IV. — Tourisme
Développement du tourisme par la construction d’hôtels, par des encouragements aux sports et notamment aux sports d’hiver.
V, — Instruction*
Enseignement largement ouvert à tons. Maintien et développement des écoles temporaires, Prolongation de l’âge scolaire pour concilier la fréquentation de l’école et les besoins de l’agriculture. Création de cours supérieur et professionnel agricole pour assurer Ta venir de notre jeunesse.
VI, — Facilités de communication.
Extension des voies de communication : Subventions de l’Etat pour la construction et rentretien des chemins en pays de montagne. Intervention plus fréquente du Génie Rural, Suppression des prestations sur les chemins de grande communication et leur affectation aux chemins vicinaux et ruraux. Ouverture de nouveaux chemins d’exploitation forestière et rurale. Création de services publics automobiles. Mise à la disposition de l'arrondissement de moyens de transport permettant la circulation sur neige.
Maurice PETSCHE Député sortant.
Candidat de défense des intérêts de l'arrondis se ment de Briançon,
lre circonscription de ^GAP,
Mi DE ROTHSCHILD
Elu au premier tour de scrutin. — 3,747 voix.
Mon cher Concitoyen ,
A deux reprises diiïerentes : ie 10 août 1924 et le 3 octobre 1926, vous m avez honoré de votre confiance. J'ose espérer que vous êtes convaincu que je l’ai bien méritée.
Pour la troisième fois, je me représente- à vos suffrages. Je suis candidat aux élections cl u 22 avril prochain avec le ferme espoir de pouvoir à la fois continuer l'œuvre entreprise dans notre -cher département et servir la cause nationale au Parlement.
J’ai déjà réalisé une œuvre considérable*
Il suffit de parcourir nos régions pour s’en rendre compte.. Les travaux entrepris donneront des fruits durables et apporteront la richesse dans vos foyers et dans vos vallées.
C’est ainsi que partout où j'ai été sollicité par les municipalités, les syndicats, les associations, j’ai contribué à réaliser des œuvres utiles que les communautés désiraient depuis de nombreuses années, mais dont elles n'osaient espérer la réalisation ; qu il s'agisse d'aménagement de canaux, de digues, d'assèchement de marais, de travaux de voirie, d'adductions d'eau potable, de cabanes pastorales, de sentiers en montagne. Je me suis aussi intéressé aux fournitures scolaires indispensables pour renseignement de l'enfant*
Mais je ne suis intervenu — je le répète encore — que là où mon concours a été demandé* Je n'ai pas voulu mériter le reproche d’avoir fait le moins du monde pression sur vos excellentes municipalités, sur vos associations, pour vous pousser à réaliser des œuvres qui pouvaient vous paraître superflues.
Mais ce qui me prouve combien mon action a été appréciée c'est qu’au fur et à mesure que nos travaux s'édifient;, à travers le département, sont plus nombreuses de jour en jour les demandes de collaboration, indépendantes de tout esprit politique, qui me sont adressées*
Les municipalités aujourd’hui se rendent compte de plus en plus qu'elles ont besoin , à côté d'elles d’une personnalité politique ayant seulement en vue l’essor économique de vos agglomérations rurales, connaissant à fond les avantages pratiques résultant de lois antérieurement votées, mais dont les bénéfices, il faut bien le dire, s' étaient jusqu à ce jour surtout fait sentir dans d'autres départements.
Indépendamment de l'action politique de votre représentant au Parlement, c'est le rôle du député auprès de ses électeurs. C'est ce rôle que j'ai tenté de jouer et j ai le plein espoir que vous serez les premiers à reconnaître que mes efforts ont été couronnés de succès pour le plus grand bien de notre arrondissement.
Depuis deux années, j’ai donné ma confiance au Gouvernement au pouvoir. J ai en toutes circonstances^ accordé mon vote à M. Raymond Poincaré. Si je ne 1 avais pas fait, si j’avais suivi les mauvais bergers de la politique, c’était la ruine pour notre pays* c était notre économie nationale aux m ams de l'étranger; si j avais aidé à renverses* le Ministère, c'était pour vous tous l'impossibilité de subsister. Je vous ai évité ces malheurs.
Ce que j'ai fait hier, dans votre intérêt, je le continuerai pendant la prochaine législature.
J1 appartiendrai à cette majorité d'union nationale qui saura donner à la Franco une prospérité indispensable et qui veillera attentivement au maintien de la paix.
Je le déclare nettement je ne suis pas de ceux qui soutiennent le gouvernement de M. Poincaré comme la corde soutient le pendu. Grâce à nous le Gouvernement de M. Poincaré pour le plus grand bien de la France a déjà eu une longue vie et se porte bien.
