OISE
1™ circonscription de BEAUVAIS.
M. J ammv SCHMIDT, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — - 10.351 voix.
Mes chers Concitoyens,
Désigne à I'unanimiLé par les comités radicaux-socialistes de la première cîrcons-
jG mS préS0nte à vos ^ffrages . aux élections législatives du 1er mai 1932. "
DanS ,ia léSsilalure vient de s'achever, je suis resté fidèle aux engagements que j avais pris envers vous, en travaillant à la défense, à l'évolution des institutions démocratiques et à la réalisation de l'idéal de liberté, de justice sociale et de paix qu’avaient
soutenu avant moi dans cette circonscription vos anciens représentants Bondeville, Lesage, Baudon et Deshayes. *
J a i présenté au Parlement un projet sur les assurances sociales auquel seront empruntées les améliorations qu'il faudra introduire dans la loi actuelle, un projet sur la révision du cadastre qui a inspiré les méthodes administratives en cours; avec mon celegue Aubaud nous avons fait rétablir les directions postales, défendu l’artisanat et le com-
\' ° ^ terni pour 1 industrie de la nacre une protection réelle contre la concurrence
irnaiTVe" €t !eS Pr°P°siti^s de ^ol j’ai déposés ou fait aboutir, comme
es re a ivcs a agriculture et aux sapeurs-pompiers, mon rôle actif dans les grandes
f °ns 6 eûseîgoement, des comptes définitifs et économies, et des régions libérées, i ma Préoceupation des interets economiques du pays dominait et guidait
dans ces temps de crise, tous mes efforts de représentant du peuple.
,U r^e 'national rempli par le Député, s’est ajouté dans ces dernière années, le rôle f emen a que ma nomination comme Président du Conseil général a élargi, après que r 7ülSDC°nr Rapporteur général, puis Président de la Commission des finances, et f , e reSI en^ c^e l^S3ernbiée une expérience et une influence que j’ai consacrées out entières aux affaires du Département, Nous avons pu doter l’Oise d’un service hospi ^a ier considérable et modèle, multiplier les bourses, soutenir nos sociétés mutuelles et d habitations a bon marché, les sociétés d’agriculture, d'anciens combattants et réformés de ^ guerre, de sports, de sapeurs-pompiers, doter nos écoles, améliorer les routes. . , Ces j '/non™015 i!°Ufa avons consacr^ 3 millions aux chômeurs de TOise qui étaient au nombre / * i / ^omP!ets et 9.000 partiels, et nous obtenions, par nos démarches, 45 millions Ha ven ^ns pou 1 application du plan d’outillage national dont 1 million attribué à mi *on ^ snr ma demande, sans compter les autres sub
reniions du Pari ï^ntuel que je suis parvenu à obtenir pour de nombreuses œuvres d’élec Lrificalion , d’adductions d'eau, de constructions d ecoles et d’aménagements de terrain de sport dans la circonscription.
Vous avez bien voulu encourager mes travaux et les démarches que j ai laites personnellement en me témoignant une amitié dont je vous suis reconnaissant et^ qui se continuera, je l’espère, par-dessus les IuLtes politiques que les élections entraînent toujours
avec elles. r , , ,,
Ceux, d’entre vous qui ne partagent pas nos opinions mont toujours monlré de 1 estime en raison de la netteté et de la franchise des miennes qui n’ont jamais changé.
Je crois d’ailleurs que dans la grande crise économique,, financière et sociale actuelle, il est nécessaire que les problèmes politiques soient traités avec probité et
J Si j’ai toujours repoussé toute alliance avec les droites capitalistes, nationalistes et conservatrices, c'est parce qu’elles ont toujours montré de la complaisance pour les grandes forces internationales de finances qui échappent aux lois fiscales, dépouillent es actionnaires et les épargnants, et se soudant aux puissantes maisons qui fabriquent des canons, préparent les guerres en propageant, par une presse de mensonge, les haines entre les hommes et les peuples.
