M, LOQUET
Élu au deuxième Tour de scrutin. — 7,027 voix.
Citoyens,
Le candidat que le Parti socialiste présente aux électeurs de la première circonscription . ,20 arrondissement (quartiers de fielleville et de Saint-Fargeau) est connu d'eux et justement apprécié de toute la population du 20e arrondissement.
Alexandre Luquet est, en effet, un militant socialiste et syndicaliste qui a participé depuis trente ans, à toute l’action sociale des travailleurs. I] n'a jamais cessé, à aucun moment, de jouir de la confiance des organisations ouvrières au sein et à la tête desquelles a eerlaines heures difficiles, il joua un rôle des pins importants.
Les questions économiques l’ont toujours passionné et il dispose, pour se les assimiler e eur trouver les solutions qu’elles comportent, des facultés de premier ordre qu éclairé et deve oppe 1 idéal socialiste dont il est imprégné et dont il a fait la directive de toute sa probe et active.
Syndiqué dès 1890, à 16 ans; membre du Parti socialiste depuis 18%, alors affilié au ar i ouvrier français (Groupe d’études sociales de Belleville) ; coopérateur depuis 1900, ^exandre Luquet n’a négligé aucune des formes de l’activité sociale. Il a pris une part P epoiK crante dans 1 agitation contre les bureaux de placement payants ; agitation qui vai aboutir à la loi de 1904 et plus tard à l’organisation du marché du travail par l’insliu ion ce services publies, paritaires et professionnels de placement gratuit. C’est sa ^ompe ence particulière en ce domaine, qui Ta amené, aux côtés de notre camarade Henri p ’ ^sident du Conseil général de la Seine, et de M. Edouard Fuster, professeur au , j.°fe de France, à la vice-présidence de l’Office départemental de placement et de la s ique du travail et du chômage, créé en 1916 par le Conseil général.
H ’ -,iPn! U,1S paH active à l’action ouvrière qui amenait le Parlement à voter la loi du JU1 Ct 1906 sur]e rePos hebdomadaire. Et aussitôt la loi volée, comme elle était battue
en brèche par les grands magasins, 3a confiance des syndicats intéressés Je plaça à la tête du Comité intersyndical d 'action pour le respect de cette loi.
Alors, sans compter les coups qu'il reçut, il organisa et dirigea des manifestations qui imposèrent enfin une observation assez générale de la loi donnant un jour de repos par semaine — et plus tard la semaine anglaise — à des millions d* hommes et de femmes qui en avaient été privés jusque-là, sans profit pour personne.
En 1908, après les douloureux événements de Villeneuve-Saint-Georges, la confiance du mouvement syndical français lui imposa alors la fonction de secrétaire général de la C. G. T,
Entre l'armistice et la signature des traités de paix, il prenait au sein de la Commission interministérielle des traités internationaux du travail, où la G. G, T. l'envoya siéger, une très grosse part à la préparation de la législation sur la journée de huit heures.
Ses compétences marquées en matière de droit ouvrier et sa fidélité éprouvée aux intérêts légitimes des travailleurs, firent que Luquet dut siéger, dès 1905, au Conseil de prud’hommes de la Seine où la confiance de ses collègues lui imposa durant huit années et jusqu’à son élection au Conseil municipal, la charge délicate de présider les audiences de la section des tissus.
Ce fut un hommage mérité mais lourd d’obligations, rendu aux connaissances juridiques, k la conscience, à la droiture de caractère, au sang-froid et au tact de Luquet, toutes choses d’ailleurs vérifiées, appréciées par la population qu'il représente si dignement, depuis 1919, à T Hôtel de Ville de Paris.
A 12 ans et demi Luquet devait gagner sa vie de l'exercice du métier de coiiïeur. Corporation qui, tout entière, lui rqste reconnaissante de l’avoir tirée, par son habile et ardente activité syndicale, du marasme où elle végétait jusqu'à ces dernières années-
Le métier donna à notre ami et à la famille qu'il se créa, le pain du corps. II se procura par l’étude, le pain de l'esprit et, bientôt, il ne milita plus seulement par la parole, Par divers journaux, il fut sollicité d'écrire. II devint journaliste consciencieux et averti, servant comme tel, et exclusivement, les causes justes et plus particulièrement celles des travailleurs. En 1910, Jaurès lui confiait la délicate responsabilité de la Vie économique sociale qu'il dut abandonner dix ans plus tard, quand, passait sous la direction bolchevique, FJlumanUêy devint — hçJas ! l’organe des divisions ouvrières.
