances sociales. — Diffusion de’la petite propriété rurale et do» habitations- .à bon marché. — Protection de la liberté syndicale professionnelle. — Commissions- paritaires. Arbitrage. —
Assistance efficace des mutilés du travail et de tous les déshérités.
Le problème delà natalité noua apparaît comme de la plus extrême, gravité, li doiL être résolu sous son donble aspect : lutte contre k mortalité infantile,. assistance réelle aux familles nombreuses qui doivent obtenir la place qui leur revient, dans la Nation eL les avantages effectifs d'exonérations fiscales et militaires, de facilités d’instruction, de salaires, de retraites et d’assis tarsçe.
^a çlellc s aerée de la Nation a l'égard des mutilés, des veuves, des ascendants, des anciens de guerre n’est pas encore acquittée. Leur situation
doit être réglée en fonction du prix de la vie.
Au point de vue économique :
Confiance 'à la liberté génératrice des initiatives fécondes et stimulant de la production, vrai remède à, la vie chère, sous la garantie des lois qui préviennent les abus et assurent le le jeu de la: concurrence. Protection do la propriété commerciale. Réduction des frais de transport. Amélioration de l'outillage national pour la misa en valeur de notre sol, de notre sous-^nl et de nos côtes.
Au point de vue agricole ; „
Développement dans les écoles primaires et spéciales et par- l’organisation de champs d’expérience de l'enseignement agricole et ménager, butte contre l’exode rural par l’accession des travailleurs des champs à la propriété et l’amélioration de. leur situation. Intensification de la production par la réduction du prix de transport des engrais, la répression des fraudes sur cette matière et le développement de la culture mécanique. Développement des institutions de Crédit agricole. Respect delà liberté du travail. Indemnité au fermier sortant pour la plus-value procurée par ses soins àla propriété. Ristourne par l’État aux
MORBIHAN
budgets communaux d’une partie des taxes sur les automobiles pour l’entretien des chemins vicinaux et ruraux.
Au point de vue maritime :
Aménagement moderne de nos .ports, de pêche, grands et petits. Développement du crédit pour nos ostréiculteurs, nos pêcheurs et tous nos marins. Révision des pensions des inscrits pour établir la concordance avec la situation des autres refaites.
Nous croyons avoir déjà tous fait, dans 1 administration du Departement, de nos Communes ou des organisations agricoles, commerciales et touristiques du Morbihan, la preuve de notre activité et de notre dévouement.
Dans l’avenir comme dans le passé, nous défendrons près des pouvoirs publics nos intérêts régionaux et, tout spécialement, nous hâterons l’extension du réseau de nos routes et chemins et l'électrification de nos campagnes.
Chers Concitoyens,
Certes, depuis l'armistice, nous avons connu bien des déceptions inattendues. Nous vivrons encore des heures difficiles. Voyons en face les réalités ; mais pas de découragement, pas de défaitisme !
Ayons dans l’avenir de la France la même foi que nos admirables, soldats I Ayons dans la force vivifiante des institutions républicaines la même confiance que nos illustres aïeux !
Noire France possède d’inépuisables richesses naturelles et de merveilleuses ressources morales. Son esprit d’initiative, son intelligence, son bon sens, son calme après tant d’épreuves font en ce moment l'étonnement du monde et légitiment pour un prochain avenir les plus belles espérances.
Unissons-nous dans la République pour les réaliser 1
Les Représentants doivent être dignes du Pays. Si vous nous honorez de votre confiance, nous nous y efforcerons l
Vive la France I
Maurice MARCHAIS, Conseiller municipal de Vannes, Conseiller général, Députe sortant. — Pierre DOL LIGAND, Conseiller général, Député sortant. — Joseph LE ROUZiC, Ancien Député, Maire de Carnac, Président de la Société départementale d’ Agriculture, Chevalier de la Légion d’honneur. — Edmond DE CAMAS, Agriculteur-exploitant à Saint- A vé, Président de la Fédération d’Union républicaine, Président de la Caisse du Crédit agricole du Morbihan, Officier de la Légion d’honneur. — Paul MAULION, Conseiller général, Chevalier de la Légion d’honneur, Député sortant. ■ — Joseph G A ST A RD, Négociant, Conseiller municipal de Ménéac, Conseiller général, Membre de la Commission départementale. — Édouard LA B ES, Avocat, Agrégé de l’Université, Maire de Lorient, Conseiller général.— Eugène RAUDE, Maire de Guémcné-sur-Scorff, Administrateur de la Caisse du Crédit agricole.
