PAS-DE-CALAIS
1™ circonscription <T ARRAS.
M. de DIESBÀGII, républicain de gauche.
Eiu au deuxieme tour de scrutin. — 13.581 voix.
Chers Concitoyens,
Désigné comme candidat par TAlIiance républicaine démocratique, assuré de Pappui et du soutien de tous les groupements républicains opposés au collectivisme révolutionnaire, je me présente avec confiance à vos suffrages.
Mon premier devoir est de vous rendre compte de mes actes etj de vous exposer mes idées
Mes actes. ~~ Mes idfiez .
Sous-officier en 1914, j ai fait mon devoir au front. Pilote aviateur j'ai été grièvement blessé le 3 mai 1917 dans un combat aérien. Je suis sorti de l'hôpital bien après l'armistice, ayant subi sept opérations, mutilé dmne jambe, réformé à 80 0/0 avec deux citations et la médaille militaire.
Si j évoque ce passé c est uniquement pour vous dire que j’ai vu de près tout ce que la guerre comporte d’horreurs et de souffrances, J’ai j pris la résolution de tout faire pour que de telles catastrophes soient à jamais épargnées à nos enfants.
Je suis résolument pacifiste.
Pacifiste eu politique extérieure pour que la France arrive à faire comprendre à toutes les nations sa volonté de paix résumée dans la formule qui est celle de Poincaré, de Briand, de Lavai, de lardieu ; arbitrage, sécurité, désarmement*
Hier encore M. André Tardieu et M, Paul-Bon cour exprimaient cette volonté à la Conférence du désarmement en proposant, outre la réduction des effectifs dans chaque pays, la mise à la disposition de la Société des Nations d’une force fournie par tous les Etats contre tout agresseur.
Pacifiste en politique intérieure*
0 faut qu'apparaisse à tous îe vrai visage de la Franc ü^unie, laborieuse, hostile à tout fascisme, à tout impérialisme, apôtre de la paix, fermement attachée à ses institutions républicaines, nettement démocratique et antirévolutionnaire*
Dès mon retour à la vie civile, j'ai tout fait pour réaliser cette paix à l’intérieur. Maire depuis 1919 d'une commune rurale dévastée, je me suis attelé k sa reconstitution. Vivant constamment au milieu de ceux qui comme moi avaient durement souffert de la guerre, j'ai soutenu jour par jour leurs revendications. Vous le savez, cultivateurs, ouvriers, petits commerçants, vous tous qui chez nous vivez de votre travail. Vous le savez aussi 3 vous qui avez sur le pays les droits les plus sacrés, anciens combattants, mutilés, réformés; veuves, orphelins, ascendants de soldats morts pour la France, Vous avez été jour par jour témoins de mon action. Vous savez que vous pouvez compter sur moi fraternellement*
il y a quatre ans, les maires du canton de Beaumetz-les-Loges me désignaient comme candidat d’union nationale républicaine an Conseil général. Une importante majorité m’a prouvé que mes efforts avaient été compris. A l’assemblée départementale j'ai poursuivi la même œuvre d’union et de travail. Je suis prêt à k continuer*
La situation politique.
A la veille des élections la situation politique est nette. Je n'essaierai pas de redire ici tout ce que M* André Tardieu disaïL hier à Giromagny. La France entière le sait aujourd'hui*
Je résume l
D’un côLé tous les républicains qui depuis huit ans ont suivi avec attention les événements. Ils ont vu le règne du cartel de 1924 à 1926. Puis en juillet 1926 le pays à la veille de la faillite, tiré du gouffre par la clairvoyance et l'énergie de Poincaré. Enfin en 1928 la décision du corps électoral envoyant à la Chambre une majorité anticartelliste, stable, fidèle aux Ministères qui se sont succédé*
De Tau Ire côté le cartel, association purement électorale du parti radical-socialiste et du parti socialiste unifié, avec cette aggravation qu’aujourd’hui le parti radical-socialiste est devenu une minorité dans le cartel* Le parti socialiste unifié y règne en maître. M* Léon Blum pose à ses alliés des conditions arrogantes auxquelles prudemment d’ailleurs M. H émoi ne répond pas*
Du parti radical-socialiste je ne dirai rien de pins, puisqu' à Arras il n’a plus de candidat, puisque ses chefs, sinon ses troupes, se résignent pour le moment à suivre le collectiviste unifié* J'ai le ferme espoir que le temps et les circonstances aidant, ce parti redevenu lui-même se rappellera avec ses origines la clairvoyance de Clemenceau et de Léon Bourgeois*
Le parti socialiste unifié est donc seul en cause. Et le parti socialiste unifié c est ie collectivisme intégral de Karl Marx affirmé dans tous les congrès* C est-à-dire :
1° Socialisation de tous les moyens de production — donc suppression de la propriété et de la liberté individuelle ;
2° Lutte des classes — donc guerre permanente entre citoyens d’un même pays ;
3° Révolution — donc bouleversement de l'ordre social établi en 1789, pour aboutir à la dictature d’un parti*
Le parti socialiste unifié camoufle son programme devant les électeurs ; niais ce programme reste immuable depuis 1902, et ses chefs n'en renient rien.