C’est par sa vigoureuse et Habile campagne de presse qu’en Î9M, il sauva de l’écliafaud pour aboutir à la révision et à l'acquittement par la Cour de cassation — Je malheureux dulcs Durand, militant syndicaliste, condamné ’ à mort par un verdict abominable du jury de la Sjeine-ïpféneure.
C'est également Alexandre Luquet qui, ipMe début la guerre, seul alors dans ^ prçsso contre le? fureurs déchaînées des grands journaux bourgeois èt nu milieu, de la regrettable indifférence de la masse des intéressés, posa la question des loyers, préconisa Iqs solutions d équité qui, uralhoineusement, ne trouvèrent que maigrement place dans lois qui se sont succédé depuis et qui laissent la solution de justice à la Chambre que le pays va, se donner.
11 qe s’est d ailleurs pas contenté de sauve garder* dans la mesure où il a pu., fe3 HdçreU. légitimes des locataire?. 11 s’est attaché à la recherche deâ solutions les 1<?3 plus opérantes à la crise du logement, une des plus grave? dq notre temps,
En 1919, pour succéder à Berthaut, décédé, le groupe socialiste de Belle ville fit un devoir à Alexandre Loquet de présenter le drapeau socialiste aux électeurs de Belleviüe- Il le fit avec un succès que renouvelèrent, en l’amplifiant, les élections de mai 102,5- Çoiitre 2.410 voix communistes et 1.608 voix réactionnaires, par 5,624 voix, les électeur de, Bcjlqville tértioiguèrept leur confiance à Alexandre Luquet, resté fidèle à son, programme* au socialisme de Vaillant, de Guesde, de Jaurès.
No 3814
L'activité de Luquet comme conseiller municipal, on la connaît. Elle est de tous les instants. Elle s'exerce dans maints domaines, inlassablement et souvent avec succès*
N est-ce pas à lui que les consommateurs de lait, cette partie de la population parisienne si digne d'intérêt, doivent les réductions successives des prix que les puissantes sociétés laitières avaient, en septembre dernier, imposé à ! agrément du Gouvernement et de la Préfecture de Police.
En ce moment même, il s'efforce d’obtenir de l'Administration préfectorale que les petits consommateurs de gaz.- dont le lo^er en 1914 comportait l'exonération delà cote mobilière et personnelle, ne soient pas astreints au payement des frais nouveaux que la Société du gaz prétend leur imposer.
11 n’ayait d’autre ambition que de poursuivre, à ITIôte] de Ville, les efforts qu’il a multipliés pour une plus judicieuse et plus économique exploitation des services publics (transports en commun, eau, gaz, électricité, etc..), pour la solution locale de la crise du logement et la protection des locataires de toutes catégories; pour l’hygiène; pour la lutte contre les fléaux sociaux : la tuberculose, le cancer, la syphilis; pour renseignement, etc... Mais les circonstances font un devoir à Luquet de porter son activité à la Chambre; et aux électeurs de l’y envoyer traiter ces questions vitales. Elles font, au Parti socialiste, un devoir de présenter Luquet aux électeurs de Belle ville et de Saint-Fargeau, formant la première circonscription législative du 20° arrondissement, celle que durant tant d’années, sur présentation du Parti socialiste, représenta Victor Dejeante, décédé récemment.
Luquet, homme de devoir, a accepté ce mandat.
A la Chambre des Députés demain, comme hier et aujourd'hui encore à l’ Hôtel de Ville, notre ami, l’ami de toute la population du 20% aux côtés de Léon Blum, qu’éliront les électeurs des quartiers du Père-Lachaise et de Charonne, Alexandre Luquet continuera à servir sans défaillance, avec fermeté, avec passion et fort d'une expérience déjà longue et éprouvée, les intérêts de la classe ouvrière, des laborieux qu’avec nous il veut émanciper des servitudes d’un capitalisme dont un régime bancaire aveugle et déchaîné, aggrave chaque jour les méfaits sur le commerce et sur l’industrie, tient le pays en tutelle et engendre le chômage et la misère.
11 n’est donc pas d’hésitation possible pour les électeurs conscients.
