REILLE-SOULT
Député sortant*
Conseiller général du Tarn.
Croix de guerre.
Démocrate populaire. Candidat de concorde répub licame^
Circonscription de GAILLAG.
M, SîàLRïC, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 7 41 5 voix.
Citoyens,
Désigné pour être son porte- drapeau par la Fédération, radicale, radicale- socialiste et républicain e-soci a lis te de l'arrondissement de Gaillac, rendue heureusement à son autonomie par faction inlassable des sénateurs du Tarn, je me présente avec confiance à vos libres suffrages.
Vous me connaissez tous. Maire de Rabastens-sur-Tarn et conseiller général du Tarn, je n'avais d’autre désir que de continuer dans ce cadre à en servir le pays et la République comme je crois l’avoir fait jusqu’ici. Mais, fer de la confiance de mes amis, je suis disposé à ne ménager aucun effort pour assurer utilement la défense des intérêts de notre cher arrondissement, dont je connais par expérience les besoins et les aspirations.
Républicain de vieille souche, qui n’a jamais varié dans ses opinions, fils d ouvrier, ouvrier moi-même, je n’ai d'autre programme politique et social que celui de mon parti tel que 1 ont défini tous ses congrès annuels. En toute circonstance, j ai conscience da^oir rempli mon devoir de républicain discipliné avec un désintéressement absolu* Mon vous est un sûr garant de mon avenir.
Ancien combattant, je suis passionnément attaché à la paix et je poursuivrai son établissement sur les bases de 3a formule du président Herriot : arbitrage, sécurité, désarmement Je suis en effet de ceux qui, instruits par un passé encore trop proche pour qu'on puisse l'oublier délibérément, pensent que le désarmement indispensable des Etats doit être conditionné par des garanties effectives de sécurité pour tous les peuples. Je ne perds donc pas de vue les nécessités de défense nationale et je veux seulement qu'elle soit assurée suivant des conceptions modernes, conformes à noire réprobation pour toute action agressive, et que nous donnions en toutes circonstances la preuve évidente de notre ardent désir de la paix.
Une crise économique et financière sans précédent sévit cruellement dans tous les pays : sa solution ne pourrait être trouvée que dans une intime collaboration entre les peuples et par la constitution d’une Fédération européenne qui nous délivrerait de nombreuses contraintes en assurant F écoulement normal de nos produits*
Au point de vue intérieur, la situation est également dominée par des difficultés de tous ordres et j’affirme que j’y vois tout de suite deux remèdes : le travail et l'économie*
Nos finances naguère si prospères, au lendemain du magnifique redressement de 1926 dont mon parti fut un des bons ouvriers, sont dans un état qui exige la plus grande vigilance*
Nos budgets présentent des déficits croissants, notre trésorerie s’appauvrit de jour en jour par suite de gaspillages qui ne sauraient durer. Les contribuables sont arrivés au maximum de l’effort possible : il est urgent de restaurer à la fois nos méthodes budgétaires et notre fiscalité, pour entrer résolument dans la voie des économies que les circonstances actuelles imposent*
Pour que le pays puisse subvenir aux dépenses publiques, il faut qu'il puisse trouver des ressources dans un travail rémunérateur; or la crise actuelle paralyse îa production et le commerce, entraîne faillites et catastrophes financières et voue enfin au chômage des milliers de travailleurs ; un projet d’outillage national bien étudié serait un premier remède. Mais pour rendre au pays son activité commerciale et industrielle, il faut d’urgence le délivrer des contraintes financières qui pèsent sur lui, réduire le budget de la guerre franchement trop élevé et demander les sacrifices nécessaires aux privilégiés de toutes sortes; procéder à un aménagement nouveau, à une répartition équitable de T impôt, et je ne citerai qu’à titre d’exemple la nécessité de supprimer la taxe sur le chiffre d’affaires, remplacée par une taxe unique sur les produits manufacturés, l'application immédiate de la loi sur les évaluations des patentes votées depuis deux ans et la modification de la loi sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles en reportant de cinq ans à deux ans le délai de contrôle.