Le parti socialiste unifie dissimule i exemple tout récent de l1 Angleterre sauvée d'un désastre social imminent par le désastre électoral des députés socialistes qui partis 288 sont revenus 48 au lendemain du scrutin.
Le parti socialiste unifié mène une violente campagne de dénigrement contre le Gouvernement auquel il n’oppose qu'un effort d’obstruction et de négation.
Ecoutons ce que disait hier le Président du Conseil : « Le socialisme dénonce le déficit qu’il a creusé à coups de milliards par ses continuels amendements de surenchère à des budgets qu'il ne vote pas. Sa présence au pouvoir soit directement, soit par personne interposée aurait une conséquence inéluctable. Le franc a moins dTun sou ». Ouvriers, fonction* naires, petîLs retraités, est-ce en cette monnaie-là que vous voulez être payés?
Avec M, André Tardieu, nous répétons : « Le devoir électoral est simple. Voter contre le socialisme
Un programme positif.
Plus que jamais tout candidat doit avoir un programme positif, énonçant sans phrases toutes les réformes qu'il croit nécessaires et possibles.
Grise économique. — Chômage.
Aucune question ne prime celle-là.
La crise est mondiale.
La France a été touchée moins gravement et plus tard que les autres nations. Raison de plus pour lutter énergiquement contre le mal.
Contre le chômage :
1° Continuation des mesures urgentes prises par l'Etat, les départements, les communes. Avant tout du travail fourni à quiconque peut travailler, de préférence à des allocations de chômage ;
2° Aménagement sans délai du plan d'outillage national, retardé trop longtemps par F obstruction et la surenchère socialistes. Voté 6 mois plus tôt, ce plan eut évité le chômage,
3" Contrôle sérieux des besoins de la production et de la main-d’œuvre françaises pour régulariser par des accords entre nations la production mondiale et les courants d échanges.
Budget et dépenses. — Impôts.
Budget sérieusement préparé, voté en temps voulu, sans palabres inutiles, après une étude rigoureuse et préalable des dépenses de chaque Département ministériel.
Les dépenses militaires aménagées dans le but unique, mais capital, d’assurer la défense du pays contre toute agression. Les anciens disaient; « Si tu veux la paix, prépare la guerre ». ïi faut dire aujourd'hui : « Si tu veux la paix, prépare la paix n.
Agriculture.
Tous les intérêts nationaux, commerciaux, industriels, ouvriers sont solidaires des intérêts agricoles. L'expérience Fa prouvé.
Donc maintien des droits protecteurs de l'agriculture française contre les importations massives et ruineuses de l’étranger. Surveillance constante de notre politique du blé, de la betterave, de nos cultures secondaires. Adduction d'eaux généralisées. Achèvement de 1 électrification dans tous les villages et écarts. Extension du crédit agricole, du crédit immobilier, des dispositions prises pour organiser dans nos campagnes l’habita lion à bon marché et l'accession à la propriété.
Réformes ouvrières et sociales.
Cette législature a créé la loi Loucheur, base d’une politique de logement à bon marché. Elle a voté aussi la loi des assurances sociales, dont il faut dire tout ce qu'on pense, sans esprit de dénigrement comme sans excès de louanges. Excellente dans son principe cette loi, dans son texte actuel, appelle des modifications indispensables. Il faut faire rentrer Ja loi dans le cadre de la mutualité, simplifier les formalités et les paperasseries, mettre effective ment les avantages réels en rapport avec les charges.
