M. BOUTET, S, F. J, O
FU u au deuxième tour de scrutin. ■— 6 , 462 voix.
Mon programme *
Voici, résumées, les grandes lignes du programme que je propose à vos suffrages :
Lutte contre la guerre :
L’objectif à atteindre, c’est la sécurité par l’arbitrage et le désarmement général, simul- Cané et contrôlé.
Lutte contre i 'insécurité du travail :
Dans ce domaine, il faut rechercher un système général d assurance contre le chômage ouvrier et un système général d'assurance contre tous les risques agricoles, sans contribution des producteurs. Il faut aussi répartir le travail entre tous les ouvriers; la semaine do quarante heures, sans diminution du salaire journalier, y aidera.
Lutte contre Faoarchie de la production :
Actuellement le contrôle des entreprises industrielles est entre les mains des grands syndicats financiers, des grandes puissances bancaires et boursières. Pour lutter contre 1 anarchie qui en résulte et obtenir la fixité relative des prix, il faut arriver à l'institution des offices publics, tant de fois déjà réclamés par ceux qui défendent réellement l'agriculture, le commerce et finduslrie.
Par ces offices publics pour le blé, pour le vin, pour les engrais chimiques, pour ïes sucres, pour d autres denrées encore, le producteur sera protégé, lui qui. dans la grande majorité des cas, est victime de la hausse comme de Ja baisse sans avoir profité de la baisse ou de la hausse ; lui qui pâtît toujours à la fois commë producteur et consommateur*
FTcsf-ce pas un cas classique qre celui du paysan vendant son blé à un taux et
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payant à un taux plus élévé îe pain qu’il consomme et qui a peut-être été fait avec son propre blé?
Lutte contre la spéculation capitaliste :
Aujourd’hui l’Etat, expression politique du capitalisme moderne, reste coi tant qu’une affaire est prospère* Liberté du capital, proclame-t-il. Mais dès que l’affaire est en péril, on îe voit intervenir pour sauver de la déconfiture de grandes entreprises capitalistes dont laissait croître indéfiniment, en dehors de lui, la prospérité.
Il faut pourtant s’entendre et se tenir à l’une de ces deux propositions :
Ou le capitalisme, qui comporte des profits, comporte, comme contre -partie, des risques* Alors qui les a courus doit les supporter;
2° Ou les grandes entreprises capitalistes, quoique privées par leur nature, touchent des intérêts généraux assez puissants, assez profonds pour que leur sort intéresse féconomie collective. Et alors , cette vérité vaut dans îa bonne fortune comme dans la mauvaise et l’Etat doit être de plein droit, ou leur associé, ou leur contrôleur, ou leur successeur.
C’est à cette dernière proposition que je donne ma préférence*
Par elle, les affaires Ou strie, Transatlantique et Aéropostale n’auraient pas été possibles et des milliers de petits épargnants n’auraient pas vu engloutir leurs économies.
Lutte contre l’ignorance ;
Est un ignorant quiconque n’a pas appris tout ce que sa nature le rendait apte à connaître* L’école unique est, dans notre esprit, la meilleure formule pour lutter centre l'ignorance.
Ecole unique, pour nous, cela signifie ; cours unique, système unique d’enseignement national, rassemblant en lui toutes les catégories d’institutions enseignantes, aujourd’hui dispersées et isolées* Mais cela signifie aussi que le corps unique d’éducation nationale aura pour mission essentielle de reconnaître les facultés naturelles de chaque enfant, de l'orienter vers la catégorie d’études à laquelle sa nature fa destiné, de le préparer, par conséquent, à l’affectation sociale où il est susceptible de produire le rendement le plus utile et pour son propre bonheur et pour le plus grand profit de la collectivité*
Un système comme celui là est unique et nécessairement public et laïque. Former des esprits entièrement libres par une pédagogie entièrement rationnelle, tel est le but à atteindre*
Lutte contre l’iniquité politique :
Nous sommes pour la représentation proportionnelle, juste et loyale, et nous sommes pour le suffrage des femmes.
Nous ne serions pas de vrais socialistes, si nous ne réclamions pas une répartition équitable de la puissance politique. Cette répartition équitable et cette égalité des hommes et des femmes devant les urnes sont à la base même des idées de justice que nous défendons. On ne s’étonnera pas de les voir figurer dans ce programme*
Conclure pour moi est chose assez facile. Je suis depuis trop longtemps mêlé à la vie politique de notre département pour qu’il soit besoin d’insister longuement sur la signification de ma candidature*
J ai des idées politiques très arrêtées* Je milite dans mon parti depuis bientôt quarante ans*
ifc
J'exerce, depuis 1910, dos fonctions électives.
Conseiller général depuis vingt-deux ans, conseiller municipal depuis vingt ans. Maire de Charleville depuis sept ans. Député depuis quatre ans, voilà mes états de service,
À vous, citoyens, de dire, par votre vote, si j'ai bien rempli les diverses tâche que vous m'avez confiées*
Veuillez agréer, citoyen, l’assurance de mes sentiments cordiaux et tout dévoués.