Pour la défense de notre agriculture, si cruellement menacée, une action large, continue est indispensable : je citerai seulement ici quelques-unes des mesures qui me paraissent s’imposer avec le plus d’urgence : le contingentement des vins extérieurs ; la répression sérieuse des fraudes portant atteinte à Pappellation d’origine des vins de Gaillac; la défense des producteurs de fourrage par l’ouverture des frontières à F exportation ; la réduction "du prix des transports des engrais ; l'organisation de l’assurance contre les calamités publiques; la réorganisation de la Caisse de crédit agricole, avec suppression de l’aval et la diminution des taux d'intérêt, qui font qu’on ne prête qu'aux riches, etc* Four éviter une trop longue énumération, permettez-moi de vous renvoyer à mes interventions au Conseil général ^u les questions agricoles, notamment à celles qui sont relatives à la défense des producteurs de blé, à l’égalité de traitement entre Jes communes pour les subventions à l'électrificatïüM rurale, à l’élevage mulassier, au syndicat paragrêîe, etc. Membre de la Commission des routes au Conseil général, je connais foule l'importance d\me bonne politique de chemins (que j'ai pratiquée dans ma commune) et vous pouvez compter sur ma vigilance dans ce domaine pour faire aboutir au plus tôt un projet de désenclavement de toute habitation rurale.
Au «point de vue socrafl, j'aspire à poursuivre l'action que j'ai entreprise dans te cadre e^HH»una?I -et départemental : mes nombreuses interventions au Conseil général vous ont appris ce que je préconise comme mesures immédiatement réalisables : révision de la loi sur les assurances sociales, en vue d’en étendre le bénéfice aux métayers et aux petits artisans ruraux et citadins; l'extension à tous les degrés de renseignement gratuit pour tous les enfants sans distinction de classe avec une sélection très sévère; la réglementation de la profession de banquier pouvant aller jusqu a la nationalisation ; reprise par TEtat de toutes les forces naturelles du pays telles que chutes ch eau, etc,, grosses productrices d'énergie qui doit être exclusivement nu service de la nation tout entière et non a celui de quelques privilégiés qui nous en font payer le produit à des tarifs prohibitifs : suppression de la distinction faite, en matière d’indemnité pour charges de famille, entre pères de familles nombreuses salariés de F Etat et ceux salariés par des entreprises privées ; amélioration de la situation du petit rentier; défense des mutilés du travail ; défense des familles nombreuses et des droits des territoriaux du Maroc et des mobilisés de la zone des armées (voir intervention au Conseil général, avril 1936) ; développement de la mutualité, et pour f enfance, institution de la visite médicale scolaire obligatoire et des principes d'hygiène et bains gratuits pour tous les enfants d'âge scolaire, etc.
Par cet ensemble de mesures, joint à celles que propose mon parti, je suis convaincu que nous arriverions bientôt a une sérieuse amélioration des conditions de vie et que la restauration de l'économie nationale, supprimant le chômage et la misère qui eu découlent, donnerait à là France la prospérité et le mieux-être pour tous,
•C'est à oette tâche que je consacrerai tonte mon énergie si vous me faites l'honneur de me choisir pour vous représenter.
Citoyens, j'ai confiance dans votive jugement!
Serviteur dévoué du pays et de la République, je n'aspire qu a continuer pour le bien de tous Pce livre d’émancipation démocratique à laquelle fai voué le meilleur de moi' même.
Vive la République dans la paix, le travail et, l'économie !
Ernest MALRIC
IttdustrieL — ProprièLair^-vftkuIlewr.
Maire de Rafcastens, — 'Conseiller général du Tarn.
Circonscription de LAVAUE,
M. COMPAYRÉ, radical-social iaie.
Elu au premier tour de scrutin. — 6.949 voix.
Citoyens,,
Désigné à F unanimité par le congrès du parti républicain radical-socialiste de 1 arrondissement, je viens solliciter vos suffrages,
il s'agit aujourd’hui de faire triompher les idées républicaines et les revendications des travailleurs de la ville et, des champs, aussi je me mets résolument à votre tête. Quand on porte le nom de Compayré, on ne se dérobe pas au devoir républicain.
