AVEYRON
Circonscription d’ESPALION.
M. Kl EL, indépendant.
Elu au premier tour de scrutin. — 8.449 voix
Mes chers Compatriotes,
Me voici donc arrivé à l'expiration du mandat qu’il y a dix-sept mois vous avez bien voulu me confier.
Elu le 13 juillet 1930, à une imposante majorité, j'ai été admis par la Chambre le 6 novembre suivant.
Dans ce court espace de temps, j'ai fait de mon mieux pour seconder vos efforts, aider à la réalisa lion de vos initiatives et me rendre utile à mes compatriotes et à mon pays. Vous aurez à apprécier si cette bonne volonté a atteint les résultats que vous étiez en droit d’escompter.
Politique générale :
Je vous ai dit que, républicain par sentiment et par raison, je soutiendrai les gouvermemeuts d’union nationale qui, depuis longtemps, ont la faveur de cet arrondissement. Je l’ai fait, me souvenant que l’un des principes fondamentaux de la République est la liberté dans la justice. Sur ce terrain, tous les Français peuvent se mettre d'accord. Je veux la liberté pour tous les citoyens, et dans tous les domaines, dans les esprits comme dans les lois. Je veux la liberté de conscience, la liberté d’association, et la liberté d’enseignement qui exclut tout monopole.
Dans les heures graves que traversent la France et le monde, les querelles intestines qui ont pu autrefois diviser la Patrie et que répudient les hommes qui ont gagné la guerre, doivent s’effacer devant l’impérieuse nécessité de lutter contre la détresse générale et de rétablir l’équilibre économique dangereusement compromis.
Telle fut la volonté du Président Poincaré qui sut rendre à la France, au prix d’Im^ menses sacrifices, sa prospérité en danger.
Telle est. aujourd’hui la pensée directrice de Tardieu qui fut son ministre et qui Teste son disciple le plus illustre et son ami.
On a parfois critiqué cette a politique de la prospérité et de la bonne humeur » (qualité cependant bien française) que Ton opposait aux difficultés présentes. Il n’en reste pas moins que la législature qui finit, est la première, depuis de longues années, qui, non seulement n'a pas voté d'impôts nouveaux, mais qui a fait des dégrèvements pour plus de 6 milliards et des amortissements de la dette publique pour près de 20 milliards.
Ces chiffres ne sont-ils pas plus éloquents que de grands discours ? Et comment ne pas constater que cette politique d'union nationale a fait de la France, aujourd’hui, le pilier le
plus solide de l’édifice économique dans un monde bouleversé par la crise, tandis qu’il y a peu d’années, dans un moment de p -aspérité généralement jamais atteinte, la politique qu’on voudrait lui opposer avait conduit le pays au bord de la faillite et de la ruine.
Si une politique doit être jugée s : - ses résultats, que peut-on répondre à ces faits?
Politique extérieure :
Mais quelle que soit la valeur d'une politique intérieure, rien de durable ne peut être tenté sans la paix dans la sécurité,
À cette œuvre, la France, et c’est son honneur, s’est attachée malgré les pires difficultés. Depuis Versailles, elle ira cessé de lui consentir les plus lourds sacrifices, consciente que, si elle est riche en or et en territoires, elle est pauvre du sang de ses fils qui est son bien le plus précieux.
A travers de nombreux Ministères, elle est toujouis restée la politique des Gouvernements et du pays.
Cette politique de conciliation n’a pas toujours atteint les buts si généreusement poursuivis. Elle méritait cependant d’être tentée. Ainsi, la France a donné à l'univers 3a preuve éclatante de sa volonté pacifique. D’autres nations portent la responsabilité du malaise qui pèse sur le monde; et si, malgré notre désir sincère, nous ne pouvons alléger le fardeau de nos armements, c’est que l’attitude de certains pays nous inspire des craintes pour notre sécurité et pour notre existence.
