Élu
Au Conseil général en septembre 1923, j'ai déposé, avec mes collègues Goude et Masson, le vœu suivant :
« Considérant que la liberté et la propriété figurent parmi les droits proclamés et reconnus imprescriptibles et naturels par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ;
« Considérant qu'avec la législation en vigueur, les fermiers et métayers sont placés sous une telle dépendance politique et économique des propriétaires terriens, qu'il leur arrive d’être privés de tout ou partie de leur liberté de conscience et d'opinion, qu'ils peuvent être chassés sans aucune raison sérieuse et même sans indemnités de la ferme dont ils ont augmenté la valeur par leur travail ; qu'ils ne peuvent, par surplus, en aucun cas, acquérir cette ferme sans obtenir le consentement du propriétaire et sans subir les conditions imposées arbitrairement par ce dernier ; émet le voeu :
« î° Que le Parlement reconnaisse formellement les droits acquis par les cultivateurs sur la terre qu’ils ont cultivée et améliorée ;
2e Qu'aucun propriétaire ne puisse plus chasser un fermier payant régulièrement son fermage et entretenant consciencieusement sa ferme, exception faite pour le propriétaire qui voudrait reprendre sa ferme ou sa métairie pour l’exploiter lui-même ou la faire exploiter par un de ses enfants ;
k 3* Qu'aucun propriétaire ne puisse plus augmenter, par sa propre volonté, le prix du bail payé par le fermier ou le métayer et qu’il soit tenu compte au fermier ou au métayer quittant volontairement sa ferme, de la plus-value qu’il a donnée à cette exploitation ;
« 4Û Que tout fermier ou métayer qui le désirera puisse être mis u même d'acquérir la ferme qu’il exploité ;
« 5q Que soient nommées des commissions cantonales, composées du juge de paix, président, de trois fermiers ou métayers et de trois propriétaires cultivant leur terre, élus par l'ensemble des fermiers, des métayers et des propriétaires du canton, lesdites commissions ayant pouvoir de régler tous les différends pouvant surgir entre fermiers, métayers et propriétaires, pour l'application des principes énoncés aux paragraphes ci-dessus »,
De plus, j’accepte le programme professionnel de la Ligue des paysans, dont l’extrait suivant, de leur journal, situe l'esprit ;
« Nos camarades qui ont eu entre les mains les récents numéros de notre bulletin ont pu se rendre compte par eux-mêmes des innombrables bavardages au moyen desquels nos parlementaires paraissent surtout songer à.,, se faire une réclame électorale.
« Il y a bien trop de discours et pas assez d'actes au Parlement. Que nos parlementaires étudient les questions, qu'au lieu de parler une heure, ils parlent cinq minutes avec documents à l'appui et cela vaudra beaucoup mieux pour les paysans, les ouvriers et le pays. »
Je serai l’homme des actes et non des discours.
Marins pêcheurs et pilotes ;
Membre de la Commission consultative des ports de Morlaix et de RoscofF, et ancien marm moi-même, le président de votre syndicat pourra vous dire qu'il m'a toujours trouvé pour soutenir toutes vos revendications légitimes.
Artisanat ;
J accepte le programme des artisans et ferai tous mes efforts pour le faire aboutir.
Retraités civils et militaires, de l'arrondissement de Morlaix ;
Je suis partisan de l'école laïque et de la gratuité à tous les degrés, pour permettre aux humbles d'arriver aux plus hautes situations, mais adversaire résolu, du monopole de renseignement. J'ai autant et même plus que Châ tel, . travaillé à la création de la Caisse des écoles eh des colonies de vacances.
Tribunal ci vil ;
Je suis partisan résolu du rétablissement du Tribunal civil â Morlaix, et je 1 ai prouvé par les nombreux vœux que j'ai fait adopter par le Conseil général, pour permettre aux justiciables et aux témoins de perdre moins de temps et d’argent.
Commerçants ;
Je serai pour qu’il y ait plus de justice dans la répartition des impôts, surtout l’impôt inique sur le chiffre d’affaires, qui frappent si durement le petit commerce et par là même tous les travailleurs des champs et de la ville qui sont ses clients.
Citoyens,
Vous n 'écouterez .pas toutesdes calomnies que l’on lancera pour essayer de nuire à ma personne.
Je suis le fils de mes œuvres. Fils aîné d’une famille de huit enfants, dont cinq sont encore vivants. Mon père gagnait deux francs par jour. Moi-même, en février .1919, j’étais employé d’octroi de la villa de Morlaix, a 114 francs par mois.
En décembre 1919, on', me nommait conseiller municipal de Morlaix, et conseiller général quinze jours plus lard,
Au Conseil général du Finistère, depuis neuf ans, je fais partie de la Commission départementale, composée de sept membres, qui surveille la gestion du département tous les: mois, ainsi que de nombreuses autres commissions.
Vice-Président de l’Office départemental des pupilles de la nation et membre1 de la Commission permanente de cet Olfîce, je travaille à cette Commission tous les mois depuis 1921.
Le travail que j’ai fourni pour remplir les mandats qui m’ont été confiés est Je plus sûr garant et la meilleure référence pour F accomplissement du mandat que vous allez me confier.
Tous aux urnes pour assurer le succès d’un travailleur qui connaît vos besoins et à qui vous pourrez vous adresser sans prendre de gants.
François BQURGOT s-
jDîrecteur de l'Agence morlaîsienne de transit. Conseiller général du Finistère.
Vice- Président de l'Office départemental des pupilles de la Nation. Conseiller municipal de Morlaix,
Candidat socialiste.
2e circonscription de Morlaix.,
M; TRÉMINTIN,
Elu au premier lour de scrutin, — 9.977 voix.
Mes chers Concitoyens,
Après la lamentable expérience du Cartel des gauches, le pays, déçu et inquiet, réclame une majorité consciente de 3a gravité de l’Heure, sachant ce qu’elle veut, et capable de réaliser enfin, par une action continue, h œuvre de réforme politique, de redressement économique et linancîer, de progrès social, de paix internationale qn’il attend.
La rénovation souhaitée par le pays n’est possible qu’à deux conditions :
1 Que 1 on mette hors de discussion cet ensemble d idées et de principes essentiels aux sociétés: respect des forces morales et religieuses, amour de la Patrie, protection, delà famille, garantie des droits du travail; et de la propriété individuelle, justice et égalité devant la loi ;
2° Qu on pratique hardiment une politique de réformes inspirées de conceptions non voiles, répondant aux besoins et aux aspirations -légitimes de la démocratie.
Deux questions dominent toutes les au Ire s : la consolidation de la paix et P achèvement de notre redressement financier.
Politique extérieure :
La ï1 rance veut la paix. Elle l’a assez chèrement acquise pour avoir le droit d’en jouir en toute sécurité dans le respect des traités. Fidèle aux idées que j’ai toujours défendues, je soutiendrai la Société des Nations dans son œuvre pacifique tendant à opérer le rapprochement des peuples, aussi hjen sur lé plan pobiique que sur le plan économique. Jèsoudite ardemment que de plus en plus se développent les traités d'arbitrage et de non ag.easion, dont les accords de Loearno, que j’ai votés, sont le prologue et demeurent le symbole.
line faut pas cependant oublier que, dans 1 état actuel de son organisation et tant qn elle n auia pas eLc dotée de moyens efficaces d action, la Société des Nations n’a pas la puissance nécessaire pour assurer la paix contre toute agression.
Ou ne saurait davantage fermer les yeux sur les germes de conflits qui existent encore ans une Europe mal pacifiée et dont, la France pourrait être victime. Pour garantir sa securité, la France doit donc maintenir fidèlement ses ententes, et ses alliances, conformes ailleurs au pacte de îa Société des Nations, et organiser les forces militaires et navales indispensables à la défense de -son territoire continentaJ et de ses colonies.
Ainsi garantie contre toutes les: agressions possibles, il luisera permis, tout en achevant
Sa ProPre reconstitution, de collaborer en toute liberté a l’organisation, de la pais européenne.