Liste du Bloc des Gauches.
MORBIHAN
Chers Concitoyens,
Après la faillite de la dernière Chambre, les élections du U Mai auront une importance décisive pour lu République.
C’est pourquoi la création d’un Bloc des Gauches dans le Morbihan avait parti nécessairé à la majorffé cle« républicains.
Les Pontifes d Auray 1 ayant écarté, le Bloc s'est fait q&aîid même et nous avons pu constater par toutes nos réunions qu'il répond complètement aux vœux et aux besoins du département* * j*
Il est certain, en effet, que si la prochaine Chambre était aussi lamentable et aussi néfaste que la dernière, ce serait la culbute. *
Nous avons parcouru la profession de foi de nos Concurrents et adversaires.
Ce sont toujours les mêmes chansons qu'il y a quatre ans, les mêmes promesses.' Ah l quelle viande creusé !
On n'ose plus hurler : le Boche payera, nous allons être heureux. Mais on a le cynisme de vous dire : Ayez confiance malgré tout ; pas de pessimisme, pas de défaitisme. Rééliseznous. Tout s'arrangera.
Ah 1 certes, non, Electeurs, vous rf aurez pas confiance en ces gem-Hi. Vous les avez vus à h oeuvre pendant quatre ans. 1) faisaient partie de la majorité ! Et nous voici, par leur faute, au Lord du gouffre. C'est assez, c'est trop.
Agriculteurs, commerçants, indus triela, ouvriers, employés, fonctionnaires, petits r é Ira i tés , mutilés du t ra va i 1 ou d e gu erre , a n ci e n s c o m b aitai ts , marin sç p êe h eu rs , o s tréïc u Itcurs, pères de familles nombreuses, di fces-nous si vous êtes contents de; votre sorL?
Est-ce que toutes vos réclamations, toutes vos revendications ne signifient pas le contraire ? Nous les connaissons torSÎSsr -Elles for m eut notre programme,
Lt faudra- t-il donc encore vingt ans ou plus pour obtenir ce qui vous est dû aux uns et aux autres soit au nom de la Justice ou de la Liberté èt de l'Egalité.
Est-ce que notre département, en particulier, est aussi prospère qusil pourrait, fêtre ? Ne serait-il pas facile de faire dix fois plus et mieux au point de vue agricole, maritime, économique, industriel, commercial et touristique?
Mais il faut pour cela une politique hardie, pleine d’initiative et non mie politique de stagnation ou même de réaction.
Electeurs, vous pouvez compter sur le Bloc des Gauches pour être un excitateur et un animateur constant* Le progrès n'est qu’à ce prix,
\ qus vous rappelez qu'on a essayé, en 1910, d -épouvanter les naïfs en leur montant i image de 1 homme qui avait un couteau entre les dents. Quelles inepties, quels mensonges n a-t-on pas répandus également dans les campagnes sur le compte des socialistes, comme si le Président de la République n'avait pas été un socialiste.
Ne so} uz pas dupes des sornettes et des calomnies dont le Bloc des Gauches a été ou sera l'objet.
p ^ comP°sé de républicains sincères, intègres, inattaquables, laïques, mais pas pour rire, sociaux, mais pour de bon.
\ olez pour eux sans hésitation. Votez sans rature pour leur liste complète. Vous assurerez ainsi une bonne journée à la République et au Morbihan le 11 Mai prochain*
Dr R.QUX. Jean CAMPER. — HURVGIS. — DALMONT. — SVGB. — BACÛ. — LE GOFR — ROGEL.
MORBIHAN
Liste du parti Communiste (S. F. I. C.).
Travailleurs du Morbihan,
Diverses listes sollicitent vos suffrages. D’abord «ne liste franchement royaliste qui représente les intérêts de la vieille noblesse. Ses partisans veulent instaurer le régime de la
malraque et de l’huile de ricin, le régime Mussolini. f
Vient ensuite la liste du Bloc National de droite, composée de deux députes sortants Uobic et Sevène; de trois avocats, deux industriels et un paysan que ces messieurs se sont payés pour capter les voix des éfccleurs des campagnes.