11 faut, dans les circonstances présentes, que tous les hommes de cœur et de bon c, que tous les hommes de gauche s'unissent pour que le Parlement renouvelé impose avec énergie les mesures qui dompteront à la rentrée les fauteurs de ruines et c e misères sociales dont les excès aboutiraient fatalement à la terrible catastrophe ce a
guerre. .
C’est cette union que j e vous invite à faire triompher sur mon nom, ne vous faisant pas
d'autre promesse que de rester fidèle à mon passé, attaché à mon idéal et dévoue de tout mon cœur à la cause du peuple, de la justice, de la paix et du progrès social qui est ce e de la vraie République laïque, libérale et fraternelle.
Votre dévoué Concitoyen :
Jammy SCHMIDT Député sortant.
Président du Conseil général de rOîse.
Ancien Sou a- Secrétaire d'EUt aux Finances.
Candidat des comités républicains radicaux ai radicaux-socialistes.
Citoyens,
Le parti radical et radical-socialiste sollicite vos suffrages pour constituer dans la Chambre une majorité franchement républicaine et démocratique bien décidée h défendre, à H n teneur du pays, toutes les institutions du régime, à l'extérieur, les intérêts de la b rance
et la paix. ( , ,
Pendant quatre ans, ce sont les droites qui ont dominé et orienté la majorité. Ce sont elles qui ont fait obstacle aux efforts de Ch au temps, de Steeg, de Painle^é peut constituer des gouvernements de gauche. Ce sont elles qui ont combattu les réformes les plu- e0 lûmes comme celle de l’égalité des enfants devant l’instruction. Ce sont elles qui ont tente de mutiler le sullrage universel en proposant une loi électorale que le Sénat a sagement rejetée . La majorité de la dernière législature n’a été qu'un cartel des droites réalisé par ceux-ià mêmes qui se sont montrés si hostiles à L'union des gauches.
Parti d’ordre mais d’évolution régulière, résolu à couvrir tous les intérêts du pays, nous entendons réagir contre des pratiques qui ont abouti à 1 épuisement d une liésorerie abon t dan te et h des déficits budgétaires que nul ne conteste plus.
Nous ne voulons pas d'une politique ruineuse pour le pays, qui s’oppose au contrôle
légitime de l’Etat sur les grandes entreprises, mais apporte des ressources publiques au secours de ces entreprises lorsqu’elles se sont imprudemment mises en péril.
Mous voulons protéger tous les producteurs, ceux qui vivent de leur travail, les ouvriers et les paysans, le commerce honnête, l'industrie laborieuse, mais non les spéculateurs invisibles et irresponsables dont l’action a si largement contribué au désordre actuel de l’économie mondiale.
Nous ne croyons pas d’ailleurs, que le rétablissement de cette économie puisse être opéré sans des accords entre les nations, soit dans l’ordre économique, soit dans l’ordre politique*
Ces accords sont pour nous la condition essentielle de cetLe paix pour laquelle notre parti a lutté sous les injures et la calomnie de ses adversaires et qui, grâce au grand citoyen Briand, nous a conduits du protocole de Genève à Locarno.
Garantir à chacun la libre disposition des produits de son travail dans le respect de la liberté individuelle et dans la paix générale, voilà notre but.
Nous entendons assurer la défense naLionale mais en recherchant tontes les économies possibles sur les budgets militaires qui sont en constante progression et tous les moyens de parvenirau désarmement des peuples
Nous sommes pour la Société des Nations, pour la Fédération européenne contre ceux qui n'opposent à nos programmes d'avenir que leurs ironies, leurs préjugés, leurs intérêts et leur volonté de revenir à cette prétendue politique d'équilibre qui nous a valu dans le passé tant cle'guerres.
Pour nous, la République n’est pas seulement un nom, elle est le régime qui, à l'intérieur, entend protéger le faible contre les abus du fort, s’appuyer sur les masses laborieuses, assurer toutes les réformes sociales réalisables, étendre progressivement les droits de la femme et qui, à l'intérieur, veut que la France prenne Finitiative de toutes lesjnesures propres à assurer la réconciliation des peuples et leur fraternité dans la paix.