Ch. BOUTET
Député sortant, candidat socialiste.
Circonscription de RETHEL.
M, LEDOUX, radical-socialiste.
Elu au deuxieme tour de scrutin. — 5.689 voix.
Citoyens,
J'ai été désigné par mon parti pour être candidat aux élections législatives de cette année daists l'arrondissement de Rethel,
J'ai rempli mon mandat de député comme j'avais promis de le faire, je crois que personne n’a rien à me reprocher.
J'ai visité plusieurs fois toutes les communes, jTai reçu toutes les personnes qui désiraient s'entretenir avec moi, j'ai répondu à tout le monde, municipalité comme particuliers. J'ai voté suivant mon programme en républicain fidèle à son parti.
En un mot, j'ai fait mon devoir, je n'ai rien à regretter.
Au Parlement, j'ai défendu les intérêts de mon arrondissement et ceux du pays.
Un régime de gaspillage nous conduit vers la ruine, le Trésor n'a plus de disponibilités, le budget n'est pas en équilibre, le Gouvernement ne voit qu'une solution : l'emprunt.
Un budget normal ne s'équilibre pas de cette façon. Les emprunts à jets continus con^ duisent à la faillite.
Un pays doit savoir restreindre ses dépenses, il y a de nombreuses économies à réaliser.
L'impôt est mal réparti : les uns sont écrasés, succombent sous le poids, les autres échappent en partie et quelquefois totalement au fisc.
Le programme du parti radical est loin d'être terminé.
À l'intérieur :
Jî y a une foule de transformations, de simplifications à faire, il faut diminuer les paperasses, certaines demandent quatre on cinq feuilles spéciales alors qu'une seule pourrait suffire.
Les maires sont débordés par toutes ces formalités administratives.
Il faudrait décentraliser, donner aux sous-préfets des pouvoirs plus étendus.
Les employés communaux et départementaux devraient être des fonctionnaires de
l’Etat, les budgets des communes sont trop charges; beaucoup de dépenses ne devraient pas être supportées par elles.
En périodes électorales, les préfets deviennent bien souvent des agents électoraux, la candidature officielle est ainsi rétablie.
Aux Affaires étrangères :
Il faudrait une politique de paix, nombreux sont les problèmes difficiles qui se poseront demain : sécurité, limitation des armements; plus tard, désarmement général et progressif. Meilleure entente entre les peuples, conflits réglés par le tribunal d'arbitrage de la Société des Nations, Création d'une armée internationale pour faire appliquer les sentences. Il faut dans ce Ministère un homme de premier plan qui aura derrière lui la France et le monde de la paix,
A l’Agriculture '
Il faut un professionnel connaissant la vie et les besoins des paysans, la culture \ a mourir si on ne l’aide pas immédiatement* Le cultivateur français paye tout plus cher que les cultivateurs étrangers, surtout les engrais, les semences et les machines, il est surchargé d’impôts de foutes sortes, ses produits se vendent mal et tout ce qu il achète est hors de proportion avec ce qu’il vend.
Il faut, des chemins particuliers, F électricité, Feau, la poste rurale , 1 autobus, une réduction du prix des transports, une nouvelle organisation du crédit agricole, une amelioration de la loi des assurances sociales,
A la Défense nationale :
Il faut faire des économies considérables, achat, réception, commission, contrôle, les trois Ministères s’ignorent ; il y a des cloisons étanches, neuf fois sur dix, trois commissions pourraient être remplacées par une ; on peut trouver là, plusieurs milliards d économie sans nuire à la sécurité du pays qui doit passer au premier plan, la période des réservistes est à supprimer.
Aux Finances :
Il y a également des réformes, des simplifications à faire, d’où grosses économies, il faut établi le budget en tenant compte des recettes, il est impossible d’envisager des impôts nouveaux ; i! faut supprimer tous les postes inutiles en simplifiant les services et surtout en réduisant le nombre des hauts fonctionnaires dont les traitements pèsent lourdement sur le budget.
