RHIN (HAUT-) (BELFORT
lr* circonscription de BELFORT,
(Belf&ïf-YîllÊ )
Mv Kl E L L E T
Elu au deuxième tour de scrutin, — 5.9o3 voix.
Chers Concitoyens,
A ïa fin drune législature difficile et, à certains moments dramatique, je viens, pour la irakienne fois, solliciter vos sufrage.s, persuadé d avoir, en to aie çcmseienqet bien sej?vî les iitfMU de la France et do k République* comme aussi ceux de notrc kcriioke de ïklforL
M<m programme -répond aux- voeux de l’intmenee majorité des éjecte u ça, à ceux, de l&m kè démocrates résolus à défendre nos lois républicaines, ootam naut celles q«A progljamenfc la laïcité de FEtàfc et la neutralité de Téeqle et qui sont à la base de tout redceasepieiijj économique, financier et moral de notre pays;
Politique extérieure :
L’Europe tout entière a le meme besoin de calme pour réparer les. ruines de la guerre. L'humanité si cruellement éprouvée ne se guérira de ses blessures que dans Fétabliss^ment progressif dkne entente économique, intellectuelle et morale.
Fidèle au. protocole dont la cause vient de. faire de nouveaux progrès, la France doit poursuivre, au sein de la Société des Nattons, F effort entrepris par MM, Aristide Briand et Paul Boncotir pour étendre l'arbitrage obligatoire et perfection lier F organisation de la sécu^ nte, préparer la réduction désarmements.
Jusqu'à la consolidation définitive de la paix, nous ne négligerons rien pour assurer la défense dn territoire, limiter au minimum indispensable la durée du service militaire.
Politique Financière ;
Après la consolidation de la paix, le problème financier occupe le premier rang dans les préoccupa lions nationales. Le patriotisme financier dont j'ai fait preuve pendant loe vmgt derniers mois est le sur garant que je saurai m inspirer, en toutes circonstances, des aéc^ssités de Fintérêt public, plaçant toujours au-dessus de toutes les querellés intérieures 1 avenir de notre pays. Il conviendra de remanier les contributions en vigueur de manière à décharger toutes les formes du travail et à favoriser l'essor économique, à introduire plus ^justice dans le budget en tenant compe des intérêts du peuple et dés nécessités du pvô- Associai.
Pour la prospérité économique :
Notre relèvement financier et notre restauration monétaire ne seront durables que si le pays est prospère, si son industrie est active, si la balance de son commerce est en excédent.
Un production plus in le n se r moins coûteuse, que viendront seconder et compléter de grands travaux publics, une meilleure utilisation de nos ports, de nos voies d'eau, de noire houille blanche, de notre sous-sol, une exploitation méthodique de nos richesses nationales et coloniales permettront à notre pays de faire face aux lourdes charges que la guerre et I1 a près-guerre lui ont imposées*
Si les vastes concentrations de capitaux et de moyens sont une nécessité de l’économie contemporaine, le dernier mot doit appartenir à F État qui doit exercer son contrôle sur toutes les industries qui jouissent d’un monopole de fait et participer aux bénéfices suivant des formules qui fassent toute leur part aux nécessités d'une saine gestion industrielle et commerciale.
La prospérité de l'agriculture est un élément essentiel de noire équilibre économique et !e maintien d'une classe vigoureuse et prospère de propriétaires ruraux indépendants est une des conditions premières de notre équilibre politique.
Crédits, syndicats, coopératives, assurances, attestent le progrès réalisé.
Les engrais sont encore trop chers, les impôts sont établis d’après un cadastre sans rapport avec le réel.
Politique sociale :
Notre parti qui compte parmi ses précurseurs des hommes comme Louis Blanc, ne s'est jamais désintéressé de la condition des ouvriers* Limitation des heures de travail, liygiène des ateliers, assurances contre les accidents, assurances sociales contre la maladie, !a vieillesse, le chômage, risques de la maternité^ voilà l'œuvre des républicains d’instinct ef de naissance.
Notre effort dans les années qui viennent devra porter surtout dans la réalisation d’une large politique de l'habitation qui est l'œuvre capitale de demain afin d’assurer la salubrité des foyers, la santé des enfants et la joie de la vie familiale. Protéger la famille, cellule de la société, développer la naLalité par tous les moyens en protégeant la femme, l1 enfant, en favorisant partout les familles nombreuses, voilà ïa lâche de demain aussi pressante que le redressement économique et financier.
Le salariat ne peut pas être considéré comme un mode définitif de rétribution du travail humain si le salaire n’eftt pas librement débattu et garanti. Aussi, appuierons-uoua une politique qui généralisera la pratique des conventions collectives et assurera la participation aux bénéfices.
Nous demanderons la révision des pensions des mutilés de guerre, des veuves de guerre, de toutes les victimes de la guerre et du travail en se basant sur le coût de la vie<
C’est par un effort continu d'étude et d'action, d'observation et d'organisation que nous réaliserons la justice sociale.
La réorganisation de l'État :
Héritiers des républicains qui fondèrent la liberté politique dans notre pays, savons le prix de ce patrimoine ; aussi restons-nous les plus fermes défenseurs du régiffl® parlementaire,
Nous faisons confiance aux associations professionnelles qui ont leur rôle à jouer à cote du Parlement pour le renseigner dans l'élaboration des lois et l’aider dans leur apphcatjon< Nous demandons le développement du Conseil supérieur économique qui doit être un cor** aêil consultatif
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L’instruction du peuple ;
Notre parti croit à la valeur de l’esprit; c'est pourquoi il s’est toujours occupé de Pécole avec passion. Nous voulons la paix religieuse dans le respect des consciences ; aussi estimons-tious que P école laïque est le foyer le plus précieux de la fraternité civique, la meilleure garantie de P uni té nationale. Nous demandons d'ouvrir à tous ceux qui le méritent par leur intelligence et leurs efforts, sans dictinction de fortune, l'accès à renseignement secondaire et à renseignement supérieur : c'est là ce que nous entendons par Pécule unique*
Appel aux républicains.
Voilà notre programme. Autour de lui, toutes les forces démocratiques de ce pays peuvent se rai Hier pour rétablissement de la paix, de la justice fiscale, dans un lïtat laïque*
Contre nous, tous ceux qui veulent rallumer dans notre pays la guerre religieuse ; contre nous ceux dont l1 égoïsme ne comprent pas que chacun doit contribuer pour sa juste part aux dépenses publiques ; contre nous ceux qui s en vont prêchant la haine et préparent les tueries ; contre nous ceux qui veulent la violence, le désordre, la révolte contre tes lois, la rébellion contre la Patrie.
Nous faisons appel à tous les républicains, attachés aux nobles traditions du régime, disposés à se joindre à nous pour les réformes sociales.
Nous faisons appel à ceux qui veulent voter pour la laïcité, contre Pin tolérance, pour les droits du peuple contre Pinsolênte domination des puissances financières, pour la paix, contre la guerre.
