‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 184 sur 260 · M. ROSSÉ, U. P. R · texte numérisé non relu

M. ROSSÉ, U. P. R

Élu au deuxième tour de scrutin. — 11.1 50 voix*

Concitoyens de l'arrondissement de Colmar 1 Électeurs [

Le dimanche mai, vous êtes appelés à élire le représentant pour l’arrondi ssem eut de Colmar à la Chambre des Députés. Vous avez à remplir un grave devoir, dont dépendront Faveair la France, l’a venir de notre chère Alsace et le bonheur de chacun de nous.

Une tâche bien lourde attend la prochaine Chambre. Nous vivons au milieu d’une crise économique mondiale qui, durant les derniers mois, a atteint également la h rance. L industrie et l’agriculture travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles.

L1 Alsace souffre touL particulièrement de cette crise. Des branches entières de notre économie régionale sont menacées. Le sort de certains instituts de crédit et établissements industriels nous a démontré que des puissances financières sans scrupules n ont pas hésite a sacrifier la vie économique de notre région a leurs intérêts particuliers.

Une réorganisation économique et sociale

s impose au profit des classes laborieuses. Toutes les professions sociales doivent discute! entre elles leurs intérêts ; à l’Etat incombe La tâche de les équilibrer.

Une réforme de l’Etat et des Parlements est nécessaire. Le bureaucratisme devra céder la place è la vraie démocratie.

Nous demandons la constitution d’un Parlement économique à côté du Parlement poli tique, élu par les corporations économiques et sociales.

Une réforme électorale devra nous apporter la proportionnelle, le vote des femmes, ainsi que le vote familial.

La famille devra jouer un rôle prépondérant dans l’Etat et dans la société. Notre polihque sociale devra être en même temps une politique familiale.

Nous demandons une réforme de l’organisation judiciaire.

Nous demandons une réforme du crédit public, le contrôle des grands établi financiers, l'encouragement des établissements du crédit populaire. ° ‘^semenfs

Il faut combattre les excès d’un capitalisme qui recherche ses propres irf *< détriment des intérêts publics. Il faut trouver une organisation de production *1 * taxation des prix, pour éviter une production déréglée et une exploitation des lrlvI;j, Comme des consomma Leurs. ailleurs

Pour T aigri culture,

nous demandons des mesures de protection pour assurer aux cultivateurs le prix iuPi ri leurs produits et la rémunération équitable de leur travail. J e ^

Notre viticulture a besoin d être protégée.

Le régime dès bouilleurs de cru doit être réformé dans le sens de la liberté.

Dans Flnrîustrie

nous exigeons la protection eL le maintien de tous nos établissements régionaux dans le bd de sauvegarder le pain quotidien à. nos familles ouvrières.

Le marché intérieur de la France doit appartenir, autant que possible, à notre propre production, et îi faut ouvrir largement nos colonies aux produits de notre pays.

Nous demandons des secours suffisants pour les chômeurs et l’entreprise de travaux publics pour occuper ces derniers.

Dans les finances publiques

il faut un régime d’économies budgétaires. La simplification de l'administration s'impose, et nous trouvons qu il y a, dans certains services, trop de postes avec des traitements exagérés.

Les dépenses mditaires pèsent lourdement sur tous les pays. Il faut arriver à un désarmement général, dans le cadre do la Société des Nations et par la volonté pacifique de tous les' peuplés. Un règlement' des dettes internationales devra diminuer les charges publiques

Des accords économiques et politiques, des traités de paix loyaux doivent nous guider ver* idéal des Etats-Unis de 1 Europe, en respectant l’indépendance des différents peuplés.

Nous demandons le régionalisme

pour F Alsace’ comme- pour la France tout entière. Des représentations provincialfes doivent iscuter les intérêt provinciaux et exercer un contrôle efficace d'ans imites lès brandies de ! ad m I n i s t ra ti on et d es- servi ces p u bl i c s .

Noire régime scolaire doit1 tenir compte’ des nécessités de notre région, surtout1 dû n monisme. Les parents doivent être appelés à collaborer à Fœuvre scolaire.

Dans le domaine des dommages de guerre; des invalides de lâgnerre et du travail, de* vie limes des commissions de triage, des internés civils et d’autres victimes de la guerre, des. onctionnaires, des pensionnés, ,Ï1 y a encore beaucoup de questions à résoudre. Nos représentants s y emploieront de leur mieux.

Nous voulons que 1 Alsace remplisse son noble rôle d’intermédiaire dans la tâcbt immense mais nécessaire- de la réconciliation des peuples.

Ce sont la les grands traits de notre programme. Concitoyens, électeurs 1 Les radicaux et e=, socialisles font leur possihîe pour rétablir leur tyrannie comme en 1 924. Dans? les années lcL î à 1026, ce régime néfaste a mené la France au bord de Fahîme.

1 our I Alsace, la domination des, partis de gauche serait une nouvelle menace terrible pou] ses traditions religieuses, pour son régime scolaire, auxquels la grande majorité de nos populations reste in défectib] ement attachée.