Politique économique :
A ces charges, viennent s’ajouter les conséquences désastreuses d’une crise sans précédent par sa gravité et par sa durée.
Partie d’Amérique, elle est née d’un accroissement de la production sans rapport avec l’augmentation de la consommation qui a conduit à f avilissement des prix.
La France se devait de protéger son marché intérieur pour éviter la ruine de ses nationaux. C’est ainsi que les Gouvernements Tardieu et Laval ont été amenés à pratiquer une politique de hauts tarifs douaniers, d’abord, de contingentement, ensuite, en dépit de redoutables oppositions et de sérieuses difficultés.
Politique agricole et commerciale :
C’est par de telles mesures énergiquement appliquées que, suivant la parole de Tardieu, dans son discours de Paris, l'agriculture française a pu être sauvée de la mort.
D’autres mesures les ont accompagnées pour parfaire l’aménagement des campagnes : électrification, adduction d’eau potable, reboisement, assainissement, désenclavement, chemins ruraux, habitations à bon marché, caisse d’avances aux communes, etc.
Pour tout cela, des milliards ont été votés, dont f arrondissement a largement profité.
Pour ma part, j’ai déposé plusieurs propositions de loi tendant à rétablir l1 équilibre au profit des campagnes et à les doter des moyens de communications et de transports conformes à leurs besoins.
J’ai demandé que les départements gros producteurs d ‘énergie électrique, comme le nôtre, puissent tirer un juste bénéfice de ces richesses. Si cette dernière proposition de loi est adoptée, ce sera bientôt, à raison de un centime par kilowatt exporté, une somme supérieure à 20 millions qui sera chaque année disponible pour 1 aménagement du pays sans charges nouvelles pour le contribuable.
J’ai fait récemment porter h 10 millions le crédit de 5 millions primitivement prévu au budget pour les chemins de désenclavement.
J’ai fait adopter par la Chambre un amendement au projet de loi sur la tuberculose bovine qui a pour but de préserver l’éleveur de bonne foi contre certaines manœuvres dolosives dont il était trop souvent la victime.
Je me suis associé aux mesures de dégrèvements en faveur de ^agriculture et du commerce.
J’ai insisté pour que soit accélérée la transformation actuel 1 ement en cours de Ihmpol sur le chiffre d’affaires en une taxe unique h F importation ou à la production sans néanmoins qu’elle puisse jamais être appliquée au producteur agricole.
Politique sociale :
Dans un monde industrialisé à l’excès, le travailleur doit être protégé. Par ma proposition de loi n° j5Û56, j'ai demandé que des facilités spéciales soient données aux ouvriers des régions rurales pour la construction ou l'aménagement d’une habitation salubre.
Les assurances sociales doivent être amendées dans un sens plus conforma aux mœurs et aux habitudes du pays. Je reprendrai mon amendement à la loi de finances n° 68 tendant à les rendre facultatives, pour remployé au moins, dans le cadre de la mutualité, et à décharger l’employeur de l'obligation du précompte.
Politique iï u a nci è re :
Les budgets de tous les Etats du monde sont en déficit; celui de la France est le moins compromis malgré les dégrèvements et l’accroissement des charges. En cette matière, une extrême prudence s’impose. L'heure est difficile ; la crise est grave. De lourds sacrifices sont imposés aux citoyens de ce pays. Ils doivent se répartir également sur l'ensemble de la nation : l'égalité est un principe républicain.
Compatriotes de Paris,
Je vous avais dit que je me considérais aussi comme votre représentant. Vous m’avez accueilli comme tel.
Souvent vous m’avez invité dans vos amicales. Chaque fois que je Pai pu, j'ai répondu à votre appel.
Notre tâche ne s'est pas terminée au soir de l'armistice. Nous nous devons encore à la nation. « Unis comme au front », suivant notre devise, restons les bons serviteurs du pays que nous avons sauvé.