Vive la République démocratique, laïque et sociale 1 Vive le territoire de Belfort.
Edmond MÏELLET
Chevalier de la Légion d’h o non r.
Député sortant.
2e circonscription de BELFORT.
M, André TARDIEU
Elu au premier lourde scrutin. — 5.624 voix.
Citoyens et chers Amis,
Quand vous m'avez élu, il y a deux ans, à une heure de danger national, vous m'avez chargé de travailler, avec toute ma force, à conjurer le péril mortel qui menaçait les finance* publiques, l'épargne individuelle, la production et le bien de chacun de vous, la vie même de la nation,
A l'heure où je reviens devant vous, après vingt-sept mois passés à la Chambre comme député, après vingt mois passés comme Ministre dans le cabinet Poincaré, j'ai le droit <1$
dire, avec le Président du Conseil, que ce péril aigu est conjuré. Mais il faut consolider le
aneeès,
- JW ri m*e' Rempli la #dhé ê&bt -VottS’m’tttteaidiffifrgé-. l3e Fai remplie girâee< à voüsv»par ‘demanda* jqùe vote’ tn’rrfcï coftféré. ; Mtfft premier devoir est de vous -en rfememseridüifeirf ftfb Cï&Ur,
f ‘il m feid résulté ordre nous tin lie^ ^'affeêtiôn ! iît de ‘ôonfi an ce que rien neipom^brker, H v-oiis'ôlîpavttos^arîa1 réserve èt je saîne voire amitié.
Mon programme, vous le connaissez ; c'est le même qu’en 1926.
Mais ce programme aujourd’hui, c est à ses résultats que vous allez le juger.
Pas de mots: des actes ! Pas àe promesses : dè^réàlisations !
Il s'agît d achever l'œuvre commencée.
G est pour cet achèvement, que je vous demande vos votés,
Continuons ensemble, B'üne seule volonté et cl’ un ëeul cœur, la route où nous ïïùüs sommes engagés en 1926.
Nous serons surs de bien servir ainsi laïràncéetla République.
AxoaÉ TARDIEU
Député sériant, v Ministre des Travaux pubitea,
MÏOTO
V* circonscription de LYON-
(C an ton g en irai.)
H. HiBRMOT
Elu au premier, tour de îofu tin. — 5. '271 vois.
Citoyens,
Due fois de plus, j’ai l'honneur de solliciter -vos suffrages qui m’ont ëfé, depuis- vîngt-
îititi années, si fidèles. . j, -
En vous remerciant delà longue confiance que vous m ave, témoignée, j ml- devoir
de vous exposer, au moins sommairement, mes acies durant cette penote vnumeiv ja- D-lque de notre histoire, où il a fallu travailler au rétablissement d une paix ventable redresser des finances altérées. par une longue guerre, achever une reconstruction des pays dévastés qui n’a pas coûté, dans l’ensemble, moins de cent milliards de francs et, tout en sauvegardant nos institutions démocratiques, ramener peu à peu au ca me < e a \ ie llorm"
une France bouleversée par une atroce convulsion.*
Mes actes sont ceux d’un homme qui n’a cessé de prendre des responsabilités et préféré subir la critique plutôt que de se réduire au rôle ^observateur hàbde et paresseux.
Lorsque, en juin 19Ü, je fus appelé à constituer un Gouvernement, je tentai de r’éal^r les volontés exprimées par le suffrage universel. On a pu oublier dans quelle situation difficile nous nous trouvions à ce moment. L'expédition. de laKuhr avait rompu la solidarité des Alliés ; diplomatiquement, nous étions, ou à peu près, isolés. Et Popimon française attend ait vainement la solution du problème, souvent discuté, jamais réglé, ces r para ion..
Quelques jours à peine après le : premier vote de confiance accorde par le Parlement je me rendais en Angleterre. J’engageais, dès le 21 juin, avec mon collègue et am. M. Mac Donald la conversation des Cheqnera où fut tracé déprogrammé de 1 action ultérieure. Les accords de Londres ont rétabli l’union des Alliés, établi le mécanisme d application du .plan Daives, obtenu l'assentiment de l’Allemagne elle-même. Pour éviter ces conflits qui naissent trop souvent au cours de l’exécution des traités, je faisais placer au centre de ces accords la notion d'arbitrage, qui, seule, pourra donner la paix au monde. « Nous offrions aux peuples, comme le. déclarait M. Mac Donald, le lB.août 1924, le premier accord négocié 'depuis la guerre, le premier vrai traité de paix. » EL tout citoyen de bonne oi e'r‘* recor'nu que* malgré les railleries ou les défis de nos adversaires, les accords e ûik ios ou g ne
tiomié depuis cette date sans le moindre heurt, sans le moindre incident. J'ai le djpèitde dire que c’est le Gouvernement du 11 mai qui a fait payer t1 Allemagne. Et cela sans violence
J’ai poursuivi résolument mon œuvre. À Genève, devant cinquante nations assemblées j’ai fait approuver les principes d'un protocole général de paix. Je le fondais sur l'association de ces trois idées : arbitrage, sécurité, désarmement. L’unanimité des États représentés approuvait ce statut, SI, plus tard, certains Gouvernements n’ont pas cru devoir répondre à ce généreux appel, qui restera l’honneur de la France démocratique, on a pu voir, par les plus récentes discussions de l'Assemblée de Genève, qu’il demeurait la charte souhaitée par tous tes peuples avides de paix. Ce protocole a, du moins, permis la constitution de larges accords entre nations ; c'est lui qui a reçu, en février 1925, l’offre allemande d'un pacte de garantie mutuelle. C’est lui qui a, sans hésiter, accueilli cette offre et commencé les négociations d’où sont sortis les accords de Locarno.
A elle seule, cette œuvre dé paix nous mériterait peut-être la sympathie de tous ceux des Français qui veulent, avant tout, éviter h retour de la guerre, cette barbarie. Nous avons fait plus. D'accord avec les associations d’anciens combattants, nous avons fait voter une large amnistie. Nous préparions la réduction du service militaire et déposions, le 7 avril, un projet de loi sur l’organisation de l’armée. Nous accordions aux fonctionnaires le droit syndical. Nous déposions sur la hausse illicite des denrées un projet qui allait être discuté lorque notre cabinet fut renversé. Le décret du 16 janvier 1925 créait, à la demande delà Confédération générale du travail, ce Conseil national économique auquel on doit déjà tant de services rendus. Nous défendions la loi de huit heures, en généralisant son application. Nous rétablissions renseignement moderne, faisions voter la taxe sur l'apprentissage, qui permet aujourd hui le développement de lr enseigne ment technique et prenions les premières mesures pour la réalisation de T école unique.