Si vous voulez la neutralité laïque dans l’école, le respect de toutes les consciences, la justice fiscale, 1 indépendance et la souveraineté de l’Etat, Je progrès continu sans secousse violente ; si vous voulez protéger les premières institutions de la paix contre ceux qui ont publiquement affirmé vouloir les détruire, aidez -nouSj votez pour nos candidats .
Le Président,
Signé : Edouard Herriot Député, ancien Président du Conseil,
2e circonscription de BEAUVAIS.
M. ÂUBADD, radical-socîaliste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 5,962 voix.
Mon cher Concitoyen,
Pour la deuxième fois, la Fédération des comités républicains radicaux et radicauxsocialistes de la deuxieme circonscription de Beauvais me représente à vos libres suffrages.
Pendant quatre années, j'ai eu l'honneur de vous représenter à la Chambre des Députés. Vous me connaissez. Vous avez pu me juger.
Tous mes votes ont été inspirés par Je souci de demeurer fidèle aux engagements que j'ai pris devant vous.
Je puis ajouter que, me consacrant exclusivement à l'accomplissement de ce mandat, je me suis toujours tenu à Bécart de toutes les combinaisons financières.
C'est donc sans peur comme sans reproche que je viens vous rendre compte de mon mandat et vous soumettre mon programme.
Les élections législatives du 1er mai 1932 devront envoyer à la Chambre des Députés une majorité de gauche, nettement indépendante ds toute emprise de la droite.
Le cartel des droites a fait, hélas, ses preuves depuis ces quatre années.
Lourd déficit dans le budget, perspective d'un déficit de 7 à 8 milliards pour le budget prochain, repriae de la politique néfaste des emprunts, un Trésor mis à sec après avoir contenu 19 milliards^ tel est le bilan angoissant de l'heure actuelle.
Combien dure sera la tâche de la prochaine Chambre pour opérer les redressements nécessaires.
11 faudra de l’énergie pour mater les puissances financières et redonner au pays son équilibre financier dans l'application de la justice fiscale.
Mais une œuvre républicaine ne peut être faite que par des républicains.
Il y a tout à ied ou ter de l'équivoque.
Défendre la laïcité, organiser Légalité de tous les enfants devant l'instruction, procéder à l'allégement et à une plus équitable répartition des impôts, poursuivre une politique de progrès et de liberté et, enfin, redoubler d'efforts en vue de l'organisation d'une paix solide et durable, tel est mon programme.
Je le soumets à votre bienveillante appréciation.
Vous savez qui je suis. Je ne suis pas homme à vous faire des promesses que je saurais ne pas pouvoir tenir. Mais, par contre, ce que je promets, je le tiens bien*
Mon passé doit répondre, devant vous, de l'avenir.
Travail et probité, voilà ma devise 1
Le parti radical et radical-socialiste, dont je suis le candidat, veut constituer dans la Chambre prochaine une majorité franoheraenf républicaine et démocratique, bien décidée à défendre, à l'intérieur du pays, toutes les institutions du régime, à l’extérieur, les intérêts déjà France et la paix.
Pendant quatre ans, ce sont les droites qui ont dominé et orienté la majorité. Ce sont
elles qui ont fait obstacle aux efforts de Chautemps, de Sleeg, de Painlevé, pour constituer des Gouvernements de gauche.
Ce sont elles qui ont combattu les réformes les plus légitimes comme celle de l'égalité des enfants devant l'instruction*
Ce sont elles qui ont tenté de mutiler le suffrage universel en proposant une loi électorale que le Sénat a sagement rejetée,
La majorité de la dernière législature n'a été qu’un cartel des droites réalisé par ceux-là mêmes qui se sont montrés si hostiles à l1 union des gauches*
Parti d'ordre mais d'évolution régulière, résolu à couvrir tous les intérêts du pays, nous entendons réagir contre les pratiques qui ont abouti à l'épuisement d'une Trésorerie abondante et à des déficits budgétaires que nul ne conteste plus*
Nous ne voulons pas d’une politique ruineuse pour le pays qui s'oppose au contrôle légitime de T Etat sur les grandes entreprises, mais apporte des ressources publiques au secours de ces entreprises lorsqu’elles se sont imprudemment mises en péril.