Vous tous, qui partagez notre vaste et généreux programme de sauvegarde des intérêts non u la ire s. de protection des classes laborieuses, de paix nationale et inernationales, vous soutiendrez le 1er mai notre candidat.

ftoiis vous proposons M, Joseph Rossé qui, en 1928, a été élu député de f arrondissement avec une très grosse majorité. A la suite du scandaleux procès de Colmar, son mandat zélé annulé- Enfin, l'amnistie est venue lui rendre justice. Aujourd’hui, il s'agit de réparer celle flagrante injustice de 1928. Notre candidat a toujours travaillé dans l'intérêt de notre population, en contact permanent avec les différentes organisations professionnelles. 11 le continuera dans, Favenir, C’est pour cela que nous invitons fous les électeurs de bonne volonté de porter le 1er mai unanimement leurs suffrages sur

Joseph ROSSÉ

Ancien député.

Conseil [er géué:al de Colmar.

Circonscription de GUEBWILLER.

M, BILGER, démocrate populaire.

Elu au deuxieme tour de scrutin, — 7,505 voix.

Concitoyens, Electeurs,

Les élections législatives du 1 ar mai seront de la .plus grande importance pour la France entière et pour l’Alsace en particulier.

Les partis du cartel des gauches, les radicaux et tes socialistes feront leur possible pour établir leur tyrannie comme en 1924. Dans les années 1924 à 192(>? leur régime néfaste a mené la France au bord de T abîme.

Pour l'Alsace, la domination des partis de gauche serait une nouvelle menace terrible pour scs traditions religieuses et son régime scolaire, auxquels la grande majorité de nos poputa lions reste indéfectiblement attachée.

Abu. s sommes un parti du peuple.

Nos élus sont des fils du peuple; nos adhérents appartiennent à la population laborieuse de nos villes et de nos campagnes.’

Dans la Chambre et dans les Conseils généraux, les élus de notre Union populaire républicaine ont fait valoir les vœux et les revendications de notre population.

I ne tâche bien lourde attend la prochaine Chambre. Nous vivons au milieur d’une crise economique mondiale qui, durant les derniers mois, a atteint également la France , L industrie et l'agriculture travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles.

L Alsace souffre tout particulièrement de cette crise. Des branches entière de notre économie régionale sont menacées. Le sort de certains instituts de crédit et établissements industriels nous a démontré que des puissances financières sans scrupules n’ont pas hésité à sacrifier la vie économique de notre région à leurs intérêts particuliers.

t ne réorganisation économique et sociale

unpose au proht des classes laborieuses. Toutes les professions sociales doivent discuter Cn re e^es ^eurs intérêts ; à FEtat incombe la tâche de les équilibrer.

Une réforme de l’Eta t et des parlements est nécessaire. Le bureaucratisme a ii * i 1 , aevn céder

la place a la vraie démocratie.

Nous demandons la constitution d’un parlement économique à coté du parlement tique, élu par les corporations économiques et sociales.

Une réforme électorale devra nous apporter la proportion u elle, le vote des fem ainsi que le vote familial*

La Famille devra jouer un rôle prépondérant dans l'Etat et dans la société Not tique sociale devra être en même temps une politique familiale. “

Nous demandons une réforme de l'organisation judiciaire.

Nous demandons une réforme du crédit public, îe contrôle des grands établissements li nanciers, T encouragement des établissements du crédit populaire,

El faut combattre les excès d’un capitalisme, qui recherche ses propres intérêts au détri ment des intérêts publics. Il faut trouver jme organisation de production et une taxation des prix, pour éviter une production déréglée et une exploitation des travailleurs comme des consommateurs.

Pour Fagri culture

nous demandons des mesures de protection pour assurer aux cultivateurs le prix juste de leurs produits et la rémunération équitable de leur travail.

Notre viticulture a besoin d'être protégée.

Le régime des bouilleurs de cru doit être réformé dans le sens de la liberté.

Dans l’industrie

nous exigeons la protection et le maintien de tous nos établissements régionaux dans le but de sauvegarder le pain quotidien à nos familles ouvrières.

Le marché intérieur de la France doit appartenir, autant que possible, à notre propre production, et il faut ouvrir largement nos colonies aux produits de notre pays,

Nous demandons des secours suffisants pour lea chômeurs, et Tentreprise de travaux publics pour occuper ces derniers.

Dans les finances publiques

il faut un régime d’économies budgétaires. La simplification de l'administration s impose, et nous trouvons qu’il y a, dans certains services, trop de postes avec des traitements exagérés.

Les dépenses militaires pèsent lourdement sur tous les pays, il faut arriver à un désarmement général, dans le cadre de la Société des Nations et par la volonté politique de tous les peuples. Un règlement des dettes internationales devra diminuer les charges publiques*

Des accords économiques et politiques, des traités de paix loyaux doivent nous guider vers l’idéal des Etats-Unis de l’Europe, en respectant l’indépendance des différents peuples.

Nous demandons le régionalisme

pour l’Alsace comme pour la France tout entière. Des représentations provinciales doivent discuter les intérêts provinciaux et exercer un contrôle efficace dans toutes les branches de l'administration et des services publics.

Noire régime scolaire doit tenir compte dos nécessités de notre région, surtout du bilinguisme* Les parents doivent être appelés à collaborer à l’œuvre scolaire.