Vous me connaissez. Ma seule ambition est de v<m$ servir. Toute l'activité, tout le dévouement dont j’ai déjà fait preuve, je les emploierai h vous rendre service, et je suivrai ainsi les principes de ma famille.
« Tout pour le peuple » telle est ma devise.
Enfant du pays, républicain de toujours, j’ai été élevé dans le culte et 1 amour du petit.
Par ma profession de médecin, vivant sans cesse au milieu de vous, mieux que tout autre je connais vos besoins et vos aspirations.
Pendant quatre années, j’ai vécu les souffrances des poilus et j’ai connu leurs misères ; aussi, mieux que tout autre , je sais ce qui est dû aux mutilés, aux anciens combattants et aux orphelins de la guerre. Ils peuvent compter entièrement sur moi pour les défendre. Je n 'oublierai pas non plus les droits des mobilisés du Maroc et des <c pépères » à ï obtention de la Carte de combattant.
Une injustice a été réparée, l'arrondissement de Lavaur vient d'être rétabli ; il reste encore à rétablir la sous-préfecture et le tribunal en entier. Je m'y emploierai de toute mon énergie, et je ferai tous mes efforts pour augmenter la prospérité de notre bel arrondissement.
Au point de vue local \ je demanderai de larges subventions pour T électrification rurale des syndicats et des communes qui n ont pas encore obtenu satisfaction, et pour la construc-
lion de chemins ruraux, si utiles à nos campagnes.
Au point de vue &g&icùlet de la période des promesses, il faut enfin passer aux actes. Les agriculteurs en ont assez d'être bernés. Il faut à notre beau pays de France une politique agraire venant en aide aux travailleurs des champs : développement du crédit agricole, engrais à meilleur marché, diminution des impôts, réduction des prix de transports, assurances paysannes pour les années de mauvaises récolLes et surtout action efficace pour empêcher les variations brusques des prix des denrées et des animaux. Extension des avantages des assurances sociales a tous les agriculteurs.
Au point de vue ouvrier , je suis partisan des libertés syndicales et je voterai tout ce qui pourra améliorer le sort des travailleurs : assurances contre le chômage, meilleure application des assurances sociales et de la loi Loucheur.
Au' point de vue industriel et commercial \ je demanderai la diminution à la base des bénéfices commerciaux, industriels et agricoles, que l'impôt sur le chiffre d’affaires soit moins vexatoire pour les commerçants, qui, à juste titre, sc plaignent de subir une véritable inquisition* Je ferai tous mes efforts pour faciliter l'exportation des produits fabriqués par nos usines de Graulhet, de Saint-S ulpice et de Bria texte.
Guerre aux mercantis î aux accapareurs et aux fauteurs de la vie chère. Pas de renflouements aux banques véreuses, ni aux entreprises aventureuses.
Elaboration d*un plan national d’éducation démocratique, permettant à l'enfant du peuple de faire ses études et de récompenser ainsi le mérite. Pas de privilèges* Tous égaux.
Prime à la natalité, allocations et aide réellement efficace aux familles nombreuses.
Au point de vue politique, je veux d’une politique de progrès et de réforme dans Tordre et la légalité.
Je veux dune politique d'honnêteté et d'économie financière, qui rende plus juste la répartition des impôts, surtout des impôts indirects, qui pèsent si lourdement sur le petit.
Je veux le respect absolu de tous aux institutions républicaines et laïques que je tn emploierai à défendre énergiquement contre les attaques de leurs adversaires.
Je suis partisan du respect de la propriété, de la famille, ainsi que de la liberté de conscience.
Le malaise tragique que la crise économique fait peser sur les classes laborieuses de la % üle et des champs fait ressortir combien il faut que les vrais démocrates s'unissent et travaillent à l’organisation de la paix.