Notre politique financière a été âprement discutée. Peut-être avons-nous eu le tort de ne pas insister sur la situation que nous trouvions en juin 1924. Mais j’ai pensé — et je ne le regrette pas — qu à 1 heure où nous allions défendre la France devant les autres puissances, il eût été criminel de révéler sa misère et de P exploiter, comme on Ta fait plus tard, au profit d un parti. M. Clémente!, qui fut le Ministre des Finances de mon cabinet, a récemment exposé devant la Gauche démocratique du Sénat, les chiffres et les faits. Au 19 juin 1924, il restait 18 millions dans le Trésor de la France, à dix jours d’une lin de mois, Au 3 juillet, les avances indirectes — ces avances indirectes que Ton nous a tant reprochées! — s’élevaient à 1,815 millions. 11 avait été accumulé sur Tannée 1925 pour23 milliards cf échéances. Et comment y faire face? Le public français, qui, pendant si longtemps, avait souscrit aux emprunts, permettant ainsi de renouveler la dette à court terme, ne voulait ou ne pouvait plus prêter. Au début de 1924, l’emprunt du Crédit national avait échoué et c’est le Trésor, malgré sa détresse, qui dut, pour ne pas arrêter la restauration des régions libérées, avancer à cet institut 874 millions de francs. Ajoutons que le budget de 1924, malgré les impôts de mars, était en déficit.
Le Gouvernement du 11 mai déposa un budget en sincère équilibre. On incorporait pour la première fois le budget des dépenses recouvrables au budget de l’Etat,
Voilà des chiffres, voilà des faits, M. Clémente! a prouvé comment, jusqu’au dernier jour, nous avons lutté contre une inflation que rendirent inévitable les échéances de 1925 et l'impossibilité d’emprunter largement. En vain nous faisions appel à l'union nationale sur le terrain financier; on nous refusait jusqu'au vote du budget. Tenant informés les présidents et rapporteurs des deux Commissions financières, en plein accord jusqu’au dernier jour avec le Conseil de Régence de la Rauque do France, nous avons lutté désespérément pour comprimer la circulation et éviter ou, du moins, retarder F inflation* Nous n’y sommes point parvenus ; mais, en tombant, nous laissions à nos successeurs, avec le fonde
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Morgan, une disponibilité de plus de 2 milliards de francs dont on a oublié de parler, mais qui a largement servi par la suite.
Président de la Chambre, j'ai assuré à fous mes collègues l'impartialité que je leur devais Si le 17 juillet 1926, j'ai, librement, abandonné une telle fonction, si' honorable, siindépendante - la troisième de l’Etat - qui ne comprend que je. l’ai fait pour obéir à yn devoir. A quel devoir? A celui de ne pas laisse^ porter atteinte à l'institution parlementaire dont j’avais la garde, au vote constitutionnel des impôts. On ne sait jamais où peut conduire un premier abandon de la liberté. Au péril de ma situation, j’ai fait ce que m’ordonnait ma
conscience. , . .„ , ,
On me jugera. Ce n'est pas à moi qu’il convient d'apprécier la campagne ellroyable
qui fut dirigée contre moi alors que, pour la deuxième lois, j essayais de constituer ce Ministère d’union nécessaire, je le sentais, au saluL du pays. Le 3 juillet 1924, j’avais trouvé le dollar au cours de 19,53 ; je le laissais le 2 avril 1925 au cours de 19,25. La livre qui colait 86 francs à l'entrée de notre Ministère cotait 91 fr. 30 le 1er avril. Voila comment nous avons défendu le change. Cependant, en juillet 1926, on déchaînait la panique ; j étais publiquement menacé d'assassinat. La livre, qui avait coté, le 16 juillet, 208,7a, montait a 210; je la laissais, en tombant, le mercredi 21 juillet, à 222,75. Je dois le reconnaître : le coup avait été admirablement monté.
Victime de telles violences, insulté jour par jour, heure par heure, j'aurais pu refusera d’autres le concours que l’on m’avait refusé à moi-même, lorsque, deux fois, j avais tenté de former des Ministères d’union. Je pouvais me retrancher dans l'opposition* Je ne Tai pas fait. Pourquoi? Parce que notre parti a toujours déclaré qu'il mettait le pays au-dessus de tout. J'avais assez bataillé en faveur de mes idées pour avoir le droit de mcpnser les attaques de ceux qui se réservent toujours la faculté de juger les autres sans piendrc leur part
du travail et du péril. p
La sagesse et le patriotisme dont nous avons fait preuve ont permis à M. le President Poincaré de redresser notre situation financière. Il avait contribué à ma chute , je 1 ai aidé sans arrière-pensée, par attachement à mon pays et à la République. On \o\t Ils résultats. Tout compte fait, cette Chambre dont on proclame, à tous moments, la faillite, se présente devant vous ayant assuré la paix extérieure, une paix librement consentie et non plus imposée;; — ■ ayant obtenu pour la France tout un système d accords protecteurs , — avant introduit dans les traités la notion nouvelle de l'arbitrage. Elle a rétabli le scrutin d arrondissement, volé la loi sur la réduction du service militaire et la loi sur les assurances sociales. Deux Fois, elle a, grâce à la discipline des partis, voté le budget avant la fin de l’année. Elle a même modifié son règlement, réforme à laquelle je pense n avoir pas été étranger.
La Chambre prochaine devra perfectionner cette œuvre, remanier un régime de contributions imposé par les circonstances, qui réserve une part trop lourde au travail et a la consommation. Elle devra, maintenant qu'est achevée la reconstitution des provinces meurtries, donner ses soins à une organisation rationnelle du pays, veiller à la santé à une race durement éprouvée, placer an premier rang de ses préoccupations le problème du logement, la protection de l'enfance et de la maternité. Elle devra achever 1 œuvre de paix, généraliser les accords prévus par le protocole. Elle devra aussi poursuivre sans délai cette organisation nouvelle de l’enseignement, qui traitera les jeunes gens de ce pays selon leur mérite et non selon la fortune de leurs parents ; au Ministère de l'Instruction publique, j*ai déjà pu amorcer cette réforme en faisant décider la gratuité de 1 enseignement secondaire dans un nombre important de collèges.
À vous de dire si, pour la continuation de cette action démocratique, vous proférez les défenseurs du passé, les sectateurs de la violence, ceux qui vous recommandent l'inertie en attendant les joies du paradis révolutionnaire ou, simplement, un homme qui, sans se faire d'illusion sur les lacunes ou les imperfections de son œuvre, s'est appliqué de toutes ses forces à agir, en conformant sans cesse son action aux iuiérêts de la République et du pays
Edouard ÜERRIOT.
A ne îtti P n i s idén t d a Co n«ei 1 de a 1VÎ iniâtr - Ancien Pré aident de* 1U Gbembrç des Députée Miïmtie de rib? traction publique et doü JEteitux^Arte,
Maire de Lyon. — Député sortant.
2e circonscription de LYOW.
:»nd te e méat nui n i ci pal,. )
Mb iS ALLÉS
Elu au deuxième tour de scrutin. — ■ 5.861 voix.
Electeurs.,
La consultation électorale du 22 avril aura une gravité et une importance exceptionnelles,
Du voté que vous allez émettre dépendra le sort du pays.