QuanL aux lois d'assistance sociale de plus ancienne date, les chiffres votés chaque année pour leur développement (assistance aux vieillards, aux femmes en couches, assistance médicale) dénotent dans la voie de la solidarité de sérieux progrès, I] faut consentir résolument les crédits nécessaires en surveillant de près leur application.
La Chambre a déjà volé un texte améliorant la vieille loi de 1898 sur les accidents du travail. La question des maladies professionnelles, celle des accidents survenus à l’aller ou au retour du travail méritent une attention toute spéciale.
Sur ces points comme en bien d'autres, la Fédération des mutilés du travail a mis au point ses revendications (notamment extension des lois de réajustement, assimilation des mutilés du travail aux mutilés de guerre quant aux emplois réservés). J'ai souscrit de tout cœur à son programme.
Commerce. — Industrie* — Artisanat.
La Fédération des groupes commerciaux et industriels du Pas-de-Calais a, dans une manifestation imposante, précisé scs vœux qui sont les miens. Au premier plan, modification de l'impôt sur le chiffre d affaires. Adoption d'un abattement à la base dans la cédule B. I. C, de l'impôt. Assimilation au point de vue fiscal du petit commerce et des grandes entreprises commerciales, notamment les maisons à succursales multiples. Déduction dans ie calcul du bénéfice du salaire de la femme travaillant avec son mari. Lutte contre l'excès de fiscalité et l'abus des procédés inquisitoriaux,
L’arüsanat a fait valoir à l'appui du développement du crédit artisanal et des perfectionnements à apporter k la loi de 1923 des revendications que je soutiendrai.
Réformes minières.
Le vrai remède au chômage, la condition nécessaire du relèvement des salaires, c’est la protection contre l'envahissement des charbons étrangers et pour cela l’application stricte du contingentement qu'il faut exiger du Gouvernement rigoureusement et sans défaillance.
La retraite de 5.030 francs à 55 ans d’âge et trente ans de services n'est plus suffisante. Tous les efforts doivent tendre à une retraite portée au chiffre de 0,000 francs avec admission à l’âge de 50 ans. De plus, ia retraite au bout de quinze ans de services doit être exactement proportionnelle. Enfin, la création de délégués à la sécurité des ouvriers mineurs, élus par leurs camarades, pour les travaux de surface, est indispensable*
Réformes familiales.
La loi sur les allocations familiales obligatoires votée tout récemment constitue une réforme de toute justice, depuis longtemps attendue*
L’institution immédiate du vote familial (une voix supplémentaire atout chef de famille comptant au moins trois enfants) sera un nouveau pas dans la voie de la protection de la famille, sans préjudice de la réalisation du vote des femmes, adopté par presque toutes les nations.
Dans l'étude et le vote des autres propositions qui constituent le minimum des reven-
d lestions familiales et auxquelles je souscris notamment : Adoption des orphelins de familles nombreuses comme pupilles de la nation* Extension à toutes les taxes des dégrèvements pour charges de famille, déjà prévus pour la taxe mobilière. Représentation des chefs de familles dans les commissions administratives de bienfaisance. Relèvement des allocations d’encouragement national, je n oublierai jamais que le Pas-de-Calais est le premier département de France en ce qui concerne la natalité.
Reforme des pensions civiles et militaires.
La péréquation des pensions de retraite, conséquence logique de la loi du 14 avril 1924 et simple réajustement des retraites aux soldes actuelles, doit être appliquée immédiatement non seulement aux retraités âgés de 65 ans mais à tous les fonctionnaires retraités sans conditions.
Anciens combattants et victimes de la guerre.
Militant de vieille date au sein de nos organisations d’anciens combattants, membre de notre grande confédération nationale qui comprend plus de 3*500.000 A* C. répartis dans toutes les associations, je tiens à vous redire ici qu’aucune des questions qui intéressent toutes les victimes de la guerre ne m’a échappé et ne m'échappera à l'avenir. Mon programme restera toujours celui de la Confédération nationale et en toutes occasions je m'inspirerai de ses directives, notamment quant à Fintangibilité de la retraite du combattant et des pensions et à l'attribution de l'indemnité de vivres aux P. G.
