ALPES (HAUTES
Circonscription de BRIANÇON.
M. PETSGHE
Elu au premier tour de scrutin. — 4,575 voix
Mes chers Concitoyens,
Dimanche 22 avril, vous élirez votre député.
Le scrutin d'arrondissement a été rétabli ; vous aurez donc un député spécialement pour le Brian connais.
Je me représente à vos suffrages. Vous savez qui je suis et vous n’ignorez pas ce que j’ai déjà fait pour vous.
Je continuerai à travailler de toutes mes forces et de tout mon cœur à la prospérité de notre cher arrondissement.
Mon concours restera acquis à tout ce qui peut vous etre utile et mes efforts ne sauraient jamais se ralentir.
Le passé répond de l'avenir ,
La prochaine législature aura à résoudre d’importantes questions ; la tâche à remplir sera vaste. Les intérêts primordiaux du pays y seront en jeu. Dans la discussion des projets de loi, je m Inspirerai des principes de liberté et de justice auxquels j entends rester toujours fidèle.
Vous connaissez ma méthode : ni discours stériles, ni vaincs promesses, des actes, de nouvelles réalisations.
Je resterai pour chacun de vous un ami sincère et accueillant.
Tels sont mes principes. Ce sont les vôtres. Vous en assurerez, le 22 avril prochain, l'éclatant succès et je puiserai dans votre confiance les forces nécessaires pour iaire triompher mon programme démocratique. Lui seul peut aboutir k la conquête de tous les progrès dans le respect de toutes les libertés*
Pour la France !
Pour la République démocratique et sociale 1
Pour notre Briaoçonnais !
ÎO
Mon pr o on a mme.
Po lit iq u e ext êr ie u re ,
La pals: :
D’abord la paix. Cette paix que nous désirons tous définitivement établie, ne sera assurée qu'en donnant à notre pays son entière sécurité, eu réalisant le désarmement des peuples, en imposant l'arbitrage obligatoire aux conflits internationaux. Nous devons plus que jamais faire confiance, dans cette couvre, à la Société des Nations qui doit réaliser entre les peuples la solidarité des intérêts et des cœurs.
Politique intérieure et sociale 9
L'apaisement :
Union de tous les républicains en dehors des cadres périmés des vieux partis politiques, regroupement des forces démocratiques sur un programme réaliste de rénovation nationale et de réformes sociales.
Intime collaboration du travail et du capital dans une organisation économique et sociale renouvelée. Les égoïsmes, les abus, les privilèges doivent disparaître.
Droit de penser et de croire librement, respect absolu des croyances religieuses et des opinions,
La France généreuse doit reconnaître les sacrifices de ceux qui se dévouent pour elle. Elle doit aux victimes de la guerre et aux anciens combattants les justes réparations que revendiquent les Etats Généraux de la France meurtrie. Elle doit aux chefs de famille nombreuse une aide efficace pour les lourdes charges qu'ils subissent. Elle doit à tous ces modestes travailleurs, qui font sa prospérité par leur humble labeur, des garanties certaines contre les risques qui les menacent : chômage, maladie, accidents, vieillesse*
Politique économique et financière.
L — Assainissement monétaire et financier :
Stabilité du franc, qui seule peut assurer les cultivateurs contre la baisse ruineuse de leurs produits et contre la haussé injustifiée du coût de la vie.
Equitable compensation pour les rentiers pour les pertes qu'ils ont subies en prêtant leurs économies à l’Etat.
Equilibre du budget par la réalisation de strictes économies dans les dépenses civiles et militaires, sans toutefois en rien préjudicier à la vie locale, rendue si souvent pénible dans nos Alpes par les difficultés de communication,
IL — Réduction et meilleure répartition des impôts, justice fiscale :
Réduction sensible et répartition plus équitable des impôts, notamment atténuation des impôts indirects et répression impitoyable de la fraude fiscale. Il faut que l'impôt soit moins lourd aux pauvres., aux chefs de famille nombreuse, aux petits cultivateurs de nos régions déshéritées.
II L — Développement de la production :
Pour réduire le poids des impôts et augmenter le bien-être de tous, il faut accroître la
production. Accroître la production : c’est mettre en valeur les richesses de la France et des colonies c’est organiser rationnellement la fabrication de toutes choses afin de diminuer le prix de revient et le prix de vente et d’améliorer le sort des travailleurs.
Mon devoir et mon but seront de me préoccuper particulièrement du développement de la production dans l'arrondissement de Briançon et de venir ainsi en aide aux enfants des Alpes, habitants de régions pauvres, subissant les rigueurs d’un rude elimat, travaillant sans relâche de toute leur énergie pour la sauvegarde de leurs foyers, de leur patrie.
Politique bbiançonnaise et paysanne.
L'œuvre réalisée.
v I. — Réduction des impôts.
J’ai obtenu déjà la suppression de l’impôt foncier {part de l'Etat) pour les cotes inférieures à 50 francs. 11 a été entendu qu’à partir de 1931, il serait procédé à la révision Jdes évaluations foncières des propriétés non bâties. Grâce à cette révision et aux méthodes nouvelles d’évaluation envisagées, on parviendra enfin à supprimer les impôts qui taxent les terres en friche et à faire cesser ce scandale des terres maigres des Alpes, proportionnellement plus lourdement frappées que les plaines les plus fertiles.
IJ, — Réduction des charges militaires.
Le service militaireJesÇréduit à un an à partir de 1931. J’ai obtenu qu’à partir de cotte date les agriculteurs ne soient jamais appelés, pour accomplir leurs périodes de réserve, au temps des travaux des champs. J’ai obtenu de sérieuses améliorations au régime des allocations militaires et de très sensibles réductions de tarif pour le transport des permissionnaircs.
JH. — Amélioration de la vie paysanne.
Habitation : Par la création d'un crédit agricole à Briançon, j ai permis Foetroi; de prêts à long terme, à faible taux d'intérêt (trois pour cent) aux agriculteurs désireux de faire à leur demeure de grosses réparations, de construire des habitations nouvelles ou d accroître leur propriété.
2° Prévoyance : J’ai obtenu des Compagnies d’assurances la suppression de F interdit qui pesait sur le Bnançonnais : toutes nos maisons mêmes couvertes en bois et en chaujaje peuvent être actuellement assurées. Comme les primes sont encore trop élevées, j ai étudié un système permettant de mettre, moyennant des primes très réduites, nos a griculteurs^à Fabri des risques si graves qui les menacent ; incendie, avalanche, glissements deuterrains, inondations, orages, etc.
J’ai pu faire rétablir par le Parlement les crédits pour calamités publiques et obtenir pour le département des Hautes-Alpes, toujours si éprouvé, de très larges secours.
La grande loi sur les assurances sociales a été votée. Je m’efforcerai d y faire introduire les retouches nécessaires en faveur des agriculteurs. Elle implique encore de trop gros versements de la part des assurés. Je tenterai, au cours de îa prochaine législature, de faire réduire le montant de ces versements.
Le présent est déjà en progrès sur le passé, il faut maintenant préparer F avenir.
V œuvre k entreprendre >