Politique financière :
1 èndant les deux années d’agitation qui ont marqué l’impuissance du Cartel a résoudre ^5 gra\es difficultés financières nées de la guerre, nous avons * mes. -amis et moi, manifesté fcû e volon té de rechercher les solutions techniques.
Sans nous arrêter aux questions de personnes ou de partis, nous avons pratiqué une politique réaliste* Nous avons été les premiers à réclamer la trêve des partis*
Nous nous félicitons d'avoir collaboré sans défaillance à 1 œuvre de redressement accomplie par le Gouvernement d'union nationale de M* Poincaré*
Alors que les dettes intérieure et extérieure s'étaient accrues sous le Cartel de plus de 75 milliards, elles ont été réduites sous le Gouvernement d'union nationale de plus de 18 milliards* Le Cartel des gauches a voté 13 milliards d'impôts supplémentaires. Malgré cela 3c budget restait en déficit* Au contraire, avec le Gouvernement d'union nationale les exercices 1926 et 1927 se soldèrent par des excédents de recettes. Sans doute, les fautes du Cartel ont nécessité le vote de nouveaux impôts ; ceux-ci ont eu, du moins, le mérite de réaliser un équilibre indispensable à tout effort d assainissement*
Alors que la limite légale des avances de la Banque et de la cirulation monétaire devait être élevée sous le Cartel, entre avril et décembre 1925, de 17 milliards 1/2, nous avons pu sous le Gouvernement d'Union nationale, sans nouvelle inflation, régler nos échéances, écarter le péril de la dette flottante, consolider la partie la plus dangereuse des bons de la défense nationale, aménager la dette à court terme*
Alors que sous le Cartel l'instabilité et la hausse des changes rendaient tout assainissement impossible, la stabilité de fait du franc est assurée et sc maintient depuis de longs mois. Les résultats de la politique financière du Gouvernement d'union nationale sont incontestables*
Us ne sont pas définitifs et seraient irrémédiablement compromis par une crise politique qui mettrait fin à la trêve des partis et empêcherait d'achever l'œuvre entreprise.
Ils le seraient également si on séparait les questions financières des questions économiques et si on ne se préoccupait pas de remédier au malaise dont souffre la production nationale*
Le poids des impôts, résultat des deux années de politique cartelliste, est lourd, il est surtout mal réparti. Il faut réaliser la justice fiscale. ÏI convient de faire aboutir très rapidement un travail de révision, de coordination et de simplification de notre régime fiscal, sans porter atteinte aux principes démocratiques de personnalité et de progressivité raisonnables.
La législature prochaine devra se préoccuper de remplacer toute une fiscalité imposée par les circonstances et qui est l'objet de la part des commerçants de légitimes protestations, à raison des vexations et de l'arbitraire auxquels elle prête trop souvent.
En ce qui concerne les coopératives, j'estime que, si elles vendent à d'autres qu à leurs adhérents, elles doivent supporter les mêmes charges que tous les commerçants et etre soumises au droit commun*
Gomme précédemment, je continuerai à réclamer l'égalité fiscale sur ce point.
Politique économique ;
Le pays ne pourra supporter le poids de son budget que s'il développe son activité économique, Tl ne peut le faire qu'en augmentant ses exportations et en mettant en valeur ses richesses coloniales.
Il y a aussi un grand effort à faire au point de vue industriel et agricole pour organiser plus rationnellement la production française* Tl faut donner au pays un statutdouanier définitif qui favorise une politique internationale d’échanges et assure le juste équilibre de F économie nationale.
Adaptant les méthodes de rationalisation au caractère et à la situation économique du pays, l'Etat doit tenir compte de ce que la France est avant tout un pays agricole.
Politique agricole :
La production agricole est un élément capital du redressement et de l'indépendance économique du pays. Il importe donc que toutes’ les mesures d'ordre social, économique,
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fiscal et d’organisation professionnelle qui concernent l’agriculture soient prises en vue de lui permettre de remplir pleinement son office En conséquence, la politique agricole doit dans ses lignes directrices, tendre à fortifier l’attachement des cultivateurs à la terre et à éviter la dislocation de la propriété familiale.
C’est dans cet esprit qu’il convient d’abord d'adapter l’école rurale à la formation des futurs agriculteurs: de développer l’hygiène et le confort à la campagne, tant par des mesures législatives que par une propagande intense dans les milieux agricoles : de développer le crédit agricole pour faciliter l’accession des travailleurs à la propriété, et d’encourager la construction des maisons à bon marché en tenant compte des exigences spéciales de l’habitation rurale et de ses dépendances ; d’étendre aux travailleurs agricoles la législation sociale protectrice des travailleurs de la ville ; ds reviser enfin le régime successoral de manière à maintenir l’intégrité du patrimoine familial.
La plus-value :
Je me léljcite d avoir fait voter dans la dernière législature le projet déposé par mon groupe sur Ja plus-value au fermier sortant.
Il faut que le Gouvernement fasse ratifier le plus tôt possible par le Sénat cette loi de ju&Lice sociale.
Du point de vue économique et fiscal, bien des réformes s'imposent. Au groupe de défense paysanne, auquel j’ai toujours appartenu depuis mon entrée à la Chambre, je collaborerai a la préparation des textes nécessaires. Les conditions particulières de la production à la campagne et la rémunération de la main-d’œuvre familiale doivent entrer en1 ligne de compte en vue de la réduction des impôLs sur les bénéfices agricoles.
La protection des produits de la terre est, d’autre part, aussi indispensable que celle des produits industriels ; on ne peut l’oublier dans l’élaboration des tarifs douaniers et la fixation des droits de consommation.
Il importe d encourager notre élevage et particulièrement celui du cheval breton qui est une des richesses du Finistère, Il importe encore de faciliter la circulation des produits du sol, par une politique de transports terrestres et fluviaux ; par l'entretien et le développement du réseau routier emprunté par les véhicules agricoles ; par l1 amélioration et l'accélération des communications postales et la production des machines agricoles, les facilités données à I intensification de 1 usage des engrais, le regroupement rationnel des terres, peuvent, en modernisant la production agricole, la rendre plus abondante et moins pénible* Toutes ces mesures ne donneront leur plein effet que si lès agriculteurs en contrôlent 3a et la réalisation : 1 organisation des agriculteurs ou celle de leur profession en -rn. G est pourquoi il faut envisager, en outre, Je renforcement du statut des d agriculture, appuyées sur de vivantes organisations professionnelles locales, — 0- Jupement fera la puissance.
Politique maritime :
Les marins-pécheurs savent delà. nar mon travail an mure fine omi /■ O O
Jme, réduire Ja durée du service militaire des inscrits, mettre les pensions des demi-soldiers arm o rue avoc le coût de l'existence.
Je demanderai surtout que Ton se préoccupe pins activement du développement des P°J s e trop souvent sacrifiés au profit des grands ports.
Politique sociale :
Le problème social ne peut être séparé du problème économique, pas plus que celuPci ne peut Pètre du problème financier, car l'effort nécessaire de production ne peut s’accomplir qu'avec la collaboration de tous les éléments qui y concourent et ont droit à une répartition équitable des richesses produites.
je rne refuss à envisager la question sociale comme un problème d’équilibre de forces matérielles. L’éminente dignité de la personne humaine et le caractère personnel du travail, qui n’est pas une marchandise, l’obligation de subordonner l’exercice de la liberté aux exigences de la justice, sont des principes auxquels je reste profondément attaché.
° Je m’efforcerai de maintenir eL de compléter les conquêtes de la législation protectrice du travail {notamment la journée de huit heures et le repos hebdomadaire, autant que possible dominical ; la mise en application des assurances sociales, qui devra garantir les travailleurs non seulement contre les misères nées de la maladie et de la vieillesse, mais aussi du chômage). Conformément au vote que j’ai émis au Parlement, je demanderai que le3 Chambres d’agriculture eL les associations agricoles soient consultées sur les conditions d’application à la campagne de la loi sur les assurances sociales.
