M. J. VIDAL
Elu au premier tour de scrutin, — 9,391 voix.
Mes chers Concitoyens,
Mon programme, basé sur les principes généraux qui ] viennent de vous être succinctement exposés, a pour points essentiels ;
OanS' le domaine politique. — Défense de toutes les libertés : Liberté dissociation, du travail, d'enseignement et de conscience. La paix sociale par une large collaboration entre Je capital et le travail. Opposition au monopole de l’enseignement.
Dans le domaine financier. — - Le contribuable a atteint actuellement l’extrême limite u sacrifice qu’on peut exiger de lui et, pour beaucoup, cette limite a même été dépassée Aussi il importe d’arriver, aussitôt que possible, à l’allégement de la contribution de chacun par une plus équitable répartition des charges; par des économies rigoureuses; par la consolidation de la dette flottante et un aménagement des taux existants. Suppression des octrois de la taxe sur le chiffre d’affaires et son remplacement par une taxe unique à la production. Abattement à la base de la cédule commerciale.
Le Cartel avait promis de réduire les impôts, de supprimer le chiffre d’affaires et le double décime. Ces promesses se sont traduites par le chiffre d’affaires doublé, le double décimé quintuplé, la taxe civique, la livre à 240 francs et 17 milliards d’inflation.
Sport. — Encouragement aux sociétés sportives et d’éducation physique de la jeunesse ; rétablissement du G. V. 108, tel qu’il fonctionnait avant la guerre.
Politique sociale. — Cette politique doit être hardie et généreuse : Encouragement à la maternité, à la natalité, aux familles nombreuses ; vote familial, lutte contre la tuberculose, protection des enfants en bas âge ; meilleure application de la loi de 1905 sur l’assistance obligatoire aux vieillards, infirmes et incurables; développement de l’assistance familiale et amélioration de la loi sur les assurances sociales.
Régionalisme. — Respect des traditions et des libertés régionales.
Dans le domaine économique. — Vote des lois permettant au commerce, à l’industrie et à la manne marchande dose développer. Mise en valeur de notre magnifique empire col, ornai dont Marseille est la métropole. Création d’un aéro-port. Amélioration à apporter à 1 application de la loi sur la propriété commerciale.
Lutte contre la vie chère. — Par la réalisation des sévères économies dans tous les domaines ; par une production intensifiée ; par la mise en valeur de notre domaine colonial ; par une politique agricole rationnelle (utilisation d’engrais à bon marché, politique du blé, etc.}. r 1
Les anciens combattants. — Je n’oublierai jamais les anciens combattants et je me déclaré prêt à leur témoigner une sollicitude vigilante, remplissant ainsi un devoir de reconnaissance et de justice.
Électeurs,
Le moment est venu de prendre notre revanche et de réparer les méfaits de la néfaste politique cartelhste, issue des élections du 11 mai 1924, qui faillit conduire la F rance a la
.catas trop! ^ vqus pronotlcer entre deux politiques : celle du mieux avec 1 Union Nationale ; celle du pire avec les cartellistes. . », ,
Vous ave/ à décider, le 22 avril, si l’œuvre de redressement financier doit etre brusquement interrompue, ou si elle doit être continuée avec l’Union nationale.
Vous avez donc à choisir entre notre candidat, Joseph Vidal, qui n a pas cesse de co lahorer à cette politique et de la défendre, et ceux qui, dans le pays, maigre les dures
leçons du passé, continuent à la combattre.
Le pays n'a pas définitivement surmonté les difficultés financières.
Les memes causes produiraient inévitablement les mêmes effets si l’on renvoyait au
Parlement les artisans de notre catastrophe financière.
Nous ne saurions mieux faire que de soumettre à votre méditation les paroles prononcées à Bordeaux par M. Raymond Poincaré, résumant bien nos déclarations qui tes
précèdent :
« Si l’on estime que nous sommes dans une mauvaise voie, il faut nous désavouer et choisir des députés décidés à voter contre nous. Si l'on pense que nous sommes dans a bonne voie, il faut nommer des représentants qui s’engagent à nous soutenir, mais, de toutes façons, il est indispensable d éviter les confusions et les équivoques, n
Rappelez-vous que notre candidat, le citoyen Joseph Vidal, a toujours cte un associe fidèle et persévérant de cette politique et n’a cessé d’appuyer, même aux heures les p us difficiles, l’Union nationale qui a sauvé le pays. ^ ca0(lklat .
Joseph VIDAL.
Député sortant.