Quant au Bloc des Gauches il s'est, dans notre département, coupé en deux. 1) un cote la liste des Lrois députés sortants : Marchais, Maulion eL Bouligand ; elle est patronné par Bio qui, dernièrement encore, votait au Sénat contre les pensions et les assurances sociales ; de l’autre, une lisle formée de radicaux et de socialistes.
Ceux-ci ont préféré au Bloc ouvrier eL Paysan, à l’Union de tous les travailleurs des
villes et des campagnes, l’alliance avec des bourgeois.
En 1919, les frais de la campagne électorale des hommes de droite et de- gauche furent couverts par la même caisse : celle des Intérêts Economiques. Cette année, il en sera de meme pour les dépenses de toutes les listes qui défendent, sous des drapeaux divers, lesintérêts des Maîtres de la terre et des entreprises industrielles.
Le Parti Communiste vous présente la liste du Bloc Ouvrier cl Paysan, exclusivement composée de travailleurs. Nos candidats vivent de leur labeur journalier ; seuls ils connaissent vos misères puisque seuls ils les subissent; seuls ils pourront défendre vos mLerets.
Pour vous gouverner, vous ave/, toujours choisi des bourgeois et vous ave/ toujours eu
a vo us en pla Indre, . .
Vous ne renouvellerez pas vos erreurs passées, vous voterez pour vos camarades de
travail, pour le Bloc Ouvrier et Paysan. .
Mais cela ne suflit pas. Le Bloc Ouvrier et Paysan n’est pas une simple formule électorale : ce doit être une formation de combat contre la bourgeoisie ; il doit aboutir au gouveritem ent ouvrier et paysan.
Travailleurs, - V
Il vous faut, pour vous défendre et vaincre la bourgeoisie, un parti qui, pour être Tort,. k besoin de votre appui de tous les jours.
Y enoz grossir nos effectifs î Adhérez au Parti Communiste.
Lçs Candidats.
MOSELLE
8 députés.
Inscrits* **,.*,*...,. 137.994 Votants H 4* 88(1
Blancs et nul s * » . . * * * - . 1- 446
Suffrages exj rimés LI3 1 434
Majorité absolue*, * Quotient électoral.
Liste d’Uni oo républicaine lorraine*
MM. Schuman 59 .180
Sêrot* ,,,*..* . . . 58.761
De Wcndell (Guy). 56*423
Jk Meyer ..**..,*,..*...**.**»--*•••*» 57*141
François* . * , , * * . * * - ■ 57,284
Mont ei te, . . . 57,105
Louis * 57 *305
Paqué* *.,,*, . *,.*,*,,*...**. 57 , 464
Total* . , 460*963
MM
Moyenne* **,...**...** 57 .6*20
Liste d'Union nationale républicaine et démocratique,
Jean* . . ’■ 21.729
Démangé . . . . - 21*500
Mesplié . 20,197
Huber . . 19,701
Charpentier . * . * — . 24 . 280
Schmïtt . 19.444
MM. Mansion*, Chatclin . , ♦
Total . . 161,329
Moyenne* ,.**..**.. 20.166
Liste de ITEntente des gauches*
MM. Bourgom Janjard* .
Moussât * , Jacquin * ,
Piffcr .
Mutelet . * Bougres, .
iMcolai , , ,
Total.
Moyenne , *
Liste du Bloo ouvrier-paysan*
MM. Wîtev. . - . 26,321
SippeL ,.,,***...**.*.**.* . - - * 20 . 2-45
jLereh . . .** . 26*267
Fox* . . . .* . 26*207
Grct s . . * , * **.*».*.*.**,-*. - 26 ,376
Frîtsdi . . . . 26*324
Meyer**, . . 26.192
Doebîé . * . . 26.292
Total . * 210*314
Moyenne* . 26*299
Elus,
à la majorité absolue. * . . * . MM. Schuman, Sérot, Paquê, Moncelle, Louis,
François, Meyer*
au quotient* , . * * . . M* Guy de WendcL
Liste d’Union Républicaine Lorraine,
électeurs,
Notre programme est connu; c’est celui que les électeurs de la Moselle ont approuve en 1919 à une écrasante majorité^ c’est celui qui a triomphé par deux fois aux élections sénatoriales
MOSELLE
Sur les huit candidats de notre liste, cinq font partie, depuis 1919, de la Chambre des r Députés, On peut donc juger de ce qu ils feront par ce qu’ils ont fait. Quant aux trois nouveaux candidats, bien connus dans le departement, ils .sont membres de TU. R. L. et sc sont engagés à suivre la politique des députés sortants „
Ajoutons que tous les huit sont de vrais Lorrains, mosellans, résidant dans le département* y ayant leurs familles et leurs intérêts.