Je demande que les lois d'assistance soient appliquées dans un esprit plus large et plus
.généreux*
Les victimes de la guerre, mutilés, gasés, tuberculeux, veuves, orphelins, ascendants, viennent de s'unir en une vaste confédération nationale. Le devoir du Parlement est d’entendre leur voix, 'd’accueillir leurs revendications, afin de compléter généreusement Pèfiort de ré pari Lion entrepris vis-à-vis de ceux, qui, par les souffrances endurées au service du pays, méritent l’attention et la sollicitude reconnaissante de la Nation.
Les pouvoirs publics doivent aussi se préoccuper du sort des vieux serviteurs en retraite. Un relèvement de leur pension a déjà été réalisé par le Gouvernement d'union nationale. Un nouvel effort devra être fait pour leur assurer une situation en rapport avec les services rendus et les difficultés actuelles de 1 existence.
Mais il ne faut pas se borner à la réalisation de réformes partielles ; la question sociale pose un problème plus large d’organisation meilleure de la société moderne.
Le développement cîe l’organisation professionnelle, la reconnaissance complète du droit syndical, le développement des contrats collectifs, la création effective des Chambres du* travail, sont les premières étapes qui permettront de réaliser la démocratie dans l’ordre social, non par la lotte des classes, mais par la collaboration de tous les éléments de la
production .
Lu France doit avoir une politique protégeant l'enfance et la maternité, avantageant les familles nombreuses, instituant un régime légal et professionnel d’allocations obligatoires, luttant contre l’immoralité, contre le taudis, la tuberculose et les autres fléaux sociaux, et assurant l’accomplissement d’un programme d’habitations à bon marché à lV.de d'une dotation budgétaire suffisante*
Pour le bien-être et la prospérité générale du pays, je soutiendrai toutes les revendications propres à maintenir dans leur capacité économique l'artisanat et les classes moyem.es qui constituent une des forces principales de la Nation. Je demanderai que le crédit aux artisans, petits artisans, peLits industriels soit encouragé et développé.
Politkfue intérieure :
Républicain de cœur et dé raison, je suis profondément attaché au régime politique qui confie à la Nation elle-même et au peuple la direction des affaires publiques et .les. destinées'- de 'la 'Patrie Mais je n’accepte pas la prétention ridicule des radicaux et des socialistes qui veulent accaparer la République et en exclure tous ceux qui n’approuvent pas ^eur laïcisme étroit et sectaire. L'État doit au contraire respecter les droits et les libertés e .ous les citoyens, à quelque croyance qu’ils appartiennent. Les catholiques ne demandent pas ce
privilèges, maïs ils ont raison d’exiger le respect de leurs libertés* C'est ainsi que sera réalisée la concorde nationale dans la paix religieuse et le droit commun*
Fidele au programme que j’ai toujours défendu, je persiste à réclamer la réforme du suffrage universel, par l'institution de la représentation proportionnelle intégrale, le vote familiale, le vote des femmes et le referendum, le vote obligatoire.
Si la République n’est plus contestée que par une minorité impuissante y il faut reconnaître cependant, que l’Etat souffre d'un défaut d’adaptation de ses services aux besoins d’une société démocratique moderne,
La réforme administrative, mal amorcée, devra être reprise et réalisée selon les principes de la décentralisation dans le cadre région ah
Un statut général pour les fonctionnaires doit être élaboré en collaboration par l'administration et îes intéressés, les garantissant contre l'arbitraire. Ce statut devra comporter le droit syndical, sauf pour les fonctionnaires d'autorité et interdire la grève dans les services publics.
Le Parlement devra réformer scs méthodes, notamment en appelant à collaborer avec lui, dans la préparation de son œuvre législative, le Conseil national économique, le Conseil supérieur d’agriculture, devenus, par une transformation de leur recrutement, des organismes véritablement représentatifs des intérêts sociaux, économiques et professionnels.
Eu même temps, devra être poursuivie l’œuvre d’instruction et d’éducation populaires. Profondément convaincu de sa nécessité dans une démocratie qui, plus que tout autre régime, requiert F existence d’élites capables de diriger la vie publique, je place les questions d’instruction et d’éducation au premier rang de mes préoccupations. Je suis et demeure hostile à tout monopole direct ou indirect de l’Etat, qui aboutirait en fait à une conscription des intelligences et dépouillerait les familles du droit qu’elles ont de choisir librement les maîtres de leurs enfants. Un office national des bourses devra faciliter l'accession des élèves de l’enseignement primaire à l’enseignement secondaire et renseignement supérieur en laissant aux familles le choix de l'école.
Passionnément attaché a ma petite patrie la Bretagne, je continuerai à demander au Gouvernement que l'enseignement bilingue soit donné dans nos écoles primaires et que des cours facultatifs de langue bretonne soient créés dans l’enseignement secondaire*
Quand à l’éducation professionnelle et post-scolaire, c’est surtout aux organisations professionnelles et aux associations d’éducation civique, mieux adaptés que l’Etat à cette fonction, qu’il convient d’en confier la charge et la responsabilité, 11 appartiendra à l’Etat aux départements et aux communes de les aider de leurs subsides.
Un tel programme ne peut être réalise, est il besoin de le dire, que dans une atmosphère de concorde. Le respect des consciences, qui est une des conditions de cette concorde ne peut être assuré que par la liberté et l’égalité civique.
C’est pourquoi je m’efforcerai de faire voter la proposition de loi que jhii déposée eL signée, et qui demande l’abrogation des lois sectaires votées en 1901 et 1904 contre les congrégations.
Appel aux républicains .
Pour la réalisation de ce programme, je fais appel à tous les républicains qui veulent la rénovation politique et économique, la justice sociale, la paix internationale, k tous ceux qui j repoussant toute dictature, qu’elle soit celle d’un homme ou celle dvun parti, ou celle dune classe, croient la démocratie française capable de se discipliner elle-même et d'assurer par ses propres forces l'ordre, la justice et la paix,
Mes chers Concitoyens,
Ge programme que je vous soumets s’inspire des idées que j’ai toujours défendues et auxquelles je reste fidèle.
Je sais que vous aussi vous restez fidèles à vos convictions et j'ai confiance dans le verdict que vous rendrez le 22 avril prochain*
Vive la 2* circonscription de Morlaix 1 Vive la République J
Pirrke TRÉMINTIN
Député sortant.
Conseiller générai, — Maire de Pîouescat:
Républicain démocrate*
Candidat d’ Otite a nalionaJe républicaine.
lrt circonscription de QUIMPER,
M, R0UILLOUX-LAFFÜNT Elu au deuxième tour de scrutin, — 7.900 voix.
M es chers Go ra ci l oy e ns ,
R j a quatorze ans, vous me donniez, pour la première fois, le mandat de vous représenter k la Chambre des Députés Depuis, à chaque consultation du suffrage universel , vous m'avez renouvelé votre confiance, avec une fidélité qui ne s'est pas un instant démentie, et dont je vous serai toujours profondément reconnaissant.
Aujourd'hui que, par le rétablissement du scrutin uninominal, il m'est permis d'être près cle vous, je viens pour la quatrième fois solliciter vos suffrages, certain d'avance du verdict qu'en pleine indépendance, vous rendrez .le 22 avril prochain.
Mon programme se résume en cette formule : Politique de paix extérieure, de paix civile et de justice sociale.
Au point de vue de la politique intérieure, il m’a toujours paru que Fumon la plus large était nécessaire à noire rétablissement, et, après avoir aidé à la constitution du Cabinet présidé par M* Poincaré, je l'ai constamment soutenu de mes votes*
L'œuvre entreprise par le Gouvernement actuel, avec la collaboration des chefs des principaux partis républicains, a permis, en sauvant le pays de la ruine menaçante, le magnifique redressement de notre situation financière.
Cette œuvre est en bonne voie. Elle doit être continuée.
La tâche si dure qui nous a été léguée par la guerre, obligeait les Gouvernements successifs à demander au pays un effort financier dépassant de beaucoup tous ceux qui lui avaient été réclamés dans le passé. Il le fallait pour sauver notre monnaie nationale, et pour défendre notre crédit à l'intérieur comme à l'extérieur.