Républicains de gouvernement,
Trêve aux lût tes stériles qui nous ont trop souvent divisés. La prospérité ne peut naître que de notre union.
Entre des hommes respectueux de la liberté et de la justice, il n'y ta pas de frontières.
La! République, juste aux 'puissants, tutélaire aux faibles, ouverte à tous, est notre sauvegarde.
Servons la France, et, avec Tardieu, travaillons à assurer, dans l'ordre .et la paix, la prospérité du pays.
Jean N I EL
Républicain ffnnion nationale.
Avocat,
Chevalier de la Légion d!honnear; Crois de guerre.
Ancien combattant.
Député sortant.
Girconscriptioii de MILLAU.
Mi. M 0 L I NI É j în d épe n dan 1 ,
Elu au premier tour de scrutin. — 7.219 voix.
Mes chers Conci tey en# ,
Par trois fois éLu comme votre rep résent a lit à la majorité absolue, nous venons vous demander le renouvellement de notre mandat.
Nous ne considérons pas le vote électoral sous l'aspect rabaissé d’un scrutin de clientèle cherchant à capter les suffrages par de vaines promesses, à enclore les électeurs dans les limites d'un parti fermé et tyrannique, mais comme un moyen de servir de plus près le pays de Millau, son agriculture déjà modernisée, ses industries, traditionnelles, sou commerce en plein essor, la. masse de ses travailleurs.
C'est à une politique d'après guerre dans la paix reconquise au prix de tant de sacrifices que nous vous convions : Politique de liberté contre un renouveau menaçant d'oppression cartelliste^ de justice sociale contre toute inégalité en droits, d'ordre contre le désordre dès longtemps provoqué et dont les principaux responsables sont eux-mêmes effrayés*
Nous sommes partisan de tous iss droits inscrits dans la Charte constitutionnelle. Ennemi des lois d'exception pour une catégorie quelconque de citoyens, nous demandons pour toutes les associations religieuses professionnelles et syndicales l'application d'une législation uniforme, consacrant l égalité de tous dans le droit commun.
Nous voulons, à côté d une école publique respactée et respectueuse de toutes les croyances , la liberté d'enseignement garantie par un statut normal d’équité. Nous ne connaissons pas deux écoles rivales, mais des écoles trémulation ou tout citoyen remplissant les conditions morales et techniques suffisantes, pourra enseigner sous la réserve des. mêmes diplômes. A l’école unique nous opposons F école pour tous, qui reconnaît chez fous les enfants de France les memes droits à parcourir les divers sLades, primaire, secondaire, supérieur, de l'enseignement.
Nulle loi de la République n'est intangible. Nous en avons assez, de luttes philosophiques ou confessionnelles, qui retentissent si péniblement sur les affaires civiles. Nous avons demandé une réforme des études dans les écoles normales d instituteurs. ,
La liberté de conscience doit être assurée par l'entente diplomatique sur les questions mixtes entre FEtat et l’Eglise,
Les catégories sociales ne doivent pas être opposées les unes aux autres, 11 est faux de prétendre que chaque profession ne puisse collaborer selon ses droits au bien être général et à la prospérité de- d'économie nationale.
Les intérêts de tous ne doivent jamais déborder de leur cadre professionnel pour s'opposer à la marche générale des affaires; mais le droit syndical et le- statut de la profession sont deux choses distinctes. C'est ? ce que nous exigerons des divers syndicats, ceux des fonctionnaires en particulier, dont nous avons toujours reconnu la légalité, notamment dans notre proposition de loi sur le statut du travail, déposée le 24 mai 1927 s
1° L'entente et la collaboration des classes;
2° L'accession vers la propriété individuelle favorisée par la loi sur les habitations â
bon marché dont , avec M* le Sénateur Monsservin, nous avons fait réserver un tiers de l'argent pour les salariés agricoles et petits propriétaires ;
La protection de la main-d’œuvre d'abord nationale, jointe à une politique d'immigration bien comprise.