Dans le domaine des dommages de guerre, des invalides de la guerre et du travail, de»

victimes des commissions de triage, des internés civils et d'antres victimes de la guerre, des fonctionnaires, des pensionnés, il y a encore beaucoup de questions a résoudre* Nos représentants s’y emploieront de leur mieux*

Nous voulons que l'Alsace remplisse son noble rôle d’intermédiaire dans la tâche immense, mais nécessaire de la réconciliation des peuples.

Ce sont là les grands traits de notre programme.

Citoyens! Electeurs! Vous tous qui partagez ce large et généreux programme de sauregarde des intérêts populaires, de protection des classes laborieuees, de paix nationale et internationale, de lutte contre le cartel des gauches et le communisme, vous voterez le l6f mai, dans l'arrondissement de Guebviller, pour

G a mi lle B 1 L G E R Député sortant.

Président des Syndicats indépendants chrétiens d’Alsace et de Lorraine.

Circonscription de MULHOUSE.

M. WÀLLÀCII, démocrate*

Elu au deuxième tour de scrutin, — 1 2 . 367 voix.

Mon programme

Questions économiques el sociales .

Nous souffrons d’une crise sans précédent et qui durera encore un certain temps.

Mulhouse en est particulièrement frappée.

Ce ne sont ni les querelles de partis, ni la lutte des classes qui apporteront une amélioration à celte situation* Au contraire : les intérêts de tous sont solidaires.

Il faut donc rechercher la cause dn marasme des affaires de notre région et chercher des acl niions pour donner du travail à l'ouvrier et à l’employé et ranimer l’activité chez les artisans, dans le commerce et dans T industrie*

L'industrie alsacienne a toujours été exportatrice et la fermeture de presque tous les marchés étrangers a rejeté la production sur le marché français qui ne peut absorber toute la production et est lui-même resserré du fait de la diminution du pouvoir d'achat*

II faut donc :

1° Aider les affaires d exportation;

2° Organiser îe marché intérieur.

On aurait pu, en agissant à temps, rapidement et énergiquement, éviter la fermeture de nombreuses usines et ateliers. Ou aurait pu, sans beaucoup de difficultés, réagir contre les mesures prises par les autres nations, car la balance commerciale de la France est presque partout déficitaire.

Presque partout la France exporte moins qu'elle n’importe*

Elle donne donc presque toujours plus qu'elle ne reçoit.

Mais l'individu ne peut lutter seul, ni le fabricant ni l'ouvrier. Il faut dans une période aussi critique qu'interviennent des mesures générales et un plan général.

Je suis, en temps normaux, partisan de l’abaissement des barrières douanières. Mais pour réagir conLre la crise actuelle, les autres peuples ferment leurs frontières économiques. La France devra donc temporairement s’organiser pour vivre par elle-même et n’accepter d’importations de produits étrangers que dans les quantités et valeurs que ces pays acceptent également de nous,

La consommation française doit être réservée, pour la plus grande partie, aux producteurs français à des prix qui, tombés déjà exceptionnellement bas à la production, ne doivent pas, pour être plus bas encore, obliger à une baisse des salaires.

Pour ne pas baisser les salaires, iî faut limiter la baisse au niveau des prix de revient.

Maintenir ainsi les possibilités de consommation, de la population, c’est maintenir en même temps les affaires des artisans et des commerçants.

Mais mon programme n’est pas seulement un programme de crise.

C’est un programme de large collaboration dés différentes classes de la population, dont les intérêts, comme ceux de la Nation entière, doivent passer avant les intérêts des partis et des particuliers*

Les groupements patronaux, employés et ouvriers, doivent collaborer étroitement. Le patron ne peut se passer de l'ouvrier et l’ouvrier du patron. J’ai toujours considéré que le salarié doit avoir une participation dans le rendement de l’entreprise et être garanti contre les effets des crises, notamment par l’établissement de réserves obligatoires, exemptes d’impôt, dont la liquidité est assurée, et déclarées insaisissables en cas de difficultés de payements.

Je demanderai que les économies déposées dans les entreprises par les salariés apparaissent au bdan et soient protégées complètement en cas de faillite,

La production doit être organisée sous les auspices de corporations ou do syndicats, qui disposeront d’une partie des réserves pour intervenir en cas de besoin.

Pour aider le commerce de la ville de Mulhouse qui est placée géographiquement près des frontières de deux pays étrangers et qui n’a donc pas de hinterland français, je demanderai que notre ville soit comprise dans la zone frontalière et que toutes facilités touristiques et commerciales soit données,

Tout ceci représente la coopération nationale. Pour obtenir la confiance sur le plan international, pour pouvoir discuter utilement d’ententes politiques, il faut établir d’abord la coopération économique internationale.

Organiser et distribuer entre les peuples la production et la fabrication et abaisser les tarifs douaniers jusqu’à une limite raisonnable.

Questions financières ,

Les forces financières du pays doivent être avant tout à la disposition de la France et des affaires françaises.

Elles ne doivent jamais être utilisées contre les intérêts du pays.

Les lois sur les sociétés doivent être re visées. Le fonds de réserve légal doit être non seulement proportionné au capital, mais aussi au chiffre d'affaires,

11 faut prendre des mesures pour empêcher en temps de prospérité rinflation de crédit qui donne naissance à la spéculation et aux catastrophes qui en sont la conséquence*

Par contre, dons la silualion actuelle, les banques doivent, sans délai, apporter au

commerce et à Piadustrie, sous la conduite de la Banque de France — pour autant que les entreprises sont saines et viables — tout le concours nécessaire.