Le groupe de la gauche radicale, auquel j'appartiens à la Chambre, s'honore d'être resté constamment fidèle au souci d'assurer, avant tout, au-dessus des préoccupations de parti, le relèvement des finances publiques, sans la prospérité desquelles il n'y pas d'améliorations sociales possibles*
Mais l'effort de la Chambre prochaine devra tendre à diminuer les charges très lourdes impoèé is au pays en une heure de détresse*
Il importe, par exemple, de faire disparaître les difficultés aux quel Les se heurte, chaque
jour, r application de l'impôt sur îe chiffre- d'affaires dans le commerce de détail. C’est une Té forme qui na pu être encore réalisée en raison des difficulté que nous venons de traverser, niais f heure approche où il sera possible de le remplacer par une taxe à la
Il est nécessaire aussi d’examiner avec un soin tout particulier la situation de notre agriculture } qui est la source la plus vive de la prospérité du pays. Elle subit une crise qui pourrait devenir grave si les Pouvoirs publics ne se rendaient pas compte de ses besoins et ne prenaient pas les mesures propres à assurer sa défense. Affirmant hautement mon entière solidarité avec nos laborieuses masses paysannes, je m’y emploierai avec (fautant plus de conviction que je fai constamment défendue.
Mais si Ton vent que la vio économique puisse reprendre toute son activité, il faut qu'à l'intérieur comme à l’extérieur puisse régner la paix.
Pour la paix intérieure, que les bonnes volontés doivent rendre facile, fils de la révolution, je reste aussi éloigné de l'abrogation que de l’application sectaire des lois qui ont établi la prépondérance de faction laïque et la suprématie du pouvoir public.
Ce serait aller à l'encontre d’une concorde infiniment souhaitable que de vouloir rouvrir des questions qui relèvent de la conscience individuelle, et qui ont trop longtemps divisé les citoyens, que de vouloir réveiller les anciennes querelles religieuses, qui, dans Tordre nouveau créé par la guerre, n’ont, plus aucune raison d'être.
Les lois existantes, appliquées dans un esprit de mutuelle tolérance, garantissent à tous les Français le respect de leurs opinions et de leurs croyances, et leur parfaite égalité devant la loi, de quelque doctrine qu’ils se réclament.
Dans le même esprit, et aussi par conviction personnelle respectueux de la liberté de l’enseignement, je m'opposerai, avec les grands chefs républicains, à ce que soit soulevée la question du monopole auquel, d’ailleurs, il n’est nui besoin de recourir pour faciliter l’accès à renseignement secondaire et supérieur de tous les enfants aptes à le recevoir.
Pour cette paix intérieure, il faut également que soient résolus d’autres questions générales comme celle des fonctionnaires, qui doivent être mieux garantis contre l'arbitraire et le favoritisme, moins nombreux, mais mieux rétribués afin d’avoir une situation digne des services dévoués qu’ils rendent à la collectivité,
La paix extérieure? Vous savez les obstacles qu’elle rencontre.
Rien ne doit être négligé pour que la Société des Nations puisse poursuivre sa tâche pacifique. La France apparaît à fiefftn-e avec son vrai visage traditionnel, celui d’une Nation qui, respectant 3a liberté et l’indépendance des autres, réclame la même garantie pour elle.
Tout en continuant les discussions internationales en vue de la réduction des armements, nous ne devons pas perdre de vue la sécurité de notre pays. Tant que cette sécurité ne sera pas garantie d’une façon absolue et efficace par l’ensemble des autres nations, il nous faudra îa garantir nous mêmes par une armée nationale suffisante à ses besoins, tout en tenant compte de la nécessité de réduire au minimum le temps de service et de celle d'assurer la garde de nos frontières.
(Test à quoi ont pourvu les lois militaires qui viennent d’être adoptées parla Chambre et auxquelles je m’honore d’avoir collaboré en qualité de rapporteur du budget de la guerre.
Il faut le répéter avec force : l’œuvre de la Société des Nations, poursuivie dans un esprit positif et s’appuyant sur les grandes démocraties du monde, doit réussir à donner aux peuples la paix.
Mes chers Concitoyens,
Je ne remplirais qu’une faible partie de mon devoir si je bornais mon action à ces problèmes si importants qu’il soient.
Respectueux des libertés syndicales, je veillerai au maintien et a l’application de toutes les lois sociales qui constituent la charte de la classe ouvrière et qui sont l'honneur et 3a fierté
de la troisième République- Les républicains n'ont à craindre la comparaison avec aucun parti, pour ce qui concerne la hardiesse des réformes sociales lorsqu'elles sont justes et pratiquement réalisables. Gela même permet de repousser énergiquement l'application de théories qui, dans une lutte fratricide, opposeraient les unes aux autres des classes qui, au lieu de se combattre, doivent se pénétrer toujours davantage pour le bien-être commun.
Actuellement, aucun parti n'a la majorité, tant au Parlement que dans le pays. Aucun ne l'aura demain- Seule est possible une concentration de tous les républicains de bonne volonté en vue d’organiser dans la Nation l’union dont sexclueront deux-mêmes les hommes qui refusent systématiquement les responsabilités du Pouvoir ou qui s’allient délh* bérément avec les ennemis de la République et de la Patrie*
Mettant donc au-dessus de tout l'intérêt général dans l'accord de justice nécessaire entre les citoyens, je servirai notre région de Quimper, notre département et notre pays,
A cette œuvre, si vous me désignez à nouveau comme votre représentant, je consacrerai une ardeur et une énergie qui puiseront leur force dans la confiance que vous m’aurez témoignée,
Vive la lre circonscription de Quimper t
Vive ia France!
Vive la République !
Maurice B0U1LLÜUX-LÀF0NT
Vice-président de la Chambre des Députés, Conseiller général du canton de Concarneau.
Maire de Bénodot*
Député sortant.
Candidat da concentration républicaine. .
Programme général,
Politique financière. — Au premier plan des préoccupations :
Achèvement, dans ïa confiance et Tunion, de la politique financière en cours. — Stabilisation monétaire* — Compression des dépenses publiques; équilibre strict des budgets, amortissement plus étendu. — Réajustement plus démocratique et plus rationnel des impôts, trop lourds et mal répartis. — Révision, coordination et simplification du régime fiscal- — Diminution du taux des taxes mobilières et immobilières, des droits de mutation et de succession- — Remplacement de la taxe sur le chiffre d’affaires par la taxe à la production* — Etablissement d’une feuille unique d’impôts.
Politique extérieure * — Basée sur le soutien et le développement de la Société des Nations* — Maintien et organisation de la paix extérieure, par la multiplication, au sein de la Société des Nations, des traités d’arbitrage et de non-agression, sur la base du respect des droits mutuels ; développement de la solidarité et du contrôle internationaux par un rapprochement durable effectif entre les nations, dans l’ordre et la sécurité* — Révision et règlement des dettes interalliées en liaison avec l’exécution du plan Dawes. — Maintien des forces militaires et navales indispensables à notre territoire colonial et continental ; achèvement de la réforme militaire ; organisation défensive du territoire.
Politique intérieure, — Organisation de la paix intérieure parle maintien des lois de laïcité et neutralité do l’Etat, — Exclusion de tout sectarisme, — . Apaisement des querelles religieuses- — Liberté de l’enseignement- - — Large accession de la jeunesse, apte à le rece-
voir à renseignement secondaire et supérieur. — Droit syndical et statut des fonctionnaires.