Nous voulons protéger tous les producteurs, ceux qui vivent de leur travail, les ouvriers el les paysans, le commerce honnête, l'industrie laborieuse, mais non les spéculateurs invisibles et irresponsables dont faction a si largement contribué au désordre actuel de l'économie mondiale*
Nous ne croyons pas, d'ailleurs, que le rétablissement de cette économie puisse être opéré sans les accords entre les nations, soit dans l'ordre économique* soit dans l'ordre politique*
Ces accords sont pour nous la condition essentielle de cette paix, pour laquelle notre parti a lutte sous les injures et la calomnie de ses adversaires et qui, grâce au grand citoyen Briand, nous a conduits du protocole de Genève à Locarno.
Garantir à chacun la libre disposition des produits de son travail dans le respect de la liberté individuelle et dans la paix générale, voilà notre but*
Nous entendons assurer la défense nationale, mais en recherchant toutes les économies possibles sur les budgets militaires qui sont en constante progression et tous les moyens de parvenir au désarmement des peuples.
Nous sommes pour la Société des Nations, pour la Fédération européenne contre ceux qui n'opposent à nos programmes d’avenir que leurs ironies, leurs préjugés., leurs intérêts et leur volonté de revenir à cette prétendue politique d'équilibre qui nous a valu dans le passé tant de guerres*
Pour nous, la République n'est pas seulement un nom, elle est le régime qui, à Y intérieur, entend protéger le faible contre les abus du fort, s’appuyer sur les masses laborieuses, assurer toutes les réformes sociales réalisables, étendre progressivement les droits de la femme et qui, à 1 extérieur, veut que la France prenne l'initia tive de toutes les mesures propres à assurer la réconciliation des peuples et leur fraternité dans la paix.
Si vous voulez la neutralité laïque dans l'école ;
Le respect de toutes les consciences ;
La j ustice fiscale ;
L'indépendance et la souveraineté de l'Etat ;
Le progrès continu sans secousse violente ;
Si vous vouiez protéger les premières institutions de la paix contre ceux qui ont publiquement affirmé vouloir les détruire ; affirmez-le en toute indépendance le lfljr mai.
Pour réaliser une République meilleure, plus juste, plus fraternelle, je viens vous demander votre suffrage, en vous assurant, une fois de plus, de mon entier dévouement.
Raoul ÂlIBAUD.
Programme agricole.
1® Développement de l’enseignement agricole par la stricte application de la loi sur la fréquentation scolaire obligatoire avec notions fondamentales d’agriculture par le développement de l’enseignement ménager agricole et par l’attribution de bourses dans les grandes écoles pour les enfants des petits cultivateurs et des ouvriers agricoles aptes à recevoir cet enseignement*
T Amélioration générale de la vie dan* les campagnes (électrification, amélioration des services de transports et des services postaux).
3° Adoption et maintien d'une politique économique générale mettant l'agriculture sur un pied d'égalité avec le commerce et l'industrie.
4° Remaniement et simplification de la loi sur les assurances sociales et obligation de leur application sur le plan professionnel avec le concours des mutualités agricoles.
& Adoption de mesures propres à favoriser le remembrement et simplification de sa législation.
6° Réduction et meilleure répartition des tarifs de transport par fer et rétablissement des tarifs saisonniers ainsi que des tarifs spéciaux pour groupage et transporta longue distance.
r Egalité fiscale entre toutes les branches de l’activité nationale, maintien du forfait pour 1 etablissement de 1 impôt sur les bénéfices agricoles, révision annuelle des coefficients an tenant compte des indications fournies par les comptabilités agricoles.
8° Mesures propres à assurer le développement du crédit agricole sous toutes ses formes, affectation de la totalité des redevances de la Banque de France à sa dotation suivant la volonté première du législateur et mise à sa disposition de sommes importantes pour continuer les prêts à moyen et à long terme individuels et collectifs.