Vous n avez pas oublie la situation désespérée à laquelle deux ans de régime eartelltete avaient réduit la France en juillet 192b ! le Trésor à sec ; ■ l’inflation du papier-monriaic accrue dans des propositions désordonnées et entraînant, par voie de conséquence, la chute vertigineuse du franc et la hausse formidable du coût de la vie ’ enfin la panique des petits épargnants se pressant aux guichets des banques et des caisses d'épargne pour en retirer leurs économies.
Ce n était pas seulement la faillite du Cartel ♦ c’était la faillite imminente de la France.
A cette heure tragique, la formation d un Gouvernement cTUnion nationale, conseillée par des hommes tels que MM. Louis Marin, ChampeLier de Ribcs et Franklin -Bouillon t que séparaient des divergences de doctrines, mais que réunissait le sentiment commun du péril, est apparue comme le suprême et unique moyen de salut.
Ainsi a été constitué, sous la présidence deM. Poincaré, un Ministère où sont entrés six anciens Présidents du Conseil et où, à T exception des socialistes, tous les partis se sont rapproches pour collaborer a la tache urgente du relèvement national,
A ou s savez comment ce Gouvernement est parvenu à ramener la confiance r à relever le franc et du meme coup les cours avilis des rentes et des valeurs françaises j à créer une Laisse d amortissement dotée de ressources importantes ; a diminuer de plusieurs milliards la dette cie 1 Etat envers la Banque de France et à constituer à celle- ci une réserve d or et de devises de 25 milliards, lui permettant de parer pour l’avenir à toutes éventualités.
Voulez-vous ou non que cette œuvre de redressement soit poursuivie et affermie ? Tante la question est là et vous ne vous laisserez pas égarer par les considérations . d’inhb rêb particuliers par lesquelles on cherche à vous masquer la situation véritable.
Nous aussi, nous sommes partisans des réformes sociales nécessaires, qui assureront vie plus facile à î 'ensemble des travailleurs, une plus équitable répartition des impôts, Trelèveront les petits commerçants de la condition précaire à laquelle ils sont trop souvent réduits, aujourd’hui, par les charges de toute nature qui les écrasent.
Mais ces réformes ne seront possibles que si la situation financière do l'Etat le permet, toutes les promesses qu'on en fait miroiter à vos yeux sont destinées à demeurer vaines dans l’avenir, comme elles l’ont été dans le passé, si vous envoyez au Parlement des
hommes tels que ceux qui pendant deux ans ont détenu le pouvoir, et se sont montrés
impuissants à en réaliser aucune (voir le double décime et la taxe sur le chiffres d’affaires). L’œuvre du Gouvernement actuel de M. Poincaré est la condamnation formelle de la
politique antérieure. „ .
Pour g les corrections de justice » qui s imposent, ainsi que I a reconnu M. 1 omcare dans ses discours de Bordeaux et Carcassonne, il importe d’abord d’épargner au pays de nouvelles secousses, et de lui permettre « l’heureux achèvement d’une convalescence à
peine commencée »,
« Le Gouvernement, a déclaré M. le Président du Conseil, aura besoin, dans Ja prochaine Chambre, d'une majorité qui soit avec lui d’esprit et de cœur et qui, dans la solution des graves problèmes qui restent en suspens, ne lui ménage pas sa collaboration. »
Cette majorité, seuls peuvent la lui apporter des hommes de bonne volonté et de bonne foi, indépendants et sans parti-pris, décidés à observer le pacte d Union et de trêve conclu entre les partis et par conséquent à écarter les questions irritantes de politique pure, au moins jusqu’à e que soit accomplie l’œuvre de salut qui intéresse tous les Français.
Nul n’est plus qualifié pour une telle tâche que le candidat que nous présentons à vos
suffrages.
Par son passé que vous connaissez j par la fermeté mesurée, la compétence reconnue et le sentiment élevé du devoir avec lesquels il s'est constamment acquitté des mandats que, depuis plus de vingt ans, vous lui avez successivement donnés, il est digne de votre confiance, qu’il saura mériter plus encore dans l’avenir.
Vous voterez tous pour
Antoine SALLES
CûDseiller général. — Délégué cantonal.
Chevalier de la Légion d’honneur.
Ancien adjoint au maire de Lyon* Administrateur d© la Caisse d'épargne.
Vive ïa République I
Vive r Union républicaine nationale l
L — Politique générale.
À l’extérieur :
Politique sage et prudente, pacifique sans abnégation, s’attachant loyalement, dans je respect du traité de Versailles, à fortifier l’institution de 3a Société des Nations, à prévenir et à. régler les conflits, en accord avec elle, par la voie de l'arbitrage, travaillant avec elle au rapprochement des peuples et à l’extension des ententes internationales.
lâl
A l'intérieur :
.Respect des, .droits primordiaux; qui sont. J’essence„naêin e.du régime républicain : liberté individuelle, liberté de, conscience, liherlé d’enseignemen t. et dissociation, droit commun paur lous les citoyens,;, accès égal pour tous .aux , emplois publics, d’après la seule considération de ,la probité et.de la valeur professionnelle,: avec priorité. toutefois, à .litres. .égaux en faveur des pères de familles nombre.uses.et en faveur des anciens combattants
Défense de la. propriété, jndividueJlc so.us toutes scs formes. et encouragements à l'accèsmon de tous à la propriété.
Appui des revendications des anciens combat t an ts en accord avec leurs grandes associations,
IL — Po h tiqua économique.
Continuation, dans l'union des partis de gouvernement, de l'œuvre du redressement financier propre à assurer définitivement la stabilité de notre monnaie.
Rigoureuse économie dans la gestion des services de TElat, ' Simplification des rouages administratifs par la suppression des emplois inutiles, par la refonte d1 institution s devenues caduques et leur meilleure adaptation aux nécessités de la vie moderne.
Abaissement, dans la mesure possible, des barrières douanières, condition première de la diminution du coût de la vie.
Meilleur aménagement des monopoles existants, suivant la technique industrielle. Opposition absolue à la création de nouveaux monopoles dont le rendement serait inférieur à celui de l'initiative privée, ou de nouvelles régies qui, pans profit pour le consommateur, feraient du tort au commerce libre.
Dans l'ordre' fiscal ;
Al 1 égemçn b des. eb a J'g-es pesant i sur les .valeurs j mobilières- et > de nature à décourager 1 épargne. Suppression ou tout au moins adoucissement des mesures inquisitoriales ctannatoires. Allégement et. répartition plus équitable des charges qui pèsent sur le commerce et plus particulièrement sur le petit commerce de détail.
dj Généralisation du forfait pour la perception de la taxe sur le chiffre d'affaires, en attendant 1 établissement graduel d'une taxe de remplacement, soit à la production ou à 1 importation, soif sur toute autre assiette susceptible d’assurer le même rendement;
h Suppression de la taxe de luxe, qui lèse les commerçants vendant des articles de luxe ;
e) Réduction des droits de mutation sur les fonds de commerce (particulièrement sur les marchandises neuves vendues avec le fonds) ;
d) Abattement à la base des revenus commerciaux et réductions pour charges de famille ;
e) Limitation de la patente à la partie des locaux exclusivement affectée à l'usage professionnel ;
f j Remaniement du régime des licences pour les débitants de boissons, en les chis-ant par catégories proportionnelles à l'importance de leurs affaires;
(f) Application du droit commun, en matière fiscale, aux sociétés coopératives d’achats en commun de commerçants.