11 faut enfin que les banques qui acceptent des dépôts soient soumises à un contrôle périodique pour sauvegarder lepargne.

Assurances sociales .

La loi locale des assurances sociales doit être revisée. Elle doit être adaptée à la situation actuelle et être sous tous les rapports aussi avantageuse que celle des autres départements.

L'allocation invalidité et vieillesse en faveur de l'employé doit être doublée ; celle pour l'ouvrier, plus importante déjà, doit être encore augmentée. Tout ceci sans augmenter les cotisations.

Le calcul de la rente fait sur les cotisations des dix premières années doit être changé parce que faux et injuste.

Voici les questions dont dépendent le bien-être de la population mulhousienne et en même temps V avenir du pays.

Je ne négligerai pas pour cela les autres questions d'intérêt général et d'intérêt local.

Politique intérieure.

Je suis partisan d'une unification progressive et raisonnée de la législation. Les lois les meilleures des départements de l'intérieur doivent être appliquées chez nous. Si nous possédons une meilleure loi, qu'on l'applique à la France entière.

L'opinion de mes concitoyens est partagée en ce qui concerne les questions religieuses, il nfentre pas dans mes intentions de dresser une partie de la population contre l'autre partie.

Je souscris au programme du parti démocratique qui reconnaît le principe de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, mais demande des aménagements à la loi du 5 décembre 1905. Etablissement de la paix religieuse par la garantie de la liberté de conscience et la neutralité bienveillante de l'Etat à l'égard de tous les cultes.

En ce qui concerne l'Alsace, j'estime avec M. Raymond Poincaré que cette question ne devra être mise à l'étude que lorsque la majorité de la population de nos départements en manifestera le désir.

Mt Aristide Briand ayant rétabli les relations avec le Vatican, c'est entre le Gouvernement français et le Saint-Siège, que devra alors être traitée et solutionnée cette question* Pour les autres cultes, le Gouvernement aura à s'entendre avec leurs représentants qualifiés.

En ce qui concerne l'école à Mulhouse, je suis partisan du maintien du statu quo.

En politique générale, large décentralisation, réforme de l'administration pour en éviter les lenteurs.

Des préfets de choix, étant avant tout des administrateurs indépendants des partis politiques, sachant prendre leur responsabilité et ayant un pouvoir de décision propre plus étendu.

Il faut encourager les initiatives du fonctionnaire et le récompenser quand il le mérite. Il ne faut pas qu'il craigne la responsabilité, La France doit posséder un corps de bons fonctionnaires, conscients de leurs devoirs vîs-à-vis de la nation et de leurs concitoyens, convenablement rétribués, maïs dont le nombre doit être limité aux nécessités d'une administrabon moderne, dotée de moyens de travail modernes*

Impôts,

En ce qui concerne les impôts d’Etat qui sont équivalents dans le Ilaut-Rhin aux impôts d'Etat dans les autres départements, il faut les appliquer rigoureusement, mais sans chicane, sur tout le territoire national, afin de pouvoir en ré luire le taux souvent excessif.

Impôts locaux, — Je considère que Je système qui consiste à décharger les uns pour surcharger les autres est certes un système très simple^ mais pour lequel on n’a besoin d'aucune imagination.

Je suis partisan de deux mesures :

1* Trouver des nouveaux revenus pour les budgets municipaux, étant entendu que ces revenus devront correspondre à une diminution des dépenses municipales;

2a Rechercher des économies dans les budgets municipaux des grandes villes — ceci sans vouloir diminuer l’elFort d'hygiène et d'urbanisme de nos villes alsaciennes.

Institution d’une deuxième instance ayant pouvoir d'empêcher une municipalité de se livrer à des dépenses exagérées.

Suppression de l'impôt sur le chiffre d’affaires et de la taxe de luxe. Institution d’une taxe unique à la production ou à l’importation qui serait ristournée au moment de l'exportation.

Anciens combattants et victimes de la guerre.

Pour tous les anciens combattants alsaciens et lorrains, qu'ils aient servi dans l’armée française ou dans l'armée allemande, je demanderai, comme je l’ai toujours fait, le même traitement, les mêmes avantages que leurs camarades des autres départements.

Introduction de la loi Dessein rétroactivement à la date à laquelle elle a été introduite k l'intérieur.

Suppression des lenteurs de l'administration dans les questions intéressant les anciens combattants et victimes de la guerre.

Politique internationale.

Ayant vu de près les horreurs de la guerre, indigne d'hommes civilisés, je déclare être le plus ardent partisan de la paix.

Mais celle-ci doit être organisée. Aucune mesure n'empêchera la guerre, si la paix n'est pas entrée définitivement dans le cœur des hommes de toutes les nations.

La volonté pacifique doit exister ayant tout et doit être inculquée aux jeunes générations*

Il faut donc :

1* Le désarmement moral;

2y L'abandon do la conception de la souveraineté absolue des Etats;

3* L'acceptation de l’arbitrage obligatoire et sanctionné.

Tout le monde veut le désarmement et la paix, mais les méthodes different.

