‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 115 sur 336 · I. — Programme politique · texte numérisé non relu

I. — Programme politique

Politique inférieure . — Partisan loyal rie la liberté de conscience, ferme républicain, sans faiblesse, sans sectarisme, je suis attaché aux lois fondamentales de la démocratie républicaine, et résolu à les défendre si elles étaient l’objet d’attaques directes ou indirectes.

Partisan de F amélioration Continue de Fée oie laïque, mais adversaire du monopole de 1 enseignement, je demande que les enfants et jeunes gens qui accusent des aptitudes réelles aux études secondaires, puis supérieures, aient le bénéfice du concours de la collectivité pour mettre en pleine valeur leurs qualités intellectuelles, car la richesse de l'intelligence et du savoir est la plus nécessaire à une démocratie.

Notre parti déclare qu’il faut agrandir le domaine des réformes sociales, La République doit contribuer au maximum h la sécurité des travailleurs, à r accroissement de leur bienêtre, à ! amélioration de leur sort matériel et moral, dans toute la mesure que permettront les possibilités d’une solide prospérité économique et d’une stabilité financière complète.

Tout d’abord les travailleurs de la terre qui sont le support de l'activité nationale ont droit à toute la sollicitude des pouvoirs publics. Grâce au génie rural l'électrification des campagnes se poursuit. Il faut en hâter l'achèvement. Une meilleure coordination des services d hygiène s’impose, afin de protéger les travailleurs du sol contre les maladies épidémiques, contre les dangers des eaux contaminées et polluées. Les lois facilitant l’accès delà propriété aux ouvriers et m an ouvriers n’ont pas toujours eu une large exécution. Elles doivent être appliquées à ceux qui pefivent en être les bénéficiaires. Le crédit rural est le meilleur moyen d’assurer l’accession du. prolétariat à la propriété.

Pour les travail leurs de Fi nous trie nous demandons le maintien et l’application de la loi de huit heures ; une amélioration de la loi sur les assurances sociales. Le texte qui vient d’etre voté a été l’objet de justes critiques. Il importera de le remanier, avant sa mise en vigueur, et dans un intérêt général et dans celui des bénéficiaires.

Les travailleurs de l’industrie auront l'avantage du redressement financier et monétaire qui favorisera Ja reconstitution de l’épargne. Celle-ci au lieu de contribuer, comme avantia guerre, ù l’essor des entreprises étrangères devrait être réservée surtout aux entreprises nationales, car elle est indispensable à une amélioration constante de l'outillage des usines. C’est le seul moyen de faire une politique de hauts salaires qui, en accroissant la capacité d achat des milieux ouvriers, donnera à la viticulture ei à l’agriculture la possibilité de vendre les produits à un prix rémunérateur.

Par le rapprochement du capital et du travail, et non par la lutte de classes, la France améliorera son économie productive et réalisera plus de bien-être.

L’in té rôt du pays impose une politique de réformes sociales, d’expension économique, de réalisation de grands travaux. Mais elle est dominée cette politique, dans le présent, par la nécessité d'achever le rétablissement financier et monétaire, si heureusement poursuivi depuis le mois de juillet 1926, ainsi qne l’a reconnu l'ordre du jour déposé à la Chambre en clôture des interpellations sur la politique financière, par le groupe parlementaire du parti républicain, radical et radical socialiste.

Cette tâche doit être accomplie avec le concours et runion de foutes les nuances du parti républicain qui acceptent les responsabilités de l’exercice du pouvoir ; qui participent au Gouvernement, votent le budget, font œuvre de construction et non pas simplement d’opposition systématique et de critique stérile.

Telle est la meilleure définition de la formule : Union des gauches gouvernementales qu’a adopté le congrès de Lodève du 26 février.