9° Mesures propres à assurer une meilleure vicinalité.
10* Vote d urgence de la loi sur le statut juridique et fiscal des coopératives agricoles de production, de vente et de transformation et facilités de crédit à ces coopératives.
11° Protection réellement efficace des produits agricoles français contre les produits étrangers.
12° Propositions dans l’Ordre du Mérite agricole obligatoirement soumises, pour approbation, à la Ghambre d’agriculture du département.
13° Politique de développement de nos marchés intérieurs et extérieurs et d’organisation de la vente de nos produits,
^ Poétique générale d économie, meilleure utilisation des crédits mis à la disposition du Ministre de l’Agriculture, amélioration du service des renseignements agricoles et du service des statistiques, plus large et meilleure repsésentation de la profession agricole dans les comités, commissions et offices, et consultation obligatoire des chambres d’agriculture pour toutes les questions intéressant la profession agricole, notamment en ce qui°concerne les questions fiscales et douanières.
La réponse de Raoul Aubaud.
* Monsieur le Directeur,
« J’ai l’honneur de vous accuser réception du programme électoral agricole que vous avez bien voulu me soumettre au nom de la Société des agriculteurs de l’Oise.
« J ai le plaisir de vous informer que dans l’avenir comme par le passé, et en plein
accord avec votre Société, je continuerai à prendre la défense des intérêts generaux de la culture.
Veuillez agréer, Monsieur et cher Directeur, l’expression de ma très vive sympathie,
« Signé : R. Aubaud, a Député, u
Circonscription de CLERMONT*
i\L DUPUIS, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin* — 10.519 voix
Mes chers concitoyens,
Je m’attacherai ou Parlement tout spécialement aux questions économiques qui méritent une attention de tous les instants.
L’agriculture doit être défendue h la fois contre la concurrence étrangères et les grands trusts qui Tasser vissent* Tl importe que le crédit soit organisé et. permette aux cultivateurs dont la probité est exemplaire, de franchir la crise qui les accable* La petite propriété doit être défendue contre les accapareurs.
Je soutiendrai avec ardeur et courage les travailleurs des villes et des champs, artisans et commerçants, tous ceux qui représentent le travail ; car je pense que dans une démocratie, le travail qui a préexisté au capital, qui Ta formé, doit avoir sa part de direction générale et de collaboration technique. II est en droit, lui sans qui le capital reste inerte, de ne plus supporter que sa destinée soit soumise à un régime dont le bilan se solde par le chômage. Les moins forts ne doivent pas supporter le fardeau* Il faut organiser la production et la consommation, les adapter Tune k Tautre et discipliner la concurrence. Ceux qui vivent du travail, ceux qui défendent leur traitement ou salaire, ceux qui ont une responsabilité., ne m’aideront-ils pas dans une entreprise assez honnête pour ne pas promettre des mi racles J mais assez hardie pour affirmer la nécessité de souder Tune k Tautre Inorganisation de Téconomie et l'organisation de la paix.
La loi des assurances sociales doit être améliorée, simplifiée et elle doit faire confiance aux ouvriers.
La main-d’œuvre française mérite une protection qu’elle n’a pas*
Mes chers Concitoyens,
Fidèle à la doctrine de laïcité qui garantit tous les droits de la conscience, s’affirme dans la neutralité de^T Etat comme le seul fondement solide de Ta fraternité nationale, je suis partisan de l’accession de tous à tous les degrés de l’instruction .
Persuadé qu’il n’y a pas d’autres moyens de restaurer les finances publiques que de pratiquer la justice^fiscale, et un régime sévère d'économies, je surveillerai avec attention le budget de TEtat”et ne tolérerai aucune dilapidation, ni aucune dépense inutile.
Estimant que l’exemple doit venir d’en haut, je demanderai la diminution des traitements excessifs et la suppression de tous les emplois inutiles, militaires ou civils.