Mais pour que pareil gouvernement d'union nationale puisse subsister, gouvernement, qui, h l'abri de la politique sectaire, puisse travailler utilement à la reconstruction économique de notre France, il est nécessaire d’ obtenir tout au moins une trêve dans les luttes fratricides qui nous ont depuis longtemps déchirés.
J'ai été dans le cadre de ce département Y élément assez puissant eL tenace pour abattre les néfastes personnalités d'une politique dissolvante, ne connaissant que leur intérêt au détriment de celui du pays. Je suis aussi fier qu'heureux de ce que j'ai fait pensant t avoir ainsi utilement servi mon pays.
J'ai l’honneur aujourd'hui ayant suscité leurs colères pour leur avoir infligé deux défaites sanglantes d'être celui qu'ils désiraient abattre dans Y espoir de pouvoir retourner à leurs errements d’autrefois.
Ces ft suppôts » de la démagogie et des sociale -commuai s tes impénitents voulaient me susciter un concurrent avec Y espoir qu*ii aurait pu prendre des adhérents parmi mes amis et augmenter ainsi le contingent des voix que les cartellistes lui auraient donné. 1
Je dois rendre hommage à ceLtc personnalité qui soucieuse [de conserver intacte la renommé du fier nom qu'elle porte a refusé loyalement de briser l' Union Nationale.
Si je mentionne ce fait c'est dans le cadre d’un entretien sur la politique générale pour vous prouver qu’iei comme dans les autres départements nos ennemis n*ont pas désarmé et qu'en se prétendant faussement les soutiens d'une politique d’union, ils ne cherchent qu'à la saper dans la base. M, Poincaré, dans son discours de Bordeaux les a démasqués aux y e ux de tous. ÿ , ( ^ ^
Si commè j'en suis certain, vous me renouvelez votre vote, je serai de ceux qui se mettront au travail pour accomplir une œuvre simple, mais indispensable.
D’abord maintien de l'équilibre budgétaire;
Simplification de la législation fiscale ; v |
Modification dans les taux payés par les agriculteurs, avec diminution nouvelle de l'impôt foncier ;
Réforme administrative ; simplification de nos rouages administratifs; extension des libertés communales.
Garantie de sécurité pour l'agriculture, le commerce et l'industrie, par une monnaie stable et une fiscalité moins tracassa ère et moins écrasante,
Développement des voies ferrées, des grandes routes nationales.
Mise en valeur de nos richesses nationales (mines, forces hydrauliques, engrais chimiques) et de nos colonies pour accroître le bien-être général et faire baisser le cofît de la vie.
Développement du crédit hôtelier, du crédit agricole et du tourisme.
Encouragements à l'agriculture ; améliorations départementales urbaines et rurales ; électrification des campagnes; adductions d'eau potable, canaux d'irrigation; chemins d'exploitafion ; travaux d'hygiène et d'assainissement ; achèvement des chemins de grande communication et des routes inter va liées. vjj
Amélioration pastorales permettant le développement] de l'élevage du bétail dans les centres alpestres. Intensification du reboisement. Protection des forêts contre les incendies. Réforme profonde du Code forestier. J - ; q
Lutte contre les maladies sociales. Protection de la mère’et de l'enfant et des familles nombreuses. Politique de natalité. Maisons maternelles. Dispensaires. Sanatoria.
Instruction publique : encouragements aux communes pour les constructions scolaires ; Développement de renseignement professionnel. Artisanat rural, Enseignement agricole dans toutes Je s écoles.
Défense des droits des victimes de la guerre et des anciens combattants.
Révision de toutes les lois portant atteinte aux libertés religieuses.
Recherche des moyens les plus efficaces pour maintenir la paix entre nations.
Si la prochaine législature peut mettre sur pîed ce programme général elle aura accompli une oeuvre utile*
Il ne suffit pas de faire des promesses, il faut pouvoir les réaliser. Je m'appliquerai à les réaliser.
Vous me connaissez maintenant, nous continuerons à travailler la main dans la main.
J’ai gagné votre confiance, je ferai tout pour la conserver*
Croyez, mon cher Concitoyen, à T assurance de mes sentiments dévoués*
Maurice de ROTHSCHILD
Député sortant*
2e circonscription de GAP*
M. Ernest LA FONT*
Elu au deuxième tour de scrutin* - — 4.710 voix*
Chers Citoyens,
La Fédération des Hautes- Alpes et le Parti Socialiste (S, F* I. O,) m'ont fait l'honneur de me choisir comme leur représentant aux élections du 22 avril*
Vieux militant, ayant près de trente ans de propagande socialiste sur les épaules, j'ai accepté, non seulement par devoir et par discipline, mais avec un véritable plaisir.
