IV
ARDENlVES
Un système d'impôts plus clair, plus simple, évitant les vexations, demandant plus à la richesse acquise et aux grosses fortunes.
Pour aboutir rapidement à tous ces résultats et éviter le déplorable système des décretslois, une réforme primordiale s'impose : celle du travail pàrlémeti taire, La présence des Députés à la Chambre (séances publiques al» de eommissions) doit cLre obligatoire. Aux députés amateurs : la suspension de Ibur indemnité d’abord, la démission d'office ensuite.
Tel est le programme de défense et d'action que nous offrons aux républicains Ardennais.
Si vous le faites vôtre, votez pour les candidats :
Vive la France 1 Vive la République !
Marcel IJRAABANT, républicain démocrate, pfp^riétidferagncüi- • leur, Conseiller général, maire* d’iMerpyrl’ArJésieime^ président de fUnion des Coopératives de Reconstruction de la Région de RetheL Docteur II. DÔiOT^'sbcia^îsLélrançai^fP, SUF^anciêft- Député, ancien p ré si den t d u ■ -lu . Go m en is s ion . d& y B biygiè n er publique de la Chambre, ancien1 vice^présideni d& la Commis-
tion dés* Régions li b ornas Docteur ABD-EIriNOUK, radical
indépendant, Conseiller gtnérab, maire dè^Bazeii les, chevalier de là j;égion d'honrieur, croiix cïc guerre, p de l’ Union des
. Coopérafigçs de RecoR'BtrTOtïtïn et du Syndicat d'électrification
de Y arrondissement de Sedan. Henri BRISSOT, socialiste indépendant., Vétérinaire à Mëiïôre^. Sïstbn répuMibain
0f* 1 démocrate, ouvrier charron, maire- de- Q-ual re-Champs’. Vietbï» Fernand G-ÜDIN, républicain de gauche, eu îtï valeur; Gbhsa lier d 1 a r ro nd i ss em en t , m a ire . de . Ro g ni o w ez \ c ro î x d é g ne rre r c h e valicr du Mérite agricole, Résident du Comité permanent des Pupilles de la Nation àueuël on de Rqçim
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ÀRIÈGE
3 dèpulos.
Inscrits . 59 - 006
Votants..*.. . . ♦ 44.653
Blancs ou mil* . * . 429
Suffrages exprimas . . 44 204
11 ' Majorité' 'Vhkoïüte . . SÜA'êS 1
1 Q uotibnÇ 'électorat l -7. 1 i ttflW
:4i id ‘‘b nuü'ün LjloOoi [ ;) ( > ,--‘iv i jiîi-K
Listé d'Unfon répuhlipedpé ; et.natiop^Ph [
Liste du Bloc dee gauches.
MM. Béret.* . . . 12,880
Mazaud . 1 3 . i 72
Stirry.. . 13.266
Toi al 39.318
Moyenne.,* . 13 J 06
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Liste de Cou oôptpatiph , pêpublic pipa. ..
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Listeau Bloc ouvrier -pays an.
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k la plus forte moyeîme MM. Lafagette, Gazais.
Liste de Concentration Républicaine.
Chers Concitoyens,
Avec 3a fierLê d'avoir rempli loyalement le mandai que vous nous avez confié en novembre 1919, unis dans un même souci des intérêts supérieurs de la grande et delà petite patrie* nous nous présentons directement à vos libres sullrages.
Toujours résolus k être dignes de vous, mûris par une expérience de quatre années do travaux et d'inquiétudes, nous mettons à votre service cette expérience, notre énergie et notre labeur.
Angoissante fut la complexité des problèmes qui s'imposaient à nous au lendemain de la guerre. L1 énormité de nos sacrifices pesait d un poids très lourd sur l'activité nationale,
AH1ÈGE
La situation obérée de nos finances, consécutive à 3a carence allemande et aggravée par les divergences de vues et d’intérêts qui séparaient les alliés, rendaient particulièrement ardue la tâche de nos hommes d'Etat. .C’était comme le prolongement de la guerre.
Pour collaborer à l'œuvre nécessaire du redressement national, notre patriotisme a fait de son mieux,
La crise internationale a lourdement pesé sur les questions de politique intérieure, compliquant les difficultés des budgets annuels, augmentant le prix de la vie, rendant difficiles ou précaires les réformes tentées par* notre démocratie avide de progrès et de justice.
Mais la France a défendu son droit, et déjà l'entente qui se reconstitue entre pays amis ou alliés permet de pressentir un avenir meilleur.
Pour le réaliser, faisons confiance à notre pays de clair bon sens, affiné par une pratique déjà longue de îa liberté.
Faisons confiance à ces agi icul leurs, à ces industriels, à ces commerçants, à ces artij sans et ouvriers qui, malgré les plus décourageantes épreuves, n’ont pas cessé de travailler et de produire.
Demain, comme hier, nous nous donnerons tout entiers au redressement de la situation économique et financière de la Fronce et au maintien de sa sécurité. ;
Nous voulons la paix.