Amelioration de là loi du 30 juin 1926 sur la propriété commerciale,, notamment par la stipulation du versement de i 7 indemnité d éviction avant que le locataire dépossédé n’ait quitté son fonds, et par la fixation dun plafond limitant le taux de majoration des baux commerciaux.
Etude favorable des revendications de l'artisanat,
Développement des banques populaires.
Consultation préalable et obligatoire, avant la discussion de tout projet de loi à caractère économique ou professionnel, des organismes intéresses : groupements commerciaux et industriels, syndicats agricoles, syndicats d'ouvriers et d'employés, etc.
11 1, — Politique sociale.
Aménagement rationnel de la loi sur les assurances sociales en utilisant aussi largement que possible le concours des sociétés de secours mutuels.
Mise en discussion rapide du projet de loi Champetier de Rîbes sur le statut légal desemployés, appliquant aux employés b ensemble des d sposi lions contenues dans le Code du travail.
Maintien de la loi de huit heures.
Application stricte des lois sur le travail des femmes et des enfants mineurs.
Congés annuels payés pour les travailleurs ayant un certain temps de présence dans leur entrépi iso.
Augmentation de la part contributive de TEtat dans les pensions. des vieux retraités?.
Reversion* sur d'époux survi va ni des majora Lions : pour en fan ts.
Protection de la famille. — Extension des dégrèvements, fiscaux pour les pères defamilles nombreuses. Généralisai ion i du régime des allocations familiales et des primes' départementales, à la natalité.*!
Vote, familial.
Répression de la pornographie e t de ladicence d es rues.
Politique du, logement’ parr Inaction combinée de l’Etat,, des villes et des particuliers, intense? de sanatoiù ums,-.
3e circonscription de LYON,
(3e arrondissement, — ÜB canton*)
M. AUGAGNEUR
Elu au deuxième tour de scrutin, — ,5,738 voix*
Citoyen,
Je viens vous demander votre suffrage pour Sélection législative prochaine*
Beaucoup d’électeurs me connaissent : ancien maire de Lyon, de 1900 à 1905, j’ai géré les affaires municipales avec un désintéressement personnel, un souci constant de l'intérêt général, un respect de la justice, qui ont laissé un souvenir, dont je me prévaux, dans
l’esprit des contribuables lyonnais et des fonctionnaires municipaux* La suppression de
l'octroi, la municipalisation du service des eaux ont amélioré Ja situation des classes laborieuses, en respectant les droits et les intérêts de tous. Dès 1904, deux ans après cette
réforme, j’ai pu abaisser les taxes de remplacement de l'octroi et diminuer les impôts,
k la charge des habitants, de 1.700.000 francs*
Depuis lors, jamais, je crois, les charges publiques n’ont été allégées pas plus par l’État que par les municipalités*
Gouverneur général des colonies à Madagascar (1905 à 1910), en Afrique équatoriale (Congo) (1920 à 1924), j’ai, par des mesures de justice et d’humanité, amélioré le sort des indigènes, trop souvent maltraités, et conquis la reconnaissance de ces naturels, reconnaissance qu’ils m’ont exprimée et m’expriment souvent dans des lettres dont je suis lier.
Partout, j’ai réduit les dépenses, aménagé les ressources budgétaires dans le sens delà justice et laissé les finances publiques dans une situation plus florissante que celle que j’avais trouvée à mon arrivée*
Citoyen, je m’autorise de ce passé, tout de probité scrupuleuse et de souci constant des intérêts de tous, pour vous demander de réitérer la confiance que les électeurs de la Guillotière m*ont manifestée en 1910 et en 1914. J’ai pendant neuf ans (1910 à 1919) représenté cette circonscription : j’invoque ce titre d’ancien député du 3e arrondissement, qu’aucun de mes concurrents n’a jamais possédé*
Mon programme est tracé par les nécessités des temps présents. Vous ne nommez pas un représentant pour qu’il soutienne des idées révolutionnaires : collectivistes ou communistes; mais pour que, dans le cadre de la société actuelle, avec le régime issu de la Révolution, tracé dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, il s’approche, par des procédés légaux, par des améliorations légales constantes, chaque jour davantage, è'nn idéal de justice sociale, seule raison d’être des luttes politiques et de la concurrence des partis.
PendanL la législature prochaine de 1928 à 1932, la préoccupation première de vos députés sera le rétablissement de notre monnaie, la réduction des dépenses, l’aménagement plus équitable des impôts, réellement proportionnés aux facultés des diverses classes de contribuables.
La politique pure, les luttes entre partis, trop souvent luttes entre des individus, ne doivent pas occuper la législature* Au lieu de discussions théoriques, de débats académiques sur la constitution de la société, de paroles vaines, sans portée pratique, immédiate, les partis devront faire trêve et employer leur activité au relèvement financier et économique du pays*
Citoyen, je m'autorise de mon passé, comme ancien maire de Lyon, comme ancien député, comme gouverneur général honoraire des colonies, comme ancien Ministre: Travaux publics, Instruction publique, Marine, pour soutenir que mon expérience des affaires publiques me rend, plus que quiconque de mes compétiteurs, capable de défendre vos intérêts au Parlement, Ayant à fond L’expérience et la pratique des administrations, je serai plus en état qu’un autre de choisir les meilleurs moyens de réduire les dépenses, et par là, de réduire les impôts.
J'ai trop le souci de ne promettre que ce que je me sais capable de pouvoir tenir pour vous dire que le lendemain de mon élection les impôts disparaîtront comme par enchantement. Ceci on vous Ta promis, vous l'avez cru en 1924, et vous avez été trompés.
Je ne fais qu’une promesse : celle de donner tout mon temps, toute mon énergie à la reconstitution de la France, dans L’intérêt de tous.
Je suis le plus indépendant des hommes : je ne fais partie d’aucun conseil d'administration, je ne suis lié à aucun intérêt particulier eu concurrence avec l1 intérêt public, Je ne vous promets que ce que je suis certain de pouvoir tenir : un dévouement absolu à la cause de tous, une fidélité constante à la République et au progrès social, un désintéressement personnel absolu. Je ne m'enrichirai pas en exploitant un mandat; on ne s’enrichit qu'en le trahissant.
Pour la justice sociale, parla République, le suffrage universel et le respect de la loi régulièrement formulée.
Victor AUGàGNËUR
Ancien Maire de Lyon (1900-1 905),
Ancien Député du 3e arrondissement (1910-1919).
Gouverneur général honoraire des colonies Madagascar (1905-1910) :
Afrique équatoriale (1920-1924).