An point de vue financier, il faut assurer l’équilibre budgétaire et procéder à la simplification de notre régime fiscal. Celui-ci est touffu, compliqué et crée des heurts entre l’administration et les assujettis. Une étude d’ensemble de ce régime dégagera les injustices, les inégalités choquantes et ainsi apparaîtront les réformes à accomplir^ en s’inspirant des principes démocratiques. En 1930, nous en aurons fini avec les règlements des dommages dus aux sinistrés des régions dévastées. Les versements de l’Allemagne prévus au plan Dawes faciliteront le remaniement de nos impôts et de nos taxes et leur allégement.

Relativement à la monnaie, il eût été possible d'améliorer le franc par des interventions sur le marché des changes. Mais on eût assisté à une crise industrielle provocatrice de chômage, de diminution de nos exportations. On aurait facilité la concurrence des importateurs étrangers, causé la ruine de nombreuses industries et du commerce, et par répercussion la baisse des produits agricoles. Il faut espérer qu’après les élections on pourra faire la stabilisation légale au taux effectivement obtenu, depuis la fin de l’année 1926. C’est le procédé le plus pratique pour éviter de nouvelles difficultés et les dangers d’une nouvelle crise,

La pohhque extérieure. — La prochaine législature doit assurer à la France, par une politique de rapprochement des peuples, une ère de paix durable. Bien des difficu liés, et des plus graves, sont encore à surmonter. Un Gouvernement résolu à faire disparaître les causes de heurts avec 1 Allemagne a besoinde la collaboration de tous les républicains dont le principal souci est d éviter le retour h de sanglants conflits sans sacrifier, en rien, les intérêts vitaux de la Nation, sa sécurité, sa digniLé. Je suis complètement acquis à l’œuvre de paix internationale, dans toutes les formes : convention, d’arbitrage obligatoire, influence accrue de la Société des Nations.

ïl. La défense des intérêts de la circonscription ,

t | * diculfu rc* •— En co qui concerne les intérêts particuliers de la circonscription de

o eve, je serai, en accord avec le groupement de la Confédération générale des vignerons ?. ^ Parje^en(-aires du département, sans distinction d'opinions, le défenseur résolu et Mgi ant de la viticulture dont je connais les intérêts complexes. La fiscalité ne doit pas en ra'ter essor des coopératives viticoles. La fraude ne peut être punie que si des garanties nome es sont données, en matière de répression, par l'amélioration des expertises contra cit eires L élévation des tarifs de chemins de fer ne doit pas être un obstacle à Tactivitédu esT-T ,VinS et ^6S ra*s*ns primeurs et tardifs. L’intérêt des usagers et des compagnies morcant. La protection douanière de la viticulture contre la concurrence étrangère,

toüTlln‘gentehlent ^ VmB ^niPor^s Pays de protectorat demandent une vigilance de r °]mSlantS eÈ Ulie £ran^e souplesse de la part de nos négociateurs et dans les accords Ait 1CU 'T5 conc*usavec nations étrangères. L’exportation des vins doit être développée Une df ces ^ estions ne peut être indifférente à votre élu.

U élevage. — Les habitants du plateau de Larzac, de fEscandorgue,. des pentes des Ruffes sont aux prises avec les difficultés de l'insuffisance de la main-d'œuvre, avec les conséquences des maladies qui décimenlles troupeaux délicats des brebis laitières. Grâce à la collaboration de la science et des éleveurs, il faut obtenir un moyen de limiter les méfaits de la lièvre ondulante dont les ravages deviennent de plus en plus inquiétants.

Les indus tries et le commerce . — L'industrie de la draperie si ancienne dans le Languedoc qui occupe une main-d'œuvre justement répartie, doit être fortifiée par l'amélioration de l'outillage et la diversité des articles manufacturés. Je serai h la disposition de Findustrie pour la défendre contre les attaques injustes quelle pourrait subir sur le marché national et chercher les solutions favorables aux intérêts solidaires des ouvriers et des patrons.

Les exploitations minières de la vallée de l'Orb, les usines de produits chimiques ou de traitements de minerais ne seront pas ignorées et délaissées par un homme qui a plus de trente années de travail consacrées à l'étude des questions financières et économiques et qui a pris contact depuis longtemps avec le Lodévois.