Luquet est un travailleur et un socialiste qui a fait ses preuves et dont le passé, tout de dévouement et de probité, répond en offrant les plus solides garanties.
Les groupes socialistes de Belleville et de Saint* Fargeau, la 20e section du Parti socialiste, s’acquittent de leur devoir en vous le représentant. Ils sont convaincus que les élec* leurs, les libres citoyens de la I IO circonscription du 20e arrondissement, feront le leur en votant pour
 LEXAN DRE L U Q U ET
en lui restant fidèle, comme lui- même l’est à eux et comme il l’est k ses principes, à son programme.
La 20° section de la Fédération de la Seuie du Parti socialiste.
Le Groupe socialiste de Belleville.
Le Groupe socialiste de Saint- Far g eau.
2* circonscription du 20‘ arrondissement.
M. DÜCLOS
Elu au deuxième tour de scrutin. — 8,199 voix.
Voir le programme du Parti communiste ci-dessus.
Un mot personnel.
fraternels à vos suffrages, " Cla Ste’ a me Fesen*ant en termes si
r rai pu faire »
compagnon de lutte de vingt ans dont cha" ^ 1CUÜC‘ S^r "otre ami Ctlaries Auray, vieux trateur de la commune de Pan f' Un aPPrecie Ja haute valeur, comme adminis-
qualités P“'lem”t' J* » Parle p.. de se,
triomphe do notre idéal commun, h“2uï\’ZajT" ^ °h“ P“r
“ pr0me““' d“l“‘ pl“ » fai» qu’on est
N'attendez aussi de mi ° T** pro^rammes mirifiques qu on sait irréalisables,
aucune in^re jiZdÎlXeH * “ T” v '*“* ^ **« verbale,
soient. Je J;£ ! 7 J"T aU Jou* de mes concurrents, quels qu’il!
pardon à la mémoLe du innd 1?* “ ^ C°l0“b élwto™* Ü’« demande avant les élections, qu’il existe, quelq./e^art^un cantoTde’ PantinT' ^ déC0UVrir’ U“ m°is Je croirais faire injure à la population et aux électeurs en repayant de moi.
éco le^ laï q u e, °dont lesTm à : î t re s^ad ni i r a b le s 'ni Ion t fà i rè^3 q uxf j e ai; ia, ” ^ *" ^ ^
M U* a j®^crol s' a vo^'to u j servira3 'cJaÜe ^ou vnè^e "et
je set Tout' Î%n ^e“tÈZlee, ™ï T" P™68”- 81 V0U# ”** donneur, dont
faire une, une sèïïé ce le de t ! P ^ V°US reféseDter Parlement, je veux bien en seule, celle de travailler, comme un bon ouvrier, très simplement.
Louis MA RS AÏS.
Pi mo g ra mme d'ac tio n im méd ia te *
Les élections législatives appellent la France à se prononcer sur la route qu'elle entend suivre.
Il faut choisir :
Pour ou contre T Union nationale, édition revue et grossie du Ëloc national de 1919*
Il faut choisir :
Entre la coalition des intérêts d'argent, de la réaction politique, du conservatisme social, aujourd’hui maîtresse du pouvoiiy
Et le Parti socialiste, toujours disposé, comme en 1924, à seconder tout effort de marche en avant, et prêt, s'il était porté au pouvoir, à briser les résistances aux volontés du pays.
Il faut choisir :
Entre une politique qui, par les armements, les alliances particulières et les vieux errements de la diplomatie secrète, mène fatalement à la guerre,
Et la politique qui, sous l’impulsion du Parti socialiste, organise la paix par le rappro* ehemenides peuples, et prépare le désarmement.
Il faut choisir ;
Entre la politique financière de l’Union nationale qui, épargnant ceux qui peuvent payer et ne veulent pas payer, écrase d'impôts injustes la classe qui travaille et produit,
Et la politique de justice fiscale et de réveil économique qui allège les charges des producteurs et des consommateurs, et doit permettre enfin les grandes réformes sociales, impatiemment attendues par le monde du travail*
Il faut choisir :
Entre l'impudence cynique des gouvernements de réaction et de répression, ou la timidité des gouvernements d'intention démocratique, qui n’ont opposé aux forces d'argent que des velléi Lés de ré si s ta ne e împu is sa n te ,
Et les méthodes, dès longtemps Indiquées par le Parti socialiste comme les seules capables de barrer la route au fascisme, de réaliser la démocratie et de déblayer la voie à l'émancipation des travailleurs.
