M. MÉNÉTRIER
La Commission de recensement n'a pas proclamé élu M. Ménétrier, bien qu’il ait obtenu la majorité relative au second tour (7*064 voix), en raison de son inéligibilité.
Voir le programme du Parti communiste ci ‘dessus*
Irc circonscription de SCEAUX.
(Canton do Montreuil)
ML Paul PO N CET
Elu au deuxième tour de scrutin, 5.835 voix*
Programme politique*
La paix :
L’organisation de la paix^ par la mise en vigueur du protocole de Genève, ; 3a conclu^ s ion d'accords entre États, dans la Société des Natioins ainsi que par le retour progressifs la liberté des échanges et à la solidarité économique des peuples.
La réforme politique :
Révision de la Constitution dans un sens démocratique en assurant la suprématie de la Chambre élue au suffrage universel.
Extension des attributions du Conseil national Economique qui doit être intégré dans le mécanisme constitutionnel du pays.
Extension de l'éligibilité et du droit de vote, aux femmes.
La réforme de l'éducation nation aie :
Refonte totale de l'éducation nationale, avec gratuité à tous les degrés, mais avec sélection par le mérite permettant Paccession à la haute culture de tous les enfants bien doue$t quelle que soif leur origine sociale ; renseignement étant dirigé à la fois par Y État r les techniciens et les usagers, la liberté de renseignement étant maintenue.
Défense de ïa laïcité*
Organisation méthodique de renseignement post-scolaire.
La réforme financière*, économiqjue et fisçale :
Stabilisation monétaire amenant le retour du pays à une économie normale qui, seule, pourra mettre fin aux manœuvres d'accaparement et de spéculation, causes partielles de la vie chère.
liajiisteumnt et compensation des dettes interalliées, avant boute ratification.
Justice et égalité fiscale par un rajustement des impôts, notamment en substituAnt la taxe unique prélevée à un stade de la production, à l'impôt sur le chiffre d'affaires.
Suppression générale des octrois.
Élargissement des abattements â l.a base en matière d'impôts sur le revenu et leur extension à l'impôt sur les bénéfices commerciaux et industriels, impliquant un contrôle sérieux et la répression de la fraude.
Industrialisation des monopoles d'État avec compte d’exploitation et bilan annuel.
Industrialisation des grands services économiques publics et des services concédés avec participation des représentants des usagers et du personnel au -contrôle >et â la gestion*
Contrôle des monopoles de fait.
La réforme syndicale et sociale :
Application de la loi de huit heures.
Ratification des conventions adoptées par la Conférence internationale du Travail.
Développement des contrats collectifs et participation des travailleurs à la gestion des entreprises.
Juridiction obligatoire mixte des conflits du travail.
Meilleure organisation de l'inspection du travail, par l'adjonction de délégués ouvriers à J 'hygiène et à la sécurité.
Rajustement des pensions d'invalidité des mutilés et accidentés du travail.
Reconnaissance légale des syndicats de fonctionnaires qui doivent être appelés à coopérer à la réforme administrative.
Amélioration et extension des assurances sociales,
La défense des anciens combattants et victimes de la guerre :
Rajustement des pensions de guerre, en fonction du coût de ia vie.
Droit des ascendants à la pension.
Perfectionnement du régime des soins médicaux.
Réunion en un seul des trois offices (pupilles, anciens combattants, mutilés J.
Codification des textes législatifs qui règlent les droits des victimes de la guerre,
La réforme militaire :
Application immédiate du service d’un an rendu possible par la réalisation préalable des conditions prévues par la loi.
Amélioration des conditions de vie des soldats par une augmentation raisonnable du prêt et une stricte surveillance de l'ordinaire.
Allocations de soutiens de famille, accordées sans pourcentage, en tenant compte uniquement de la situation de la famille du soldat*
La défense des revendications commerciales, industrielles et artisanales :
La révision de la loi sur la propriété commerciale dans le ae&s de la recomiaissanee intégrale.
L'interdiction de toute expulsion, en attendant le vote par le Sénat de la loi sur la rc-vL sion des baux.
Protection de l'artisanat, du petit commerce et de la petite industrie.
Réduction des droits de mutation des fonds de commerce,
La politique de l’habitation :
Mise en application du programme de constructions de logements établi par le Conseil économique du Travail.
Révision de la législation sur les loyers.
Limitation du droit de reprise au propriétaire et à ses descendants mariés.
Application, par des dotations suffisantes, de la loi Sarrau t sur les lotissements.
Chers Concitoyens,
Les votes du citoyen Poncet ont toujours montré qu'il était resté fidèle aux engagements pris devant le corps électoral.