Nous voulons que. notre pays soit à l'abri de toute agression et qu’il collabore à la pais du monde avec l'autorité devenue indiscutable de la Société des Nations,
Nous* voulons nos répai allons et nos garanties de sécurité. Nous les voulons parce que c’est la justice et parce qu'elles sont nécessaires au relèvement de la France.
Les réparations obtenues, il faudra : réduire les charges publiques (service miJi taire et impôts), poursuivre la restauration de nos finances par une politique sévère d'économies et par la révision loLale d’un système fiscal périmé.
Répartition plus équitable de l'impôt parla taxation de la richesse acquise et des gros revenus et par le dégrèvement du travail.
Suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires et allégement de tous les impôts de consommation.
Nous voulons que, par une meilleure sélection des intelligences et des aptitudes, tous les Français aient dans la hiérarchie sociale la place que justifie leur mérite.-
La réorganisation de renseignement public*, gratuit à tous les degrés, y contribuera puissamment.
Nous voulons, par une évolution méthodique, préparer l'accession à la propriété de tous les travailleurs.
C'est à une politique de production que doit être demandé )e remède à la crise dont nous souffrons : amélioration de l'outillage national ; électrification des campagnes ; lutte contre l'isolement iural ; augmentation du réseau routier ; développement de renseignement agricole, professionnel et technique.
Souscrivant au programme de la Confédération nationale des Agriculteurs du Sud- Ouest, nous voulons que notre Ariège plus spécialement agricole, mais déjà florissante par ses ressources industrielles, s'assure îa prospérité que mérite son patient labeur.
Telles sont les principales mesures qui devront y pourvoir*
Dans une nation qui fut toujours généreuse et juste, nous resterons les défenseurs obstinés des victimes de la guerre. Nous développerons 3a législation dWssurunees sociales. Nous donnerons une aide positive aux familles nombreuses et nous protégerons la natalité. Par des mesures d'hygiène et de prévoyance nous combattrons les fléaux sociaux : Tuberculose, Epidémies, etc., etc., etc.
Mai h tien intégral de notre régime de laïcité scolaire, dans le respect de toutes les croyances.
mikQE
Sauvegarde absolue de toutes les institutions républicaines contre toutes les dictatures. Autant de soins auxquels nous sommes fermement résolus a nous consacrer.
Nous savons que ce* programme est le Vôtre. Vous nous l avee 'prouvé par la majorité imposante que vous nous ave?: donnée il y a quatre ans, Gcftle confiance nous 1 avons justifiée.
Nous firmes des manâtftaipes consciencieux -CL probes, de fermes républicains, des Ariégeois attentifs aux intérêts de notre département. Nous nous présentons à vous, ta tête haute, ayant foi dans votre justice et wons plaçant sous ta protection de nos actes.
Vi ve FAriège !
Vive la République 1
P, LAFFONT, député sortant, ancien ministre, — R. LAFAGETTE, député sortant, GAZAL3, député sortant.
Liste du Bloc des Gauches.
Chers Campa trio te r,
Nous nous présentons à vos libres suffrages.
Le mouvement dbdées dVù ett née notre candidature est le même qui, datis la franco entière, donne son sens à la bataille électorale,
11 go double dans F Arrogé d’une révolte unanime contre les procédés employés paV une bande de politiciens, en vue de domestiquer le suffrage universel,
a Les finances publiques compromises, malgré les avertissements répétés du Sénat ; les impôts récemment aggravés ; la. 'vie chère rendue de plus en plus lourde aux travailleurs et aux: petits rentiers; les lois laïques battues eu brèche et ouvertement méconnues : tel est le bilan des quatre années, durant lesquelles s’est exercée {‘influence prépondérante du Bloc National. »
Ges lignes, extraites du manifeste que Je groupe de la Gauche radicale et radicale socialiste du Sénat adresse aux électeurs^ ne sont qu’une expression insuffisante de la situation actuelle.
L’œuvre de la dernière Chambre, comme de celle qui Ta précédée, se résume d un seul mot : Faillite,
Faillite la victoire, qui nous laisse, après des sacrifices surhumains en hommes et en argent, avec une frontière ouverte, devant une Allemagne proclamant sa volonté d’une guerre de revanche ; devant une Allemagne que des misérables ont refusé de désarmer, à Thème où ils pouvaient le faire, sans crainte et sans danger, au lendemain d'une victoire due à l'héroïsme et au sacrifice de nos poilus.
Faillite de la victoire, qui devait abolir à jamais Thorreur de la guerre, et qui nous oblige à des armements aussi formidables et aussi ruineux qu’hier, qui nous ramène au jeu
A111ÈGE
ries ententes, des alliances particulières, avec les conflits terribles qui de ce fait peuvent surgir demain*
Faillite d’une victoire qui, laissant intact le militarisme allemand, laisse intacte aussi la richesse allemande, force le Français* à payer et les frais de la guerre et les ruines accumulées dans le pays par le Boche.