Tous les huit sont de francs républicains, aimant et pratiquant la liberté pour les autres comme pour eux.
Tous les huit sont nettement opposés au programme communiste et à celui du bloc des gauches*
Ils sont hostiles au communisme païee tfu'il conduit à la dictature de quelques forcenés, comme en Russie, et de là à H misère générale et h la ruine,’
Us sont contre b bloc des gauches parce que son régime, trop longtemps expérimenté, nous a laissé une France insuffisamment armée, que seuls les sacrifices de nos soldats ont pu amener à une viefoire complète; parce que son régime a été néfaste au point de Vue financier, laissant à la Chambre de 1919 le soin de remettre les finances en état; parce qu’enfin ce régime a semé en France des discordes et des haines et a pu, un moment, être qualifié par une haute autorité républicaine de « régime abject ».
Nous sommes partisans de la politique extérieure de M . Poincaré. Nous, qui spnmics aux frontières, nous voulons la France forte et l'Allemagne désarmée.
Nous qui avons subi Tin vas ion, nous voulons que les Allemands paie vit leurs dévastations* Nous voulons la paix, par la collaboration des puissances qui la désirent et avec Laide de la Société des Nations* ' ___ .... ..
Politique intérieure ;
Nous voulons F ordre et le travail dans la sécurité, le maintien et la consolidation de la paix religieuse, la réforme de nos méthodes administratives permettant une sage réduction des dépenses, une simplification des rouages administratifs par une large décentralisation . Un statut des fonctionnaires les préservant de tout arbitraire et garantissant leur dignité dans leur situation morale et matérielle. Nous voulons pour tout© la France le respect absolu des droits du père do famille ; nous Voulons que celui-ci puisse faire élever son enfant dans l'école primaire de son choix et ne soi! pas astreint à payer à la fols F écolo où l'enfant ne va pas et celle qu'il fréquente.
Politique économique :
Nous vouions : le perfectionnement de T Enseignement, professionnel, le développement . des Chambres de Métiers, îa mise en œuvre des Chambres d’ Agriculture définitivement légales depuis quelques mois^la répression de tout abus ayant comme résultaL l’augmentation du prix do la vie. Nous voulons rabaissement du prix dé la vie par une politique financière prudente de revalorisation du franc; par une politique de production agricole, mettant à la disposition des agriculteurs tous les moyens nécessaires : main-d'œuvre, crédit, coopération, transports, engrais, énergie électrique, etc* ; par une politique de relèvement industriel et d'expansion commerciale ; par l'amélioration des moyens de transport et l’assouplissement de la protêt lion douanière*
Nous voulons plus de justice dans la répartition des charges fiscales : dégrèvement des familles nombreuses et des petits revenus, remplacement progressif de l'impôt provisoirement établi sur le chiffre d'affaires et -du double décime.
MGSELI.K
Allégement des charges du contribuable français par le recouvrement sagement échelonné, mais rigoureusement exigé de notre créance sur I1 Allemagne.
Politique sociale :
Réprouvant d'une part la lutte des classes et, d’auire part, r exploitation du faible par le plus fort, nous vouions la collaboration du capital, de l’intelligence -et du travail ;
La protection des travailleurs contre les risques prof essioimels, y compris le chômage involontaire, et 1 organisation d’un système d’assurances sociales complet pour toute la
France;
Le maintien et Inapplication rationnelle de la journée de huit heures; le respect du repos dominical ;
La participation de plus en plus généralisée du personnel dans les bénéfices des établissements industriels publics ;
Le développement de la législation sur les familles nombreuses et sur les habitations à bon marché ; * s
L amélioration du sort de toutes les victimes de la guerre et, pour les anciens combattants, des avantages justifiés par la victoire.