Le Comité républicain d'Union socialiste a confiance : Paul Poncet tiendra ses promesses, il respectera scrupuleusement le contrat passé avec ses électeurs. Il reste le fidèle serviteur de la démocratie et du socialisme.
La Com m iss i o n exêc u t ive .
2* circonscription de SCEAUX.
(Canton do Ymcennes.)
M. D0USSÀIN
Elu au deuxieme tour de scrutin. — 6.848 voix.
Politique et Programme général.
Républicain de naissance, profondément attaché au régime de la souveraineté populaire et du suffrage universel, Gustave Doussain n'est pas un politicien. S’il a milité dès qu il eut l'âge d’homme, en faveur des candidats républicains, il appartenait alors aux comités locaux d’union républicaine, qui réunissaient toutes les nuances de l'opinion démocratique, sans être particulièrement affiliés à aucune formation politique. C’est ainsi qu'il a fait partie, comme secrétaire, puis comme vice-président, de la Commission exécutive du grand comiLé cantonal qui a défendu la candidature législative de Charles Deloncle, dès 1903, comité qui ne s'est dissous qu'au moment de l’élection au Sénat de notre éminent concitoyen, et qui va d'ailleurs être reconstitué.
Il était, à hontenay, 1 un des fondateurs du Comité d’union et d’action républicaines groupant radicaux et modérés, s efforçait de maintenir la concorde entre citoyens de bonne volonté. Ï1 travaillait activement, en collaboration avec son ami regretté, M. Charles Passée, à préparer une unique liste républicaine pour les élections municipales et y réussissait en 1912, unissant ainsi pour une œuvre commune d'intérêt général, des hommes également dévoués, mais que des nuances d’opinions avaient seules jusque-là séparés.
L'idée de Funion, dans ie commun amour du pays et de la République, qui peut seule permettre de créer, de réaliser et d’avancer lentement mais sûrement dans la voie du progrès social, avait toujours constitué, pour Gustave Doussain, le principe essentiel sur lequel il entendait régler sa conduite politique. Ce n’est pas la guerre qui allait modifier cette conception, bien au contraire. Pendant trois ans dans la tranchée, il y a vécu, comme tous ses camarades les anciens combattants, avec des hommes de toutes les opinions, de toutes les classes, de toutes les religions, et il en est revenu plus persuadé que jamais qu'il faut estimer les hommes, non pas tant d'après les doctrines qu’ils ont choisies, que d’après leur valeur personnelle, d’après leurs qualités de coeur et d’esprit, d’après les actes qu'ils accomplissent, d’après les services rendus par eux dans un sincère et démocratique esprit d’altruisme*
11 se présentait an Conseil général, en décembre 1019, comme candidat d’Union républicaine et sociale, il n’était alors inscrit à aucun parti. Mais, au lendemain de son élection, les comités locaux qui avaient particulièrement soutenu sa candidature lui demandaient d'adhérer à FÂlliance républicaine démocratique. Au surplus, les idées directrices de ce grand parti, les idées qui avaient inspire ses fondateurs Waldeck- Rousseau et Adolphe Carnot, et qui inspiraient encore ses grands chefs, Emile Loubet, Raymond Poincaré, Paul Doumer, répondaient k ses propres aspirations, car il pensait comme eux que la vraie République, attentive à défendre l’œuvre de la Révolution, doit être également résolue à la compléter en favorisant hardiment le progrès social, mais que l'évolution, pour être solide et durable, doit être pacifique, et qu’elle doit s’accomplir dans Foudre, dans la légalité, dans le respect de la dignité humaine et de la propriété individuelle, parce qu’il était et demeure convaincu que Ton peut concilier, avec le concours de tous les hommes de bonne foi, le pouvoir et la liberté, les droits de l'État laïque et le respect absolu de tou Les les croyances, l'amour passionne de la paix et le soin jaloux de la grandeur française.
R y a, dans tous les partis, des tendances diverses, certains de leurs membres marchant à l’avant-garde, d’autres préférant rester à l’arriére.
A l’Alliance ; Gustave Doussain prenait place parmi les éléments de gauche du parti, avec les hommes qui veulent lui conserver son caractère de grand parti républicain démocratique et social, tel que Font conçu ses fondateurs. En même temps, il était à F Hôtel de Ville Fun des créateurs du groupe de la gauche républicaine et sociale, constitué sous la présidence de M. Louis Peuch, conseiller municipal du 3& arrondissement et où il sc retrouvait avec un grand nombre de ses collègues et amis de la banlieue, MM. Buisson, Marin, Bonal, Champion, Kourquemin, Louis Renault, auxquels sont venus se joindre, après les dernières élections cantonales, MM. Michaux, Roche, Caujole, Naudin, Huguin,
En 1924, Gustave Doussain était désigné par le Congrès pour figurer sur la liste d’Union républicaine et sociale aux élections législatives avec d’autres républicains, il avait d’ailleurs multiplié les efforts pour obtenir la création d’une liste unique républicaine contre le communisme menaçant Si ses efforts avaient réussi nous n’aurions pas eu à déplorer le succès de 9 communistes, dans le 4* secteur. Avec tout près de 100.000 suffrages il ne fut pas élu, les communes de Fouest et du nord du département qu’il n avait pas eu le temps matériel de visiter Payant défavorisé, alors que, dans notre région, où ses services étaient connus et appréciés, il arrivait ten tête de liste avec les députés sortants Louis Dubois et Charles Bertrand.