Certains demandent que la France jette ses armes et ouvre ses frontières, pour bien prouver son désir de ne plus se battre. La sécurité du pays dépendra alors de la bonne volonté de ses voisins.

Nous vouions le désarmement ï

Nous voulons la paix!

Mais nous voulons la sécurité eL des garanties d’abord.

.l’approuve tous les efforts qui ont été faits pour amener l'Allemagne et la France à mieux sc comprendre.

Je crois que l’entente définitive et sincère entre ces deux grandes nations est l'a base de la paix en Europe.

Mais n’avons-nous pas négligé les relations avec les autres grandes puissances, alors que l'eu r a p p u i a été décisif durant la gra n d e gu e rr e ,

En résume voici mon programme :

Lutter contre la crise par des mesures rapides et énergiques.

Apporter le bien-être aux travailleurs, par la collaboration de tous*

Défendre les intérêts de Mulhouse, de tous les citoyens de Mulhouse, dans le cadre d’une politique résolument française.

Solidarité :

— de l'agriculture* et de l’industrie,

— des employeurs et des employés,

— des producteurs et des consommateurs.

Coopération économique internationale, prélude nécessaire aux ententes politiques internationales, 1 1

Travail, confiance, progrès social, sécurité, désarmement, paix.

Alfkhd WALLACH.

2fi circonscription de MULHOUSE.

M. B RO G L Y, indépendant Elu au deuxième tour de scrutin. — Il .807 voix

L assemblée des délégués de l’Union populaire républicaine nationale d’Alsace de la conscription de Mulhouse-Campagne, réunie le 28 février a désigné dans un vote secret

' “.T h *172 VO‘X C°mmû candidat : M- Médard Brogly, Député sortant, conseiller • I era, , 6 *urilllgue, un homme qui se reecommande par un passé intact et une acLivité ssa o au service de ses concitoyens pendant ses vingt-cinq années de vie politique. H-, 6, me.me l! a !udé avant la guerre, comme député au Landtag de la circonscription lion» TT ■ -T jusqu’au moment de son incarcération par les Allemands, pour les tradile nrnn- S in^r^s matériels du peuple alsacien, il défend encore aujourd’hui avec ardeur jn gramme du parti dont il est depuis 1919 le président du Comité directeur du Haut-

Ce programme se résume en ces mots :

Main lien du statu quo en matière religieuse et sectaire tout en garantissant la liberté de conscience et les droits des parents sur l’éducation de leurs enfants ;

Bilinguisme dans les administrations et dans nos écoles où 1 enseignement devra se faire d’après des principes pédagogiques qui donneront également pour la connaissance

de la langue française les meilleurs résultats;

Justice, paix mondiale, défense énergique des intérêts de la grande et de la pefite patrie, mesures rapides et efficaces pour combattre la crise, larges subventions de l’Etal et fixation de règles uniformes pour l'attribution des secours aux chômeurs, politique d union et de concorde au sein du pays et d’ententes internationales, telle qu elle est préconisée par le Président du Conseil, M. Tardieu, et scs collaborateurs.

M. Brogly a pris une part très active à tous les travaux de la Commission d’Alsace et de Lorraine, en particulier aux délibérations qui ont amélioré la situation de nos invalides du travail et des ouvriers et employés privés retraités, La Commission d Alsace et de Lorraine lui a confié Lout spécialement l’étude des questions relatives au reclassement des fonctionnaires du cadre local d’Alsace et de Lorraine et la sauvegarde des intérêts des retraités du cadre local. Par ses efforts incessants il a réussi à faire adopter la plupart de ces revendications.

Etant partisan de l’égalité des deux cadres, il a déposé en 1930 une proposition de résolution tendant à accorder aux fonctionnaires de l’intérieur les avantages du statut local en cas de maladie prolongée et de décès (trimestre de grâce), toutefois sans rallier à sa proposition l’assentiment du Gouvernement et de la Commission législative.

Quant à la péréquation des pensions, il s’est prononcé pour 1 application a tous les retraités du principe posé par l’article 111.

Seul membre alsacien de la Commission des pensions, il est intervenu plusieurs fois également avec force en faveur des invalides dû la guerre et des combattants qui ont du servir dans l’armée allemande, et à maintes reprises il a demandé l'application de la loi

Dessein aux. foncti onnaires alsaciens-lorrains, .

Electeurs ! Vous tous qui êtes partisans de cette politique de réalisations, de defense et de reconstitution nationales, vous voterez contre les partis de gauche, socialistes et communistes, dont ia .politique n'est qu’une politique de sectarisme, de haine et de

destruction I i

Vous ne voterez pas non plus pour MM. Fega qu Signât qui pourront tout au plus

faire obstacle à l'élection de notre candidat au premier tour.

En votant pour le candidat de l' Union populaire républicaine nationale d’Alsace, vous votez pour vous-même, pour votre bien-être, pour le bien de 1 Alsace au sein d une franc heureuse et prospère.

Vous voterez donc tous pour

M kd ar □ BROGLY

Député sortant.

Conseiller général de Huningue.

Chevalier de 3a Légion d’honneur*

Circonscription de RIBEAUVILLÉ.