Le développement do commerce de la région dépend de l'essor de la viticulture, de l'agriculture et des industries locales. Il y a une interdépendance des intérêts du haut de fi arrondissement et de ceux de la plaine viticole.

Incapable de faire des promesses démagogiques, épris de réformes salutaires, j'entends être dévoué à une circonscription qui a été sacrifiée par les décrets-lois. Os ont enlevé au chef-lieu du Lodévois la quasi -totalité de ses services administratifs et judiciaires. Ces mesures imposent aux habitants de toute la circonscription des voyages coûteux, des pertes de temps nuisibles aux intérêts particuliers et à l'intérêt général. Le retour au scrutin d arrondissement impose des solutions qui donneront à la région pins de vie, plus d'activité.

Siégeant au Parlement pendant la durée des sessions, venant dans le Lodévois lors des vacances parlementaires, en contact avec les élus cantonaux et municipaux, avec la population, je m engage à être le défenseur dévoué des intérêts nationaux, régionaux et locaux, toujours animé par des sentiments démocratiques et fermement républicains.

Vive la circonscription de Lodève !

Gehmain MARTIN

Ancien professeur à la Faculté de droit de Montpellier, Président-fondateur du Languedoc Méditerranéen' Membre de Tlustitut de France.

Mes cher s Concitoyens,

Pourquoi suis-je candidat aux élections législatives de 1928?

Né à Montpellier, Maire de Cazilhac et Conseiller général du canton de Ganges depuis vingt-quatre ans, viticulteur attentif à tous les progrès de la cullure et à toutes les exigences de l’économie viticole, les intérêts do l'agriculture méridionale sont les miens.

Ces intérêts, je les ai ardemment défendus comme secréfaire du Groupe viticole de la Chambre.

En 1924, la liste d’Union nationale succombe devant la coalition dite du Cartel, c’est-àdire devant les radicaux-socialistes, unis aux socialistes.

Cependant, je n’avais point démérité*

Mes votes ont toujours été favorables à l’Union nationale, et notamment pendant le ministère Poincaré, en 1923 et 1924*

J’ai toujours considéré que l’Union nationale était indispensable, non seulement à la prospérité et, à la tranquillité de notre pays, mais encore au rétablissement de la situation financière*

Durant la campagne électorale de 1924, les radicaux-socialistes et les socialistes vous ont fait de mirifiques et fallacieuses promesses.

Mais, en toute sincérité, je ne pouvais vous promettre ce que je savais irréalisable. Et je ne me trompais point, puisque rien de ce qui vous a été promis n’a été tenu. Vous attendez encore la suppression du double décime, de l’impôt sur le chiffre d’affaires, etc.

Aujourd’hui encore, je ne vous fais que des promesses réalisables. Le programme que je soumets à votre approbation est nécessaire pour assurer l’avenir du pays et la prospérité de la circonscription. 1 1

Au point de vue économique :

Aménagement des impôts en vue d’une meilleure et plus équitable répartition*

Suppression de toute inquisition fiscale.

Mesures économiques pour assurer une monnaie stable*

Aménagement des tarifs ferroviaires. Acheminement vers le retour aux prix fermes,

Defense du vin français, qui ne doit plus servir de rançon aux autres articles du tarif douanier*

Defense des bois de chênes-verts et des sous-produits de cette exploitation.

Mesures d’ensemble pour empêcher la hausse du coût de la vie.

Réformes sociales ;

^«pplicafâm de la loi sur les assurances sociales, après amélioration. Son fonctionnement tonne aux institutions mutualistes*

Incorporation des mutilés du travail dans cette organisation.

Appui ardent des revendications des victimes de la guerre.

Caisse de compensations agricoles.

Ad a p talion au coût de la vie du taux des pensions des mutilés, veuves et orphelins de guerre.