Je suis 1 ennemi des expéditions lointaines et partisan de la diminution des dépenses militaires, de la suppression des vingt et un jours, de la limitation des armements. Je suis
partisan d'un désarmement simultané et contrôlé, à condition que noire sécurité soit sauvegardée, et de l'élaboration de la paix définitive, dans le cadre de la Société des Nations,
La défense de la paix n'aura pas à la Chambre des Députés de meilleur défenseur que moi-même*
Citoyens,
Si vous voulez un député à Y avant-garde du Parti républicain, si vous voulez obtenir la réalisation de notre idéal qui est fait de liberté, de justice, de paix et de progrès, je demande à vous tous de vous unir sur mon nom. 11 faut que mon élection, le l6r mai, soit 3e triomphe du peuple.
Vive l'arrondissement de Lavaur I
Vive la République démocratique et sociale 1
Docteur E. COMPAYRÉ
Conseiller généra}*
Président de l'Association des anciens combattants.
TARN-ET-GÀRONNE
Circonscription de CASTELSARRASIN.
M. AUGÉ, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin, — 6.32Î voix*
Chers Concitoyens,
Cedant aux sollicitations aussi pressantes qu’aimables de vos élus et des militants républicains de l'arrondissement, je pose ma candidature à P élection législative du 1er mai.
Je m’étais d’abord associé avec cœur aux démarches réitérées tendant à décider mm amis Mi\3. Oaille et Presseq à être dans notre circonscription si profondément acquise aux idées démocratiques les candidats du pari! radical.
Nous avons dû nous incliner devant les raisons majeures invoquées par ceux que nous avions jugés dignes entre tous de représenter notre parti dans la consultation électorale du 1er mai, et, à mon tour, j’ai dû sur leurs instances et celles de vos élus et militants accepter l’honneur d’être le candidat du parti républicain radical et radical-socialiste*
G est dans ces conditions et sans autre ambition que celle de servir fidèlement votre idéal républicain et vos intérêts que j’affronte le scrutin.
Mon programme :
Il tient en quelques mots, me réservant de vous le développer au cours de la campagne électorale. J’accepte sur les plans politique, économique, laïque, pacifiste et social les généreuses revendications du grand parti républicain radical et radical-socialiste où se trouvent réunies toutes les légitimes aspirations populaires réalisables comme Ta dit le Président Edouard Herriot pour affermir la paix, créer Pondre européen, Je progrès de la démocratie en France et l'amélioration du sort des classes laborieuses.
Je suis sur que le parti radical placé entre ceux qui n’ont pas renoncé au retour des régimes autocratiques à jamais périmés et ceux qui rêvent de dictatures utopiques inconciliables avec notre respect de la liberté et de la propriété individuelles est apte, plus et mieux qu aucun autre parti, â solutionner pour le bien commun, tous les graves et angoissants problèmes de l'heure actuelle ; crise économique, menaces de chômage, défense des intérêts agricoles, commerciaux, industriels, artisanaux, sauvegarde des droits des anciens combattants et les autres questions importantes prévues, étudiées et exposées dans le large programme de notre parti qui s’affirme, à bon droit, tolérant, national et constructeur.
Mes promesses :
Elles seront brèves, précises et sincères.
9 du pays, élevé dans l’habitude du fçavaü, vivant au milieu de vous, je
m engage à mettre au service de notre cher arrondissement et du pays tout entier, toutes 66 9uatëtés que veulent J>ïen m’attribuer mes très bienveillants compatriotes.
Je me ferai une agréable obligation, en dehors des travaux parlementaires, de me tenir en contact permanent avec mes mandants.
Le mandat de député crée des devoirs sacrés à celui qui a l’honneur d’en être investi, tant envers ses concitoyens, que vis-à-vis de son pays. Ces devoirs je les remplirai.
Electeurs républicains,
En honnête homme, connaissant bien la valeur de ses engagements, je m efforcerai d'être, en toute conscience, le digne, le dévoué représentant d’un arrondissement auquel je suis attaché par toutes les fibres de mon cœur.
Plein de confiance en votre clairvoyance, votre bon sens et votre sage discernement, je fais appel à vos libres suffrages 1
Vive la République laïque, démocratique et sociale I
Ferdinand AUGÉ
Propriétaire, — Industriel*
Maire de Mas -Grenier.
Conseiller général de Verdun-sur-Garonne..