M. BURRUS, indépendant.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 7.593 voix

Electeurs,

Je suis Français; je le suis de tout mon coeur et de toute mon âme, sans restrictions ni réserve. ,lel ai été avant, pendant et après la guerre, et je continuerai à l’être.

En matière cle politique générale, je suis indépendant, c’est-à-dire que je n’apparlicns à aucun parti. Je suis républicain à tendances fortement démocratiques, ayant à cœur la défense des intérêts de toutes les classes.

En ce qui concerne la politique alsacienne, je suis partisan de l'adaptation de l’Alsace à la France. Cette adaptation doit cependant être faite de manière telle, que les personnes des générations antérieures à la guerre ne puissent être ni brimées, ni lésées, soit par suite de leur ignorance involontaire de la langue française, soit par suite de mesures mal adapiecs à notre situation actuelle.

Je suis partisan d’une décentralisation administrative accentuée, afin que toutes les affaires d’importance moyenne ou secondaire puissent, être réglées rapidement sur place.

En matière religieuse, nos populations tiennent fortement au maintien du statu quo religieux cL ne désirent pas l'introduction en Alsace de la loi de séparation. Je serai sur ce

point leur porLe-parole et, je m engage à faire tout mon possible pour qu’elles aient satisfaction.

Je suis également partisan du mainLien du statu quo scolaire et m’ emploierai volontiers pour que les soeurs de Ribeauvillé puissent continuer, en Alsace, leur aetiviLé comme par le passé.

En ce qui concerne la question des langues, il ne faut à aucun prix que, par suite de son ignorance involontaire de la langue française un Alsacien puisse se sentir étranger dans son propie pays, comme nous-mêmes, Alsaciens de langue française, nous l’avons été sous e régime allemand. Le Gouvernement de la République s’en est déjà rendu compte, mais il

au , a mon avis, en cas de nécessité, élargir l'emploi de la langue allemande dans l’admi- Eistration et les tribunaux*

^11D£u,9me est une force, non seulement pour l’Alsace, mais aussi indirectement pour a ‘rance, carie jour où les barrières économiques tomberont nous aurons un rôle important à jouer pour aider à faire pénétrer en Allemagne les marchandises françaises, ^oni te uer le bilinguisme, il est dans l'intérêt supérieur du pays de l’encourager et d’en- ■ signer également l’allemand dans les écoles.

mu ' n n)at'®re de politique internationale, je suis d'avis que le développement des commca mns rond nécessaire la suppression des frontières économiques et la constitution « une union douanière européenne.

tièreifd clla9ue baronnie, chaque comté, souvent chaque ville, avait des fron¬

de nr 0lla’n<:tes’ eI,®s furent successivement supprimées et remplacées par des frontières nous n V ’ 1 en^F^acc es ^ leur tour par des frontières d’Etats. Pourquoi n’envisagerionse recul de nos frontières douanières aux limites de nos continents?

tous mnff^°/enS ^ UO Pouvant échanger librement leurs produits avec les autres pays, 0ucne entre nos Etats actuels deviendraient aussi impossibles dans l’avenir

que le serai L aujourd’hui une guerre entre l'État de Wurtemberg et la Bavière (en Allemagne) ou entre le canton de Bâte et le canton d’Argovie (en Suisse).

Par ce fait meme, le problème du rapprochement franco-allemand trouverait une solution qui conditionnerait ainsi la paix en Europe.

Questions agricoles :

L’agriculture est à la base de la vie d’une nation saine : un pays n’est riche que si ses paysans sont riches, car le paysan est â la fois un producteur et un grand consommateur, tandis que les industriels et leurs ouvriers sont surtout des transformateurs, lin effet, les gens vivant de l’industrie seront toujours obligés d'acheter les produits du sol, tandis que les cultivateurs qui, ü y a cent ans, vivaient sur leur propre fonds, sans acheter de produits industriels, pourraient encore vivre sans en consommer. Si ce cas devait se produire, c’en serait immédiatement fini de l’industrie qui n’aurait, plus d’écoulement pour ses produits, et la population ouvrière serait rapidement réduite au chômage et à la misère. Il est donc dans l’intérêt bien compris de l'ensemble de la population que l'agriculteur puisse vendre à ries prix rémunérateurs, afin de redevenir rapidement un gros consommateur.

de suis donc décidé à défendre énergiquement les intérêts de l'agriculture, et spécialement ceux de l’industrie fromagère qui a fait la prospérité de nos cantons de montagne.

Questions vinicoles ;

La culture de ïa vigne est très répandue dans notre arrondissement. Malheureusement, en ce moment surtout, nos vins manquent de débouchés. Nous pourrions essayer de leur en réserver à lin té rieur, en créant des centrales de vente dans les principales villes de France. U sera sans doute également possible, lors de la conclusion de traités de commerce avec 1‘ Allemagne et la Suisse, pays qui apprécient le genre de nos vins, de réserver aux vins d'Alsace un contingent d’ importa lion spécial à tarif réduit.

Mais toutes ces mesures ne sont que des succédanés temporaires. La question des vins . français en général et des vins d'Alsace en particulier ne sera définitivement résolue que le jour où une union douanière sera établie entre nos divers paysd Europe, permettant le libre écoulement de toutes les marchandises. C'est une solution à laquelle je désire m appliquer dans les limites de mes forces et de mon influence.