Ancien Ministre des Travaux publics (1911-1912).
Ancien Ministre de l'instruction publique, de la Marine (1914-1916).
Professeur honoraire h la Faculté de médecine de Lyon,
Comité d' Action démocratique, réformatrice et sociale.
Politique extérieure :
Orientée vers la paix générale par le développement de l’autorité de la S, D. N,, par la constitution d’une force internationale de la S D. N,, capable d imposer le respect de ses décisions aux Etals récalcitrants, par le désarmement réduisant les forces spéciales de chaque Etat à une armée de métier. Cette constitution mène à la suppression du service obligatoire pour tous et du système de la nation armée.
Défense nationale :
Garantie par la Société des Nations.
Politique intérieure :
Maintien total des lois dites laïques. Trêve aux luttes politiques pendant le temps nécessaire à la reconstitution économique de la France } au relèvement de sa situation financière.
Ecole pour tous, c’est-à dire égalisation des chances de toutes les classes sociales par
— me —
renseigne me ni total,. dorme ' geaituitementyià tous les sujets susceptibles de la recevoir et d en faire .profiter la société v\
Pôli ti que financière ;
Organisation économique, de radmijiîstation de l'Etat, suppression.de ions les rouages inutiles, organisation du contrôle des dépenses et de la responsabilité des fonctionnaires,
Industrialisation des monoples. Réorganisation des chemins de fer. Réduction des tarifs de transports et des droits de douane.
Aménagements fiscaux tendant à ce que les impôts correspondent réellement aux facultés des, contribuables. Suppression de rabattement, à la base dans les revenus dépassant un certain chiffre. Augmentation jusqu'à 13.000 francs de rabattement sur le revenu des salaires.
Remise en. chantier de la loi sur la propriété commerciale, dispositions limitant les augmentations de loyer exigées parle propriétaire en cas de prorogation.
Constitution d'on Conseil économique, dont la consultation sera obligatoire avant, le*’ vote par le Parlement de toute loi ayant des. conséquences économiques.
P 6 1 i fSqu e soci a 1er
Maintien de la loi de huit heures ;
Etablir F o b 3 i ga t i o n d ni c on g ês ail â neh p ay& ;
Révision de la loi, trop hâtivement votée, des assurances sociales;
Tarification nouvelle de la loi sur les. accidents du travail, mise en corrélation avec le coût de Ja.vie;, *
Maintien de la législation des mutilés et victimes de la guerre en s'oposant à toute révision des pensions. Réalisation du programme de là Confédération de la France meurtrie (pensions basées sur le coût moyen de la vie);
Suppression des octrois ;
Statut des fonctionnaires. Légalisation du droit syndical ;
Application des lois sociales, dans toute la mesure utile et avec les modifications nécessaires, aux travailleurs agricoles.
Politique coloniale :
Mise en valeur du domaine colonial, par l’effort financier de la métropole, et une politique indigène inspirée par l'humanité et le respect absolu de la personne humaine,
La C om mis sion r é le cio rate i
Vu, le- candidat*: V* ÀÜGAGNEüR,
- îl’27 —
4" circonscription de LYON.
(3fl av vo p d\ ssemc ni, 3? ta n ton,)
i M. RIGHERAND
EJ u. a u3 deuxième tour. , de sera Lin, — O 46 vol x ,
Citoyen s ?
J.e Parti socialiste ni a donné la délicate mission de porter son drapeau et d'afï'ron ter voire verdict. Je viens devant vous avec confiance.
. Electeurs de, la- Gui Ilot ière,
Je ne veux pas vous adresser de ces longues proclamations chargées de promesses.
Homme du peuple je suis, homme du peuple je reste; c'est à lui que je m'adresse, lui seul a le droit de méjuger. Aujourd'hui', je fais appel â la classe ouvrière; elle me connaît, elle me comprend !
Depuis plus de vingt- quatre ans, je rep résente le 3 e arrondissement. Pendant ces longues années, souvent bouleversées par de violents orages, je nie' suis efforcé de soutenir les intérêts de mes concitoyens, de mes compagnons de lutteieJL.de travail. Je l'ai fait avec mes faibles moyens, modestement, mais avec foi, avec, conscience.
Cependant, apres vingt-quatre ans de lutte et d efforts, j'ai le désir de travailler encore pour ï amélioration du sort des travailleurs, t émoin impuissant de tons les vices sociaux, j ai vu avec tristesse de fi 1er devant moi le sombre, tableau de, la misère i les familles nombreuses où le gain insuffisant du mari. ne permet ni hygiène, ni nourriture saine; les, lendemains incertains des vieux travailleurs, qui ayant peiné, donné leur sueur, leur intelligence et leur savoir a une société mal faite, se voient, au crépuscule de leur vie, bannir par ceux tfu ils ont fait vivre et refuser le pain quotidien par ceux dont, ils ont fait la fortune,
Bien placé pour juger les lois sociales puisque je collabore à leur application, j'ai constaté leur insuffisance. Pourquoi ? Parce qu’établies par des. ■majorités parlementaires dont les membres ne connaissent la misère humaine que par les récits imaginés de Ja littératureict qui n ont jamais connu les heures angoissantes de la vie du travailleur*
L œuvre du socialiste au Parlement est ne Lie*
Ce n est pas un mandat à remplir, c'est une mission ; une mission sacrée, de bonté, de ïuUe pour la défense d'une classe, celle du travail, pour la défense de la justice, des déshérités, du prolétariat.
, ^ans le cours des; années, les socialistes, de tous les pays ont donné au monde une einonslralion éclatante de leur pacifisme.
, |jC S0C^allsnie international a donné foules ses forces vives, toutes ses, lumières, toute Sa loi d cette idée : la paix. Comment est-elle réalisable cette paix ?
Par une entente, une union étroite des peuples au sein d'une assemblée où tous les 1 iges internationaux seront discutés et juges, évitant ainsi les conflits, les aventures belliqueuses, les guerres.
fies CCie aiSeTïï^° existe, bile vit, malgré ses nombreux adversaires; elle a déjà obtenu rtLLl t'ds et plus les majorités parlementaires seront à gauche, imprégnées de pacifisme,
" US ees résultats tendront à cet idéal de paix.
Société des Nations, c'cst la paix.
Société des Nations, c’est la sécurité*
Société des Nations, c’est le désarmement*
Dans le domaine de l’assistance, au Conseil municipal et général où vous m'avez envoyé, j’ai constaté la carence coupable de l'Etal ; j’ai essayé d’user de mon influence pour donner à l'assistance municipale un esprit socialiste plus près des besoins du malheureux* Ainsi, j’ai obtenu quelques résultats, incomplets, certes, mais ils soulagent la misère.
Je suis fier d’a%roir participé à l'organisation du restaurant des mères nourrices; d’avoir aidé à remédier a l'insuffisance de la loi sur les femmes en couches; d’avoir fait relever l'allocation des aveugles; d’être on des pionniers de la maison des Vieux ménages, et d’être l'initiateur de la création du jardin d’enfants*
Comme vous, je sens l'influence de ces améliorations municipales; pour les parfaire il faut le travail conscient et méthodique du législateur : c’est pourquoi je fais appel a vos voix .