Réélu en 1925 au Conseil général dès le premier tour du scrutin, comme candidat d’union républicaine, Gustave Doussain était par avance désigné pour porter aux élections législatives prochaines, le drapeau de cette union républicaine dont il n’a cessé de pro^ clamer la nécessité au lendemain même du vote qui rétablissait le scrutin d’arrondissement. Sa candidature était posée par un nombre considérable d’électeurs du canton qui ne prenaient même pas la peine de se consulter tant ils considéraient que cette candidature était non seulement légitime, mais nécessaire, et dès le mois d’août on F adjurait de tontes parts de ne pas attendre plus longtemps pour prendre position. Un électeur de ce canton — et non des moindres — en l’assurant de son amitié toute dévouée, lui affirmait que son
succès était assuré a a premier tour èt il ajoutait que le refus de se présenter serait de sa part une Véritable désertion.
D'ailleurs, d 'éminentes personnalités — ou pourrait en citer au moins quatre, dont deux de députes sortants — après avoir jeté leur dévolu sur la région de Vinceuncs, étaient ra p i d e m eut c o n v ai n e ne s a u c ou rs de leu rs c o nsu dations qu'il étai L i n u ti 1 e de p o u s'se r pin s loin leurs tentatives, car la circonscription de Vin ce nues avait dé* à, chez elle selon l'expression de F une d'elles — Fhotmne qu'il lui fallait ».
Gustave Doussam, régulièrement investi par F Ali i an ce républicaine, sera donc, comme aux précédentes élections, le candidat de TUnion républicaine. Que yl’ attires candidats, avec des qualités personnelles et diverses, sè réclament également à ce titre, c’est un droit que nul ne songe à leur contester. Mais c’est aux électeurs de ce canton qui, depuis 1914, n’ont pas eu de représentant à la Chambre des Députés, qu’il appartiendra de dire si pour défendre la politique d’union nationale et républicaine, ris doivent choisir le candidat qui, par sou passé, par lès amitiés nombreuses qu’il compte dans tous les partis — et en dehors des partis — semble le plus qualifié pour réaliser sur son nom, le succès de cette politique de concorde "ét de confiance qui doit assurer notre relèvement, ou s'ils doivent lui préférer des hommes, sans doute parfaitement dignes d’estime, mais dont la candidature est avant tout et surtout une candidature de parti.
Le programme de Gustave Doussain sera intégralement publié, dès qu’il aura été approuvé par les amis nombreux qui constituent, autour de lui, un vaste comité. Mais, dès aujouru hui, il peut être résumé en quelques formules qui en indiquent nettement les grandes ligues :
A l’extérieur :
Haïr ia guerre, préparer passionnément la paix, monter la garde. Développer K esprit de Loearno, faire confiance à la Société des Nations et travailler à étendre sou autorité et son rayonnement. Créer une force défensive non par l’augmentât ion des effectifs, mais par l'organisation technique et une meilleure utilisation du matériel et des hommes.
A T intérieur :
Stabilisation monétaire. Refonte industrielle des monopoles. Révision de l’impôt sur les salaires en tenant un compte plus exact des charges de famille. Suppression du droit sur première mutation.
Développement de la production. Entreprise de grands travaux publics. Perfectionnement de l’ ou tillage national, tirer parti du domaine colonial. Préparer la collaboration entre l’industrie et les syndicats ouvriers. Mise au point des lois sur la propriété commerciale et la révision des baux. Développement de l’artisanat.
Assurances sociales. Réorganisation de la loi Ribot, Vote par le Sénat de la nouvelle loi sur les accidents du travail.
Unification des méthodes d’enseignement. Mesures permettant à tous les sujets bien doués, quelle que soit leur origine, de parcourir le cycle complet des études secondaires et supérieures.
Garder au principe de la laïcité son caractère de respect des croyances et d’ apaise nient.
Maintien de là charte des pensions aux victimes de la guerre, avec adaptation au coût de la vie.