Candidat du parii radical-socialiste,
Circonscription de MOISSACh
M* Ethjbne BARON, radLcai-soeiafete*
Elu au premier tour de scrutin. — 5* 958 voix.
Citoyens,
11 est absolument impossible dans une lettre ou dans une affiche de faire contenir l'exposé de tout un programme; le mien, d'ailleurs, vous le connaissez ; c’est celui du parti radical et radical -socialisée qu’a si magistralement exposé, il y a quelques joos, le président Herriot à Cas tel sarrasin.
Ce programme est bien celui que l'immense majorité des Français veut voir se réaliser, puisque loua les candidats de droite ou d’extrême gauche impudemment nous rempruntent, n’osant pas, en public, exposer le leur* Je crois cependant devoir insister sur queliqiies points :
Est-ûl utile de vous répéter que pour moi les lois laïques et sociales de la Tl F République sont intangibles.
Est-il utile de vous redire que je poursuivrai la réalisation de Técole unique qui n est certes pas le monopole de renseignement mars qui tend à donner à tous les enfants, daas toutes les branches de F activité humaine, la faculté de poursuivre gratuitement leur instruction.
Vous le savez, et je pourrais faire appel d'ailleurs au témoignage des présidents des grandes associations de Tarn-et-Garonne, j’ai toujours soutenu les légitimes revendications des combattants et des victimes de la guerre. Ce que j’ai fait, je le ferai toujours.
No us voulons la p a ix .
Briand mort, nous voulons conserver son œuvre et la compléter ; nous nous dressons contre ceux qui, après avoir abattu F homme, voudraient abattre son œuvre. Et que ï ou ne nous accuse pas d’être des antipalriotes.
Patriotes, nous le sommes plus qu eus, car nous voulons soustraire notre pays à une nouvelle catastrophe qui, cette fois, l'engloutirait,
Nous nous refusons à voter des dépenses militaires inspirées par la routine, l’esprit do parade ou la spéculation, dépenses qui mènent le pays à la ruine; mais nous avons toujours voté eL voterons toujours les dépenses vraiment utiles à la défense nationale.
rtu point de vue financier.
\ ous connaissez tous notre situation. La nouvelle Chambre aura à restaurer nos finances fortement compromises par la gestion imprévoyante d’un Gouvernement qui a. laissé le trésor se vider des 17 milliards produits de l’effort effroyable demandé aux contribuables par le Ministère Poincaré eL économisés par lui et qui n’a su ou voulu prendre les dispositions nécessaires pour parer au déficit croissant de nos budgets. Ce déficit a atteint 2 milliards et demi pour l’exercice 1930.1931 ; 3 milliards pour l’exercice 1931-1932 ; plus de 2 milliards pour le budget 1932, compte tenu des recettes exceptionnelles. Pour le budget 1933, le déficit probable s’élèvera à 6 ou 7 milliards si aucune mesure n’est prise avant la fin de Tannée pour y remédier.
Il faut entrer résolument et sans faiblesse dans Y ère des économies* mettre fin au gaspillage et au vol ; il ne faut plus accepter aucune dépense qui ne soit productive ; iî faut surtout cesser ces prodigalités folles et incompréhensibles qui consistent à prêter l’argent à des Etals qui seront demain nos ennemis ou à le donner à des sociétés qui se sont ruinées et nous ont ruinés par la spéculation ; il faut protéger le producteur contre une fiscalité abusive et songer que le commerce honnête ne peut supporter un centime de plus d’impôt* II faut surtout que la démocratie unie se dresse contre cette nouvelle féodalité de la finance internationale qui nous opprime, nous ruine et nous démoralise.
Mon parti s honore cl avoir toujours été en fait un grand parti paysan et affirme la la nécessité de défendre l’agriculture nationale au milieu des graves difficultés qu’elle traverse par de» tarifs douaniers protecteurs et des contingentements rigoureusement contrôlés, La lutte conLre les trusts et les cartels industriels détenteurs d’un monopole de fait est un des articles de notre programme.