Politique agricole, — Stabilité économique agricole par un tarif douanier durable de rotection nécessaire et justifié, contre les producteurs étrangers. — Egalité entre les producteurs agricoles et les artisans de rindustrie. — Liberté d’exportation des produits agricoles — Clarification et simplification du système fiscal par la révision du cadastre et le maintien du forfait pour te&fimalion des bénéfices agricoles. — Extension du crédit bricole pour. permettre aux ouvriers d’accéder à la propriété, — Révision et réduction des tarifs de chemins de Fer pour le transport des engrais, des machines, des produits agricoles. 1- Aménagement du service militaire en considération des besoins paysans. — Développement de renseignement agricole, des assurances mutuelles, des syndicats, des coopératives. __ Diminution de l’exode rural par l'amélioration des conditions de vie des cultivateurs et ouvriers ( électrification, établissement d’un minimum de confort et d’hygiène à la ferme, amélioration des chemins ruraux, des relations postales, etc.). — Organisation rationnelle des exploitations agricoles pour l’intensification de la production. — Modification de la loi des assurances sociales sur le plan professionnel, avec le concours des groupements agricoles, et en donnant toute liberté aux assurés facultatifs. — Elaboration d’une politique de main-d’œuvre étrangère.
Politique maritime — Extension du crédit maritime, pour la transformation progressive du matériel et la modernisation de la pêche. — Modernisation des usines, création d’installations frigorifiques. — Réduction de la durée des transports. — Réorganisation complète des services d’assurances des marins-pêcheurs contre la vieillesse, te décès et les risques professionnels, comprenant l'institution d’une retraite proportionnelle après 15 ans de service. — Aménagement des petits ports.
Politique économique et sociale. — Intensification de la production des richesses métropolitaines et coloniales. — Modernisation des monopoles d’Etat, gérés par dss organismes directeurs composés de représentants de l’industrie, du commerce et de la classe ouvrière, — Collaboration des classes professionnellement associées dans la gestion comme dans les bénéfices des entreprises, ainsi que le propose la G. G. T. — Organisation du travail et rationalisation de la production nationale afin d’augmenter les salaires et accroître ainsi la capacité du marché intérieur. — Idéalisation d une politique généreuse et haï die de réformes sociales, dans l’ordre et la justice, — Amélioration constante de la condition de tous les travailleurs, de la ville et des champs. — Assurance, logement, hygiène, protection de la famille et de la race. — Reconnaissance absolue du droit syndical, — Syndicalisme, non de haine et de révolution, mais de collaboration et d’éducation entre le patronat et le salariat. — Ratification des conventions internationales du travail. — In tangibilité de la loi de huit heures. — Développement des contrats collectifs, large accession à la propriété ; habitations à bon marché; coopératives, Développement du bien de famille ; extension des chambres de métiers ; améliorations législatives en faveur de 1 artisanat. Etablissement d’un statut pour les mutilés du travail, — Défense des droits des victimes de la guerre, créanciers privilégiés de la Nation, — - Péréquation des retraites civiles et militaires.
2' circonscription de QUIMPER.
M. JA DK
Ehi au deuxième tour de scrutin, — 6.093 voix.
Mes chers Concitoyens,
Après la lamentable expérience do Cartel des gauches, le pays, déçu et inquiet, réclame une majorité consciente de la gravité de l'heure, sachant ce qu'elle veut, et capable de réaliser enfin, par une action continue, l'œuvre de réforme politique, de redressement économique et financier, de progrès social, de paix internationale qu'il attend.
La rénovation souhaitée par le pays n'est possible qu'à deux conditions :
lô Que Ton me Lie hors de discussion cet ensemble d’idées et de principes essentiels atu sociétés : respect des forces morales et religieuses, amour de la patrie, protection de la famille, garantie des droits du travail et de la propriété individuelle, justice et égalité devant la loi ;
2 Qu on pratique hardiment une politique de réformes inspirées de conceptions nouveîles, répondant aux besoins et aux aspirations légitimes de la -démocratie.
Deux questions dominent toutes les autres : la consolidation de la paix et l'achèvement de notre redressement financier.
Politique extérieure :
La h rance veut îa paix. Elle i a assez chèrement acquise pour a voir le droit d'en jouir en toute sécurité dans le respect des traités. Fidèles aux idées que j'ai Loujours défendues, je sdutiendi ai la Société des Nations dans son oeuvre pacifique tendant à opérer ie rapprochement des peuples, aussi bien sur le plan politique que sur le plan économique. Je sou halte ardemment que de plus en plus se développent les traités d'arbitrage et de non agression, dont les accords de Locanio, que j ai votés, sont le prologue et demeurent , le sym bole.
line faut pas, cependant, oublier que, dans Tétât actuel de son organisation et tant qu'elle n'aura pas été dotée de moyens efficaces d'action, la Société des Nations n'a pas la puissance necessaire pour assurer ia paix contre toute agression,
* *n ne davantage fermer les yeux sur les germes de conflits qui existent encore
dans une Europe mal pacifiée et dont la France pourrait être victime* Four garantir sa sécurité, la h rance doit donc maintenir fidèlement ses ententes et ses alliances, conformes, d ailleurs, au pacte de la Société des Nations, et organiser les forces militaires et navales indispensables à la défense de son territoire continental et de ses colonies.
Ainsi garantie contre toutes les agressions possibles, il lui sera permis, tout en achevant sa propre reconstitution, de collaborer en toute liberté à l'organisation de la paix européenne.
Politique financière :
Pendant les deux années d’agitation qui ont marqué l'impuissance du Cartel à résoudre les giaves difficultés financières nées de la guerre, nous avons, mes amis et moi, manifesté notre volonté de rechercher les solutions techniques.
Sans nous arrêter aux questions de personnes ou de partis, nous avons pratiqué une politique réaliste. Nous avons été les premiers à réclamer la trêve des partis.
Nous nous félicitons d avoir collaboré sans défaillance à l'œuvre de redressement accomplie par 3e Gouvernement d'union nationale de M. Poincaré,
Alors que les dettes intérieure et extérieure s’étaient accrues sous le Cartel de plus de 75 milliards, elles ont été réduites sous le Gouvernement d’Union nationale de plus de 18 milliards. Le Cartel des gauches a voté 13 milliards d’impôts supplémentaires. Malgré cela le budget restait en déficit. Au contraire, avec le Gouvernement d1 Union nationale les exercices 1926 et 1927 se soldèrent par des excédents de recettes* Sans doute, les fautes du ; Cartel ont nécessité le vote de nouveaux impôts; ceux-ci ont eu, du moins, le mérite de réaliser un équilibre indispensable à tout effort d’assainissement ,
Alors que la limite légale des avances de la Banque et de la circulation monétaire devait être élevée sous le Cartel, entre avril et décembre 1925, de 17 milliards 1/2* noua avons pu sou$ le Gouvernement d1 Union nationale, sans nouvelle inflation, régler nos échéances, écarter le péril de la dette flottante, consolider la partie la plus dangereuse des bons de la Défense nationale, aménager la dette à court terme.
Alors que sous le Cartel V instabilité et la hausse des changes rendaient tout, assainissement impossible, la stabilité de fait du franc est assurée et se maintient depuis de longs mois.
Les résultats de la politique financière du Gouvernement d’ Union nationale sont incontestables.
Ils ne sont pas définitifs et seraient irrémédiablement compromis par une crise politique qui mettrait fin à lu trêve des partis et empêcherait d'achever l’œuvre entreprise,
Ils le seraient également si on séparait les questions financières des questions économiques et si on ne se préoccupait pas de remédier au malai c dont souffre la production nationale.
Le poids des impôts résultat de deux années de politique cartelliste est lourd. Il est surtout mal réparti. 11 faut réaliser la justice fiscale. 11 convient de faire aboutir très rapidement un travail de révision, de coordination et de simplification de notre régime fiscal, sans porter atteinte aux principes démocratiques de personnalité et de progressivité raisonnables.
La législature prochaine devra se préoccuper do remplacer toute une fiscalité imposée par les circonstances et qui est l’objet de la part des commerçants de légitimes protestations, & raison des vexations et de l arbitraire auxquels elle prête trop souvent.
En ce qui concerne les coopératives, j’estime que, si elles vendent à d’autres qu’à leurs adhérents, elles doivent supporter les mêmes charges que tous les commerçants et être soumises au droit commun.
Gomme précédemment, je continuerai à réclamer Pégali té fiscale sur ce point*
Politique économique ;
Le pays ne pourra supporter te poids de son budget que S'il développe son activité économique. Il ne peut le faire qu'en augmentant ses exportations et en mettant en valeur ses richesses coloniales.