Telles sont les trois formules du programme social réformiste, applaudi par la presque unanimité de la Chambre lorsque nous l’avons développé le 24 novembre 1922.
Nous faisons appel à une majorité républicaine très étendue, appelant les citoyens à s'unir non point sur des doctrines contradictoires, mais sur des directions fermes, respectant les tendances des partis décidés à s’unir quand le bien public est en cause.
Nous voulons la paix à l'extérieur, garantie par l’arbitrage, la sécurité, le désarmement réciproque, les alliances resserrées. Comme membre du « Comité interparlementaire *, nous acceptons les formules de la Société française pour la Société des Nations. La sécurité, nous la concevons assurée par les lois militaires que nous possédons et à la discussion desquelles nous avons pris part au point de vue de la mobilisation industrielle, régulatrice des réquisitions, prévoyant pour les contrats et les marchés à conclure avec l’étranger des modes étudiés de façon à éviter les scandales de ceux qui s'enrichissent outrageusement pendant que d'autres se battent et tombent.
Nous voulons une armée de défense disciplinée et forte où l'autorité des chefs se double d'urbanité vis-à-vis des soldats. La caserne, avec la réforme des conseils de guerre, le soin des régimes alimentaires, la suppression des peines disciplinaires, doit devenir une école d'obéissance librement consentie. Nos projets de réforme sur les hôpitaux militaires et les infirmeries régimentaires ont été acceptés.
Notre marine de guerre doit pouvoir assurer la liaison avec nos colonies qui devront être mises en valeur et, en cas de conflit, assurer la protection des transports.
Les services de l’aéronautique pour lesquels nous réclamons au moins un Sous- Secrétariat d’Etat, doivent, encouragés surtout parles Chambres de commerce, sans rien négliger des précautions de la défense nationale, être orientés vers le rayonnement de notre commerce intérieur et extérieur.
Les transports terrestres doivent être multipliés. Une politique nouvelle des routes doit être poursuivie par une transformation du matériel de l'entretien . Le personnel cantonnier a droit au juste salaire. Les dépenses productives doivent porter sur l’amélioration des transports automobiles. Notre programme de réparation et d'entretien des chemins ruraux doit être exécuté.
Nos ports doivent être mis en état et noire marine marchande encouragée.
A l’extérieur, nos exportations doivent être surveillées et garanties par des assurances consulaires*
Notre système fiscal doit être simplifié, nos impôts mieux sériés, comportant des abattements à la base notamment pour les commerçants.
L’impôt sur le chiffre d’aiTaircs, que je n'ai jamais volé, doit être progressivement remplacé par une taxe unique non à la production, mais à la première transformation delà matière.
Nous restons l’adversaire de l'impôt sur les salaires, si nuisible à l'épargne. Le réajustement des salaires et la péréquation des retraites doivent continuer à se réaliser.
La liberté de Lester et l’exécution des dernières volontés doivent être garanties, sans autre intervention de l’Etat que rétablissement d’un barème de droits de succession progressifs, mais non spoliateurs.
L impôt sur la première mutation d’immeubies et de fonds de commerce ne doit pas dépasser certaines limites.
Notre administration doit être réformée dans le sens de l'économie.
Les assurances sociales doivent être mieux adaptées aux modes de prévoyance et de mutualité, leurs caisses et le maniement des fonds doivent être sous le contrôle de l’Etat,
No 2145
mais sans trop stricte emprise. 11 importe d'intéresser les agriculteurs à s'assurer eu les couvrant de certains risques.
Le crédit immobilier doit être encouragé dans rétablissement des maisons ouvrières et une guerre constante doit être faite au taudis.
Dans notre arrondissement, la tannerie, la ganterie, la Fabrication du fromage ont toujours fait l'objet de nos préoccupations* Les industries jalousement protégées gagneraient à ce que leurs tarifs d'entrée à l’étranger soient rapidement abaissés.