S’il faut convertir certaines rentes d'après guerre, il faut venir en aide aux petits rentiers d’avant guerre qui sont dans la misère, ce sont des pauvres honteux*
Il ne faut jamais engager la responsabilité de FEtat vis-à-vis des sociétés privées (banques, entreprises* chemins de fer, etc,)* Certaines mesures paraîtront peut-etre un feu impopulaires, l’avenir du pnys doit passer avant un instant de mauvaise humeur. H faudra cesser toute démagogie et, au besoin, il sera nécessaire de savoir dire non quand des demandes dépasseront les possibilités*
Aux Colonies :
Il y a beaucoup à faire, mais surtout il faut orienter les colons vers la production de produits qui nous manquent : dattes, bananes, thé, coton, café, fleurs pour parfums ;
nous sommes actuellement obligée d’acheter notre café au Brésil 11 faut éviter que les colons produisent ce qui viendrait alourdir le marché français, en particulier, le blé, l’orge, l’avoine*
Au Commerce et à l’Industrie :
li faut défendre notre commerce contre la concurrence étrangère, remplacer le chiffre d’affaires par un impôt spécial sur les bénéfices réellement réalisés et surtout ne rien ratifier avec l’étranger sans avoir I avis des chambres de commerce qui sont documentées et inté^ ressces à la prospérité de notre industrie et de notre commerce,
A T Instruction publique :
Respecter la conscience des enfants et la volonté des parents en maintenant fécoie laïque dans la neutralité qu elle a toujours observée, à ■ encourager le personnel enseignant en donnant un salaire de début suffisant*
I our soutenir 1 école laïque, il faut aussi donner des avantages aux enfants des campagnes qui ne peuvent pas, comme leurs camarades des villes, profiter de l’instruction primaire supérieure et secondaire. IJ laut réserver les bourses d internat et les donner en plus grand nombre aux paysans en attendant que le budget permette de prendre une mesure plus généreuse*
À la Justice :
II laut la même justice pour tous, la suppression des conseils de guerre s’impose complètement en temps de paix et en toutes circonstances, seuls les magistrats de métier devront appliquer les lois*
Cela évitera les erreurs épouvantables qui se sont produites avec une justice trop expéditive. J
Il y a certains délits de correctionnelle qui devront venir devant le juge de paix, en particulier les déliLs de chasse et de pêche. Il faut supprimer les postes inutiles et donner un salaire suffisant aux magistrats.
A la Marine marchande :
Il faut améliorer nos transports avec nos colonies et en particulier avec l’Algérie où le monopole du pavillon entrave toute concurrence, ce qui porte préjudice aux usagers.
Il faut aménager nos ports d’une façon plus moderne.
A la Marine de guerre :
On construit des torpïilcurs, des sous-marins, mais ils n’ont pas d’abri; il laut construire des tunnels, les Allemands nous ont donné l’exemple à Zeebruge.
Aux Pensions :
Il faut donner aux grands mutilés une pension suffisante pour vivre, ce n’est pas une grosse dépense et c est un devoir de penser à ces grandes victimes de la guerre*
Il laut egalement étendre le droit aux pensions à tous ceux qui étaient en danger pendant la tourmente, c’est une dette sacrée qu'a contractée la France ; elle saura ne pas oublier qu elle existe encore grâce à nos glorieux soldats.
Aux Postes et Télégraphes :
Il faut penser aux campagnes, étendre la poste rurale à beaucoup de communes, maintenir le téléphoné en service dans les villages pendant les heures de midi et le soir jusqu’à
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21 heures, 1! faut améliorer le service de distribution, les lettres arrivent trop tard dans les villages, on ne peut pas répondre, ou Von ne peut pas aller où l’on vous demande, réexpédition du courrier est souvent trop lente, certaines lettres mettent 36 et 40 heures peur faire un faible parcours. II faut diminuer le prix des communications téléphoniques dans les campagnes, les distances sont toujours longues, limité coûte trop cher, dans les villes au contraire tout est concentré et le téléphone coûte très bon marché,
11 faut donner au petit personnel souvent surmené les avantages qui lui sont dus, il faut supprimer les postes inutiles et installer les automatiques partout.
A la Santé publique :
Il faut lutter contre la tuberculose et les maladies contagieuses, par la création de nombreux préventoriums et sanatoriums. Pour décongestionner les villes il faut interdire les taudis , donnei de 1 extension a la loi Loucheur pour construire des habitations saines il est nécessaire de donner des avantages aux ouvriers qui veulent construire h la campagne*
A la ville, une maison a toujours sa valeur, à la campagne elle est vendue 50 0/0 de sa valeur de construction*
II faut créer partout des consultations de nourrissons et la consultation prénatale ; il faut aider les familles nombreuses et nécessiteuses.
Il faut organiser aux colonies et en Algérie surtout un service sanitaire conforme aux mœurs du pays.
La visite des étrangers doit être sévère à leur arrivée en France et refouler impitoyable ment tous les contagieux.
Au Travail et à la Prévoyance sociale :
11 faut veiller à la sécurité des ouvriers; il faut améliorer la loi sur les assurances sociales qui a besoin d’être retouchée. La révision de la pension des mutilés du travail doit se faire a raison du coût de la vie,
II est nécessaire d’interdire l'entrée de la main-d'œuvre étrangère tant que le chômage sévira chez nous ; il ne faudra accorder des dérogations que pour des cas tout à fait spéciaux,
Aux Travaux publics :
Il est nécessaire d entreprendre immédiatement, dans toute la France, les travaux que réclame 1 outillage national, cela sera un remède au chômage, réserver ces travaux aux firmes françaises.
Les chemins ruraux doivent etre empierres et classes dans les chemins vicinaux ; les communes n'ont pas les ressources nécessaires pour leur entretien.