Questions régionales : -
Après une période de transition indispensable à l'étude des problèmes posés par la réintégration des trois départements recouvrés dans la patrie française, la législature écoulée a redise, sans trop de heurts, I unification de la très grande majorité des lois et des institutions* Il existe notamment une égalité absolue en ce qui concerne tous les impôts cTËtat * saos exception, pour tout le territoire français, LWmble de la Législation civile et cornictère ta entrera en vigueur janvier prochain, Celte œuvre d'assimilation est à poursuivre et a achever, sous les réserves et avec les modalités suivantes :
Conservation et amélioration des assurances sociales ainsi que des lois de protection ouvrière, tant qu'une législation au moins équivalente if aura été obtenue pour l'ensemble du territoire ;
Maintien de nos institutions religieuses et scolaires auxquelles nous devons en grande partie* la paix entre toutes les confessions et croyances, la santé physique et morale de notre population, la prépondérance des familles nombreuses et l’absence presque complète d Tî Uettrés ; *
Réforme de la législation sur la chasse permettant d’éviter à la fois la destruction du gibier et les dégâts excessifs causés k V agriculture.
Nous demanderons plus spécialement :
La prolongation du délai pendant lequel les produits lorrains devront être admis en Allemagne en franchisé de douanes;
Le dépôt et le vote rapide du projet de loi relatif a la canalisation de la Moselle;
Lno répartition plus équitable des impôts communaux et départementaux, afin de décharger les petits revenus et les familles nombreuses, conformément aux principes admis pour les impôts d’Etat;
La prise 'en charge par 1 ElaL de certaines dettes communales et création de ressources nouvelles au profit de nos budgets municipaux et départementaux, d’après les conclusions de la commission spéciale instituée pour l'étude de la réforme de nos finances locales.
SCHUMAN, — SÉROT* — GUY DE WENDEL. — MEYER. — FRANÇOIS* — MONCELLE. — Chanoine LOUIS, - PAQUE.
MOSELLE
Liste du Bloc Ouvrier et Paysan.
Comme programme do Bloc ouvrier et paysan et du futur gouvernement ouvrier et paysan* le Parti Communiste propose*
Politique financière ;
1" Extinction de la dette publique par la saisie des grandes lortunes.
Suppression de l’impôt sur les salaires et des impôts indirects.
Politique sociale :
2® Socialisation des banques, des mines, des chemins de fer et transports maritimes, des usines et fabriques, des assurances, du commerce des pétroles et, d’une façon generale, de toute industrie employant plus de cinquante ouvriers.
Établissement,, dans toutes les industries socialisées ou non, du contrôle ouvrier (s'exerçant par les Comités d’usines), de la journée de huit heures (six heures dans es industries insalubres) et du minimum de salaire. Droit de coalition et de grève aux onctionnaires et aux travailleurs étrangers.
Assurances sociales, sans cotisation ouvrière, contre tous les risques afferents a la vie et au travail des ouvriers, paysans, employés, fonctionnaires. Salaires minimum aux mutiles et retraités du travail et de la guerre. Lamaternité, fonction sociale;
3« Réquisition des locaux d’habitation, taxation des loyers, constru Hion par les municipalités d’inimeubles à loyers bon marché.
Politique économique :
4® Répression rigoureuse de la spéculation. Contrôle des prix par des commissions syndicales et coopératives ; développement des coopératives avec l’appui financier du gou
vernement ouvrier et paysan ; - . .
5° Expropriation des grands propriétaires fonciers* Remise des fermes et métairies
expropriées soit n des coopératives agricoles* soit aux familles paysannes qui les cultivaient précédemment* Crédit agricole d’Etat pour le perfectionnement de Toutillage et de la technique. Electrification des campagnes, « .
Admission des ouvriers agricoles, journaliers, domestiques de ferme au bénéfice des
lois ouvrières et des assurances sociales.
Les petits propriétaires exploitant eux-mêmes conserveront la jouissance de leur pro-
! "V Payement immédiat de leurs dommages de guerre restés en souffrance aux petits et moyens sinistrés. Révision des indemnités accordées aux sinistrés de la grande bourgeoisie. Répression du tarif des b'ons de cession*
Politique intérieure :
7° Abolition de la constitution bourgeoise ; substitution à la pseudo-démocratie bourgeoise d’une démocratie purement ouvrière et paysanne associant les syndicats ouvriers a la gestion des services publics,
Bgalité+de tous les droits pour tous les citoyens sans distinction de sexe;
MOSELLE
8° Suppression do l'armée permanente cl de l’industrie privée des armements. Désarmement do la bourgeoisie et répression des menées fascistes. Armement du prolétariat. Formation d'une milice ouvrière et paysanne pour la défense des conquêtes du Bloc ouvrier eL paysan.