Nous devons encourager nos agriculteurs en greffant sur la vieille expérience les applications du progrès moderne, lu confort par F électrification des campagnes en particulier*
Les monopoles existants ont été industriellement organisés ; nos ressources ne nous permettent pas cl 'en acquérir de nouveaux. La question de réforme des chemins de fer ne doit pas comprendre rabaissement des salaires, maïs la modernisation des moyens de transport. L'électrification et la circulation sur rails doivent être plus largement employées*
Toutes les ressources prélevées par voie d’impôt doivent servir à équilibrer le budget, à nous outiller nationalement, à amortir îa dette, à soulager les moins fortunés*
De même que nous avons reçu la consigne â Versailles, comme délégué des Etats généraux de la France meurtrie, de ne point laisser toucher à la charte des pensions, de même, nous acceptons les revendications des mutiles du travail, jugeant d’après notre pratique personnelle que ceux atteints par une maladie professionnelle définie ont droit à une juste indemnité. Nous demandons la justice pour la délivrance de la carte du combattant et que F allocation de î *200 francs soit transformée en retraite.
En résumé, nous désirons une politique de liberté, d'ordre, de justice sociale, de paix intérieure et extérieure.
Si nous avons trouvé imparfait le jeu de certains articles du Traité de Versailles et nous sommes opposés à certains accords, nous devons chercher à régler en toute équité la question des dettes interalliées et maintenir les chuses du plan Young qui nous assure, par annuités* l'intérêt de T état des payements, arrêté à Londres et calculé à un taux inférieur.
Tel est notre programme d’Union républicaine nationale et sociale. C’est celui auquel vous voudrez bien faire confiance le 1er mai en nous accordant vos suffrages* Il y va du maintien de vos libertés, de la protection de vos affaires,
11 faut que notre redressement financier, si heureusement commencé par le Gouvernement Poincaré, se poursuive normalement et sans heurts. L'actuelle politique de MM. Tardieu et Laval, que nous avons adopLée, assurera par une majorité républicaine noire avenir matériel et moral*
Aux urnes donc, mes chers Concitoyens, pour la République toujours meilleure orientée vers la rénovation économique et les réformes sociales pour la France pacifique.
Pas d'abstentions dont le Cartel qui tombe espère profiter l
Dr J. -A* MOLINIÉ
Député de Millau,
Chevalier de le Légion d’honneur*
Croix de guerre.
Membre de la Commission des affaires étrangères*
Circonscription de RODEZ.
M. Louis BONNEFOUS, U. R. D.
E)a au premier tour de scrutin. — 13.390 voix.
Mes chers Compatriotes,
Mandaté paria Fédération républicaine de France comprenant, les groupes politiques qu. ont soutenu de leurs votes les Gouvernements Poincaré, Tardieu, Laval je me pré ente de nouveau à vos suffrages, avec la conscience d’avoir fidèlement rempli Je mandat do^ vous m aviez honoré en 1928. at clont
Mon programme reste le même, et, comme précédemment, si vous le sanctionnez de
admVOtM ’ J® *U,VPai ,a politique si nettement exposée par le président Tardieu dans les i trahies discours qu il vient de prononcer ù Paris et à Giromogny.
Je vous rappelle les éléments essentiels de ce programme.