Promesses? Non.
Démagogie? Non*
La classe ouvrière ne mérite pas ces tristes procédés* Si je réalise vous jugerez mon oeuvre; sinon, vous aurez un devoir, vous savez lequel.
Le Parti socialiste présente un programme de réalisations immédiates, d’action, de courage; vous connaissez son ardeur, cette œuvre de toujours il faut la continuer.
Assez de misère ï
L’enfant doit vivre S
L’homme doit faire vivre!
Le vieillard doit-il mourir???
Aidez-moi dans la réalisation sociale entreprise; c'est la meilleure des révolutions, sans effusion de sang, dans le calme serein des assemblées*
Citoyens, vous avez un droit; ouvriers, c’est votre force; pas d’abstention aux urnes et que le nom de
Etienne RI CITERA ND
sorte victorieux de la bataille d’avril* Vous aurez travaillé pour la paix, pour la justice, pour l'humanité, pour le socialisme*
Le Programme du Parti sociàuste*
Citoyens,
Le Parti socialiste qui présente à vos suffrages, pour la 4Û circonscription, le citoyen Étienne Richerand, lui demande cle défendre, dans la prochaine législature, le programme d’action immédiate suivant !
Politique extérieure.
Le Parti réclame :
Une politique pacifique par l’entente entre les nations, le développement eL la démocratisation de la Société des Nations; la garantie de leur sécurité par l'arbitrage obligatoire et le désarmement contrôlé, la cessation de toutes occupations militaires*
Militairement la France doit donner l'exemple, le service militaire d'un an, déjà voté, doit cire rapidement appliqué, puis progressivement réduit, pour arriver à l’organisation des simples milices nationales.
Politique financière.
Le Parti veut :
Que les classes possédantes supportent leur juste part des charges de la guerre.
Pour cela, il demande :
La stabilisation légale immédiate, afin d'arrêter la hausse constante du coût de la vie.
L'amortissement de notre dette écrasante pour permettre l'allégement des charges fiscales.
Amortissement de la dette extérieure, par la compensation internationale des dettes, et un règlement général et immédiat par un vaste emprunt international, mobilisant le plan Dawes et garanti par toutes les puissances.
L'amortissement de la dette intérieure, par la contribution progressive sur la fortune acquise avec large dégrèvement à la base,
La défense des monopoles fiscaux (allumettes, tabacs, etc,), contre les grandes compagnies financières.
La nationalisation des monopoles de fait qté sont aux mains des trusts et cartels capitalistes internationaux (monopole des pétroles, etc,,.).
II demande, en outre ;
Un plus juste aménagement des impôts, augmentation du minimem d’exemption des impôts sur les salaires et traitements jusqu'à 15.000 francs.
Fixation d’un minimum d’exemption analogue pour les bénéfices commerciaux.
Remplacement de la taxe sur le chiffre d'affaires par la taxe unique à la production,
Et, d’une façon générale, l’allégement des charges qui restreignent la consommation des salariés, des classes moyennes et qui écrasent la production nationale.
Politique sociale.
Le Parli réclame :
Une politique du logement assurant un * rapide construction d'immeubles pour loyers à taux modérés, afin de remédier à la crise du logement et assurer aux ouvriers et employés des conditions de vie convenables.
Des mesures pour éviter la hausse excessive des loyers, les expulsions arbitraires, aussi bien d’ouvriers que de commerçants
La mise en œuvre de la loi sur les assurances sociales, à compléter par l'institution de l’assurance chômage obligatoire.
Avec la G, G, T, le Parti réclame :
Le respect absolu de la journée de huit heures;
Le salaire des femmes ouvrières établi suivant le principe : « A travail égal, salaire égal » ;
Des congés de repos pour les ouvriers ;
La réorganisation de l'inspection du travail par rinstitution des délégués ouvriers à la sécurité ;
La ratification des conventions internationales protectrices do travail, surtout celle de Washington sur les huit heures ;
Le droit syndical pour tous, fonctionnaires compris ;
Le vote rapide par le Sénat de la nouvelle loi sur les accidents du travail ,
L’extension des pouvoirs et de la compétence du Conseil national économique*
Politique scolaire.
Réalisation par l 'école unique de l’égalité pour l'instruction ;
Défense de la laïcité ;
Réorganisation de l’éducation populaire par le développement de 1 enseignement postscolaire.
Le Parti réclame :
U u politique d’hygiène sociale;
La déclaration de guerre aux maladies sociales : mortalité infantile, .tuberculose, maladies vénériennes, cancer;
Une large dotation du budget de l'hygiène;
La réorganisation des services de protection du premier âge et des enfants abandonnés.
Le Parti veut :
Défendre les libel lés républicaines;
Assurer la suprématie du suffrage universel pour la limitation des pouvoirs du Sénat;
Faire participer le peuple plus étroitement à la vie publique et au contrôle de l’œuvre législative par l'institution du référendum;
Assurer Légalité civile et politique des sexes, en accordant le droit de vote aux femmes ;
Abroger les lois d’exception ;
Voter une amnistie générale en matière politique.
Tel est le programme d’action pour la défense do la République, des droits du peuple, pour l’émancipation des classes laborieuses pour la paix internationale.
Le Parti socialiste le soumet à vos suffrages et, pour le défendre au Parlement, vous demande de voter pour :
Étienne R1CHERAND
Vîce-présidr nt du Conseil général.
Adjoint au Maire,
Citoyens,
p„ le hU du reloue a» M d'arrondissement, la Croix-no™. est appelé, a élire, ‘tSSSSL * l’honneur de présenter à vos s«^ le citoyen :
Claude BROYAS
Adjoint au maire. - Conseiller d'arrondissement.
Il est à peine besoin, citoyens. d’insister sur l'importance et kjeavilé de nette eonsnl-
fin°trùno législature difficile, à certains moments dramatiques où non, «O»* ™ le jfïi a l'économique el les volonté. du sulTrase universel tenue, en
puissunee. rjneiére,, le, dénienrate, eroix-rons.ieos, pour ne qn,
- Ttns“rp”":i^^ * ^
«tpü: hi rSï: tjzszX
et économique qui « est, chacun le sait, que 1. conséquence de 1. politique imprétoj
J” S- cependant JUT,Ù peut
aller leur amour pour le paj,, quand s’est fermé le Minudere d Omon ™tA« . ^
Et si le redressement financier est, aujourd'hui , en bonne *£V«£PJ'» le, ale collaboration qu’ont apportée » son chef de. homme, comme Edouard ll.mot q
“ “Sb républicains qui ne semblent vouloir ajouter aux coups qui
sont portés à notre Parti et à ses oheis. u*f ne c;ter qaG ce
Mai, où étaient ils donc, eux, quand le même Edouard Hemot, pour nom, « colletait avec les difficultés qn. crée, quand on Ubo^e, une réalité revêche, smon, de par leur volonté, à l’abri de, responsabilité. *> ^ ^
De ces accusations odieuses, d° “ récentes élection.