Lutte contre le taudis. Habitations ouvrières. Jardins ouvriers, etc.

Je suis partisan d’une politique hardiment sociale, basée non sur la lutte, mais sur raccord et la collaboration des classes. Je combattrai donc les néfastes théories communistes et bolchevisles.

Ayant fait la guerre, je ne puis qu'être partisan de la paix. Je veux éviter aux générations qui nous suivent ie retour d’un pareil cataclysme. Dans ce but, j'appuierai l’œuvre de la Société des Nations sous réserve de la dignité nationale et de la sauvegarde de nos intérêts.

Politique intérieure :

Politique d'apaisement, de respect des droits et liberté de tous.

Liberté de conscience, d'enseignement et d’association pour tous les citoyens.

Accession favorisée de tous les sujets d'élite aux enseignements secondaire et supérieur.

Tel est mon programme.

J'estime que pour le mettre en œuvre, une Union naLionale de tous les partis d’ordre est indispensable. Union telle que l’a définie le Président du Conseil Poincaré, dans ses retentissants discours de Bordeaux et de Carcassonne,

Comme le Président du Conseil, je considère quhl faut autour de lui une majorité qui soit avec Je chef du Gouvernement « d'esprit et de cœur » et non point des députés qui, à tous moments, marchandent ou refusent leur confiance* comme nous l'avons vu pendant la législature 1919-1924.

Citoyens,

Voici la lettre qu'au lendemain des élections du 11 mai 1924, mes collègues et moi, ? candidats d' Union nationale, nous adressions aux électeurs du département :

« Aux électeurs qui ont eu confiance en nous et, sur notre nom, ont donné leurs vois au Gouvernement actuel, tous nos remerciements.

« Il nous avait semblé qu'à l'heure grave et présente, une politique de paix intérieure, de dignité et de sécurité extérieure s'imposait. La majorité en a décidé autrement, nous souhaitons de tout cœur qu'elle ne se soit pas trompée,

« Nous avons jeté un cri d'alarme, sans amertume* mais, avec regret, nous constatons que certains ne l'ont pas entendu,

« Une lourde menace, insoupçonnée pour beaucoup, pèse sur notre société.

« Puisse cette crainte pour la Patrie n'ètre pas justifiée. »

Telles étaient les prévisions que j'avais pu former comme membre de la Commission des finances. Elles ne se sont malheureusement que trop réalisées.

Où en serions-nous si, à la veille de la catastrophe définitive et sous la pression des événements, notre politique d'Union nationale n 'avait été reprise ?

Aujourd’hui, la menace est la même, et le besoin de notre politique d'union plus nécessaire.

C’est au nom de cette union que je vous demande vos suffrages. Comme nous le lisons dans le discours de Bordeaux, le malade n'est que convalescent, et pour le guérir, la tâche demeure lourde.

Inébranlablement attaché à cette politique d'union, vous pouvez me faire confiance pour la défendre au Parlement avec énergie, dévouement et persévérance.

H, de RODEZ BENAVENT.

CaEdidût d' Union nationale.

2e cireoüScriptiQii de MONTPELLIER.

m: ales

EIü au deuxième tour de scrutin. — 10*54? voix.

Mes chers Concitoyens, *

Des liens étroits m'unissent à vous. Fils de ce beau département de F Hérault que nous aimons tous, je suis plus particulièrement attaché à la région montpelliéraine où je suis né, 0t j»ai été élevé, où je vis, où je travaille. Vos aspirations sont les miennes. Vos besoins et vos droits me sont connus.

Ces diverses circonstances peuvent justifier a vos yeux la décision qui a été prise par le Congrès radical du 19 février, lorsqu'il m'a désigné comme candidat unique du parti dans la 20 circonscription de Montpellier,

Je me présente devant vous avec le programme du Parti républicain radical et radicalsoda liste, auquel, avec fierté, j’appartiens depuis toujours.