Le long des routes goudronnées, 1 empierrement des bas-cotés s’impose pour le passage des voitures et des chevaux.
Les accidents nombreux qui se produisent aux passages à niveau impose leur suppression.
Il v a lieu de construire des gares pour le stationnement des voitures de chargement et pour le dépôt des produits agricoles*
Les voies navigables et certaines voies ferrées sont en très mauvais état et des travaux urgents s’imposent,
Nos ports de commerce ont un vieil outillage qu'il faut changer.
Il faut supprimer le cumul des salaires de certains hauts fonctionnaires*
Il est indispensable de réorganiser 1 exploitation des grands réseaux de chemins de fer, 1 Ftat ne peut pas continuer à combler les déficits qui se chiffrent par milliards.
Régions libérées :
1! faut aider les coopératives à liquider leur situation, terminer la liquidation des dommages de guerre, régler les indemnités des neutres ainsi que celles des prisonniers civils qui attendent depuis longtemps, alors qu’en Belgique, ils sont réglés.
Vous le voyez, le programme est vaste, c'est l’œuvre de la législature de demain ; il l'a ut des hommes qualifiés par leur connaissance du pays et de scs besoins,
SI je suis élu, je continuerai à me rendre utile à mon pays et à mes compatriotes.
C'est dans l’ordre, sans haine et sans parti-pris que peut se faire un travail fécond, c'est animé de ce sentiment que je veux travailler dans l'intérêt de la collectivité française.
Vive la France 1
Vive la République démocratique !
Souhaitons la réconciliation des peuples !
Vive la paix î
Ferdinand LE DOUX
Circonscription de ROGROI.
M. VIÉNOT, républicain socialiste.
Élu au deuxième tour de scrutin, — 0.202 voix.
Mes chers Concitoyens,
Quoi quen disent les réactionnaires, il y a encore place en France — entre la politique de droite de MM. Marins Tardieu et Franklin-Bouillon, et la doctrine des socialistes S. F, I. O. — pour une vigoureuse politique de gauche, sans dogmatisme, mais sans compromission avec la réaction.
A 1 heure actuelle, voici ce que celle politique doit se proposer avant tout ;
Défense de nos institutions démocratiques :
L actuelle majorité parlementaire a tenté d'assurer sa réélection en votant une loi électorale ou les droits du suffrage universel étaient profondément méconnus, puisque cette loi aurait permis à un député de se trouver élu à la minorité des suffrages au lieu de la majorité.
Il a fallu l’intervention do Sénat républicain pour sauver le suffrage universel.
En face de ces menaces, j'affirme mpn attachement à nos institutions démocratiques.
Je m opposerai à toute attaque contre le suffrage universel.
Je suis adversaire de la prolongation h six années du mandat de député.
Profondément attaché à notre école laïque qui, dans sa neutralité tolérante, est devenue notre véritable école nationale, je travaillerai à réaliser l’égalité de tous devant renseignement.
Je lutterai contre I immoralité politique dont ont fait preuve, au cours de la dernière législature, une majorité ei un Gouvernement qui se sont compromis dans les scandales financiers, niais qui n'ont montré aucun souci des intérêts des épargnants,
Redressement financier et justice fiscale :
La gestion des Gouvernements de droite a gravement compromis nos finances. Le budget, équilibré sur le papier, est en réalité en déficit de 3 milliards environ.
L'année prochaine, le déficit sera de 7 milliards, en raison de la disparition de certaines ressources ex ce pli o n nelles .
Le Trésor a été vidé de 17 milliards.
A quelles solutions recourir?
L’emprunt ? C'est un expédient dangereux. Mais il faut ralentir l 'amortissement des emprunts anciens, amortissement illusoire qui n aboutit souvent qu'à la création d'emprunts nouveaux.
Les impôts sont trop lourds. Mais étant donné le déficit actuel, c'est avant tout par pi lutte contre la fraude et par une plus juste répartition que Ton pourra remédier à la situation.
Dans celte répartition plus démocratique des charges budgétaires. les impôts indirects cl 1 impôt sur le chiffre d’affaires devront être corrigés et les revendications justifiées des petits commerçants et entrepreneurs, des artisans et des salariés devront être prises en considération.
Des économies budgétaires s'imposent. Mais elles ne doivent pas porter sur les * budgets de vie » : agriculture, travail, prévoyance sociale, enseignement, hygiène, assistance, etc.
Elles doivent porter sur les dépenses de guerre suivant les résultats obtenus par ta voie du contrôle et de la réduction internationale des armements.
Je préconisé en outre la réforme administrative, en collaboration avec. les organisations coopérative des fonctionnaires.
Enfin j des ressources nouvelles pourront être trouvées par le rétablissement de l'impôt sur les opérations de bourses, par l'augmentation de la progression de l'impôt sur les revenus élevés et parla transformation en monopoles d’Etat profilant à la l collectivité, de deux . monopoles existant déjà; en fait, mais ne profitant qu'à quelques particuliers : les assurances, et l’importation et le raffinage de Fessence.