8“ circonscription de MARSEILLE,
M. Fernand ROU18SÛN Elu au premier tour de scrutin. — - 12,250 voix.
Citoyens,
Nous présentons pour la sixième fois à vos suffrages la candidature du citoyen Fernand Rouisson, député sortant, président de la Chambre des Députes. ,
C’est dire que depuis plus de vingt ans le citoyen Fernand Bomsson est reste fidele a
ses idées, à son parti, à son programme, à ses amis.
Dès son arrivée au Palais-Bourbon, en 1909, notre député eut à résoudre un des plus graves problèmes qui se soit posé pour un élu. Il fallait sauver La Ciotat et sa population
ouvrière, qui ne vient que de l’activité des chantiers de constructions navales. .
Un chômage douloureux sévissait la Compagnie des messageries maritimes était menacée par un groupement qui voulait se substituer à elle.
Les chantiers de La Ciotat étaient violemment attaqués par d’autres chantiers qui se
disputaient la clientèle des Messageries maritimes. L’horizon était sombre et la population ciotadenne vivait dans F anxiété.
Le citoyen Fernand Bouisson, par son talent persuasif, son action jamais, lassée, ses interventions répétées, résolut au Parlement ce problème difficile et délicat en assurant à La Ciotat- un travail régulier et auxr ouvriers une retraite pour leurs vieux jours.
De tous les chantiers de constructions navals français, seuls les ouvriers de La CioLat bénéficient de ce double avantage.
Le citoyen Fernand Bouisson défendit toujours avec énergie et éloquence les inscrits maritimes, les pêcheurs, les employés et ouvriers civils de la guerre, le personnel de la manufacture d' 'allumettes, celui de l'asile Saint-Pierre, les vieillards de Sainte-Marguerite les ouvriers des forges et chantiers de Menpenli, dont l’usine devait être transférée & La Soyne et qui fut maintenue à Marseille, grâce à l’influence de notre député.
Pendant la guerre et eu plein accord avec son parti, Fernand Bouisson remplit les fonctions de Ministre de la Marine marchande et assura, par la réquisition de la flotte de commerce, le ravitaillement du pays.
Du haut de la tribune de la Chambre et du Sénat, on lui rendit publiquement hommage, 1
Enfin, en 1924, le parti socialiste le désigna comme candidat à la vice-présidence de 1 Assemblée. Il lut élu avec une énorme majorité et dès la première séance qu’il présida, tous les parlementaires reconnurent en lui leur fuLur président.
Depuis janvier 1927, en effet, le citoyen Fernand Bouisson exerce les fonctions de président de la Chambre des Députés,
loute la presse, sans distinctions d'opinions; a rendu hommage à ses qualités person^ uelles qui lui ont valu son prestige et son autorité et qui lui ont permis — c’est son plus beau litre — de réaliser ce quasi-miracle d’une discipline consentie.
Son souci d’être président impartial le plaça réellement au-dessus des partis et des personnes, et c est ainsi qu’avec fermeté et aussi bonne humeur, il obtint de ceLte Chambre un rendement prodigieux.
M. Pomcaré, dans son discours de Bordeaux, déclara que jamais, depuis la fondation
de la République, la Chambre n’avait voté le budget en fin de législature, sans douzièmes provisoires.
Le citoyen Fernand Bouisson réalisa ce tour de force.
Au dei nier jour de la législature, M* Raymond Poincaré, répondant au discours de clôture de notre ami, fit la déclaration suivante ;
« M. le President me permettra d'ajouter que l'autorité magistrale avec laquelle il a dirigé vos débats n’a pas été étrangère aux résultats obtenus. Le Gouvernement lui exprime sa vive gratitude pour la clairvoyante énergie dont il a fait preuve et qui a singulièrement lacilité la lâche du Cabinet et celle du Parlement, »
A ces mots, toute la Chambre, debout, témoigna au président Fernand Bouisson, par ses applaudissements répétés, des sentiments d’unanime sympathie et de haute estime qu e, e ressentait a 1 egard de celui dont l’énergie, le prompt et subtil discernement avaient, axis opinion publique, relevé Je prestige parlementaire.
\ oilà 1 homme, citoyens, que nous proposons à vos libres suffrages.
Il est votre représentant depuis 1909. Il est un exemple .de militant discipliné et de e e nseur in Lègre et passionné de la classe ouvrière, fl a sauvegardé vos intérêt avec compétence. Il a soi vi son parti avec loyauté. Marseille s'honore de compter parmi ses élus le président de la Chambre française,
, Les élecLeurs de Ia 86 circonscription feront sur son nom, le 22 avril, une manifestation triomphale*
Vivent -Marseille et le département des Bouches-dû Rhône !
Vive la République démocratique sociale I ,
Vu Je Candidat :
Fehnaxd BOUISSON,