Entre tous les partis qui nïeltent au-dessus de leurs aspirations le salut du pays, le Parti radical s'est signalé par son dévouement patriotique et son abnégation* L'évidence des faits lutte victorieusement contre les calomnies. Il n'est besoin, d'ailleurs, que de rappeler avec quel désintéressement nos chefs, Herriot, Queuilîe, À, Sarraut^ ont apporté leur collaboration sincère et loyale à la lourde tâche de la revalorisation du franc et de 1 assainissement financier poursuivie par le président Poincaré.

L'œuvre de notre parti, malgré une existence déjà longue et bien remplie, n’est pas terminée,

Le Parti radical, axe de la politique républicaine, veut révolution de la démocratie dans l'ordre, dans la légalité et dans le respect de toutes les opinions et de toutes les croyances, â la condition qu'elles évoluent dans F application dés lois et règlements que le pays s'est librement donné. Ennemi de toute dictature, qu'elle vienne d* un prétendant ou d’ü ne classe, il aura, dans la nouvelle législature, pour mission de grouper autour de lui les bonnes volontés, les hommes qui savent considérer en face les difficultés et se sentent responsables devant le pays*

En premier lien, il se joindra, comme il Fa toujours fait, aux bons ouvriers de la paix, dans le cadre de la Société des Nations* Il ne peut y avoir de travail fécond que dans la sécurité,

II favorisera, dès lors, toutes les formes de Factivité nationale qui concourent à la richesse et à la gloire de notre France.

Des lois, adaptées aux nécessités de l'heure présente, encourageront et aideront l'agriculture, l’industrie et le commerce*

La vie rurale doit être rendue plus saine et plus attrayante, et la dépopulation des campagnes combattue par tout ce qui peut alléger et récompenser le dur labeur du paysan.

Accession de plus en plus facile à la propriété par la coopération et les crédits à long terme; révision de l'impôt foncier et réforme urgente du cadastre; répartition plus équitable des impôts sur les bénéfices agricoles ; diminution des droits de circulation des vins et des

tarifs de transport des produits agricoles ; extension de l’électrification ; assainissement des installations rurales.

Dans un ordre pins généra! , nous demanderons :

La révision des patentes et une simplification de la perception des impôts ; la modification des tarifs douaniers conciliant les intérêts de l'agriculture, de l'industrie et du com' roerce; une fiscalité moins traeassière ; la lutte contre la vie chère ;

Le développement des lois d’hygiène, l’extension de la lutte contre le taudis ; l'organisation de la culture physique et des sports en vue du perfectionnement de la race ;

Une exploitation plus rationnelle des richesses de noLre domaine colonial ;

Le respect absolu des droits des mutilés et des anciens combattants ; l'amélioration du sort des petits retraités.

Par dessus tout, le Parti radical veut, non pas la lutte des classes, mais une entente sincère et une collaboration étroite entre les patrons et les ouvriers, entre le capital et le travail.

1 elles sont, résumées, les principales réalisations qui s'imposent aujourd’hui au législateur, sans préjudice des réformes de large envergure déjà mises en chantier parla législature précédente. Et, d abord, amélioration de la loi sur les assurances sociales, notamment en ce qui concerne la protection du salarié contre les misères du chômage, qu’il appartienne à la terre, à l’usine, au magasin ou au bureau.

Ensuite, organisation de l’enseignement gratuit à tous les degrés, pour permettre aux enfants des familles les plus humbles, si leur intelligence le permet, de figurer un jour parmi P élite de la nation. “

J ai à peine besoin d’ajouter que je serai le défenseur vigilant de nos richesses et de nos gloires régionales ; je veux parler, d’une part, de la viticulture ; d’autre part, de notre magnifique Université que nous nous efforcerons de faire doter de toutes les ressources nécessaires pour lui permettre de mériter le bon renom dont elle n’a cessé de jouir jusqu’ici dans le monde entier.

