‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 46 sur 336 · M. RÉGIS · texte numérisé non relu

M. RÉGIS

lfiu au deuxième tour de scrutin, — t( .532 vo;x<

Aua; h lecteurs rie lu P cire ou scrip tioTi ,

Investi de la confiance de mes concitoyens depuis vin^t et un ans fi 0071 „„ envoyé vous représenter à la Chambre des Députés en ml ÏJ'W , “ ^

dant ainsi une preuve de fidélité dont j’ai senti tout le prix Arrivé ‘au 'terme’ d mandat* ie me a , H11** rtIllve au terme de mon

et de me renouveler mon mand^M W* düms*der.cie ^corder à nouveau vos suffrages

No 3814

nrinc ipes politiques ; vous n’attendez pas de moi des déclarations differentes. Depuis toujours foncièrement républicain, nous plaçons la République au-dessus de toutes les discus-

SI0T1S Au point de vue politique nous voulons, plus que jamais, comme l'a si bien exposé à Carcassonne le Président Poincaré, pratiquer la devise républicaine: Liberté, Égalité, Fraternité^ Nous aspirons à voir la liberté la pins large et la plus complète instaurée dans notre pays ’ liberté d'agir, de penser, de travailler, liberté du père de lamille, liberté de conscience, liberté d'association, bref toutes les libertés. Mous désirons de tout notre cœur voir la véritable égalité régner chez nous par l’abolition de tous les privilèges et de toutes les faveurs conditionnée par l’idée de justice, qui doit demeurer la règle immuable de notre régime républicain. Nous appelons de toute notre âme une ère de fraternité entre les français ainsi qu’entre les peuples, garantissant la paix à l’intérieur et à l’extérieur. L union entre les citoyens est indispensable dans la période où nous vivons et la fraternité entre .es peuples est nécessaire pour écarter tout danger de guerre.

Nous désirons voir s’établir une large collaboration entre le capital et le travail, qui

permettra d’éviter les conflits sociaux par le développement de l'arbitrage et 1 usage des commissions paritaires Nous voulons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour obtenir la paix sociale, aussi avons nous voté la loi sur les assurances sociales, qui tend vers ce but, décidés que ’ nous sommes à l’améliorer par les modifications reconnues nécessaires par 3a suite. Tous nos efforts tendent à favoriser la mutualité, à sauvegarder la famille. Inscrits dans l’ancienne législature au groupe parlementaire des familles nombreuses, nous y adhérerons à nouveau si nous sommes réélus, pour pouvoir les encourager effectivement et les

aider utilement, f

Notre sollicitude entière est acquise a une politique raisonnée de la natalité, suscep-

tible d’augmenter notre population et, pour cela, nous participerons à la lotte contre les fléaux sociaux, et le taudis à toute campagne, destinée à les combattre, en favorisant 1 et u~ cation physique, les sports, Vexcursiouuisme et la natation, pour améliorer la race Irançaise et la santé publique Nous accorderons Loujours notre soutien aux humbles et aux dé.- hérités ; les artisans, les ouvriers, les employés, les fonctionnaires, les retraites, les petiLs boutiquiers seront l’objeL de touLe notre bienveillance sollicitude.

Enfin, nous continuerons à nous dévouer à la défense des grands intérêts économiques du commerce, de l’industrie, de la marine marchande. Les intérêts généraux de notre grande et belle ville de Marseille seront suivis par nous avec la plus grande attention et nous nous efforcerons de faire fonctionner notre Faculté de médecine, qui n’existe encore que sur le papier;

Mes chers Concitoyens,

Voilà encore une fois exposées les idées principales de notre programme d’avenir. Pendant la dernière lég slat.ure, en toutes circonstances j’ai défendu, avec tou! mon dévouement les intérêts économiques de notre grande cité phocéenne. Le grand et le petit commerce,

l'industrie, l'artisanat ont été l’objet de ma shlticitade entière. J’ai aidé de mon mieux les

victimes de la guerre, les fonctionnaires et les retraités, ainsi que les ouvriers eL les

employés, . ...

A la Commission des douanes, à l'occasion de la discussion du tarif douanier, J ai défendu avec acharnement les intérêts de ^industrie et du commerce marseillais ; à la Commission de la marine mar. bande, je me suis dévoué aux intérêts de notie gpand poit e commerce.

Aux heures graves et sombres du début de la législature, j ai combattu avec acharnement pour la liberté contre le sectarisme. En juillet 1926, avec le président de l'Intergroupe républicain de saluL pul lie, mon ami Morinaud, je suis allé demander à Poincaré de prendre le pouvoir. Si de pareils événements se reproduisaient, n’ayant rien à regretter de ce que j'ai fait, je recommencer il pareillement*

Qu’il me soit permis d’ajouter que dans notre pays rien n’est parfait, pas même les lois.

Aucune d'elles n' est intangible à mes yeux, aussi chaque * fois que l'occasion m'en sera Offerte, nf efforcerais -je de les améliorer dans le sens d on libéralisme plus large et d’una bonté plus grande.

Plus particidièrement au point de vue du petit commerce, des petits boutiquiers, petits magasiniers et artisans, je poursuivrai la suppression de la taxe sur le chiffre d'affaires et son remplacement par la taxe unique.

Je m'efforcerai aussi de modifier la loi sur la propriété commerciale, de telle sorte que le droit de propriété commerciale ne soit un vain mot, et de façon à donner toute garantie au petit commerce par l'impossibilité de l’expropriation gratuite de son fonds de commerce.