Défense du cultivateur contre la crise mondiale et la spéculation.
En raison de la surproduction agricole mondiale et de 1 effondrement des prix sur les marchés d'outre-mer, l'agriculture française ne peut se passer d'une protection douanière. Cependant, une solution définitive à la crise agricole ne pourra être trouvée que par des accords entre nations tendant à réserver les marches de F Europe aux Européens, avec protection douanière contre les pays extra-européens, ainsi que Fà réclamé le « Parti agraire » lui-même.
Mais en attendant, il importe de perfectionner l'application du système actuel du contingentement pour qu'il ne se conduise pas — comme c'est le cas aujourd'hui — à une instabilité des cours qui constitue l'une des plus graves difficultés auxquelles se heurte le producteur agricole.
Lorsque le cultivateur achète les engrais dont il a besoin ou lorsqu il vend ses propres produits, il trouve trop souvent en face de lui soit le spéculateur, soit le vendeur ou l’acheteur unique qui lui imposent des prix arbitraires devant lesquels il ne peut que s’incliner.
Par ailleurs, le prix de la vie n’a baissé qu'insensiblement, alors que les prix des produits agricoles diminuent constamment.
Il faut réagir.
Une série de mesures s imposent pour protéger le producteur agricole dont la liberté n’est plus qu’illusoire et dont le travail, trop souvent, profite à d'autres qu’à lui»
Isolé; insuffisamment groupé, le cultivateur est trop faible devant les puissantes organisations qui l'entourent.
Les associations et les groupements de défense des cultivateurs doivent être favorisés, qu’il s’agisse de syndicats, de coopératives ou de mutuelles.
La politique des engrais doiL tendre à une vigoureuse baisse des prix.
D’autre part, des mesures doivent éLre prises conLre les spécula Leurs.
Pour le bétail, fixation mensuelle des contingents eL contrôle rigoureux des licences d 'importât ion, pour éviter les importations massives et brusquées qui ne profitent qu’aux spéculateurs.
Pour le blé, stabilisation et régularisation des prix par l’organisation du stockage et' ïa création d’un Office du blé.
Pour tous les produits — mais en particulier pour le lait et les produits laitiers
réduction de l’écart entre les prix payés au producteur et ceux payés par le consommateur*
Enfin, en dehors des problèmes que pose la crise actuelle, j 'apporterai tou Le mon attention aux questions suivantes :
Développement du Crédit agricole.
Amélioration de la voie rurale, électrification des écarts, adductions d'eau.
Perfectionnement de l’enseignement agricole.
Lutte contre le chômage et pour la justice sociale ;
La question du chômage est à l’heure actuelle la plus urgente de toutes les questions sociales. Le Gouvernement et sa majorité, en refusant de prendre les mesures réclamées à la Chambre le 18 décembre 1931 par les partis de gauche, ont refusé catégoriquement de faire leur devoir envers les chômeurs*
Que veulent les chômeurs î Ils veulent avant tout du travail* Comment leur en procurer ?
Par un pian d’outillage national qui soit autre chose qu’un trompe-Pccil.
Par l’attribution de subsides aux municipalités qui ouvrent des chantiers aux chômeurs.
Par une redistribution plus juste du travail : diminution du nombre des travailleurs étrangers; application de la loi de huit heures ; négociations internationales pour l’adoption de la semaine de quarante heures durant la crise ; prolongation de la scolarité au moins dans les villes.
Quant aux chômeurs auxquels il sera provisoirement impossible de procurer du travail, il faut leur reconnaître le droit à une indemnité légale suffisante pour vivre et. nourrir leur famille. 11 est contraire à toute justice sociale de laisser dans le dénuement un homme qui veut travailler et à qui la Société ne peut pas fournir de travail.
Enfin, le certificat patronal de chômage doit être aboli.
La réglementa Lion de l’aide aux chômeurs partiels doit être rendue plus libérale,
Au point de vue de la démocratie économique et sociale, nous sommes en retard sur les autres pays industriels.
Les réformes suivantes s’imposent :
Refonte de la loi de 1898 sur les accidents du travail dans le sens des revendications exprimées par la Fédération des mutilés du travail*
Amélioration de la loi sur les assurances sociales. Le tarif de remboursement des caisses
et le tarif médical réel doivent être égalisés. Les assurances sociales agricoles doivent être perfectionnées avec le concours des sociétés mutuelles.
Extension de la loi sur les délégués ouvriers aux industries non minières.
Augmentation du taux des pensions versées par la Caisse autonome des retraites des ouvriers mineurs.
Réorganisation de l’inspection du travail.
Toutes ces réformes, je m'engage à les poursuivre en collaboration étroite avec les syndicats ouvriers.
Je réclamerai la ratification des conventions établies par le Bureau international du travail pour égaliser les conditions du travail dans les différents pays, et éviter une concurrence déloyale par les bas salaires et la course à la misère.