Politique de paix à l’extérieur :
Organisation de la pais tendant n la confédération des n.üons européenne, sur le le. ,a.neeo„on"qne et à tenr protection réciproque par une force internationale mis. an
U Fr“ce' “iV"' b pl"” "P“é * Gené',e P” S* ™pX««nta»U de
^onriÎ"mem“t Pr°t"ni‘ e‘ >imull“é d*ns “P»1» compatible avec la
Politique de paix intérieure :
Maintien de l'ordre social, contre tous les fauteurs de désordre, de façon crue chacun puisse travailler dans la tranquillité. V q acun
définitive Tdw' T U t°1lérance* !e resPecl de .toutes les libertés, la renonciation
Politique de relèvement économique :
cières^ ^Tu^prog ra*m mè* cTou tdlara pro^ress j ve > au fur et à mesure des disponibilités linan-
assurer le fonctionnement régulfer et f&ond^toïs PréSldCüt Ti,,;dieu> de <'aC™ * sociale, et à prévenir le chômage. ' r°uages constituant la machine
Protection du commerce et de l’industrie :
fonfs Lanier, et éelÛlge». ^E^potal 7è“7 **
fiscales les concernant. (Abattement à la , • , pomt de* charS'es
Soutien de l’artisanat L ' n , ' UmqUe à la Production, etc.) -
bancaire. * pom e vue corporatif, juridique, commercial et
Politique de défense agricole :
Continuation des efforts méthodiques du président Tardieu, l'ami des paysans, pour assurer avant tout la prospérité de l’agriculture, qui conditionne la prospérité du commerce et de r industrie.
Protection de ia propriété, aussi bien contre les prétentions socialistes visant à ï expropriation totale, que contre l’étatisme sournois tendant à l’absorber peu à peu par une série de mesures dangereuses, telles que l’extension des monopoles, le prélèvement sur le capital» l’aggravation dos droits de mutation, etc.
Politique du blé, du bétail, du vin. Mesures douanières. Contingentement.
Politique de voirie rurale et de désenclavement, tous les villages et hameaux devant être pourvus de chemins d'accès convenables, dépense sans doule considérable à envisager, mais essentielle et pour laquelle l’Etat doit s imposer les sacrifices nécessaires.
Caisse autonome d’assurances contre les calamites publiques.
Développement du crédit agricole.
Etc.
Politique de progrès social :
Extension et perfectionnement des mesures d’ assistance déjà prises.
Dévetoppement de l'hygiène. — Lutte contre la tuberculose, le cancer, la syphilis*
l'alcoolisme.
Révision de la loi sur les assurances sociales, excellente dans son principe, mûis trop imprégnée d’étatisme, trop brutale dans son application, trop complexe dans son fonctionnement, et qui! importera de remanier profondément dans le cadre de la mutualité.
Politique familiale :
Encouragements de pins en plus accentues aux familles nombreuses.
Allégement des charges fiscales, par l’application du quotient familial aux impôts directs, la suppression de la patente, etc.
Vote familial, sans lequel le suffrage universel n'est qu'un vain mot.
Respect du droit sacré des pères de famille, quant à l'éducation de leurs enfants*
Politique de réparation envers les anciens combattants :
Maintien des mesures prises en faveur des anciens combattants, spécialement au cours de la dernière législature.
Satisfaction donnée, le plus largement possible, dans l'avenir comme par le passé, k leurs légitimes revendications*
Compression courageuse des dépenses publiques.
Résistance énergique aux surenchères démagogiques.
Continuation de l'oeuvre d’amortissement de la dette.
Réforme, dans le sens de l'allégement, des finances départementales et communales.
Simplification et coordination de notre système fiscal, de façon que chaque contribuable puisse comprendre aisément sa feuille d'impôts.
Telles son t les mesures qui me paraissent conformes an bien du pays et à vqs propres intérêts*
Au cours des réunions de ces derniers jours, j'ai recueilli un peu partout impression que la grande majorité des électeurs étaient reconnaissants à Tardieu de l’œuvre de restau-
s— si“” *»
ddvo».™"" * ’ ' b0" 01 >’ ™“! ""«"«U. !W«„o. de mon entier
Vive la France !
Vive Ja République I
Br Louis BONNEFOUS
Chevalier de la Légion d'honneur.
Propriétaire agriculteur.
Député sortant.
Circonscription de SAINT-AFFRIQUE.
M, Emile BOB EL, républicain socialiste. Elu au premier tour de scrutin. — fi. J 53 voix.