Estimant au surplus qu’il ne sera possible d’alléger les charges nationales que par une politique extérieure de paix, organisée sur le désarmement simultané et contrôlé, suivant la doctrine si brillamment défendue pendant sept ans par le regretté Aristide Briand, je soutiendrai las gouvernements qui feront des efforts loyaux pour faire régner la paix sur le monde*
J’ajoute' en terminant que je reste partisan du scrutin d’arrondissement à deux tours et adversaire de Taugmeutation de la durée du mandat législatif.
C'est donc pour servir l'a paix, la France et la République, vivant symbole de la justice et de la fraternité humaine, que je fais appel à votre confiance, et vous prie de croire à mon dévouement absolu.
Vive la République!
Vive la paix!
Vive la circonscription de Clermont J
Armand DUPUIS
C o n s e ï lier g én ér&l de V O i se.
Maire do Nointel.
Ancien combattant.
Membre de 7b sociétés de la circonscription/
Circonscription de COMPÏÈGNE,
AU de U AIGLE, républicain de gauche.
ÉljLt au premier tour de scrutin. — 14.514 voix.
Chers Concitoyens,
Les électeurs groupés dans la Fédération des républicains de F arrondissement de Compïègne m'ont demandé de me présenter à vos suffrages, en remplacement de notre si dévoué députe, AU Fournier- Sarlovèze, qui vous a représentés avec tant d’éclat et de dignité, depuis 1910, et qui, aujourd’hui^ renonce à son mandat législatif pour se consacrer plus entièrement aux œuvres sociales et hospitalières et à l'administration si lourde de la ville de Gompiègne.
Le Congrès républicain, tenu à Compïègne le 20 mars dernier, a acclamé ma candidature avec un empressement qui m'a vivement touché.
Déférant à ces désirs, et conscient des services que je pourrai rendre à l’arrondissement, j ai accepté la candidature qui m'était offerte.
Ma famille est fixée dans cet arrondissement depuis plusieurs siècles ; j'y ai vécu au milieu de vous. Ici sont mes amitiés, mes affections, mes intérêts ; c’est ici que s'est formé et a grandi dans mon cœur l’amour de la petite patrie. Aussi est- ce avec fierté que je revendique l'honneur de vous représenter au Parlement.
République.
Profondément attaché aux principes démocratiques, qui sont l’honneur du parti républicain, je me réclame d’un idéal de paix, de progrès social et d’union de tous les Français.
C’est comme républicain que je fus élu dans le canton de Ribécourt, il y a vingttrois ans ; c'est comme républicain que j'ai été constamment réélu par mes concitoyens, bien placés pour juger mes actes; c’est comme républicain que je me présente aujourd’hui.
Mon programme est celui d’une République largement ouverte à toutes les bonnes
volontés, respectueuse de toutes les libertés, résolue à poursuivre, sans violences et dans la concorde, la justice cL la solidarité, en s’inspirant toujours de la grandeur et de la dignité de Ja France.
Je veux une République qui, selon l’expression de M. Briand, « devienne si agréable ^ habiter, si belle, si généreuse, qui s’élève si haut au-dessus des partis, que ce 'soit la 1* rance, toute la b rance, dans la beauté de son passé et dans l’espérance de son avenir, qui rayonne en elle ».
Homme de bonne volonté et de résolution avant tout, je veux vous exposer les directives dont j’entends m’inspirer pour servir utilement vos intérêts, ceux de cet arrondissement et du pays entier.
Paix.
Fn nos régions qui ont tant souffert de la guerre, au milieu de nos combattants qui se sont sacrifiés pour que la Patrie vive et que l'Humanité soit sauvée, nous sommes tous des partisans résolus de la Paix,
En assurant à notre pays les bienfaits de la paix, nous nous inspirons du vœu suprême de nos glorieux morts qui ont donné leur sang pour que nos enfants ne revoient jamais les horreurs de la guerre.
Les gouvernements de MM. Poincaré, Briand, Laval, se sont attachés à réaliser cette œuvre de paix, qui est continuée aujourd'hui par M. André Tardieu.
A cette politique de paix, j entends collaborer de toute ma foi. Aussi je soutiendrai tout ce qui pourra contribuer au maintien de la paix, garantie par les pactes internationaux et les mesures nécessaires a Ja sécurité de nos frontières.