Abolition des conseils de guerre et des bagnes militaires. Octroi de tous les droits de citoyens aux mobilisés. Formation de conseils de soldats et de marins pour la défense de leurs droits et do leurs intérêts ;
U° Instruction gratuite, laïque et obligatoire de tous les enfants de G à 16 ans Enseignement supérieur à la portée de tous. Mise à la charge de l’Etat des frais d'entretien des
jeunes gens qui, appartenant à la classe ouvrière, auront fait preuve d’aptitudes narlicuhères, 1
Réforme des programmes, en vue d’associer intimement, à tous les degrés d’enseignemeut, J instruction professionnelle et technique à l'instruction générale ;
10° Suppression de la magistrature. Généralisation du jury.
Amnistie générale aux victimes du capitalisme ;
11° Constitution d’une haute-cour populaire qui aura à juger ;
Les responsabilités de la tuerie mondiale et de sa prolongation ;
Les responsabilités encourues par les chefs militaires, grands et petits, dans la conduite de la guerre ;
Les profiteurs de la guerre.
Politique extérieure :
12° Annulation du Traité de Versailles, flui n’est qu’une déclaration de guerre permanente. Conclusion d une paix véritable sans annexions ni contributions de guerre. Mise en commun des dettes de guerre et des réparations. Evacuation de toutes les régions occupées rappel de' toutes les missions militaires.
Alliance avec 1 Union des Républiques soviétiques ;
18 Dioit des colonies a disposer librement d’elles-mémes ;
1 1° Substitution des Etats-Unis d’Europe à la pseudo-Sociélé des Nations.
Ouvriers et Paysans, votez tous pour les Candidats du Bloc Ouvrier et Paysan:
Lucien WITZ, mineur, né le 11 octobre 1885 à Meisengott (Bas-" Rhin), demeurant à Algrange, adjoint au maire, actuellement on prison à Metz, condamné pour propagande antimilitariste à à six mois de prison. — Nicolas SIPPEL, mineur, ne le ! 1 octobre 1893 à Kartentferg, demeurant à l’Hôpital, actuellement eu prison à Phalsbourg, condamné à dix-huit mois de prison à la suite de la dernière grève des mineurs du bassin houiller par la justice de classe eide Wendel. — Jacques LERCH, cultivateur, né le 7 octobre 1879. - Pierre FOX, né le 21 février à Marspich’ Conseiller municipal. Invalide militaire. — François GRËSS cheminot, né le 3 janvier 1891 à Phalsbourg. — Emile FRITSCIR cheminot, né le 3 janvier 1891 à Bischheim (Bas- Rhin), conseiller municipal. — Mcinrad MEYER, cultivateur, né lé 21 octobre 1875. — Victor IXE B LÉ, ouvrier métallurgiste, né le 24 février 19U0 à Sarreable,
MOSELLE
Liste d'Union Nationale Républicain a et Démocratique.
Chers Concitoyens, . ,
fforc)re du grand Lorrain qui préside avec tant d’antoflité aux
«pH. ;h. S,-* *>’«*. - ■>= »
■» r:*8ldSSÎI^*'“- i“"™ * •#? “
; srîppcî 5 Ktaémliqu. *
esprit, n a lait appei u..« « écalememt au concours de
Social, aujonrd'hui Parti it, ,«bl,c,io **>«*%, ■ Mconde . tant
S“‘ Voici le programme pue nou. ..nmeUona h votre approbation ri que noos voua eogageons à soutenir.
Au point de rue extérieur :
Un. politique dignedu p».ê et de. grande ..orifice d. la franc, victorien.., M* à ses traditions démocratiques. : ^
CKSî855SMB^2^;“SJ3
^sans précédent,
Au point de vue intérieur ;
Une république vraiment nationale, ordonnée et rcformitri.ee, qui n’admette
ntaenüe la M*. q». *» » «f* * W**.???
ci du système des fiches,.
AméfcraticuJ du système électoral -actuel.
Au point de vue économique :
WM
MOSELLE
nies. Réorganisation dans un esprit commercial de notre représentation consulaire à l'étranger. Développement du crédit à l'agriculture, au commerce et en particulier au commerce d exportation, 1 erfectipnnement de notre outillage agricole et amélioration du rendement de notre soi. Intensification de notre production et de nos exportations.
Perfectionnement de renseignement professionnel et technique.
Réglementation de l’apprentissage.
Sauvegarde de la propriété commerciale, industrielle et intellectuelle.