Il y, a aussi un grand effort à Faire au point de vue industriel et agricole pour organiser plus rationnellement la production française. Il faut donner au pays un statut douanier définitif qui favorise une politique Internationale d’échanges et assure le juste équilibre de Téconomie nationale.
Adaptant les méthodes de rationalisation au caractère et à la situation économique du pays, TÉlaL doit tenir compte de ce que la France est avant tout un pays agricole.
Politique agricole :
La production agricole est un élément capital du redressement et de l’indépendance économique du pays. Il importe donc que toutes les mesures d ordre social, économique.
fiscal et d1 organisation professionnelle qui concernent l'agriculture sont prises en vue de lui permettre de remplir pleinement son office. En conséquence, la politique agricole doit, dans ses lignes directrices, tendre à fortifier rattachement des cultivateurs à la terre et à éviter la dislocation de la propriété familiale.
C'est dans cet esprit qu'il convient d’abord d'adapter l'école rurale à la formation des futurs agriculteurs; de développer l'hygiène et le confort à la campagne, tant par des mesures législatives que par une propagande intense dans les milieux agricoles ; de développer le crédit agricole pour faciliter l'accession des travailleurs à la propriété, et d'encourager la construction des maisons à bon marché, en tenant compte des exigences spéciales de l'habita tion rurale et de ses dépendances ; détendre aux travailleurs agricoles la législation sociale protectrice des travailleurs de la ville ; de reviser enfin le régime successoral de manière à maintenir l’intégrité du patrimoine familial.
La plus-value :
Je me félicite d’avoir fait voter dans la dernière législature le projet déposé par mon groupe sur la plus-value au fermier sortant,
11 faut que le Gouvernement fas^e ratifier le plus tôt possible par le Sénat cette loi de justice sociale.
Du point de vue économique et fiscal, bien des réformes s’imposent. Au groupe de défense paysanne, auquel j'ai toujours appartenu depuis mon entrée à la Chambre, je collaborerai à la préparation des textes nécessaires. Les conditions particulières de la production à la campagne et la rémunération de la main-d'œuvre familiale doivent entrer en ligne de compte en vue de la réduction des impôts sur les bénéfices agricoles,
La protection des produits de la terre est, d'autre part, aussi indispensable que celle des produits industriels ; on ne peut l'oublier dans f élaboration des tarifs douaniers et h fixation des droits de consommation.
Il importe d'encourager notre élevage et particulièrement celui du cheval breton qui est une des richesses du Finistère, Il importa encore de faciliter la circulation des produits du sol, par une politique de transports terrestres et fluviaux; par l'entretien et le développement du réseau routier emprunté par les véhicules agricoles; par l’amélioration et l'accélération des communications postales et la production des machines agricoles, les facilités données à f intensification de l'usage des engrais, le regroupement rationnel des terres, peuvent, en modernisant la production agricole, la rendre plus abondante et moins pénible.
Toutes ces mesures ne donneront leur plein effet que si les agriculteurs en contrôlent la conception et la réalisation ; l'organisation des agriculteurs ou celle de leur profession en est le moyen. C’est pourquoi il faut envisager en outre le renforcement du s La tût des chambres d'agriculture, appuyées sur de vivantes organisations professionnelles locales, dont le groupement fera la puissance.
Politique maritime :
Les marins-pêcheurs savent déjà, par mon travail au cours des dernières années écoulées au groupe de défense des intérêts maritimes, qu'ils peuvent compter sur moi pour continuer à défendre leurs justes revendications
N faut arriver à la suppression des taxes qui frappent injustement le petit armement ; il faut développer renseignement professionnel, augmenter les dotations du crédit maritime, réduire la durée du service militaire des inscrits, mettre les pensions des demisoldiers en harmonie avec le coût de l'existence.
Je demanderai surtout que l'on se préoccupe plus activement du développement des ports de pêctie, trop souvent sacrifiés aux grands porls.
Politique sociale :
Le problème social ne peut être séparé du problème économique, pas plus que celui-ci ue peut l'être du problème financier, car l'effort nécessaire de production ne peut s'accomplir qu'avec la collaboration de tous les cléments qui y concourent et ont droit à une répartition équitable des richesses produites.
Je me refuse à envisager la question sociale comme un problème d'équilibre de forces matérielles* L'éminente dignité de la personne humaine et le caractère personnel du travail, qui n'est pas une marchandise, l'obligation de subordonner l'exercice de la liberté aux exigences de la justice, sont des principes auxquels je reste profondément attaché*
Je m'efforcerai de maintenir et de compléter les conquêtes de la législation protectrice du travail {notamment la journée de huit heures et le repos hebdomadaire, autant que possible dominical ; la mise en application des assurances sociales, qui devra garantir les travailleurs non seulement contre les misères nées de la maladie et de la vieillesse, mais aussi du chômage). Conformément au vote que j'ai émis au Parlement, je demanderai que les chambres d'agriculture et les associations agricoles soient consultées sur les conditions d'application à la campagne de la loi sur les assurances sociales*
Je demande que les lois d'assistance soient appliquées dans un esprit plus large et plus généreux*
Les victimes de la guerre, mutilés, gazés, tuberculeux, veuves, orphelins, ascendants, viennent de s'unir en une vaste confédération nationale* Le devoir du Parlement est d'entendre leur voix, d’accueillir leurs revendications, afin de compléter généreusement l’effort de réparation entrepris vis-à-vis de ceux qui, par les souffrances endurées au service du pays, méritent l'attention et la sollicitude reconnaissante de la nation.
Les Pouvoirs publics doivent aussi se préoccuper du sort, des vieux serviteurs en retraite» Un relèvement de leur pension a déjà été réalisé par le Gouvernement d' Union nationale* Un nouvel effort devra être fait pour leur assurer une situation en rapport avec les services rendus et les difficultés actuelles de l'existence.
Mais il ne faut pas se borner à la réalisation de réformes partielles ; la question sociale pose un problème plus large d'organisation meilleure de la société moderne.
Le développement de P organisation professionnelle, la reconnaissance complète du droit syndical, le développement des contrats collectifs, la création effective des chambres du travail, sont les premières étapes qui permettront de réaliser la démocratie dans l'ordre social, non par la lutte des classes, mais par la collaboration de tous les éléments de la production.
La France doit avoir une politique protégeant i'enfance et la maternité, avantageant les familles nombreuses, instituant un régime légal et professionnel d'allocations obligatoires, luttant contre l'immoralité, contre le taudis, la tuberculose et les autres fléaux sociaux, et assurant l'accomplissement d'un programme d'habitations à bon marché à l'aide d’une do tation b udgé taire su ffisante .
Pour le bien-être et la prospérité générale du pays, je soutiendrai toutes les revendications propres à maintenir dans leur capacité économique l'artisanat et les classes moyennes qui constituent une des forces principales de la nation* Je demanderai que le crédit aux artisans, petits artisans, petits industriels soit encouragé et développé*
Politique Intérieure :
Républicain de coeur et de raison, je suis profondément attaché au régime politique qui confie à la nation elle-même et au peuple la direction des affaires publiques et les destinées de la patrie* Mais je n'accepte pas la prétention ridicule des radicaux et des socialistes qui veulent accaparer la République et en exclure tous ceux qui n' approuvent pas leur laïcisme étroit et sectaire* L'Etat doit, au contraire, respecter les droits et les libertés de tous les citoyens, à quelque croyance qu'ils appartiennent. Les catholiques ne
demandent pas de privilèges, mais ils ont raison d’exiger le respect de leurs libertés C'est ainsi que sera réalisée la concorde nationale dans la paix religieuse et le droit
Fidèle au programme que j’ai toujours défendu, je persiste à réclamer la réforme du suffrage universel, par l’institution de la représentation proportionnelle intégrale, le vote familial, le vole des femmes et le referendum, le vote obligatoire.