Nous ne pouvons oublier que plus de 13 millions d’Allemands ont voté pour Hitler. Il y a donc en Allemagne un élément de nationalisme intransigeant dont il serait imprudent de ne pas tenir compte. Aussi, nous ne pouvons abandonner l'essentiel, qui est la sécurité.
Irav aillons donc ensemble pour la paix; à cette œuvre pacifique, associons ceux qui fuient les arLisans de notre libération et de notre victoire, les anciens combattants, les anciens prisonniers civils, les victimes de la guerre.
Je suis de ceux qui n’oublieront jamais les droits qu'ils ont sur nous.
Progrès social*
C'est seulement dans la paix, le calme, à l’abri des menaces de 1 etranger, qu’il est possible de réaliser des réformes sociales efficaces et durables.
Sincèrement épris de justice sociale, j'estime qu'il faut travailler sans relâche à l’organisation de la démocratie.
Dévoué aux réformes sociales qui sont riicnneur de notre temps, j'en demande la réalisation positive et prompte, non pas par des surenchères inapplicables ni par les chimères du socialisme, mais avec les sentiments de fraternité qui doivent animer tout républicain et la sollicitude que l'on doit montrer pour tous ceux dont il faut améliorer le sort.
Les couvres de solidarité sociale, d'hospitalisation et d'assistance, les mutualités dont il seiaîL criminel de gêner la bienfaisante expansion, ne seront jamais assez nombreuses.
Par la bonté comme par la prévoyance, nous devons poursuivre la lutte contre la misère, notre constant effort devant tendre à rendre moins précaire la situation des travailleurs et en particulier des familles nombreuses.
Beaucoup de lois ont déjà été votées. Certaines, comme la loi des assurances sociales, ont besoin de remaniements sérieux, qui les mettront en situation de rendre tous les services que Ion doit en attendre. Pour cela, il faut, dans un esprit de liberté, faire plus
largement appel à la mutualité, décentraliser de plus en plus et éviter, pour l'application de ces lois, le fonctionnarisme exagéré et ruineux, imposé par les partis de gauche
Ainsi, tous nos efforts tendront à la bonne application des lois existantes, à la réforme de celles qui sont imparfaites, au vote rapide des lois qui nous manquent encore pour rendre plus complète notre armature sociale.
De même que je l’ai fait dans le canton de Ribécourt, je donnerai mon appui le plus entier à toutes les sociétés locales dont notre arrondissement a le droit de s'enorgueillir.
Enseignement.
Le lait de la laïcité de 1 htat devant se concilier avec le respect des droits et des libertés de tous les citoyens, devra être pour tous la garantie de la liberté de conscience.
L'école publique et ses maîtres, toujours soucieux de demeurer fidèles aux principes de neutralité que leur impose leur mission, ont trouvé et trouveront en moi un défenseur.
Il est nécessaire, d’assurer efficacement la fréquentation scolaire et post-scolaire, de spécialiser l’enseignement rural pour retenir les enfants à la terre, de développer l’apprentissage eL l’enseignement technique.
Ln pays est grand par son élite, aussi est- il nécessaire de discerner les intelligences et d’utiliser les valeurs qui se trouvent chez les enfants des travailleurs des villes et des campagnes. Des lois bienfaisantes, conçues dans le respect de la liberté, doivent permettre aux enfants du peuple d’acquérir l’instruction supérieure qui en fera plus Lard d’utiles serviteurs de la patrie et de Ja démocratie.
Travail.
Avec le travail manuel et intellectuel, l'agriculture, le commerce, l’industrie sont les forces essentielles de notre pays, les sources vraies de sa richesse.
Les cultivateurs, les ouvriers, les employés, les commerçants, les industriels, trouveront en moi un collaborateur et un ami, désireux d'être renseigné par leurs conseils., fortifié par leurs compétences.
L’agriculture doit être, en France, l’objet de !a constante sollicitude du législateur, parce que notre pays est avant tout agricole, et que le commerce, l’industrie, le travail manuel ne peuvent prospérer quand l’agriculture souffre.