Mon parti préconise 1 extension du crédit agricole, les mesures de sauvegarde nécessaires à la viticulture, l’assurance contre les calamités atmosphériques, Taceession de 1 ouvrier à la propriété rurale, le développement dans nos campagnes de toutes les institutions qui peuvent retenir T homme à la terre. L’existence d’une classe agricole nombreuse et prospère est indispensable à la santé du pays.
Citoyens,
Ce que j’ai fait est un sûr garant de ce que je ferai : fidèle à mon programme, je l’ai été ; fidèle à mon programme, je le serai. Dévoué aux intérêts collectifs ou privés, je l’ai elé, je le serai demain; je resterai en contact avec vous et permeltez-moi d’espérer que mon reve deviendra une réalité : que demain je serai le député, non seulement du parti radical et radical-socialiste, mais du parti républicain tout entier comme je le fus le 29 avril 1928 et comme je le suis resté dans le courant de la législature.
^ive la République laïque, démocratique et sociale ! Vive l'arrondissement de Moissac 1
IÜtiexxe BARON Député sortant.
Circonscription de M O N T AU B AN .
M. ULRICH, radical indépendant.
Élu au deuxième tour de scrutin. — 9.677 voix.
Electeurs commerçants et industriels,
En 1926, vous avez accepté de faire des sacrifiées qui devaient utre temporaires.
Malgré les lois de juillet et décembre 1929 et d’avril 1930, vous restez surchargés detaxes et de contributions. Il serait peut-être temps, surtout à l'heure où la crise vous prend & la gorge, de penser à vous et de combattre ce qui vous attaque si dangereusement.
Que faut-il faire pour cela? Une politique d’économies qui permettra de réaliser ;
1" Le remplacement par une taxe unique de la taxe sur le chiffre d’affaires, injuste ri
incohérente ; . . , , -
2“ La modification profonde de la patente qui atteint constamment et dépassé souvent
lL ^MJn abattement à la base, pour les commerçants, au même titre que pour les autres
C°nlriob Remaniement de la loi sur la propriété commerciale pour assurer la sécurité du commerçant au moment du renouvellement du bail.
Il faut aussi simplifier le régime fiscal actuel en n’envoyant qu’une ^setde » d'impôts dans l’année et supprimer le contrôle vexatoire inquisitoria tes aD 1 *
Une grande réforme doit être réalisée, à laquelle j’apporterai la plus grande attention Elle se présente avec un caractère d’impérieuse urgence et do.t etre mise sans retard a
l’ordre du jour parlementaire.
Je veux parler de l’institution du crédit au commerce.
Rien aujourd'hui no se vend plu, ..»! 1* denrée. .l.m.nla.ros; on voit « > «A s’accumuler, tandis que le» frai» généraux msinliennent. Meme le comméré ,t , ,»»
actif considérable on marchandises court le risque, en lin de mois, de ne poutoi
à son échéance; et ces difficultés menacent de durer !... wiCole
Alors, il imporLe d’organiser le crédit au commerce, comme 1 a ete le credi . g A la catégorie la plus importante de contribuables, l’Etat doit faire une avance pou. per mettre le fonctionnement initial des caisses de crédit commercial. *( iqon surle
Pour l’organisation de ces caisses, on peut se reporter à la loi du 5 août L- ’ crédit mutuel et la coopération agricole et demander aux Chambres de voter promp ■ un texte analogue,
Marcel ULRICH Candidat républicain radical.
No 2145
Mo>t Programme agricole.
Agriculteurs,
Je liens à préciser ici quelles seront les principales directives de mon effort en votre faveur si vous me choisissez pour représentant.
Protection des produits nationaux.
Nécessité du maintien et du renforcement des tarifs douaniers toutes les fois que les produits agricoles étrangers peuvent venir concurrencer à prix plus bas nos produits nationaux.
Protection des fruits de Labié.
En dehors des droits de douanes, contingentement de l'entrée en France des produits étrangers pour éviter l'encombrement des marchés,
La France est le point de mire de tous les pays voisins, en raison des prix pratiqués chez nous ; Ü faut défendre le fruit de notre travail national contre la tendance d’envahissement de notre marché,
ïl faut utiliser d'abord les produits nationaux. Ne vaudrait-il pas mieux, par exemple, faire consommer par nos jeunes soldats, au lieu du « singe » américain, la viande fournie par les cul ti vat eu rs f ra n çai s ?