Si la République n’est plus contestée que par une minorité impuissante, il faut reconnaître cependant que l’État soufire d’un défaut d’adaptation de ses services aux besoinsd’unc société démocratique moderne*
La réforme administrative* mal amorcée* devra être reprise et réalisée selon les prmeipes de la décentralisation dans le cadre régional*
Lin statut général pour les fonctionnaires doit être élaboré eu collaboration par l'Administration et les intéressés, les garantissant contre Tarbitraire. Ce statut devra comporter le droit syndical, sauf pour les fonctionnaires d’autorité et interdire la grève dans les services
publics.
Le Parlement devra réformer scs méthodes, notamment en appelant à collaborer
flanc; la nrunuralîon An. koh ï 4 ^ a* 1 /x * , . -
lui, dans la préparation de son œuvre législative, le Conseil national économique, le Conseil supérieur d’agriculture, devenus, par une transformation de leur recrutement, des organismes véritablement représentatifs des intérêts sociaux, économiques et professionnels.
Én même temps devra être poursuivie l’œuvre d’instruction et d’éducation populaires. I rofoudément convaincu de sa nécessité dans une démocratie qui, plus que tout autre
régime, requiert l’existence d’élilp capables de diriger la vie publique, je place les questions d instruction et d’cducation au premier rang de mes préoccupations. Je suis et demeure
hostile à tout monopole direct ou indirect de l’Étal, qui aboutirait en fait à une conscription des intelligences et dépouillerait les familles du droit qu’elles ont de choisir librement les maîtres de leurs enfants. Un Office national des bourses devra faciliter l'accession des élèves de 1 enseignement primaire à l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur en
Passionnément attaché à ma petite patrie, la Bretagne, je continuerai à demander au Gouvernement que l’enseignement bilingue soit donné dans nos écoles primaires et que des cours facultatifs de langue breLonne soit créés dans l’enseignement secondaire
Quant à l’éducation professionnellle et post-scolaire, c’est surtout aux organisations professionnelles et aux associations d’éducation civique, mieux adaptées que l’État à cette
fonction, qu il convient d’en confier la charge et la responsabilité. Il appartiendra à l’État
aux départements et aux communes de les aider de leurs subsides.
C’est pourquoi je m’efforcerai défaire voler la proposition de loi que j’ai déposée et signee, et qui demande l’abrogation des lois sectaires volées en 1901 et 1904 contre les
congrégations.
Mes chers Concitoyens,
Ce programme que je vous soumets s’inspire dos idées que j’ai toujours défendues et auxquelles je reste fidèle,
Enfant du pays, je sais que vous aussi vous restez fidèles à vos convictions, JTai confiance dans votre amitié.
V ive 1 a 2 0 cire on seri p ti o n de Qui m per f Vivo la République î î !
Jean JADE
CUe palier de la Légion d’hoimeur, — Croix de guerre.
Député sortant,
Co n sei 1 1 rr gé n ém \ d c Pou t-Croî x ,
Candi do t républicain démocrate.
3^ circonscription de QUIMPER.
Ai. QÜEINNÉC
Elu au deuxième tour de scrutin. — 6.330 voix.
Electeurs,
Désigné par un congrès réuni à PonU’Abbé,. le fl* mars, pour Être candidat dans k 3* circonscription^ formée des cantons de PonU’Abbd et de Piogaslel-Saint-Germuin je viens solliciter vos suffrages, 1 J
Je me présente comme candidat républicain. Issu d une tradition républicaine, l'un de mes aïeux, Jacques Queînnec, cultivateur et artisan, fut député du Finistère, aux assemblées qui ont fondé la première République, en 1792, et ont proclamé les grands principes de liberté, égalité et fraternité, principes qui continuent d'être les fondements de notre République, qui sont rappelés et déiinis par le Président du Conseil dans le discours retentissant qu il vient de prononcer à Carcassonne,
Rendant hommage à M. Poincaré, ce grand Français, qui, par son patriotisme et son aergie, vient de nous éviter la ruine et la révolution, je me déclare partisan tiu gouvernenunf d L ni on nationale et adversaire du Cartel qui nous conduirait à de nouveaux désastres i éprenait le pouvoir, desastres qui, « cette fois, seraient irréparables », suivant l'expression de M. le Président du Conseil,
Pour que 1 œuvre commencée puisse être achevée, le Gouvernement doit avoir une majorité solide qui soit pour F ordre et la conservation sociale, qui ne soit point de connivence avec le parti de désordre et de révolution.
Telle est Ridée générale dont je m'inspire. Mais des généralités ne suffisent point, je >eux vous apporter des précisions sur mon point de vue relatif aux problèmes particuliers qui vous intéressent, tant au point de vue matériel qu'au point de vue moral.
Beaucoup d'entre vous nie connaissent : je suis en contact journalier avec les diverses pro essions, aussi suis-je bien placé pour comprendre les aspirations et les besoins de
Agriculteurs, voire travail doit être protégé, il est fécond et assure la subsistance de
tous.
D'abord , obtenir un meilleur rendement : diminution du prix des engrais, amélioration du cheptel, sélection des semences, organisation des concours et foires, aménagement des chemins vicinaux, réduction des tarifs par voie ferrée pour faciliter l'écoulement des produits ; amélioration des tarifs douaniers, tant à l'exportation qu'à l'importa lion ; développement du Crédit agricole pour faciliter l'accession à la petite propriété.
Révision de la loi sur les assurances sociales en ce qui concerne la profession agricole, suivant les vœux des chambres d'agriculture, des syndicats et mutuelles agricoles.
Mise en application de la loi votée par la Chambre des Députés instituant l'indemnité de plus-value aux fermiers.
Installation de réseaux électriques à votre usage, etc.
Ouvriers et employés, avec les augmentations successives du prix des denrees, les salaires doivent être en rapport avec le coût de la vie.
Pour assurer la défense de vos intérêts, je suis partisan du droit syndical.
La lutte contre le chômage s’impose; exécution de travaux d’utilité générale.
La législation ouvrière plus complété et mieux appropriée aux besoins actuels : sursalaire familial ; développement des lois d’hygiène et d’assistance.
La mise en application de la loi sur les assurances sociales, qui vient d’être votée, et qui pourvoira eux besoins des travailleurs en cas de maladie., invalidité, vieillesse, décès et maternité, va enfin constituer un important progrès social.
Populations maritimes, votre métier, plus que tout autre, comporte des risques. La rémunération de votre travail, est aléatoire, aussi les pouvoirs publics doivent-ils vous témoigner une grande sollicitude.
Des augmentations récentes ont amélioré les pensions de la Caisse de prévoyance et la Caisse des invalides; de nouveaux progrès restent à faire. Projet Baudoin.
Les risques de votre métier doivent être diminués par les travaux de sécurité : bouées lumineuses a rentrée des ports, cales de débarquement, construction des] brise-lames attendus, travaux de défense du littoral contre la mer.
L'écoulement des produits de la pêche doit êLre facilité par une réduction du prix des transports ; par la mise à voie normale des voies étroites et spécialement de la ligne de Pont-l’Abbé à Saint-Guénolé. Etude des possibilités de raccorder Loctudy. Extension de la consommation du poisson dans l'alimentation nationale.
La lutte efficace contre les bélugas s'impose immédiatement. Une inaction plus prolongée serait ruineuse pour les pêcheurs Extension du Crédit maritime.
Contribuables, une réduction des impôts s'impose. Nul pays n’en supporte autant que le nôtre. Pour réduire les impôts, des économies sont nécessaires, elles peuvent être obtenues par la simplification de notre organisation administrative, suppression d’emplois inutiles et des monopoles improductifs.
Employés de l’Etat, vous avez droit à des traitements en rapport avec votre travail et vos besoins. Votre avancement doit se faire sans ingérence politique.
Un statut de fonctionnaires doit être enfin établi.
En ce qui concerne les députés, je suis partisan de la réduction du nombre des députés et de leur traitement de base, qui n’aurait point dû être augmenté, sauf à leur accorder des indemnités pour charges de famille.
Retraités et pensionnés, des augmentations trop tardives sont intervenues en votre faveur.
