‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 61 sur 124 · BROUSSE, — MA MA UT. — CHAUVET · texte numérisé non relu

BROUSSE, — MA MA UT. — CHAUVET

qui

Liste d’ Un Ion Nationale.

Aux Électeurs Roussillon nais J

demlr T" qUai' anS’ 11 °St dGS idé6S politiques, sociales qui n’ont

demande, chez nous aucun appui aux manifestations électorales. Ceux qui les défendaient

P us soucieux, semble-t.il, de choisir entre leurs adversaires que de poser £ ««SSjEÏÏ*

10856 Crp‘7 'fU° CCS ldees él*,eDt *m puissantes ou abandonnées. Le résultat .le ce leu ce, « maladroitement prolongé, est clair aujourd'hui. En ce pays de suffrage universel ou la loi du nombre inflige à toutes choses une instabilité constitutionnelle ilVesl „u un ensemble de loi déclarées officiellement intangibles eL immuables : ce sont celles qui firent Oigees centre nous. Et de même que nos libertés, nos biens, des fondations de nos ancêtres f( y cesse de nous appartenir, nos suffrages étaient si bien devenus, par prescription le profit legal de certains de nos adversaires qu’au jour ou il nous plaît dï les'reprmujre on

fie ait eV “S pro ,l'°ns lndiS'néeS el chez «« qoi «'en croyaient les éternels béné-

Ïis doute 1 T qU‘ aV31ent PHS 1 haWtudc de lGS d011r,el‘ gratuitement, aimant mieux . f ,d°Ser k'S C0L'PS a recevoir que d’y résister ou d’y répondre. A ces derniers disons simplement que toutes ces abdications n’ont servi de rien, qu’on a même essayé nar surcroît, de nous payer avec des diffamations et des injures, et Là moins de cesse/ d’être des citoyens, il fallait enfin se tenir debout. Notre candidature est née de celte pensée Dm sommes nous? 1

paraît leltuilTS C“lll®UqueB ,et nous sommes des Parlotes. L’intérêt national nous £' b d PrT6,' ° CC f|U 011 pCUt VOul°ir' souffrir ou tenter pour le salut de la

, ■ * f n0US SCmblc la forme trÈS douce du devoir. Immuablement fidèles à nos traditions h .toriques ou croyant dans l’avenir du droit nouveau, nous nous sommes uniîpo^r 2“

notre pays a une heure de crise. Et à tous ceux qui croient que la Fi ance mériLe qu’on trataille pour elle,, nous faisons appel*

Quel est noire programme ?

V-[°Z !" S^upements politiques qui se réclament d’une pensée française prennent un Msage angoisse pour s.gnaler les dangers que court le pays. Nous disons avec e!,x i>ous ne voulons pas de la guerre l Nous ne voulons pas de la banqueroute !

Nous ne voulons pas de la ruine el de la vie chère !

Nous ne voulons pas de la révolution et de la guerre civile !

11 116 SUlïU pasde lle pas voüloir des mau? iüturs pour n’en être pas frappés. La

PttiËK-ÉfeS-0 RIE tffa'IiES

vraie politique est de les prévenir et Ws’y «totnÉÜre-. EUpeut-être a^il p^^onnaMc pour assurer l'avemr, de faire appel au souvenir des grandes idées qu. ont leum, gardé Glorifié la Pairie française. Le gouvernement de la République a vend»; placer les élections sous l'égide de Jeanne d’Arc! Remercions-le ! Nous demandions à la Saute de la Strie des leçons de Foi, de patriotisme, de respect de l’autorité et de courage. Un en- eut

besoin au cours dé la guerre dé tient ans. Plus encore ces sentiments son t-ils necessaires

ri ans Vêlai actuel de l’Europe et du monde.