Question des bois :

Je sais à quel point la question des bois préoccupe nos communes; étant moi-même grand propriétaire de forêts, la question des bois m'est familière et je m’emploierai activement à revendiquer une politique de protection et de contingentement plus efficace.

D’autre part, je suis partisan du maintien du régime d’exploitation forestière, en régie administrative, parce que ceLte forme est plus avantageuse pour l’Etat et les communes, tl qu’elle assure aux bûcherons un travail continu et à domicile fixe.

Questions sociales ;

Les questions ouvrières ont toujours vivement retenu mon attention, non pas seulement en théorie, mais surtout en pratique. J’ai actuellement trente ans d’activité derrière moi, et je puis déclarer que :

I . A Sainte-Croix, avant la guerre, alors que notre industrie était libre, ïe salaire minimum de nos ouvriers (hommes adultes) était de 3 marks par jour.

2. A Sainte-Croix actuellement le salaire de nos ouvriers (hommes adultes) est supfr* rieur à 1 1 .400 francs par an. Ces salaires sont supérieurs à ceux des manufactures de 1 da d’importance équivalente.

3. À Boncourt, où notre industrie est entièrement libre et où notre usine est la seule de la localité (donc pas de concurrence au point de vue ouvrier), le salaire de l’ouvrier le moins bien payé (homme adulte) est de 44 francs par jour (huit heures).

Ce que moi, simple industriel isolé au milieu de concurrents favorisés par dns salaires plus bas, j’ai pu réaliser en matière de salaire, j'estime que cela peut aussi être réalisé dans les autres industries, la crise actuelle une fois passée. Nous y arriverons, soit à la suite d’une entente entre industriels de la meme branche, soit à la suite d’uue intervention légale, soit à la suite d'une entente entre les gouvernements, comme ce fut la cas pour la journée de huit heures, dont l'introduction a parfaitement réussi.

Cependant, des questions de ce genre sont excessivement délicates et doivent être traitées par des gens prudents et expérimentés, et non par des agita Leurs publies dont les demandes brutales et exagérées créeront le chaos au lieu du bien-être. En effet, les lois économiques ne se laissent pas forcer, une hausse des salaires doit être proportionnée au* possibilités de production et de consommation, elle doit être lente et progressive. Pour méconnaître ces lois ou vouloir les violer, nous arriverons à la situation malheureuse des ouvriers allemands de 1924 qui touchaient 2 milliards de marks par jour, mais devaient payer la livre de viande 4 milliards de marks.

Je souscris aux revendications d'une sage politique familiale.

Questions fiscales :

Notre régime fiscal a été établi par bribes, au fur et a mesure des nécessités ; il lui manque donc l’unité. Je suis partisan de la refonte complète de ce régime et de sa transformation de la manière qui gêne le moins les citoyens. En particulier, je suis partisan du remplacement de l'impôt sur le chiffre d affaire qui tombe en cascades sur notre industrie et paralyse notre exportation par une taxe unique, perçue au moment où la marchandise quitte les lieux de production.

Il devrait être également accordé, moyennant les sécurités nécessaires, des délais pour le payement des droits d'entrée et de tontes les taxes fiscales, ainsi que cela se pratiquait avant la guerre.

La politique financière de la Banque de France devrait être plus régulière et plus constante. Par moments, elle accorde trop facilement des crédits trop importants, pour ensuite les resserrer brutalement. Cette politique de soubresauts est toujours génératrice de crises. La crise industrielle actuelle est fortement aggravée par le manque de mesure de la Banque de France.

Questions militaires :

Je suis à ce sujet d’avis de continuer la politique de désarmement, telle qu’elle a été exposée à Genève au nom de la France.

Questions sportives :

Je m'efforcerai, dans la mesure du possible, de favoriser les sports, sains et de contribuer à leur développement, comme j'ai essayé de le faire en subventionnant J es associations sportives de notre vallée.

On me demande de divers côtés pourquoi je voudrais être député.

Ce n est évidemment pas à cause des 60*000 francs d’appointements, car les frais de bureau que je devrai avoir à Paris et dans notre arrondissement pour cLre en contact avec les électeurs me coûteront sensiblement davantage.

Ce n'est pas à cause du titre de député : je n'ai jamais attribué une bien grande importance aux titres ni aux décorations.

Mais alors , me dira-t-on, pourquoi?

Parce que mes occupations n'étant plus très absorbantes, je dispose de beaucoup de temps libre et qu’au lieu de mener la vie d'un rentier, je désire mettre mon temps et mon expérience au service de mes concitoyens.

Parce que mes longs et fréquents contacts avec les ouvriers et les agriculteurs de divers pays et du nôtre, en particulier, et le sens que j'ai de leurs besoins, me permettront mieux qu'a quelqu'un d'autre de solutionner les problèmes qui les intéressent.

Parce que les questions de politique internationale et d’économie générale me sont familières que mon élection me permettra de les suivre et de contribuer au rétablissement en Europe de la paix politique et économique sur une base équitable pour tous les pays.

Citoyens de l'arrondissement de Ribeauvillé !

C’est à vous qufii appartient de voir si vous avez avantage à me confier la représentation de vos intérêts à la Chambre,

Si vous le croyez, votez pour moi : je m'efforcerai d'être digne de vous*

M aur jeu B U R K U S *

Circonscription de THANN.