Cheminots.
Vous connaissez les efforts que j’ai faits pour réparer une injustice dont vous souffrez contre tout droit. Vous ne profitez pas encore au point de vue de la retraite des avantages de la loi du 14 avril 1924 complétée par celle du 18 juillet 1925, c'est-à-dire une annuité supplémentaire pour chacune des années de services accomplies de 1914 à 1918. Je continuerai 1 action que j’ai poursuivie assidûment, il importe qu’il soit tenu compte des conditions dans lesquelles les cheminots ont rempli leur devoir à un poste de combat et d’honneur.
instruction* — Enseignement,
Enfin, à côté de l’étude des besoins matériels et économiques, il existe une question capitale, celle de Tétude des besoins intellectuels et moraux du pays.
C'est à juste titre que le développement de l'instruction à tous les degrés est à l'ordre du jour. Le but poursuivi par tous est la création d’une élite recrutée dans tous les éléments du peuple français, riches ou pauvres, sans di&Linctîon d'opinions et de croyances sans esprit d’exclusivisme ou de monopole.
Dans l'état laïque, respectueux de la liberté de conscience comme de toutes les libertés, 1 étude complexe des voies et moyens à employer peut et doit être poursuivie d’une façon réelle et objective sans autres préoccupations que celle du résultat à atteindre, c'est-à-dire développement incessant de l’instruction au profit de tous les enfants de France dans la mesure de leurs aptitudes individuelles et, par là même, au profit du corps social tout entier.
Ainsi, par la collaboration de toutes les bonnes volontés, se réalisera l'idéal dune France de jour en jeux plus instruite, plus unie et plus forte.
Electeurs,
Un dernier mot.
Le devoir d'un élu est de rester en collaboration constante avec ses concitoyens.
Remploierai pour assurer celte collaboration la méthode que j'ai toujours suivie : une correspondance régulière en réponse h toutes les demandes* Des réceptions de visites k jours fixés dans des centres déterminés* Des démarches précises et assidues auprès de toutes les autorités pour obtenir satisfaction à tous les intérêts légitimes.
A ce devoir essentiel, je n'ai jamais manqué* C’est vous dire que je n’y manquerai jamais*
Vive la France I Vive 3a République I Vive la Paix !
Louis de DI ESB A CH
Maire d’Iiondecourt lez-Hatisar^ Conseiller général. Mutilé de guerre, Médaillé militaire* Candidat de concentration républicaine.
2e circonscription d^ARRAS.
M. TAÏLLIÀNDIER, U* R. D*
Elu au deuxième tour de scrutin. — 8,606 voix*
Mes. chers Concitoyens,
Mon action a été et sera an Parlement, avant tout, d’ordre social et économique* L’économique doit dominer le politique*
Qu’il s’agisse des ouvriers, des cultivateurs, des commerçants, des artisans, des industriels, F entente économique, avec la collaboration de tous, conditionne la prospérité nationale et le bien-être général.
En ce qui concerne les ouvriers, membre, à la Chambre des Députés, de nombreui groupes constitués pour leur défense, notamment du groupe des cheminots, des familles nombreuses, des victimes du travail, de défense contre le chômage, des retraités, de défense paysanne, etc., etc.* j’ai pris part aux discussions et aux votes des lois, si nombreuses, favorables aux ouvriers de toutes catégories et qui/ toutes, ont été promulguées depuis quatre ans sur l’initiative des députés de la majorité républicaine.
A tout chômeur, il faut assurer un travail rémunérateur.
Au point de vue social, ie programme est vaste : défense de 1 individu et de son travail , — accord entre le capital et le travail ; — diffusion et maintien de la propriété individuelle qui, digne récompense du travail et de l'épargne, assure la stabilité du foyer familial ; protection de la famille ; — défense de la santé publique, mesures d'hygiène ; développement du crédit agricole et immobilier, des habitations à bon marché ; — organisation de la profession, « la mutualité étant, comme l’a dit Méline, la solution pacifique du problème social ».
La loi des assurance sociales, sage dans son principe, doit être refaite et simplifiée par la mutualité.