Ancien combattant et mutilé de guerre, j’apporterai un zèle particulier à soutenir la cause de mes camarades ainsi que celle des victimes civiles de la guerre et des prisonniers civils.
En accord avec les organismes corporatifs des travailleurs de l'État et des retraites, je veillerai à ce que ceux-ci conservent dans le pays la situation morale et matérielle à laquelle leur travail et leur dévouement leur donnent droit*
Enfin, j’attribue une importance toute particulière a la lutte contre les grands fléaux qui menacent la santé publique.
Lutte contre la crise :
En exposant les mesures de protection qui m'apparaissent nécessaires pour améliorer la situation de l’ouvrier atteint par le chômage et du cultivateur atteint par la mévente, je n’ai fait que préciser comment luUer contre les conséquences de la crise.
Mais si Ton veut attaquer* le mal à la racine, si l'on veut protéger les faibles contre le retour de pareilles catastrophes, uti immense effort d'ensemble est nécessaire,
La crise actuelle a fait apparaître aux yeux de tous les vices profonds d'un régime économique où l’abondance même des produits — agricoles ou industriels — devient une cause de misère.
Tout en affirmant îa valeur des initiatives individuelles, toute démocratie véritable doit tendre aujourd’hui ù interdire le contrôle de l’intérêt général dans un système de production qui n’est fait à 1 heure acLueîle que de l’anarchie des intérêts privés.
Une volonté profonde de justice sociale doit guider cette réorganisation nécessaire.
Il n’est pas douteux, d’autre part, que l'adaptation de la production à la consommation ne peut se faire que sur le plan international-
La collaboration économique des pays d’Europe s’impose.
Dès aujourd’hui, elle apporterait une amélioration certaine à la situation, tandis que l’isolement volontaire des différents pays paralyse l’échange normal des produits et constitue une cause grave de vie chère.
En outre, cette collaboration pourra seule permettre, en face de la crise financière et monétaire, la renaissance de la confiance absolument nécessaire à la stabilité des monnaies et au rétablissement du crédit en même temps qu'une lutte efficace contre la spéculation internationale.
La paix ;
Les partis de droite prétendent assurer la sécurité en dehors de l’organisation de la paix — et au besoin même par la guerre.
Je considère que la sécurité et la paix ne font qu’un.
Mais il ne suffit pas de désirer la paix : il faut la vouloir.
Pendant cinq années déjà, je me suis consacré à l’œuvre de paix a laquelle est attaché le nom de Briand.
La politique de paix: telle que la concevait Briand, et. qui nous va valu pendant la période où il a pu la conduire librement, une sécurité indiscutable, doit être fermement reprise et développée par des hommes véritablement fidèles à sa pensée.
Elle comporte avant tout, à l’heure acLuelïe, le développement des pactes de garantie, de l'assistance mu Lue Ile, des contrats d’arbitrage, en un mot, Je développement de la politique de la Société des Nations,
Elle comporte également une adhésion réelle à 1 .'effort international tenté actuellement pour lutLer contre la course aux armements*
Tl faut que la Conférence du désarmement qui siège actuellement à Genève aboutisse à un succès.
Il est indispensable d obtenir immédiatement le contrôle international des armements, puis leur limitation et progressivement leur réduction,
La politique de Briand, qui a été mon maître sera la mienne.
.fe me ferai un devoir de travailler à son succès, sûr de répondre ainsi aux préoccupations particulières de notre arrondissement, si douloureusement éprouvé par les horreurs de la dernière guerre.
L’arrondissement de Rocroi :
I4ixé depuis deux ans dans notre arrondissement, jeu connais tous les besoins par lieu liera, je me ferai un devoir d'aider les municipalités dans les questions si délicates qui se posent de plus en plus à elles, en secondant leurs efforts auprès de l'administra Lion et des ministères.
Je m attacherai aux problèmes que pose chez nous la proximité de la frontière.
H une manière générale, je considère qu'un représentant doit avoir à cœur de rester en contact étroit avec ceux qu'il représente. En dehors des permanences que je tiendrai régulièrement dans toutes les localités, je m’engage, à la lin de chaque année parlementaire, à rendre compte de mon mandat, c’est-à-dire à soumettre moi-même mes votes et mon activité au contrôle et à la critique de tous dans des réunions organisées dans les principaux centres.
Je me résumerai en affirmant ma fidélité à la politique des gauches, qui a toujours soutenu la cause des faibles et des déshérités et qui, seule,, peut sauver notre pays des graves dangers dont il est menacé. J’assure les électeurs de l' arrondissement de Rocroi de ma volonté de travail et de mon entier dévouement.
Vive l'arrondissement de Rocroi î
Vive la France 1
Vive la République démocratique et sociale !