Vous me connaisses, puisque je suis depuis' huit ans votre député • vous aven on
les devoirs nouveaux qu’imposent les difficultés Usucs dTlacrise économique!1 ^
Politique étrangère :
Jjcs agitations causées par la crise notamment on ahùtï1a jamais la politique de paix par la Socié tTZL lons 7 V*
sera aux gouvernements futurs , , 1 q J d eputé, EJ le s impo-
Politique de défense paysanne :
récîamLo^ faveur de ^culture, j’ai
I« .dd»=tion! d'eau potable. J .j p, é P™! !S , ■ * ' 'lœl",,oal'“" d“
particulier lee f m J rur.u,, “
d' °°i"V Tdre
d’accords douaniers, indispensables à nos commerces 'locaux : Romitforf t ■ P°htlque besoin de débouchés extérieurs pour être prospères Je continuerai h t* ’ S*“ e"e’ qUI ont
a“é 1 " *§»£ VÆzïï îtesari;
pays et qui sont, trop souvent, sacrifiées. Il faut développer par tous les moyens le bienêtre clans les campagnes. Si elles devenaient désertés; ce serait la décadence rapide de la France, Elevé depuis mon enfance parmi les paysans aveyronnais, je connais et j'apprécie leurs qualités de labeur et d'intelligence. On ne fera jamais trop pour eux.
Questions d'enseignement :
Avec la grande majorité du Parlement, à laquelle se sont associés les gouvernements Tardieu et Laval, j ai volé la loi célébrant le cinquantenaire de l’école laïque et les mesures prises pour faciliter aux enfants de familles modestes l'accès de toutes les carrières auxquelles ils peuvent prétendre par leur intelligence et leur travail. Je me suis associé au vote de la Chambre proclamant que la liberté d'enseignement est une loi fondamentale de la République.
L’œuvre scolaire de la République doit être maintenue et complétée : enseignement post-scolaire, enseignement agricole et technique, bourses d'apprentissage, liaisons plus étroites entre les divers ordres d’enseignement, tels sont les plus problèmes urgents.
Politique d'assistance sociale :
J'ai voté la loi des assurances sociales, telle quelle était proposée par MM. Tardieu et Laval, mais je sais qu'il faut la perfectionner et la simplifier, surtout pour les agriculteurs, Ce sera l’œuvre de la prochaine législature de faire rendre à cette loi les bienfaits que les travailleurs en attendent tout en remédiant aux Inconvénients signalés*
Membre du groupe de la famille, je me suis associé à ses initiatives en faveur des familles nombreuses, pour lesquelles le législateur doit avoir une sollicitude particulière :
Politique économique et financière :
La stabilisation du franc, pour laquelle j'avais lait une campagne efficace, a été réalisée. J ai soutenu jusqu'au bout M. Poincaré, que sa santé a malheureusement obligé à quitter le pouvoir. J’ai critiqué à diverses reprises lés gouvernements suivants lorsqu'ils n'ont pas mis au premier plan les intérêts de l'agriculture et des paysans*
La situation financière très prospère laissée par M* Poincaré a fait place au déficit. Une gestion sage sera nécessaire pour équilibrer le budget et permettre à notre commerce, à notre industrie, à notre agriculture de sortir de la crise dont ils souffrent.