Ce plan d'action atteste qqe si je suis social, je suis l'adversaire déterminé de l’étatisme, de l’extension des monopoles, du collectivisme et du communisme, ainsi que de tous ceux qui pactisent avec le socialisme révolutionnaire.
Au socialisme destructeur de la propriété, il faut opposer une politique constructive : Tout le monde propriétaire I
Ancien combattant, ayant appartenu à des imités combattantes, pendant toute là guerre, ayant voté au Parlement toutes les mesures favorables aux anciens combattants ; (allocation, retraite du combattant, médaillé du ^combattant, etc.) et aux victimes de la guerre, je suis prêt à continuer à défendre les légitimes revendications de mes camarades et de tous les sinistrés de la guerre.
Cultivateur, j'ai défendu avec énergie T agriculture.
bn protégeant cette branche de 1 activité nationale, notamment dans les grandes discus^ sions des lois sur les sucres, j’ai conscience d’avoir, en même temps, défendu la cause des ouvriers, des commerçants et de l’industrie.
D ailleurs, les différentes branches de l'activité nationale sont solidaires.
Les agriculteurs et les ouvriers de la terre représentant environ 55 0/0 des consommateurs, le jour où leur pouvoir d achat diminuerait, toutes les autres professions en souffriraient.
Rural, issu d une vieille famille d’agriculteurs, enraciné dans le sol artésien cfue je cultive, je consacre le moilléut de moti^temps, à lacdéfense* dada? cause agricole, que ce soit à la Chambre des Députés ou dans toutes nos associations agricoles indistinctement.
J’ai défendu le commerce, votant et faisan fè obtenir des dégrèvements d’impôts, et prenant avec plusieurs de mes collègues l'initiative de propositions de loi tendant à améhorer la situation, (rem placement dedàt;taicevsiic le chitïrej’d c^fairresi par une taxe unique, — réduction des délais de réclamations par les contrôleurs etc., etc.}.
Le développement des commerces, surtout du petit commerce à formes si multiples dans notre région, de 1 artisanat, des métiers ruraux, doit être étendu.
D une façon générale, des mesures positives s’imposent, notamment, pa^r une, protection douanière appropriée — la révision et l’allégement du système d’impôt, garantissant la ju^ice fiscale et 1 équilibre budgétaire, — la réforme des finances départementales et communales, — la diminution des frais dé transport, — le développement dés moyens de communication, — la protection efficace de l'épargne et des petits rentiers, — un régime d'économie, — la fin des spéculations qui troublent les marchés et sont une des causes de là vie chère, — 3a réalisation et le développement de l’outillage national notamment par réléetrificalion des écarts, 1 achèvement du canal dn Nord, l’abaissement du niveau de la Sensée, les dessèchements dé marais, etc.
Mes chers Concitoyens,
Pour défendre les intérêts économiques du pays au Parlement, il faut à la fois connaître la législation et les besoins réels des professions; il faut être h la fois léri^te et praticien. c
Mon rôle à la Chambre des Députés, les services que j'ai rendus, sont connus de vous.
Mon action, dans le passsé, est pour vous une garantie de mon action dans l'avenir.
Qu il s agisse de la politique intérieure et extérieure de la France, je suivrai, comme par £ 'passé, les directives données par les grands ministres Poincaré, Laval, Tardieu, qui ont le redressement financier, la protection efficace de tous les travailleurs, la grandeur
* L œu^re agricole de M. 1 ardieu assure la stabilité économique du pays
empeche le malaise mondial actuel de sévir aussi gravement en France que dans les autres lia tons qui ont fait l'expérience nëfeste du socialisme.
11 n’est de salut que dans le travail, l’épargne, l'honnêteté et la conciliation nationale. Conscient de remplir mon devoir, j'ai confiance dans votre décision.
Croyez, mes chers Concitoyens, à mon absolu dévouement pour la défense de vos intérêts particuliers, ceux de notre région et ceux du Pays.
Vive la France 1 Vive la République 1
Maurice TÀILLIÀND1ÈB
Cultivateur, Docteur en droit.
Maire de Cagnfcourt
Chef de bataillon de réserve, Au ci eu combattant. Chevalier dé la Légion d'honneur, Croix de guerre. Député sortant.