Organisation de la banlieue :
Obtenir du Parlement une législation qui permette à l’agglomération parisienne, qui représente un huitième de la population totale de la Erance, de s’organiser financièrement et économiquement pour résoudre les grands problèmes d'urbanisme et d'intérêt public qui
se posent pour elle avec un caractère particulier d’ampleur et d’urgence (enseignement assistance, hygiène, police, eau, gaz, électricité, lotissements et plans d'extension, problème zonier),
Gustave Doussain estime qu’une tâche particulière s’impose aux députés de la banlieue. Nul plus qu eux ne doit être pénétré de l’esprit régionalîste, car l’importance et les droits de la région parisienne ont été trop souvent méconnus au Parlement. Plus que jamais les députés de la banlieue, en défendant l’intérêt du pays tout entier, auront le devoir de ne jamais oublier les intérêts de la région qu’ils représentent et, tout en étant les députés de la France — ce qui est assurément très beau — d’être aussi, tout de même, les députés de leurs électeurs.
Gustave DOUSSAIN.
3e circonscription de SCEAUX.
(Cantoa de Nogent-aur-Marne.)
M. Jean GOY
Elu au deuxième tour de scrutin. — 6.884 voix.
Notre comité a été fondé au début de 1926. À ce moment, les effets désastreux de 3a politique nefaste du Cartel se faisaient cruellement sentir; La confiance avait disparu et nous assistions, terrifiés, à 1 effondrement de notre devise.
G est sous l’impression du danger couru par le régime même et par le pays, qu’un grand nombre de très bons républicains ont répondu à notre appel.
Notre but était l’union de tous les citoyens respectueux des lois de la République, epuis les modérés, en passant par les radicaux et radicaux-socialistes, jusqu’aux socialistes indépendants, aux idées généreuses.
Et alors, pour renforcer dans le canton tout entier Faction de la concentration républicaine, nous avons pris l’initiative d’une réunion de tous les comités locaux existant dans les quatre communes. Au cours de la réunion que nous avions provoquée, il nous a été fait remarquer que la Fédération cantonale, que nous avions en vue, avait existé déjà et qu’il suffisait de la faire revivre. Nous l’ignorions, et, séance tenante, nous avons demandé notre admission à cette fédération.
, Quelques mois après, l’union se fit au Gouvernement et nous avons vu la situation s améliorer subitement. II était temps. C’était la démonstration indiscutable que le pacte avec des gens qui fuient la responsabilité du pouvoir n’avait été qu’un marché de dupes conclu le 11 mai 1924, sur le dos des électeurs abusés.
La présence d’éléments avancés au sein du Ministère de salut n’est pas pour nous déplaire. Les améliorations réalisées par lui sont assez significatives pour convaincre les ommes de bonne foi que 1 union est désormais nécessaire pour parachever l’oeuvre de redressement commencée,
La vérité est au milieu, dit le vieil adage latin. C’est aussi au milieu qu’est le noyau e 0U5 les fruits, et c’est dans le noyau que résident les germes de la fécondité.
est certain que nous n’avons pas tous absolument la même conception politique, mais
nos programmes sont bien près de se ressembler. C’est en nous faisant les uns aux autres de légères concessions parfaitement compatibles avec notre conscience et en nous affranchissant de toute idée préconçue que nous devons, dans une pensée de concorde et de progrès, marcher loyalement au scrutin, la main dans la main.
En face d’un péril d un autre genre, l’union s’est faite, qui en a triomphé. Elle s’est faite, non seulement dans la tranchée, en face d’un danger de tous les instants affronté en commun par des hommes de toutes les opinions, de toutes les confessions, étroitement unis par cette fraternité indéfectible du front qui résiste à tous les assauts, mais elle s’est faite aussi dans le pays tout entier, au Parlement, au Gouvernement, Eh bien ! pour le relèvement financier de notre pairie et pour la conquête définitive de la paix, c’est la même tactique qu’il faut suivre encore.
Nous ne voulons d’autre dictature que celle du suffrage universel.
Suivant la ligne de conduite tracée par la Fédération cantonale notre comité, au cours d’une réunion plénière, a entendu les trois candidats se réclamant de la même formule républicaine d’union et, par 120 voix contre I à fun des deux autres candidats, a décidé de soutenir la candidature de M. Jean Goy, député sortant, devant la fédération cantonale.
Par son passé, par son attitude courageuse et active au Parlement, le député sortant offre des garanties tout à fait exceptionnelles. 11 esL en tous points digne de la confiance des électeurs nogentais. C’est pourquoi nous nous permettons de le recommander de toutes nos 1 créés aux suffrages de nos concitoyens.
Ni réaction, ni révolution.
Vive la République 1
Jean GOY,
4* circonscription de SCEAUX.
(Canton de Saint-Maur-deE-FosBés.)