Piebre VIÉNOT
No 2145
Circonscription de SEDAN*
M. RICHE, radical indépendant.
J /heure u est pas aux phrases, aux ■ discours, aux promesses électorales,
La crise économique atteint toutes les catégories sociales. Industriels, ouvriers, cultivateurs, commerçants eiv subissent les douloureux? effets. Les consommateurs voient diminuer leur pouvoir d'achat et les producteurs se rétrécir leurs débouchés.
Tous ceux qui produisent, vendent achètent ou consomment, sont étroitement liés dans un même réseau de difûcul tés paralysantes.
La solidarité dans la souffrance impose la solidarité dans /effort*
Nul n’a le droit de s'y dérober.
Nul n’a le droit de gaspillenses1 forces dans des luttes de partis, où les étiquettes beaucoup plus que les idées, séparent les hommes.
Le moment est venu pour les électeurs d’exiger l’action commune, la collaboration efficace de leurs représentants. Le Parlement doit cesser d'être un champ clos où les ambitions et les appétits s'affrontent trop souvent aux dépens des intérêts généraux du pays.
II s agit aujourd hui de trouver des débouchés à T industrie, de donner du travail à ceux qui chôment, de protéger efficacement i’agricu Hure ; œuvre infiniment complexe, d’ordre intérieur comme d’ordre international; œuvre de patience, de prudence, d’énergie et de volonté. Pour la mener à bien, les électeurs devront choisir entre ceux qui se contentent de critiquer et de promettre et ceux qui, comme moi, essaient simplement de travailler èt d agir,
La collaboration cle tous les hommes de bonne volonté est également nécessaire devant les problèmes extérieurs,
L Europe demeure incertaine et troublée, La Russie inquiétante; les peuples de 1 Europe centrale prêts à écouter les pires suggestions de la misère; /Italie dont la force d expansion risque de taire éclater des frontières qu elle juge trop étroites; l'Allemagne enfin, unanimement dressée contre le traité de Versailles et le payement des réparations, et qu Hitler, spéculant, sur 1 inquiétude et la misère du peuple, s’efforce d’entraîner vers /aventure.
Dans cette atmosphère de trouble et d’instabilité, la France, à condition de demeurer unie, calme et forte, peut et doit jouer un grand rôle.
Organiser la paix, voilà le but. Mais je ne crois pas qu’on puisse l’atteindre en affaiblissant dès maintenant, comme îe voudraient certains, /armature de notre défense nationale; suivant le mot frappant du Président Painlevé : a Le désarmement de la Fiance serait, pour nos voisins, non pas un exemp e, mais une tentation* a
La force de la France est pour le moment, il faut qu’on le sache, la suprême garantie de paix dans le monde.
Elle nous permet une politique de coopération généreuse, d’aide économique et finan-
ci ère aux peuples en difficulté ; car le rétablissement du calme et de la stabilité économique, ch ex tant de nations actuellement en plein désarroi, c’est le prélude indispensable du retour au calme et à la stabilité politique, le chemin de la paix définitivement organisée, de la confiance, de la sécurité et du désarmement.
Les Gouvernements qui se sont succédé dapuis quatre ans, la majorité qui les a soutenus, sont l’objet des critiques les plus violentes. Les efforts: de Poincaré, de Laval, de Tardieu ont abouti, paraît-il, à la faillite financière et à l’isolement de la France dans le
monde, ^
Mais ceux qui apportent des critiques, que leur exagération même suffit à juger, sont précisément les mêmes hommes qui ont toujours refusé de partager les responsabilités du pouvoir.
De quel droit viennent-ils aujourd’hui attaquer ceux qui ont eu le courage de les assumer?
A ceux-là, qui n'hésitent pas à faire du crédit de la France l’enjeu des luttes électorales, à ceux qui proclament le déficit de nos budgets et l'effondrement de nos finances, le monde entier a répondu. Depuis quatre ans, près de 50 milliards d’or sont venus chercher en France un abri et un refuge. Quelle preuve de confiance plus éclatante, quel témoignage plus décisif pourrions- nous invoquer, à l’encontre de ceux qui nous accusent de faillite.
Ainsi, qu'il s’agisse de politique intérieure ou de politique extérieure, un effort de compréhension mutuelle, de rapprochement, de collaboration s impose à tous les français* Cet effort, je l’ai toujours tenté. Demain comme hier, je tendrai la main à tous ceux qui, entendant respecter la légalité républicaine et la propriété privée, soucieux d’organiser la paix sans sacrifier la sécurité du pays* estiment que 1 heure est venue pour tous les? hommes de bonne volonté a de se serrer la main pour une politique raisonnable ».
Ces mots du Président Herrîot, je les fais miens. La France refusera, le 1er mai, de se lancer dans l’aventure et le bouleversement. Elle donnera sa confiance aux hommes dont le passé peut garantir l’avenir. Mon passé, vous le connaissez : j ai agi et travaille. Je continuerai si vous estimez, en 1932, que je n’ai pas failli aux engagements de 1923.
EtIENNK BIC H É
Député sortant.