Républicains croix-roussiens n en ont-ils pa* -JL J
municipales complémentaires, passé «eus importe moins que l’avenir-
Et puis, citoyens, pourquoi ne pas le due . L mme
Cet avenir, le Parti radical et radical-socialiste l’envisage résolument par an P^ramme
hardi de paix extérieure, de justice fiscale et d'améliorations sociales. Et, là, se révèle qu on lui reproche, a vrai dire, son évidente volonté d'action et de réformes démocratiques . est donc ce programme que nous soumettons à l’approbation du corps électoral croix roussien et que défendra, avec la ténacité que vous lui connaissez, le citoyen Bruvas si, comme nous en avons l’assurance, vous en faites votre député de demain. ^
Politique 'ex té rie ure.
Efcuvre du Parti radical et radical-socialiste s’illustre, en ce domaine, par ]es accords de Londres ; acceptation par l’Allemagne du plan Dawes, qui assure à ia^ranc des payements réguliers ; le protocole de Genève, d’où sont nés les accords de Locarno
garantissant notre sécurité. Dans nos relations avec l’Allemagne, la politique d’apaisement
sommesT T' ’ ^ ^ interalliées’ un arrangement doit intervenir sans que les sommes que notre pays peut etre appelé à verser soient supérieures à celles reçues par lui
de s a ls ennemis. II forcera d’établir la sécurité nationale, dont il « le souci su"
tarV 1 Vlî 11 10naUXftVelHera à !a mise en application du service d'un an au 'nias tard a la date prévue par la loi. En un mot, notre Parti se prononce, nettement pour la politique organisation rationnelle de la paix, telle que l’a inaugurée, au début de celle
antes C’ L “ * le contrôle et l’autorité de la Société des Nations et
autres organismes internationaux.
i ouuque intérieure.
Dans l’ordre intérieur, partisan de la liberté de conscience, respectueux de toutes le t-’Ü -lTr T eStpr0f°ntlément altaché à la cffectivePde l’Étal ; il „e saurai!
te x™™ de u s= <~r» <*»■■ ^ * d.
Politique sociale,
notamment par la défense de k 1 ni A<* \ \ i , ons des classes laborieuses^
internationales du travail ’ nar L ü* leLires ? par la ratification des conventions
o»™-.,,aP .,ù.ipSi„„ d.. l2ST!7 TF r* '• °m,M’
travail aux victimes delà guerre le droit svmlieal A ’ . a”l"”l“l“>n. de> accidentés du les emolovés - P, r - f- \ , SJf pour les fonctionnaires, uo statut pour
d’une assurance d,ômaee'’î ta ' F J”** J” ‘'E,al aU1 a”nran“! -ociales, la création le programme de la C. G, T. ? * * pt< 1 1 pa^ d ail)eurs’ en ce domaine,
victi™,‘^'|i ^oeml/ânir1?^"'!;' ” n,,inli“d™- - ~p»l *. anciens combattant, et
tion intégrale à laquelle ils ont droit. " !“'<!“ ““ qn * aient obtenu 1. répara-
Politique financière .
Le Parti radical et radical-socialiste, au point de vue financier, se prononce pour la stabilisation légale du franc dans le plus bref délai. Il iPenLend pas le redressement fînancier autrement que dans la justice : en réprimant implacablement la fraude fiscale, en abaissant le' taux des impôts de consommation, en élevant les taux des gros revenus et des grosses successions, en frappant d'un taux différent les revenus du travail et du capital, en élevant l'exonération à la b ise de l'impôt sur les salaires et l'abattement de l’impôt sur le revenu ; en exonérant de l'impôt sur le chiffre d’affaires les petits façonniers, les petits et moyens commerçants et industriels si lourdement surchargés, et en les classant dans la cédule des salaires. Il se déclare en outre pour la substitution d'une taxe à la production en remplacement de La taxe sur le chiffre d’affaires. En résumé, notre Parti s'efforcera de faire prévaloir l'impôt direct sur l'impôt indirect.
Politique économique.
Dans le cadre économique, H se déclare pour le maintien et la réorganisation des monopoles d’Etat, pour le contrôle des monopoles de fait, la rationalisation des moyens de production : réforme douanière, encouragement à l’artisanat et aux Chambres de métiers ; enfin, par l'amélioration de la loi sur la propriété commerciale en vue de lui permettre de donner son plein et entier effet, etc. Toujours attaché au principe de la propriété individuelle, notre Parti n'est pas moins décidé à en corriger les abus. Il s'emploiera à seconder de son mieux les initiatives individuelles, pourvu qu'elles ne soient point en opposition avec l’intérêt général.
Tel est, citoyens, le programme du Parti radical et radical-socialiste sur lequel vous êtes appelés à vous prononcer.
Electeurs républicains, le moment est venu de décider, de fixer votre choix :
Entre les doctrines de conservation et de réaction sociales* représentées par les partis de droite ;
Entre les doctrines de révolution, essentiellement destructrices, représentées par les hommes d’extrême -gauche ;
Et celle du Parti radical et radical-socialiste, qu’il affirme en toute clarté.
Parti de réformes et de progrès, il ne considère comme définitif le maintien d’aucun privilège, ni la persistance d’aucun abus. Il lutte contre les uns et cont-e les autres.
Lui seul aîHe, à l'organisation de la Paix, le souci de la sécurité nationale.
Lui seul offre aux travailleurs le bien-être et l’indépendance, dans le cadre de la société
actuelle.
Lui seul fait de l’impôt sur le revenu et de lhrnpôt sur les successions le pivot de sa politique financière, visant à la justice fiscale.
Lui seul exige la libération de l’Etat, de l'emprise des groupements économiques.
Démocrates croix-roussiens, réfléchissez ! Que disons-nous ? Réfléchissez !
Comme en novembre 1927, affirmez une fois de plus, sur le nom du citoyen R rayas votre confiance dans un parti qui poursuit les réalisations ;
De la paix, par la Société des Nations ;
De la jus Lice sociale, par la transformation du salariat ;
De la justice fiscale, par un équitable remaniement des impôts ;
De la souveraineté de la Nation, par le contrôle des grandes coalitions d’intérêts.
Républicains croix-roussiens, tous aux urnes ! Votez et faites voter pour le citoyen :
Claude RR Ü Y AS
Adjoint an maire, Conseiller d'arrondissement*
Comme vous Croix-Roussieu, et à qui, depuis 1919, vous avec accordé toujours, e[ à jujste titre,- une confiance méritée*
Nos* adversaires- comptent sut les abstentions* pour fausser les résultats et empêcher l’élection, dés le premier tour de scrutin, du citoyen BRU Y AS, Tous aux urnes2 pour déjouer leur cale ut. Pas de défaillance et le succès républicain sera assuré dimanche 22 avril.
6* circonscription de LYON.
(5* arrondissement municipal.)