Création de Chambres d 'Agriculture autonomes.
Maintien et extension des écoles d’agriculture.
Maintien et création de stations d'essai.
Au point de vue social :
juste collaboration de toutes les classes et de lous les milieux sociaux.
Droit syndical pour tous les salariés, ouvriers, fonctionnaires et employés privés. Tribunaux d’arbitrage paritaire pour le règlement des conflits entre salariés et patrons. Extension de ia législation sociale, surtout application rapide des assurances sociales à tous les travailleurs.
Généralisation des conventions tarifaires entre syndicats professionnels et patrons. Subvention publique en cas de chômage involontaire à la suite d’incidents indépendants de la volonté des travailleurs.
Maintien de la loi de huit heures et son adaptation aux nécessités de Fa g ri culture. Subventions aux familles nombreuses.
Développement de la construction d’habitations à bon marché avec le concours de l’Etat , des départements et des communes.
Lutte contre les maladies contagieuses, tuberculose, alcoolisme, etc.
Création de sanatoria et de maisons de retraite.
Développement des œuvres postscolaircs, cours d’adultes, bibliothèques, places de sports, bains publics, etc.
Possibilité pour les meilleurs élèves des établissements scolaires, quelle que soit la situation de leurs parents, de. continuer leurs études aux Frais de l’Etat dans les établissements d’ordre secondaire cl supérieur.
^Maintien et extension des dispositions existantes relatives au contrôle du travail.
Lutte énergique contre l’exode rural, par la protection de la petite propriété agricole et par la refonte de renseignement primaire dans nos campagnes, qui doit tendre à attacher les fils de cultivateurs à la terre.
Au point de vue financier ;
Répartition des impôts d'une façon plus équitable.
Dégrèvement à la base dans l’intérêt de la classe des travailleurs et des petites fortunes, surtout des familles nombreuses, des invalides de guerre, des infirmes, des mutilés, des veuves, des retraités, des vieillards et dos petits rentiers, frappés par la situation d’après guerre.
Simplification et modernisation des (axes commerciales et du régime douanier. .
Lutté contre la vie chère.
Abolition des multiples charges grevant les articles de première nécessité.
Modernisation et simplification des administrations cL entreprises publiques.
Au point de vue régional ;
Suppression d’un régime spécial aux trois départements recouvrés': les habitants de la Moselle égaux dans leurs droits et leurs obligations aux autres Français.
MOSELLE
Plus d’impôts allemands superposés à des impôts français ; par exemple : 1 impôt sur le
capital iftleman fi juxtaposé à T impôt français sur le revenu.
Nous n’ ad mettons pas que nos ouvriers, nos employés, nos commerçants continuent a payer trois fois plus d’impôts que ‘leurs camarades de l' intérieur: c est une injustice mto-
i lérable qui doit cesser sans délai.
Reprise"par l’Etat des charges résultant de 1 annexion ét de la guerre.
Unité de législation avec l’intérieur sous les seules réserves sui van es :
Maintien des lois sociales existantes, jusqu’à leur remplacement effectif par des lois
Liberté entière pour toutes les confessions.
Enseignement de la religion par les ministres des différents cultes.
Respect de la liberté religieuse et politique de chacqn.
Respect des d-roits acquis -et des avantages résultant de la situation particulière des trois départe menfe,
iBnËoi^îieTiïOnt français dans les écoles.
A» la région bilingue, égards pour Ha langue locale..
Telles sont les grandes lignes du programme sur lequel vous ave/ a vous prononcer. ^ San^êlre porteurs de grands litres, nous sommes par notre travail, par notre .expérience par notre constant souci de la chose puhlique, capables de bien défendre les intérêts généraux que nous tiendrons de notre mandat:: issus du peuple et de cette bourgeoisie modeste qui sont l’honneur de la démocratie française, nous -connaissons les besoins .el les
aspirations des classes laborieuses. i . . , .
Nous faisons appel, pour réaliser notre programme, à tous lesrepubhcains sincèrement
épris d’union nationale, d’idéal démocratique et dé progrès soeiaf.
Liste de l’Entente des Gauches .
l.es hommes de bonne foi et sans compromission que l’Entente des Gauches présente à vos suffrages, en Moselle, s’opposent avant tout à la politique au jour le jour du Bloc national, auquel appartenaient tous les députés sortants du departement. Il -est aise de dresser le bilan lamentable de la dernière législature.