Candidat de concentration républicaine.
lre circonscription de BÉTHUNE,
M. CÀNDA, républicain de gauche.
Élu au deuxième tour de scrutin. — 9. !82 voix.
Chers électeurs,
Désigné le fi mars dernier par le Congrès intercantonal de la première circonscription de Béthune, en plein accord avec les élus républicains des autres cantons et fort de leur appui, c’est avec la plus grande confiance que je viens solliciter vos suffrages.
Indépendamment des questions de politique générale, le plus grand désir de nos populations est d’avoir pour les représenter au Parlement, un homme de la région, connaissant bien leurs besoins et leurs aspirations : je crois remplir ces conditions.
Né à Lillers, issu d’une vieille famille républicaine, y avant passé toute mon existence, je serai, si vous m’honorez de vos suffrages, au service de l’intérêt général, et le défenseur dévoué des intérêts particuliers de notre belle région.
Mon programme, vous le connaissez. C'est celui soutenu successivement par les ou vernements de MM. Poincaré, Laval et Tardieu, qui ont permis à la France de surmonter les difficultés nées de la guerre, et de résister actuellement mieux que n’importe quel autre pays, à la formidable crise économique qui secoue le monde.
La politique extérieure .
Surtout à T heure présente, revêt une importance capitale. Elle devra demain comme hier être celle suivie depuis treize ans à Genève, avec une invariable continuité parles représentants de la France :
Respect des contrats entre nations comme entre particuliers. — Sécurité et dignité nationales recherchées dans le développement de la Société des Nations et le système des accords internationaux, telles en sont les caractéristiques principales.
Nos adversaires n'ont pas le monopole cîe la paix. Tl ne suffit pas de proclamer partout qu’on la veut : il faut la rendre possible en l'organisant, et sans que notre pays seul en fasse les frais.
Ceux qui, comme moi, ont fait la guerre, en connaissent toutes les horreurs, et n'en désirent que plus ardemment la disparition à tout jamais.
En politique intérieure .
Mon premier devoir sera de respecter la légalité. Partisan de la restauration de fauterite gouvernementale et de la séparation des pouvoirs, je suis l’ennemi d'un étatisme systématique.
Au point de vue administratif ; décentralisation et simplification d’un système qui ne cadre plus avec les progrès récents et les besoins d’une population moderne. Recrutement des fonctionnaires dans V élite intellectuelle du pays. Suppression des rouages inutiles, mais fonctionnement amélioré des services jusqu'ici insuffisants. Tels sont les buts que je me propose.
La liberté de conscience restera pour moi un principe intangible, la conscience des hommes comme celle £des peuples réclamant le respect, la liberté des convictions et de
renseignement sans faveur ni défaveur.
Au point de vue économique :
Accession du plus grand nombre à la propriété. Développement de la loi assurant à. chacun la propriété de son foyer. Perfectionnement de Tou tillage national. Mise en valeur de nos colonies. Principe de collaboration et de coopération ; il faut que le capital travaille, et que le travail possède. Quant au régime fiscal, sa trop grande complexité exige une simplification. En ce qui concerne les impôts en eux-mêmes, j’estime que le contribuable français est arrivé à la limite extrême de ses possibilités, et que des économies s imposent non seulement pour no plus augmenter ses charges trop écrasantes, mais pour les diminuer dans toute la mesure possible et compatible avec le bon fonctionnement des services administratifs.
Au point de vue social :
Guerre au préjugé faux et stérile de la lutte des classes. Élévation du niveau in tel lectuel, moral et matériel des travailleurs. Développement des lois de protection sociale. Formation des élites par faccès de plus en plus large et généreux aux degrés supérieurs de l'enseignement. Protection des familles nombreuses. Lutte contre les fléaux sociaux.
En ce qui concerne la question de mutualité, grâce au dévouement inlassable de ses animateurs, notre région peut s'enorgueillir de posséder un nombre particulièrement imposant de sociétés de secours mutuels I
La législation sociale est la grande œuvre des temps modernes. Là comme partout, la France généreuse a hardiment marché de l'avant. Mais à fusage, certaines dispositions de la loi sur les assurances sociales ont été reconnues comme devant être améliorées : la loi^ doit être rendue plus souple, la procédure doit être grandement simplifiée en la modifiant dans le sens de la mutualité qui a fait chez nous scs preuves.