Pour ne point me parer de l’étiquette, souvent illusoire, de candidat agricole, je n’en apporte pas moins aux cultivateurs le concours le plus loyal et le plus absolu.
h soutiendrai la politique agricole créée par MM. Fernand David et André Tardieu, po itique agricole cohérente qui doit être poursuivie dans le cadre bien compris de toutes les branches de l’activité nationale, c’est-à-dire des producteurs, des industriels, des corameiçants et des consommateurs, avec comme objectif la diminution du prix de la vie.
De même que ceux de l’agriculture, les intérêts particuliers du commerce, de m usine, de 1 artisanat, cette force sociale trop longtemps méconnue, trouveront en moi un défenseur de tous les instants. J’écouterai volontiers les suggestions et les conseils des groupements de commerçants, d’industriels et d’artisans.
Economies.
tud ^ar SU^G ^ cr*se mon^aîeï notre situation financière a fait naître certaines inquié-
Moins atteint que d’autres, notre pays souffre cependant de la crise et le chômage désolé noire industrie et nos familles ouvrières.
Le contribuable, écrasé d’impôts, ne pourrait supporter aucune charge nouvelle. Au con raue, il faut alléger celles qui pèsent trop lourdement sur lui.
Ces charges sont dues à des causes générales qui agissent dans le monde entier. C'est une raison pour que nous gardions notre sang-froid et notre confiance dans L’avenir de la France, mais ce n'est pas un prétexte à nous dispenser de rechercher les allégements nécessaires, en liaison avec les syndicats de contribuables qui se créent un peu partout* G]est un des devoirs les plus urgents qui s'imposeront à vos représentants dans la prochaine légisïalure :
Plus de prodigalités financières : des économies.
Plus d’impôts nouveaux : des réductions de dépenses*
Répartition plus équitable des charges de tous : économies administratives par la décentralisation et par le rendement contrôlé du travail.
C'est en m'inspirant de ces principes que j'emploierai tous mes cfïorts à réaliser les économies compatibles avec une bonne administration.
Mes chers Concitoyens,
Telles sont les idées générales que j’entends défendre au Parlement, si vous me faites l'honneur de mJy envoyer.
Pour cette tâche, vaste et utile, le concours de tous est nécessaire* C’est en oubliant les haines stériles et dissolvantes, en nous élevant au-dessus des conceptions étroites de l’esprit de parti, en nous montrant respectueux de toutes les opinions sincères et de toutes les libertés que nous pourrons arriver a des solutions pratiques* §} || ^ "Jj
Attentif aux justes revendications de tous, me tenant en contact permanent avec les municipalités et les organisations corporatives ou professionnelles, je serai pour les travailleurs des villes et des champs, quelles que soient la nature de leur labeur eL la forme de leur activité, l’interprète et l’ami qui saura défendre les libertés et les intérêts de tous les citoyens*
Vous trouverez toujours en moi un défenseur des idées de paix, de progrès, d’ordre et de liberté.
Je m'attacherai non seulement à justifier la confiance de mes électeurs, mais encore à mériter l'estime et l’affection de tous, car je veux être non le député d’un parti, mais le député de tout l'arrondissement.
J'irai fréquemment dans les communes pour garder un contact permanent avec vous, pourrecuilür vos voeux et examiner, d’accord avec vous, les solutions nécessaires*
Je vous offre mon dévouement, ma bonne volonté. Si vous me confiez le mandatée vous représenter, je mettrai tout ce que j'ai de cœur, de courage, d’énergie, au service de vos intérêts, les intérêts de l’arrondissement de Compïègne, comme des intérêts supérieurs de la France*
Vive la France I
Vive la République!
Marquis de l'Aï G LÉ
Maire de Retliond.es*
Conseiller général de l'Oise,
Membre de la Commission départementale.
Chevalier de la Légion d 'honneur.
Candidat de la Fédération des républicains de l'arrondissement de Compïègne.
1™ circonscription de SENLIS.