Politique des engrais.
Obtenir des engrais azotés aux meilleures conditions de prix.
Intéresser les agriculteurs et leurs organisations à l'exploitation des mines de potasse et à la fabrication des engrais.
Afin de limiter une hausse par une importation excessive , retenir en France les scories de déphosphoration nécessaires h notre agriculture.
Dèf ense pro fess io n ne lie *
Nécessité de constituer des groupements agricoles.
Appui aux chambres d’agriculture.
Aide large aux entreprises de progrès agricole des associations agricoles.
Lois sociales.
Remaniement de la loi sur les assurances sociales pour qu elle soit appliquée par la mutualité.
Meilleure application de la loi Loucheur aux campagnes en réservant le tiers de crédits qui lui est affecté pour une utilisation sur dix ou quinze ans au lieu de cinq années.
Les villes peuvent absorber tout leur crédit et celui non utilisé par les campagnes, parce qu'il est facile de construire en ville des immeubles qui ne perdent pas de leur valeur.
Dans les villages, au contraire, on ne peut construire du neuf, car une maison qui coûte 40.000 francs de construction vaut à peine 10.000 francs quand elle est édifiée. On ne peut songer qu’à des améliorations de batiments existants et l'occasion se présente le plus souvent, quand des jeunes gens se marient, pour y loger leur foyer. On ne fait pas de mariages en série comme les habitations à bon marché des villes. 11 faut donc une longue mirée d’application de la loi Loucheur aux campagnes pour permettre de relever et d'entretenir les maisons qui s'en vont en décrépitude dans nos villages.
Puisque c’est surtout pour installer des jeunes ménages qu’il faut aménager des maisons et que ces jeunes ménages n'ont pas encore (Tentants, il faudrait leur accorder des subventions, non plus de charges de famille, mais d’attachement à la terre, moyennant engagement d’y rester fixés une certaine durée de temps.
Diminuer les frai s , de succession en général.
Dans les successions directes (ascendants, descendants, frères, sœurs), réduire sérieusement les droits. Il ne faut pas contribuer au démembrement de la propriété, mais à son remembrement*
Augmenter les facilités d'accession à la petite propriété par le développement du crédit agricole* Jusqu'ici, les banques se sont bornées à prêter au commerce et à l'industrie* Pourquoi aussi ne pas aider les entreprises agricoles?
Améliorations diverses.
Qu'il fasse beau on mauvais, que le cultivateur travaille ou ne puisse pas travailler, rimpôt court toujours* Il faut donc éviter l’inquisition fiscale, vexatoire et injuste.
Certains intermédiaires abusent de la confiance du producteur et de celle du consommateur et, en définitive, c’est le paysan qui est accusé de tout-
II faut organiser les marchés*
Pour les familles nombreuses, l’Etat et les départements doivent accorder des dégrèvements, des primes plus fortes et abaisser, pour les membres de ces familles, la durée du service militaire.
Installer dans les petites communes ou agglomérations un paratonnerre protecteur à la mairie ou à l’église, ou au temple,
Éri 1931, la foudre est tombée 157 fois sur des groupes non protégés.
Kaire participer les campagnes aux avantages du progrès. Hâter l'électrification, réaliser le projet d'adduction d’eau et surtout améliorer les chemins. Jusqu’ici* on s'était passé d'électricité. L'eau se trouvait difficilement souvent (tel est le cas de Puylaroque, où les habitants doivent Tacheter), mais on en trouvait. Les chemins, eux, font parLie des premiers besoins. Depuis les premiers âges de l’humanité, c'est une de ses préoccupations et u fi de ses besoins essentiels* Il faut s'en occuper sérieusement.
Faire enfin tout ce qu'il faut pour que le travailleur de la terre ne soit pas défavorisé ou oublié.
Propriétaire moi-même et candidat des gens de la campagne, j'assure les cultivateurs, de mon dévouement à la réalisation de leurs aspirations,
Marcel ULRICH Propriétaire*