Des majorations doivent vous être accordées pour vous permettre de vivre convenablement malgré la cherté de la vie, suivant l'esprit des lois qui ont institué vos retraites et pensions.
Anciens combattants, toujours uni à vous, je serai toujours prêt pour la défense de vos revendications.
iTTinuri
Marins et soldats , il est juste que vous soyez exonérés des frais de voyages pour vos permissions,
r Commerçants, dont les affaires sont entravées par de lourds impôts et par l' ingérence du fisc dans vos comptes } je suis pour la suppression du chiffre d’affaires avec remplacement des taxes à la production et à l'importation. Application de l’impôt des patentes aux
locaux commerciaux seulement.
Suppression des inquisitions et tracasseries fiscales.
Vieillards, infirmes et incurables, des allocations doivent vous être accordées sur des bases nouvelles, en remplacement des allocations infinies qui vous sont actuellement allouées.
Enseignement : Je suis pour la liberté d'enseignement, contre le projet de Técole unique, contre la législation d'exception. J'estime que tous les citoyens doivent jouir dans les mêmes conditions de la liberté dissociation et de lu liberté d’enseignemenL
Paix : À l'extérieur, par une politique sage et prévoyante qui favorise la solution des difficultés internationales par voie d'arbitrage et recours à la Société des Nations.
À ^intérieur, par une politique de justice et de tolérance.
Je m'appliquerai à poursuivre l'exécution de ce programme, qui ne peut être réalisé dans l'agi talion des ^partis et qui nécessite le maintien de cette Union nationale qui a déjà fait ses preuves.
Vive la 3* circonscription de Quimper ! Vive la France ! Vive la République !
Jacques QU El N NEC
Candidat républicain d’Union nationale et de progrès social.
jCircon«cription de QUIMPERLÉ,
M. LE LOUÉDEC
Mes chers Concitoyens,
Vous m'avez fait l'honneur à deux reprises de me choisir comme député et malgré les candidatures multiples qui m'étaient opposées la première fois, vous m’avez accordé dans les deux circonstances une belle majorité. Vous me connaissiez alors, en effet, m'ayant vu à l'œuvre comme conseiller général et maire et, sachant ce que j'avais fait, vous pronostiquiez ce que je pouvais faire.
Aujourd'hui, vous me connaissez encore davantage. Resté sur la brèche pendant dixhuit ans, vous avez constate combien j étais resté fidèle au programme que je m'étais tracé et que vous aviez approuvé. Vous avez pu constater toute l'activité dont j'ai fait preuve pour venir en aide à tous ceux d'entre vous, sans exception } qui ont bien voulu me confier la défense de leurs intérêts.
Aussi, loin d'avoir démérité, je crois au contraire avoir fait tous mes efforts pour me rendre digne de la confiance que vous aviez placé en moi, et, c'est sans crainte aucune, que je viens de nouveau solliciter vos suffrages.
Profondément attaché aux institutions républicaines, résolu à défendre, ainsi que ' If1 ^it jusqu’ici, les réformes qui peuvent apporter plus de bien-être aux travailleurs delà ville,: de la campagne, de la mer, c'est-à-dire aux commerçants, industriels, agriculteurs* marins pêcheurs èt de commerce, mes efforts tendront à faire aboutir leurs légitimes reverT dications.
Les agriculteurs ‘Connaissent mon dévouement, ils ont pu .l'apprécier et ils peuvent Être ! assurés que je continuerai, comme par le passé; à travailler avec eux, au développement de ragricuUure, cette richesse de notre belle Bretagne*
La science a mis à notre disposition des inventions qui peuvent faire acquérir à IVriculture une prospérité, dont on ne peut mesurer rétendue, en attachant le cultivateur l’ouvrier agricole à la terre. Je veux parler de l’ électrification des campagnes dont je mé suis déjà occupé, mais il faut se servir de cette découverte, qui, jointe à d autres, peuvent arriver a donner a la campagne un attrait chassant la trisLesse, trop souvent l’apanage de la solitude, qui fait diriger les regards vers les plaisirs trompeu rs de la ville.
bt un ponat sur lequel il faut appuyer si véritablement on veut faire quelque chose c est sur les chemins ruraux trop coûteux si l’État n’y contribue pas dan» une large part : voilà entre autres choses, ce sur quoi, j’appellerai l'attention de qui de droit.
Bien des réformes sont à Faire ou à terminer pour L’amélioration du sort des marins et des pêcheurs. Pour les inscrits maritimes, la refonte du régime des pensions s’impose.
Actuellement, tout marin peut perdre son droit à la pension, même s’il a navigué pendant vingt-quatre ans. D r
N’est-ce pas une iniquité ?
La volonté de la Fédération des inscrits maritimes est, que tout marin ayant épuisé ses forces au service de la marine, qu’il ait ou non navigué pendant vingt-cinq ans, soit
assure, s’il a versé à la Caisse des invalides, de toucher une pension proportionnelle à ses versements.
Je défendrai à la Chambre cette revendication légitima. E$ accord avec las syndicats t es pécheurs, je se. ai leur porte-parole à la Chambre pour le développement du crédit maritime, des coopératives d’achat de rogue et d’engins de pêche, pour l’amélioration des
j Clil po.ts de pêche, du balisage et de 1 éclairage des côtes, des moyens de transport des produits de la pêche.
Eux aussi savent bien qu’ils peuvent se reposer entièrement sur moi et que je ne ncgligérai rien de ce qui peut leur être utile.
Les ouvriers savent de leur côté que je n’ai cessé de favoriser par un appui effectif et constant toutes les œuvres auxquelles ils tiennent le plus. Toutes les lois sociales et ouvrières
cront 1 objet de toute ma bienveillante attention, avec la volonté que vous me connaissez aë les faire aboutir.
Les fonctionnaires, retraités civils et militaires, pensionnés, les mutilés de la grande guerre et du travail seront aussi l’objet de ma profonde sollicitude.
Quant aux écoles, inutile que j’en parle. Tout le monde connaît ce que j’ai fait pour d f^e Conscience, base de la République, est pour moi un
1 ro fondé ment attaché à l’œuvre de la paix et au rapprochement des peuples, je ne
cesserai de contribuer à tout ce qui pourra augmenter la puissance de la Société des IN allons.
Quant a la question financière, je fais évidemment mienne la déclaration du Parti ra ica! et iadit.al -socialiste . « Notre Parti laissera s’achever l’expérience en cours, mais il entend préserver sa liberté de doctrine et d’action. Le patriotisme financier, dont il a fait
preuve, est garant devant le pays qu’il saura s’inspirer en toute circonstance des nécessités de 1 intérêt public.
loas en/in’ ™es chers Concitoyens, vous m’avez vu à l’œuvre, comme maire, conseiller general et député. Pendant le temps que j’ai passé à la Chambre, j’ai reçu des félicitations c tous les républicains pour la fidélité à mes principes et pour ma ténacité. Cos mêmes
“ 4dy — N° 3814
félicitations, vous le savez, je les ai reçues dernièrement encore, lors d’un banquet qui fut donné en mon honneur. Mon passé est donc pour vous le plus sûr garant de ce que je pourrai faire dans l'avenir* 1
C’est plein d’espoir'mes chers Concitoyens, que j’attends votre verdict et je demeure fermement persuadé que vous voudrez, celte fois encore, m’accorder cette majorité qui donne à l’élu 1 autorité nécessaire pour défendre, comme il convient, les grands intérêts qui lui sont confiés. “
Donc, tous aux urnes I Pas d’abstentions ! Pas d’égarements inutiles des voix ' et que la date du 22 avril 1928 marque l’écrasement complet de la coalisation réactionnaire et de tous les ennemis de nos libertés !
Vive la République laïque, démocratique et sociale !
Vivent les Bretons f
Vive l’arrondissement de Q uira perlé !
Vive la France l
J. LE LOUËÜEC
Candidat républicain! du Parti radical et radical-socialiste* Ancien Député.
Conseiller Général du Finistère. — Maire de Quimperlé.
Président de la Société d’agriculture de l’arrondissement.
Chevalier de la Légion d'honneur.