Il faut choisir :
Entre le conservatisme et le progrès social, enLre la paix et la guerre* Le parti socialiste a choisi.
Sans jamais oublier que l'émancipation complète du travail n’est possible que par 1 avènement de la propriété sociale, il vous propose comme programme d'action immédiate les réformes et mesures suivantes :
J° Suprématie du suffrage universel. Limitation des droits du Sénat* Amnistie, Abrogation des lois scélérates.
2° Sécurité par l'arbitrage et le désarmement contrôlé. Évacuation de la Rhénanie* Maintien des relations avec la Russie.
d* Service militaire de neuf mois, préparant le service de six mois.
4° Stabilisation immédiate. Contribution progressive prélevée sur la fortune acquise, avec dégrèvement à la base. Nationalisation des monopoles de fait.
5° Ecole pour tous à tous les degrés. Ecole primaire nationalisée. Défense de la laïcité,
6* Défense des revendications ouvrières de la G, G. T* : Les huit heures. Les contrats collectifs. Le contrôle ouvrier. Garantie contre le chômage. Large participation de l’État aux assurances sociales,
7° Offices publics des blés et des engrais. Action énergique de l'État en faveur des petites et moyennes exploitations, Application des lois sociales aux travailleurs agricoles. Organisation méthodique du reboisement,
8° Grands travaux d’intérêt public : Hygiène, habitation, oulillage. Lu lie contre la vie chère.
Egalité civile et politique des deux sexes.
Programme de législation du travail.
Droit pour les travailleurs salariés à un congé annuel payé eL non récupérable en heures supplémentaires.
Révision complète de la loi de 1898 sur les accidents du travail et extension de ladite loi aux maladies d’origine professionnelle.
Réorganisation de l’inspection du travail ; augmentation du nombre des inspecteurs et création de délégués ouvriers chargés de veiller à l'application des lois sur le travail, la sécurité et l'hygiène.
Ratification sans conditions ni réserves des conventions adoptées par la Conférence internationale du travail.
Extension du droit syndical aux travailleurs de l’Etat, des départements, des communes.
Institution des assurances ouvrières et sociales en vue de protéger les ouvriers, les ouvrières et leur famille en cas de maladie, de maternité, d’invalidité, de vieillesse, de décès, dechômage. Large participation financière de l’Etat. Majoration de l'allocation accordée par l’Etat aux vieux travailleurs pensionnés de la loi dite des retraites ouvrières et paysannes de 1910.
Relèvement du taux de F assistance obligatoire aux vieillards (lois de 1905), en rapport avec le coût de la vie.
Programme économique et financier .
La nationalisation des services publics et le retour à la Nation des monopoles de fait. Remaniement des charges fiscales par un large dégrèvement de la consommation et de la production françaises, qui sont deux éléments étroitement solidaires du bien-être général.
Programme d’ hygiène } d'assistance et de prévoyance sociales.
Large dotation du budget de l'hygiène et de Fassislance,
Une politique du logement et de l’habitation.
Taxation et réglementation des prorogaLions assurant toute sécurité aux locataires; opposition au droit commun avant le retour à une situation normale.
Défense dans le sens le plus largement humain des droits et des revendications des mutilés, des anciens combattants et de toutes les victimes de la guerre.
Citoyens !
La 22 avril, vous aurez entre les mains le sort du Pays, celui de la démocratie laborieuse, le -vôtre et celui de vos enfants.
Nous ne croyons pas que la ruche travailleuse qui Constitue notre canton de Pantin puisse avoir un représentant plus Qualifié que notre ami Louis Mardis qui allie de grandes qualités de cœur et de bonté à tme énergie tenace et réfléchie, qa’aumm obstacle ae rebute, qu’aucune difficulté ne décourage, pour mener jusqu'au bout les tâches qu’il s’est assignées.
Nous avons toujours pensé que c’est au premier tour que vous le choisirez pour voua représenter an Parlement,
Maintenant, nous en avons la certitude.
Pas d'abstention? Que chacun fasse son devoir comme Louis Matsais a fait le sien.
En avant pour la Justice ! Pour le Travail 1 Pour la Paix !
Vive la République sociale I
2* circonscriptioïi de SAINT-DËNÏÉI.
(Caritôa de Noisy-ie-Set J