Mes chers Concitoyens,

Si je suis honoré de votre confiance, soucieux de réaliser vos légitimes espérances dans une République laïque sociale et tolérante, je saurai me mettre en garde contre tout parti pris et contre tout sectarisme. Je ne me départirai jamais de la ligne de conduite que je me suis tracée et que vous connaissez tous : travailler pour le bien commun.

Mon passé à l’Assemblée départementale, â la vice-présidence de la Fédération méridionale des caves coopératives, comme membre du conseil ^administration des caisses de Crédit mutuel agricole, en sont la meilleure garantie pour vous.

Telle sera ma ligne de conduite dans l'accomplissement d un mandat d’un ordre plus élevé. r

Vive la République (

Màïuus ALES

Chevalier de la Légion d'honneur* Conseiller général de méraulc

No 3814

3° circonscription de MONTPELLIER.

M. MERLU

Elu au deuxième tour de scrutin. — 6.790 voix.

Cîtoyeos électeur,

Répondant à la confiance du Parti radical et radical-socialiste comme aux nombreux témoignages d'amitié que m ont apporté ma ville natale et k 3* circonscription, j’ai l’honneur et le devoir de me présenter devant le Corps électoral*

I ravailler utilement pour v tous » et pour le « bien de tous ; pour notre belle région ; pour la prospérité et. pour la paix du pays, constitue ma seule ambition.

Travailler ! ! Voilà bien pour qui me connaît ma raison d’être î

Rentré dans la vie politique en 1924, tort de la confiance d'un des fondateurs de la 3e République, j'ai surtout le devoir de répondre à la sympathie manifeste de mes chers Concitoyens,

N ayant rien désiré, rien sollicite, ayant acquis par mon seul travail une situation honorable, je vous apporte un passé parLagé entre les études, les labeurs de la paix et les tristesses glorieuses de la guerre.

Demain, si à Tes Lime renouvelée de Sète s ajoute la confiance des électeurs de la 3e circonscription, vous aurez acquis entièrement mon cœur et mes facultés*

Les classes laborieuses et les classes moyennes auront, dans une pensée dliumanité et de justice, la plus large part de mon dévouement.

La prospérité de Sète — port languedocien — et la prospérité de la viticulture (nous le démontrerons), sont solidaires et auront une part égale de mes soucis et de mes travaux.

L œuvre du grand Ministère Poincaré, Briand, Herriol, a notre approbation et aura demain notre soutien.

Enfin, au delà des formules périmées, j’apporterai Tardante volonté d’associer à la Démocratie, dans 1 ordre et par les reformes : la lioeriê, la justice, le bien-être, qui assureront à la France républicaine un meilleur avenir de prospérité économique, résultat de la paix sociale dont sont épris les hommes de bonne volonté.

Vive Sète I

Vive la 3e circonscription !

Vive la République démocratique et sociale 1

Adolphe MERLE

Ingénieur.

Ancien combattant.

Conseiller municipal de la ville de Sète.

Programme du Candidat,

Notre programme, politique, économique et social, vous ie connaissez tous !

C'est le programme du Parti radical-socialiste associé à la politique Poincaré-Briand- Herriot-Sarraut.

Nous estimons qu'il faut le poursuivre et le réaliser pour le salut définitif du pays!

Nous seuls, dans la 36 circonscription, représentons cette politique de concorde et da réalisation, séparés des Socialistes unifiés et du Communisme par les doctrines et l'opposi. lion systématique.

Le citoyen Adolphe Merle représente la politique radicale-socialiste de paix et de réforme, confondue avec la politique Poincaré !

Le citoyen Salette S. F. L O., qui n’arbore plus que timidement, son étiquette, représente la politique stérile de Blum.

Entre les deux, les électeurs choisiront 3

Politique extérieure. — L’exécution du plan Dawes, les accords de Locarno, le développement de l’œuvre de la Société des Nations auront notre soutien. Arbitrage, sécurité désarmement, tels sont nos buts! Entente économique, intellectuelle et morale entre tous les peuples du monde, tel est notre idéal !