Ce sera ma fierté de conquérir définitivement au socialisme et de conserver à la véritable République cette 2e circonscription de Gap qui fut toujours E effroi des modérés et des réactionnaires, et qui, même a certains jours difficiles du scrutin de liste, sut affirmer sa forte majorité de gauche et d'extrême gauche.
Je n'ai pas besoin, pour me présenter à vous, de longues phrases, ni d'innombrables publications.
Depuis quatre mois bientôt, je parcours vos communes, je visite vos hameaux. Le plus grand nombre d’entre vous me connaît déjà pour m’avoir entendu dans ces réunions que jJai multipliées, ou m’avoir entretenu dans ces conversations familières, où nous nous sommes déjà sentis si cordialement rapprochés.
Ayant vu l’homme de près, connaissant son œuvre et son caractère, vous souriez vousmêmes de ces efforts désespérés, qu'à coups de millions, certain candidat malheureux tente pour me discréditer*
En combattant toutes les injustices, en dénonçant les profiteurs de guerre et d'après guerre, je me suis naturellement fait quelques ennemis parmi les puissants capitalistes nationaux et internationaux* Il eût été bien étonnant qu'ils ne vinssent pas me relancer jusque dans les Hautes-Alpes !
Mais, fort de ma conscience , fort de la confiance des travailleurs et de tous les braves gens,, je n'ai pas plus peur de ces gens4à, aujourd’hui dans la bataille électorale, que je n’en aurai peur demain, lorsque je reprendrai ma place à la Chambre pour continuer ma besogne de salubrité publique
Je ne vous apporte pas des promesses sans fin, rédigées k loisir par des secrétaires, je vous demande de mé juger sur ma vie parlementaire1 d’hier, sur quatorze ans de dévouement inlassable et d’action incessante en faveur des travailleurs et de la République.
11 n'est pas une des questions, que d'autres vous promettront d’étudier ou de faire étudier demain, dont je ne me sois déjà occupé hier, et pour laquelle déjà je n’ai indiqué les solutions heureuses dont vous avez besoin*
Pour vous donner toutes les garanties que vous pouvez légitimement désirer, ii me suffît de vous dire très simplement et très fermement que vous me trouverez toujours à votre disposition, dans le département pour vous être ulileT à la. tribune du Parlement pour vous défendre et vous représenter dignement.
Un département pauvre comme les Hautes-Alpes n'a pas besoin de flatteries, mais d’un véritable appui, que nous avons le droit d’exiger, par solidarité, du pays tout entier.
Je compte mettre tout ce que je possède do capacité personnelle et d'autorité parlementaire au service de ce grand problème, si négligé jusqu'à ce jour, de l’améliora lion du sort de nos régions de montagnes trop déshéritées \
Mon programme, c’est celui du Parti socialiste.
Mais un programme n’est rien, sans la volonté de le réaliser, sans b in dépendance nécessaire pour combattre ceux qui essayent de barrer la route* C’est pourquoi il importe avant tout que vos élus ne soient pas des citoyens isolés, n’apportant que leur bonne volonté personnelle, niais les hommes dévoués eL fidèles d'un grand parti fortement organisé, de ce Parti socialiste qui a toujours été le vôtre, paysans, ouvriers, employés, fonctionnaires, petits e o m m e r çan ts .
Les élections du 22 avril vont opposer dans une lutte sans merci, à toutes les forces du passé, toutes les forces de l'avenir .
C'est la justice fiscale, les lois sociales, le sort des travailleurs, la prospérité des petits agriculteurs, les libertés républicaines, la paix elle-mcme qui sont eu jeu.
C’est à nous qu’il appartient de les défendre.
Ne dispersons pas nos efforts, serrons les rangs et la victoire est certaine*
Vive le socialisme !
Vive la Rcpuhfiq.u& démocratique et laïque î I Vive îa 2e circonscription de Gap î î !
ÏÏhnest LAFONT
Docteur eu droit. — Lauréat de l'Ecole dos sciences politiques.
Avocat à la. Cour d'appel de Paris.
Député sortant.
Vice-président do groupe de défense laïque de la Chambre* Rapporteur général de la Commision de . marchés et ^ p àuïafons.
Membre du Comité central de 1a Ligua des Droits de l'Homme.
Membre du Conseil général de la Lï; d, bmseiçr emeot*
Candidat du Parti socialiste S. F, î. 0.