Sons -Secrétaire d’Elat à la défense nationale.
Candidat d’union républicaine.
« Circonscription de VOUZIEHS.
M. COüRTEHOÜX, radical-socialiste.
Élu au premier tour de sçiutin. — 5.479 voix.
Mes chers Concitoyens,
Pour la première législature la tâche sera rude. Les problèmes qui dominent tous les autres ont trait :
À P organisai! on de la paix par Je développement de la Société des Nations élargi e, fortifiée, préparant Pc tilde du désarmement progressif, simultané, contrôlé ; mais en attendant que cet idéal soit réalisé ou réalisable, P examen des budgets des autres nations ainsi que des événements récents nous commandent de veiller scrupuleusement à la sécurité nationale.
A la reprise de Tact i vite économique du pays douloureusement atteint par une crise qui touche l'industrie, le commerce et notre agriculture que nous devons encourager et protéger, qu'il s'agisse du blé, de la laine, du lin, de céréales, de betteraves, de l'élevage, de l’osier, de la vannerie, du bois, des améliorations rurales {chemins ruraux, routes, ponts, voies navigables, assainissement de vallées, adduction d'eau potable, électrification des communes délaissées, des hameaux et des écarts), de la politique des engrais, des transports et d’allégement des charges. Sur ce point, mon programme est celui de tous les cultivateurs dont je partage tous îcs risques.
À la lutte contre le chômage et la misère sous toutes ses formes par une protection immédiate et plus efficace de la main-d'œuvre française inquiète et alarmée. L’application de la loi sur les assurances sociales a rencontré de sérieuses difficultés ; elle apparaît comme un leurre au point de vue du risque maladie et doit être rectifiée et améliorée sans délai. Les vieillards de 65 à 70 ans sont omis et oubliés, ils doivent bénéficier d'un régime transitoire:
Le consommateur ne s’explique pas l'écart des prix entre la production et fa consommalion. Elle résulte beaucoup de l’impôt sur le chiffre d’affaires auquel nous devons substituer la taxe unique: Je m'attacherai à la réalisation de cette urgente réforme.
A l’équilibre budgétaire que nous devons rechercher dans la suppression de tou Les les dépenses inutiles. L'examen approfondi du budget peut permettre de sérieuses économies. La fraude et l'évasion fiscale devront être réprimées, de même qu’il importe de mettre un terme au gaspillage insensé de la Trésorerie au profit de grandes firmes mal gérées qui échappent à tout contrôle et compromettent la petite épargne.
Quant aux dettes interalliées, les versements de l’Amérique doivent être liés et strictement subordonnés aux payements qui nous sont dus par l'Allemagne. La France qui a tant souffert pour la sauvegarde de la liberté et de l 'indépendance des peuples ne saurait être l'éternelle sacrifiée,
Nous considérons comme intangibles :
Les droits acquis des anciens combattants, des mutilés et de toutes les victimes de lu guerre. En accord avec TU, N, M, R. et nos grandes associations, nous nous appliquerons
à réparer certains oublia, certaines injustices, sans oublier les prisonniers de guerre et nos compatriotes déportés;
Le vote défini! if de la loi sur les baux ruraux ;
La défense de l'artisanat ;
Le développement [du crédit mutuel agricole eL artisanal :
Toutes les lois d’encouragement aux familles nombreuses, de pi*>teclion de l’enfance de prévoyance et d’hygiène sociale ; la défense des petits rentiers, des petits retraités, dû monde du travail en général ;
Celles relatives à l’enseignement posL-scolaire technique, professionnel, ménager et agricole, feront l'objet de mes plus vives préoccupations;
Partisan du maintien de la propriété individuelle;
Kcsolu h défendre les lois fondamentales de la République, la souveraineté du suffrage universel, le respect J. des libertés civiles et de la liberté de conscience pour tous ;
Le complet^ développement de l'Ecole nationale de notre grand Jules Ferry;
Opposé et également distant des dictateurs de droite et des dictateurs ’ d’extrêmegauche, sous la double garantie de ma foi démocratique eL de mon passé de travail, je soumets à vos suffrages mon modeste programme.
Il est empreint d-une volonté sincère de réaliser tout ce qui peut vous être utile»
U est inspiré par un large esprit de justice sociale»
H tend au maintien de la paix, au rétablissement de la prospérité, à la recherche du mieux être pour tous les travailleurs et k garantir la sécurité du pays»
Pour vous, demain, la situation esL claire.
h un côté, une réaction qui s avère intransigeante, abritée sous un nouveau nom, sous une nouvelle épithète, appuyée d une puissante propagande qu'alimentent ceux qui jouent et spéculent sur le fruit de notre pénible labeur et Je notre production délaissée.
De l'autre, >n genre de dictature avec ses décevantes illusions.
Avec moi, fous les citoyens de bon sens, tous les bons républicains!
Jules COURTEHftUX
Député sur tant.
ARÏÈGE
Circonscription de FOïX.