Politique financière . — a La pensée maîtresse de la politique Poincaré, adoptée par le patriotisme des radicaux-socialistes, c’est l'opposition entre l'idéologie financière et les expériences techniques, grâce auxquelles le système poli H que le plus efficace a pu produire ses effets »,

Demain, nous nous efforcerons de réaliser la justice fiscale sous toutes ses formes et d'alléger les lourdes charges du contribuable et du travailleur*

Questions sociales. — Continuant la politique d'hier, nous augmenterons les conquêtes des travailleurs par une véritable politique du logement, par l'assurance contre le chômage, par le sursalaire familial, par l'organisation légale des congés obligatoires et payés, par l'assimilation des mutilés du travail aux mutilés de guerre, par une aide réeîlè aux familles nombreuses, par la mise au point de la loi sur les assurances sociales.

Laïcité de l'Etat, neutralité de l'école. — Avec le Président Poincaré et les six anciens Presidents du Conseil qui l'entourent, nous nous prononçons pour la laïcité de l’Etat et k neutralité de l’école* Aucune idée de sectarisme. L’école républicaine doit réunir sur ses bancs fils de pauvres et fils de riches, sans distinction de religion ou d’opinion, dans une seule pensée de fraternité. Opposés au monopole de l’enseignement, nous voulons réaliser Légalité des jeunes Français devant le droit à l'instruction.

Prospérité économique et viticulture . — Le relèvement financier et la restauration monétaire ne seront durables que si les forces productives de la Nation : agriculture, viticulture, commerce, industrie sont prospères* La politique économique devra être basée sur des méthodes rationnelles. En particulier, nous servirons avec le dévouement le plus absolu la politique du vin qui a été si bien définie par M* Poincaré dans son récent discours de Carcassonne et qui, toujours, a été le principal souci des parlementaires de l'Hérault,

Sèle, port languedocien, — Notre collaboration dévouée est également acquise à la Chambre de commerce, à qui nous apporterons le plus large concours de technicien et de parlementaire* Grâce à l'activité de cette compagnie, le port de Setc, jusqu'ici presque exclusivement port d'importation de vins, tend à devenir un hâvre industriel, indispensable à la viticulture méridionale pour qui il reçoit et manufacture les matières premières nécessaires : soufre: engrais, bois de tonnellerie, etc*,*

Noua sommes convaincus que les intérêts de Sète et de la 3° circonscription sont solidaires.

Aux victimes de la guerre. — Nous avons vécu et souffert ensemble la vie des tranchées. La France meurtrie a droit au respect cl à la reconnaissance infinie dr tous- Les droits imprescriptibles des mutilés, anciens combattants et de toutes les victimes de la guerre, seront défendus avec notre coeur d'ancien combattant.

Aux fonctionnaires . - Nous élevant au-dessus des légendes, nous apprécions les indis¬

pensables et dévoués serviteurs de TEtat, Nous avons toujours pensé que vous ne sauriez constituer ni une classe de privilégiés, ni une classe de parias.

Comme tous les travailleurs, vous devez jouir des libertés du régime, obtenir des traiterne nts en rapport avec vos fonctions et le coût de la vie. Vous avez pour devoir de participer a la réorganisation de l’Etat et à la prospérité de la France, le dernier mot restant cependant an Gouvernement et au Parlement placés au-dessus des intérêts particuliers et interprètes de la volonté du pays.

Aux cheminots* — - Les revendications si légitimes exposées dans le programme delà G. G. T. 5 notamment l'augmentation des salaires sur la base de 8*000 francs seront soutenues par nos votes. Cheminots, nous souscrivons loyalement à vos équitables demandes 1

À tous,

Inscrits maritimes et pêcheurs à la vie rude; petits commerçants, boutiquiers, artisans, locataires, sociétés utiles au pays ou imbues de sentiments altruistes, sportifs, nous disons :

Faites-nous confiance, nous travaillerons, nous ferons nôtres toutes vos justes demandes.

Vive la République démocratique et sociale î

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