J ai collaboré, comme rapporteur, au vote de la loi sur l'outillage national, qui devra être complétée et développée. Le chômage doit être combattu par des travaux du Ldi té publique ; 1 ouvrier français préfère gagner sa vie en travaillant que toucher des secours en chômant. Nos campagnes manquent de routes, d’électricité, de téléphones, d'eaux potables; il faut penser aux travaux nécessaires en France avant de prêter nos milliards à Tetra nger ou de les utiliser dans des entreprises d’utilité contestable, comme dans le transsaharien*
Politique fiscale I
Lorsque l'amélioration de la situation économique permettra des dégrèvements, il faudra tout d’abord s’attaquer aux impôts sur les bénéfices agricoles et commerciaux, si injustes pour les petits agriculteurs et petits commerçants ne pouvant tenir une comptabilité, La réforme des finances départementales et communales, que j’ai réclamée et partiellement obtenue devra être poursuivie, et diminuera les charges des petites communes, qui ne peuvent subvenir aux dépenses indispensables, notamment pour les chemins et aussi pour l'assistance aux vieillards, et l'assistance médicale gratuite. L’Etat doit surveiller les monopoles de fait, par lesquels de puissantes sociétés prélèvent des bénéfices injustes sur les consommateurs et les travailleurs, notamment pour îcs engrais chimiques*
Anciens combattants et victimes de la guerre ;
Ancien combattant moi-même, je continuerai à soutenir les revendications légitimes de ceux qui ont sauvé la Patrie parleurs soufTrances eL leur sang. Je veillerai à la réparation des injustices commises à Fégard de trop nombreux Français à qui Ton refuse la carte çt la retraite du combattant qu'ils ont pourtant bien méritée.
Politique militaire et navale :
Aussi longtemps que des nations voisines resteront troublées et menaçantes, la France devra avoir une armée et une marine suffisantes pour assurer sa sécurité» La loi d'un an due à mon ami M. Painlevé, est maintenant appliquée, comme je l’avais promis. Je continuerai à m'attacher à la réduction des charges militaires, trop lourdes pour notre budget* dans toute la mesure compatible avec la sécurité de la France, dont la grandeur et le prestige sont une garantie de paix. Je soutiendrai le projet d'armement de la Société des Nations, proposé par M- Tardieu et dont l’idée première est due à Léon Bourgeois, auquel j’ai eu îc grand honneur de succéder comme Président de T Associa lion française pour la Société des Nations,
Politique locale :
J’ai fait tous mes etïorts pour que la ville de Saint-Àfïrique soit digne de son rôle de chef- lieu d'arrondissement, notamment par la construction d’un hôpital moderne, bientôt achevé, ou malades et blessés de tout l'arrondissement, pourront être soignés et opérés aussi bien que dans les grandes villes.
Malgré les retards dus aux inondations, la ligne de Saînt-Affrique à Albi a été aclieAÔe par l'Etat et livrée à la Compagnie du Midi.
Mes chers Concitoyens,
Mon programme est un programme de réalisation. Nous devons travailler pour la paix et la prospérité du pays dans la concorde républicaine. Pour cette œuvre, mon concours sera acquis à tout, gouvernement faisant cette politique de paix, de réalisations pratiques» d entente entre tous les républicains. Je resterai inébranlablement attaché à la liberté de conscience et à la liberté d enseignement»
Egalement ennemi des extrémistes de gauche et de droite, je suis, avec T immense majorité du pays, parmi ceux qui veulent suivre le milieu de la route, sans verser à gauche, dans le fossé de la révolution ni s'embourber à droite dans l’ornière de la réaction.
Vous m'avez fait confiance en 1924 et 1928 : les élections municipales et cantonales ont confirmé votre volonté d’orienter notre arrondissement dans la voie du progrès; vous jugerez si je me suis montré digne de votre confiance et direz si vous voulez que l'arrondissement de Saint- Affrique ait un représentant républicain, également attaché à la grandeur de la France et à la prospérité de son pays natal.
Émile BOREL
Membre de l'Institut. — Ancien Ministre.
Propriétaire il Saint-Paul-des-Fonts.
Maire de Saînt-Àflrique. — Conseiller général de Cornus»
Président de l'Association française pouz- la Société des Nations.
Président du Comité français de Coopération européenne.
Membre du Conseil national économique.
Officier de la Légion d' honneur. — Croix de guerre.
Député sortant.
Candidat de T Union de tous les Républicains et de Défense paysanne.
Circonscription de VILLEFRANCHE-DE- ROUER GUE.