Mais si j’avais le devoir de vous exposer clairement la politique générale à laquelle par avance je donne mon adhésion, je ne veux pas oublier les intérêts particuliers de notre région que je serai appelé à représenter au Parlement.
Cultivateurs :
De par la profession que j’exerce, je n'ai pas à vous dire que je connais parfaitement vos besoins. Vous trouverez en moi un défenseur averti de vos inLérêts. Je continuerai la
politique agricole du Gouvernement qui a permis d’éviter à nos campagnes la grave crise qui sévit dans les autres pays.
Je vous promets mon appui le plus certain dans tous les cas vous intéressant, et notamment en ce qui concerne la question de l'électrification des campagnes et de l’entretien des routes.
Je n'oublie pas non plus les inondations qui ont causé tant de dégâts à diverses reprises dans certains points de. notre circonscription. Je m’emploierai à obtenir l’exécution des travaux indispensables pour éviter le retour de semblables calamités. En particulier ]a situation des planteurs de tabac ne m’est pas étrangère, et je puis les assurer de mon plus -dévoué concours pour faire aboutir leurs revendications, surtout qu’ils ont été, en raison de leur modeste situation, les plus éprouvés par le fléau des inondations.
Mineurs ;
Depuis vingt-deux ans, pour les besoins de mon service, j’ai descendu .de multiples fois au fond de la mine. J’en connais tous les dangers et la vie pénible de ses travailleurs.
Aussi, je m’emploierai de toutes sues forces pour que soit abaissé l’âge de la retraite et que oeil e-c i mi l port 6e à i 6 . Q 00 francs.
Le chômage qui frappe particulièrement votre .profession doit être enrayé par une stricte application do contingentement*
La France ne produisant que les deux tiers du charbon dont elle a .besoin, il est inadmissible qu’on ne trouve pas la possibilité par le contingentement d'assurer au travailleur du sous sol du tra vail tous les jours et sans -chômage.
Métallurgistes, cordonniers, cheminots, travailleurs, ouvriers et employés, artisans :
De tou te: catégorie. Vous dont je connais le modeste et rude labeur, tous vous pouvez compter sur moi pour la défense de vos intérêts qui sont solidaires de là prospérité: généraie du pays.
Commerçants :
Vous aussi et surtout, vous souffrez d’une fiscalité souvent trop lourde, parfois vexatoire et tracassière. L inquisition fiscale doit disparaître. Elle n’est pas compatible avec le tempérament de notre race. Indépendamment de la question d abattement à la base et du salaire de la femme mariée, la suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires et son remplacement par une taxe unique à la production doivent être immédiatement poursuivis.
Petits rû traités et petits rentiers :
Vous avez souffert plus que d’autres de la crise actuelle et, à ce Litre, vous avez droit à toute la sollicitude des pouvoirs publics.
Anciens combattants, victimes de la guerre, pupilles de la nation :
Malgré ce qui a déjà été fait, le pays ri a pas encore payé toute la dette sacrée de reconnaissance qu'il a contractée à votre égard.
Ancien combattant moi-meme, vous pouvez compter sur mon dévouement le plus absolu.
Electeurs
Le Congrès de Liîlers m a oIFert le périlleux honneur de porter à la bataille ie drapeau républicain dans la première circonscription de Béthune
Je l’ai accepté sans l1 avoir sollicité et dans un but d’union et je vous ai dit clairement e L 1 o yadeni en t ce q ne j e consi d dirais :co m ne. m on d e voir *
A vous main tenant de remplir le vôtre !
En m’accordant vos suffrages, vous affirmerez sur mon nom votre désir de voir se réaliser le programme d’union et de collaboration préconisé par Monsieur le Président Tardieu comme condition essentielle du redressement définitif de la France et de la disparition de la crise actuelle avec ses funestes conséquences*
Pas d’abstention. Tous aux urnes!
Vive le canton de Noire ni- Fontes 1 Vive le canton de LaveoLie î Vive le canton deLillersd Vive la République!
Emile CÀNDÀ
Vétérinaire.
Cou s eiUer ^arrondissement du canton de Lillers.
Ancien combattant, croix de guerre*
Candidat d’union républicaine*
2e circonscription de BÉTHUNE.