Failli té d’une victoire qui d*une France victorieuse fait une France ruinée, acculée à la banqueroute si, demain, retrouvant en elle -meme F énergie des gestes de résurrection, elle ne frappe la féodalité financière, l’oligarchie capitaliste, la richesse mal acquise, et ne les' force à restituer à la Nation les milliards volés.
De votre vote, le 11 mai, dépendent l’Avenir et le Salut de la France.
Si vous avez le sentiment qu’une équipe do politiciens nouveaux brigue de succéder a l’équipe des politiciens sortants, pour la satisfaction d'ambitions ou d’appétits misérables, ne nous faites pas l'injure d’un bulletin de vote à noire nom.
Nous ne voulons pas de tels suffrages,
Nous n'avons qn’un cidte : celui de la France républicaine, incarnation vivante de la Liberté et de la Justice.
Ce culte, nous l’avons affirmé devant la mort.
C’est en souvenir de ceux de nos camarades de combat qu'elle a frappés que nous venons vous demander le droit de parler en leur nom.
C est pour libérer à jamais l’Ariège des pressions officielles, des tyranneaux qui prétendent l'asservir.
C'est pour que le paysan, qui a lait la force et la grandeur de ce pays, puisse demain continuer son œuvre de réparation ot de salut public, débarrassé du poids qui pèse sur lui de par la contrainte fiscale et l’oligarchie financière.
C’est pour que la justice s'abatte, de sa main de fer, sur les nouveaux richcs7 les profiteurs de la guerre, les millionnaires qui se refusent aux sacrifices nécessaires.
C’est pour que finisse ce scandale d'une France parlagçe en deux camps : d’un côté, ceux qui travaillent sans posséder, de l’autre, ceux qui possèdent sans travailler.
C’est pour que notre grande République s’épanouisse en un faisceau vivant de libertés : liberté syndicale, liberté d’association, liberté de penser, impliquant la liberLé de croire on de ne pas croire, liberté de conscience, liberté d’enseignement.
C'est pour que tous, ouvriers, paysans intellectuels, petits commerçants succombant sous le poids de mesures fiscales et vexa Loi res, petits rentiers, vieux fonctionnaires, ayant donné à l'État leurs économies, leur travail, acculés aujourd’hui à la .gêne, à la misère par la crise des changes, la hausse du prix-do la vie; c'est pour que tous les Français, à quelque classe sociale qu'ils appartiennent, puissent vivre dignement et librement sur le sol de France;
C'est pour ceLte œuvre de justice et de réconciliation nationale que nous venons vous demander vos suffrages.
À vous de juger si vous devez nous les accorder.
La certitude désormais acquise de la victoire ne change rien à 1 état d ame qui nous a fait nous jeter dans la mêlée.
Nous sortirons de la lutte plus pauvres que nous n'y sommes entrés, mais riches d'enthousiasme et de dévouements, qui nous permettent, dès aujourd'hui, de jeter sans crainte un regard d’orgueil vers le passé, d’espoir vers l'avenir.
Au point de vue de la politique extérieure, nous affirmons notre volonté de paix ; paix inséparable de la sécurité et de la grandeur française.
Cette grandeur française, nous la demandons au seul rayonnement de notre idéal
ÀfiiÈGE
pacifique. Nous sommes assez riches fie gloire, trop chèrement payée. Nous ne voulons plus être d'héroïques dupes. Nous mettons notre confiance, en nous d'abord, ensuite dans la Société des Nations devenue i*n être juridique complet.
Il faut que le Boche paye. Nous iTabân donnerons de gages certains que contre des payements effectifs.
Nous ne voulons ni gestes hautains, ni aventures. Nous voulons notre droit.
Au point de vue fiscal, nous n 'entendons demander en rien au contribuable français de sc substituer à la careirce allemande. Le recouvrement de notre dette devant être lent, la reconstruction des régions dévastées* le rétablissement de notre équilibre budgétaire devra être demandé au Français, mais à titre d'avance seulement,
En aucun cas, aucune demande de payement des dettes interalliées ne devra êlre acceptée avant que l'Allemagne ait payé.
Nous exigerons' des profiteurs de îa guerre qu'ils rendent h la Nation les milliards volés. Quelque âpreté que nous mettions à les poursuivre, ce recouvrement sera insuffisant.
Nous avons à faire face pour !e budget de 1925 :
A un budget de 24 milliards, ^
À 15 milliards de remboursements au titre do Crédit national, des bons de Trésor 1922 et 1923, Il nous raut constituer mie masse de manœuvre, en vue de paralyser les manœuvres contre Je franc, de ramener celui-ci peu à peu à sa vraie valeur.
Pour cette tâche urgente, nous devons Taire appel à la richesse acquise.
Ceux qui se refusent à cet acte de salut public acculent de gaîté de cœur la France à la faillite et à la banqueroute.
L'impôt sur le capital est la pierre angulaire 'de notre programme.
Il ne s'agit point de demander une somme quelconque au paysan, à l'ouvrier, au petit commerçant ou propriétaire dont la terre, l'instrument de production doit être dégrevé comme tout instrument de production.
Il s'agit de demander aux millionnaires :