M. B ROM, démocrate populaire.

Elu au premier tour de scrutin. — 8.6*22 voix.

Concitoyens, Electeurs,

Les élections législatives du 1er mai seront de la plus grande importance pour la France entière et pour l'Alsace en particulier.

Les par Lis du cartel des gauches, les radicaux et les socialistes feront leur possible pour établi.* leur tyrannie comme en 1924. Dans les aimées 1924 à 1926, leur régime néfaste a mené la France au bord de l'abîme.

Pour l'Alsace, la domination des partis de gauche serait une nouvelle menace terrible pour ses traditions religieuses et son régime scolaire, auxquels la grande majorité de nos populations reste indéfecfiblement attachée*

Nous sommes un parti du peuple „

Nos élus sont des fils du peuple ; nos adhérents appartiennent à la population laborieuse de nos villes et de nos campagnes.

Dans la Chambre et dans les conseils généraux, les élus de notre Union populaire républicaine ont faiL valoir les voeux et les revendications de notre population.

Une tâche bien lourde attend la prochaine Chambre. Nous vivons au milieu d’une crise économique mondiale qui, durant les derniers mois, a atteint également la France. L'industrie et l’agriculture travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles*

L’Alsace souffre tout particulièrement de cette crise. Des branches entières de noire économie régionale sont menacées. Le sort de certains instituts de crédit et établissements industriels nous a démontré, que des puissances financières sans scrupules n'ont pas hésité à sacrifier la vie économique de notre région à leurs intérêts particuliers.

Une réorganisation économique et sociale

s'impose au profit des classes laborieuses. Toutes les professions sociales doivent, discuter entre elles leurs intérêts ; à l'Etat incombe la tâche de les équilibrer.

Une réforme de l’Etat et des parlements est nécessaire. La bureaucratisme devra céder la place à la vraie démocratie*

Nous demandons la constitution d'un parlement économique à côté du parlement politique, élu par les corporations économiques et sociales.

Une réforme électorale devra nous apporter la proportionnelle, le vote des femmes, ainsi que le vote familial.

La famille devra jouer un rôle prépondérant dans l'Etat et dans la société. Notre politique sociale devra être en même temps une politique familiale.

Nous demandons une réforme de l'organisation judiciaire.

Nous demandons une réforme du crédit public, le contrôle des grands établissements financiers, l'encouragement des établissements du crédit populaire.

Il faut combattre les excès d’un capitalisme, qui recherche ses propres intérêts au. détriment des intérêts publics. Il faut trouver une organisation de production et une taxation des prix, pour éviter une production déréglée et une exploitation des travailleurs comme des consommateurs.

Pour l'agriculture

nous demandons des mesures de protection pour assurer aux cultivateurs le prix juste de leurs produits et la rémunération équitable de leur travail.

Notre viticulture a besoin d'être protégée.

Le régime des bouilleurs de cru doit être réformé dans le sens de la liberté.

Dans l'industrie ,

nous exigeons la protection et le maintien de tous nos établissements régionaux dans le but de sauvegarder le pain quotidien à nos familles ouvrières.

Le marché intérieur de la France doit appartenir, autant que possible, à notre propre production, et il faut ouvrir largement nos colonies aux produits de noLre pays.

Nous demandons des secours suffisants pour les chômeurs, et l'entreprise de travaux publics pour occuper ces derniers.

Dans les finances publiques,

il faut un régime d'économies budgétaires, La simplification de l'administration s'impose,

et nous trouvons qu'il y a, dans certains services, trop de postes avec des traitements exagérés.

Les dépenses militaires pèsent lourdement sur tous les pays. II faut arriver à un désarmement général, dans le cadre de la Société des Nations et par la volonté pacifique de tous e* peuples. Un règlement des dettes internationales devra diminuer les charges publiques. Des accords économiques et politiques, des traités de paix loyaux doivent nous guider idéal des Etats-Unis d’Europe, en respectant l'indépendance des différents peuples.

Nous demandons le régionalisme

pour l’Alsace comme pour la France tout entière* Des représentations provinciales doivent discuter les intérêts provinciaux et exercer un contrôle efficace dans toutes les branches de l'administration et des services publics.

Notre régime scolaire doit tenir compte des nécessités de notre région , surtout du bilinguisme. Les parents doivent être appelés à collaborer à l'œuvre scolaire*

Dans le domaine des dommages de guerre, des invalides de la guerre et du travail des victimes des commissions de triage, des internés civils et d'autres victimes de la guerre, dos fonctionnaires^ des pensionnés, il y a encore beaucoup de questions à résoudre. Nos représentants s *y emploieront de leur mieux.

Nous voulons que l'Alsace remplisse son noble rôle d’intermédiaire dans la tâche immense* mais nécessaire, de la réconciliation des peuples.

Ce sont là les grands traits de notre programme.

Citoyens, Électeurs,

Vous tous qui partagez ce large et généreux programme de sauvegarde des intérêts populaires, de protection des classes laborieuses, de paix nationale et internationale, de lutte contre le cartel des gauches et le communisme, vous voLerez le 1er mai, dans l'arrondissement de Thann, pour.

Joseph BROM Député sortant.

Vice-président du Conseil général.

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