Un Bilan,
En cb qui concerné la politique générale, le Parlement a failli à sa mission en supprimant le vote annuel du Budget, seul contrôle possible de nos finances, en ponnelfan , par le vote des décrels-lois l’empiètement du pouvoir exeeulil sur le «pou-vu.» egis a t , en se désintéressant à ce point de sa tâche que, pour ne citer qu’un seu. exemple, a la séance où le Ministère Poincaré est tombé, était présent un seul député de a Moselle.
Lu Lorraine a subi les rudes contre-coups de celte politique de laisser-aller. .Six an après la Victoire, nous en sommes au meme point : les trois departements reeouvies son encore séparés de la France par l’ancienne frontière ; l’hégémonie de Strasbourg paia J
Nû 147 i
MOSELLE
marche de toutes Tés affaires ; Vos budgets communaux, surcharges de de LU anciennes et de dépenses qui, à l'intérieur incombent à l'État, pèsent d'un poids écrasant sur les contribuables, Vos députés n'onrien fait, et l'Unilô nationale est compromise.
Les finances de l'État sont obérées ; la dette intérieure, dont on n’arrive même plus à déterminer le chiffre à 40 milliards prés, a été considérablement accrue par les emprunts rendus nécessaires par l'application insuffisante des impôts sur le revenu et sur les bénéfices de guerre, et par le gaspillage scandaleux des Régions, libérées, gaspillage avoué par le Parlement lui-même et dont vous connaissez tous des exemples en Moselle* Ce désordre de nos finances, par la crise de confiance qu'il a provoquée à l’Etranger, a déterminé la dépréciation du franc ; cette dépréciation a eu comme conséquence nécessaire de doubler le chiffre de notre dette extérieure. Le double décime, improvisé dans la panique; pèsera surtout sur les petits ‘et sur les familles nombreuses. On a commencé à aliéner les biens nationaux (monopole des allumettes) au profit d'un puissant consortium financier, qui, à l aide des millions illégitimement acquis, prétend régenter î’opinion et gouverner l’État* Les Banques étrangères, pour sauver le franc, ont émis des exigences qui constituent une véritable ingérence dans nos affaires intérieures. Et la vie, de plqs; en plus chère, ne permet plus au travailleur de joindre les deux bouts.
L'œuvre sociale de la Chambre défunte est non seulement nulle mais rétrograde ; la loi de huit heures est menacée, le droit syndical contesté ; les fonctionnaires, mal rétribués, voient compromis leurs droits de citoyens* Les promesses faites aux anciens combattants et aux mutilés* de guerre n’ont pas été tenues, les projets qui les concernent sont encore pendants et ils en sont réduits six ans après la Victoire, qui fut leur œuvre, à formuler tout un cahier de revendications* In extremis , la Chambre a voté un projet d'assurances sociales dont elle remet l'application aux calendes grecques en refusa nti, fait sans précécèdent, de voter les crédits nécessaires.
^l'extérieur, en ne désarmant pas sirrde^ehamp l'Allemagne, en n y soutenant pas le mouvement démocratique qui avait puissamment aidé a la cessation des hostilités, le Parlement a permis ai* partr pan germaniste^ qui nous avait déclaré la guerre, de reprendre le pouvoir et de se refuser, avec la plus insigne mauvaise foi, aux légitimes réparations que nous réclamions. Dans nos relations avec nos voisins, des fautes inexcusables ont été commises, qui, ajoutées à limpression désastreuse de notre désordre financier, ont abouti à isoler la France de ses amis et de ses alliés,
La France sc ruine ; la République est en danger.
N o t he Pao g leumr r
Seule, une politique nettement républicaine peut apporter de L’ordre dans ce chaos ; l'Entente des Gauches s'est mise d'accord sur le. programme suivant :
Principe générai : Application de toutes les lois françaises.
Pu li f iq ne rèa io nale .
1° Lois laïques :
Liberté de conscience garantie k tous les citoyens; Jhaïei# de l’École* Neutralité de l'Etat en matière religieuse* Organisation des diocésaines-, conformément au vœu exprimé par le Saint-Siège; Maintien db beuar& droite acquis! aux ecclésiastiques en exercice.
v Lois fiscales ::
Allègement des budgets communaux. Prise en charge par l'État des, services cpii lui incombent a l'iutéri ur, Péréquation des chargés fiscales à l'intérieur.