Enfin, l'augmentation des traitements absorbant plus de la moitié du 'rendement des octrois, je m'associerai à la proposition de loi démon collègue Maître, en demandant la suppression, tout en réservant les droits acquis Ou personnel.

Enfin, il faut le déclarer par-dessus tout, je veux la paix 1 disposé que je suis à voter toutes les mesures destinées à mettre mon pays à l'abri de toute agression : en particulier à voter toutes les lois proposées sur l'organisation de l'armée, et à instaurer le service d’un an par l'intensification de l'éducation physique et la préparati on militaire, .ainsi qu'à collaborer à Ja Société des Nations, destiné à écarter les causes de 'conflits sanglants entre les peuples.

À l'application de ce programme, je convie tous les républicains, tous les citoyens véritablement dignes de ce nom, tous les bons Français qui placent l'intérêt supérieur de la nation au premier plan de leurs préoccupations.

Citoyens,

Si vous m’envoyez de nouveau à la Chambre des Députés, je i puis vous assurer , que je reprendrai ma place dans la majorité /qui soutenait Je cabinet Poincaré. Je i répondrai rà P appel qifil nous lançait dans son discours de l'Ame riean-Rark de Bordeaux « en m'inscrivant dans la majorité qui n'abdiquerûrien certes de ses droits de contrôle, mais qui avec lui, de cœur et d'esprit, dans la situation des graves problèmes qui restent en suspens, ne lui ménagera pas sa collaboration ».

> Ghe r s c onc i f oyons ,

Vous m'accorderez votre confiance, et ainsi vous manifesterez votre, ferme volonté de voir votre député défendre :

La République confie la révolution 1

La liberté contre le sectarisme I

La paix, contre la guerre I

Vive la 4e circonscription î

Vive Marseille 1 /

Vive la République !

Docteur L.-J. RÉGIS

Chevalier tfe ia Légion d'honneur. — < Croix de {guerre* Député sortant — * Conseiller général des Rouchra-du-flbûne, Vice-président de la Commission des douanes. Secrétaire de la Gomnrnsîim de la marine marchande.

ViceTpréBideut du Groupe parlementaire de l’Éducation physique et des sports,

Vi ce? présl dent du Grou pe, pari eme ataï re . Maroc -T u aisie.

5f- circonscription de MARSEILLE,

M, HONNORÀT

Élu au deuxième tour de scrutin, — 4,369 voix.

Citoyens,

Si je rentre flans la lutte, c’eat pour venir affirmer mon amour profond pour la liberté, mon ardent désir de progrès social dans une collaboration toujours plus étroite du capital et du travail.

Si vous m1 accordes votre confiance, je tn inspirerai toujours dans 1 exercice de mon mandat des trois grands principes qui sont à la base de notre régime :

Liberté, — Égalité, — Fraternité.

Liberté de conscience, liberté de presse, liberté d'association, de reunion, de travail et d'enseignement

Au point de vue social à — Je ne souffrirai pas que les lois sociales républicaines, telles que la journée de huit heures, soient remises en discussion, et m efforcerai de bâter 1 application de la loi sur les assurances sociales qui donne enfin aux classes laborieuses un peu de mieux-être et de sécurité.

Je lutterai contre les taudis où des milliers de travailleurs sont obligés de vivre, par la création effective et promptement réalisée d habitations à bon marché.

Je réclamerai la création d'écoles professionnelles de plus en plus nombreuses où les enfants pourront recevoir une instruction appropriée è la situation à laquelle ils se destinent, et demanderai à ce que tous les efforts financiers laits en faveur des œuvres sociales : natalité, femmes en couches, familles nombreuses, soient poursuivis avec énergie.

Au point de vue financier. — Je suis partisan d'une politique d'économie, de la répression des fraudes, d’un plan général de redressement financier, de la réduction des impôts qui pèsent sur les travailleurs. Je suis également partisan de la suppression du chiffre df affaires et de son remplacement par une taxe unique à la production, de la suppression

des octrois. ^

Je m'efforcerai d’améliorer le sort des mutilés de guerre et je n'oublierai jamais la dette sacrée que nous avons contractée à l'égard des veuves et orphelins de ceux qui sont tombés au champ d'honneur.

Au point de vue politique extérieure, — Je demanderai que tous les efforts soient faits pour continuer l’œuvre de paix et de rapprochement entre les peuples par 1 entremise de la Société des Nations.

Les agriculteurs, au milieu desquels j'ai loujours vécu et dont je connais les peines et les déboires, trouveront en moi un ardent défendeur.

Je demanderai que le Gouvernement leur apporte son aide effective en encourageant les syndicats agricoles en leur facilitant l'achat des semences, des engrais et du matériel nécessaire à leur exploitation.

Au point de vue local. — Connaissant par expérience vos besoins, je m'efforcerai de faire aboutir vos projets : eau, électricité, gaz, chemins, moyens de transport, etc*

Citoyens, voilà les grandes lignes de mon programme ; c’est celui du gouvernement dTuniorj nationale, qui, par de sages mesures, a su ramener la confiance et qui veut travailler dans Futiion de tous ies vrais républicains, à préparer une nouvelle ère de paix d'abondance et de prospérité*

Vive la 5a circonscription !

Vive la République 1

Alphonse HGNNORAT

Maire d'AllaucIi.

Candidat républicain d' Union nationale*

6e circonscription de MARSEILLE.

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