Contre la guerre que nous ne voulons pas, mais que veut l’ Allemagne avec une ardeur

tous les jours plus énergiquement et plus violemment exprimée, il n est pour nous qu un

Gspo:r ' Être cL paraître forts ! Forts par le nombre, par l’organisation, par les ressource, par la volonté I Et donner à la Prusse cette certitude que la guerre, son industrie nationa e,

11 CCSÊtre forts^par l'e nombre ? Qui ne sait, pourtant, que le grand péril national celui qui dépasse tous les autres, ' celui qui fait parler tous les politicien de « notre diminution ethnique » et permet aux publicistes d’écrire des ouvrages sur « la -rance qui meurt », ce ja crile des berceaux, péril à la fois économique, pmsqu il tue la mam^ œu^re, et po - Ll puisqu’il nous livre sans défense aux menaces des fils plus nombreux de 1 Allemagne. ÏÏ sont plus de 60 millions, demain ils seront 70 millions ; nous demeurons stationnaires », 40 et peut-être descendrons-nous encore I Vainement on essaie de noua consoler avec a France noire - mais déjà on travaille à la détacher de nous - ou avec le souvenir de nos uUiés - mais demain leurs! intérêts convergeront-ils avec les nôtres? - ou avec la Société

de^ Nations — mais contre la force elle est désarmée 1

Au temps où la France était la nation la plus peuplée de 1 Europe, nos aïeux, sans le chercher avaient trouvé le remède. Us croyaient! et leur foi profonde avait une sanction- et une espérance. Ils-savaient que la famille est k cellule sociale qui mérite tous les sacnhccs parce Welle supporte toutes les charges et garde en même temps tous les honneurs et toutes les joies Leurs cerveaux n’étaient pas obscurcis par Findmdualfcme révolutionnai . Comme les rois au Louvre ils régnaient dans leur maison. Leurs btens n é aient pas redWs en- poussière par lés erreurs du Code civil. Le mariage était pour eux le plus sacre 4e tou. les contrats. Quelles idées périmées proposons-nous- donc au su Frage univers . seules qui furent fécondés: le respect dès croyances, F indissolubilité du lien conjugal, a consécration du droit politique du chef de famille en matière de vote et d eoscguemeW a raison même du nombre de ses enfants, une liberté considérablement accrue du dr. d tester, la suppression- des droits successoraux en ligne directe, tout ce qui peut etre un

encouragement et une fonce pour le foyer.

Être forts pur l’organisation ?' Et alors il faut en finir avec 1 incompétence des politiciens improvisés, avec l’instabilité démocratique, avec l’ irresponsabilité de tous | C“”!“£ très qui ne tombent aujourd’hui qu’avec l’espoir de revenir le lendemain, avec les lâcheté» de la camaraderie politique, avec- les- bassesses des besoins électoraux.

Être forts par les ressources? El alors c’est là préparation lente et continuelle , c est • l'économie rigoureuse; c’est la suppression de Fcmprnntù ciel ouvert ou déguise sous toutes ses formes ; c’est la guerre à l'inflation, c’est la monnaie saine !

Être forts par la volonté? Et alors c’est le chef que tout le mondo appelle, . car c est u Cher qui nous a sauvés à la première Marne, un chef qui nous a sauves à Verdun, un chef qui a libéré le territoire. C'est un chef qui a relevé Htalie. C’est un chef qu. apprendra a la France à organiser la défense nationale, de telle sorte qu’on ne revo.e plus 1 ennemi à Novon, et qui dans la paix nous défendra contre le franc à quatre sous ! Un che. responsable — quel que soit son nom — ne permettra pas aux vaincus d’organiser les vêpres sang an es du Palslinat ou de la Rhénanie et la revanche de demain. Plus les traites de Paix lui paraîtront insuffisant-, moins il se croira le droit d’en supprimer une seule clause : clause de sanction, de sécurité, de réparation ou de garantie, et moins encore se permettra- -

P YR ÊIS Ê E S-ü HJ EM A LES

d’oublier le grand ouvrier de la victoire d’hier : le poilu de France, à qui la part du combattant est toujours due.

Contre la banqueroute nous aurons la volonté de faire rendre gorge aux profiteurs de la guerre, si protégés qu'ils soient, avant d'écraser les classes moyennes par des dîmes multipliées que l'ancien régime ne connut jamais. Nous penserons qu'il y a terme à tout et que 350 milliards d’emprunts avoués sont une deLte suffisante, même pour un grand pays. Nous croirons qu’un budget de 30 milliards, sans compter les dépenses des départements et des communes, doit suffire au plus robuste des appétits; et jamais la vieille formule : ni emprunts, ni impôts nouveaux, des économies 3 ne parut autant qu'âiijourd'hui une formule de probité nationale et de salut public.

Contre la ruine et la vie chère, nous mettrons nos modestes efforts à rembourser à la Banque de France les avances que lui doit l’Etat* Nous marcherons 'ainsi vers -e franc or comme vers l’idéal à atteindre, car il n’est pas de cause plus dangereuse de spéculation que ce franc affolé dont la valeur varie à chaque heure du marché! Et si pour arriver à gc résultat : la stabilité nécessaire de la mesure de la valeur, il nous fallait sacrifier « îe principe » des monopoles, volontiers nous nous consolerions de payer les allumettes moins cher en les regardant brûler. Nous libérerons les contribuables et les commercants de cette inquisition fiscale qui paralyse toute initiative et provoque l'évasion des capitaux. Nous no ierons pas de chaque citoyen un suspect sous le coup des amendes et de la prison, et non -, lui faciliterons par des textes clairs et équitables et au besoin par le rétablissement des quatre vieilles contributions l'accomplissement du devoir rigoureux mais indispensable de payer l’impôt.

Contre la révolution et la guerre civile nous assurerons, par la justice, le respect des droits, des libertés et do la vie de chacun. Nous ne glorifierons ni l'assassinat, ni f anarchie, et l’autorité pourra d’autant plus se montrer bienveillante qu'elle n'aura jamais cessé d'être ferme, appliquant a tous, petits et grands, les mêmes lois.

Au point de vue économique, enfin, nous serons fiers d'être les avocats dévoués et fidèles de tous les groupements du travail, de l'agriculture, de la viticulture, du commerce et de l’industrie, dont la compétence s affirme dans le labeur qüoditien et sous l'influence des difficultés à vaincre, en attendant qu'on puisse les réunir, sous le nom d1 États généraux de la province, comme le grand Conseil des intérêts du pays.

Et s'il arrivait que ce programme, proposé à vos suiTrages, ne puisse réunir aspez d’adhésions pour être réalisé par nous, nous saurions quand même un gré infini à tous ceux qui se seront joints à nous^pour le défendre. Eu ce pays de France, les idées justes finissent toujours par avoir raison. Et cela importe plus que le sort éphémère des candidats*.

André DESPÉRAMQN3, Avocat, Ancien Conseiller Muni® pal de Perpignan. — Joseph de MASS! A, Propriétaire- Viticulteur, Mutilé de Guerre. — Guy LA 13 AT, Industriel, Ancien Combattant.

Liste du Bloc Ouvrier-Paysan

Cette liste n'a pas fait distribuer de profession de foi.

RHIN (BAS-

9 députés.

Inscrits. . . . 170.404

Votan ls, . . * * . 1 40 . 02 4

Blancs et nuis . 1001

Suffrages exprimés . . . ■ ■ 147.960

Majorité absolu o ... 70,982

O u 0 tien t élec t ors ] , . . 10, 4 4 (1

Liste du Bloc républicain national.

Liste du Comité républicain national.

MM

Blumenthal . . . .

Hugel . .,,*,, . .

Kast. . . . . - * - -

Welli (Edmond) . . .

Haag . \ . . * —

Dietz (Edouard) . . .

Brenner . . .

Bell . . . . .

KrugelJ, . . .

Moyenne. . . .

Liste du Parti radical et d Union républicaine.

MM

Cari*,

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F Walter .

* Frpv . . . ,

Mol 1er., i . . . .

O ber kir eh *.* ,

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DeLeussc*.

Altorflfer .

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Urban .......

Total .

Moyenne. * .

MM. Du h lit . . . .

Dïetz (Gustave) * * „ . .

Jaeger . . * . .

Minet * * .

Moine ,,.*...***,,,,

Muhleisen .

OEsmger. . . . .

MM

Total

Moy enne* , . * * * .

Liste du Parti socialiste*

MM

Elus.

Wûlll /Oanr#.ab\ . . . .

Naegelen .

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EleiLbi onn , . . .

Meyer . .

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Tôt il .

Moyenne.* ..*.,.*,,,

Liste du Bloc ouvrier-paysan.

ïTpysïj-b . .

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Hôpital. . ....

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Bonn .

Pfaff ,

IjiirtiiiâtitP , . . .

J)nn] , , , r , . . .

Total .

Moyenne . -

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