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IX. — Reconnaissance nationale

Envers les combattants, les mobilisés et les victimes de la guerre.

Ainsi, le parti socialiste s'affirme comme le défenseur de tons ceux qui produisent, sans distinguer cfttre les travailleurs intellectuels et les travailleurs manuels, entre les ouvriers et les paysans, et clans tous les domaines il cherche à les protéger, à soutenir leurs véritables intérêts, à les libérer de toutes les servitudes que le régime fyit peser sur eux. Dans k dernière législature, j ai voté tous les projets destinés à améliorer le sort des humbles, qu'il s'agisse de l'agriculture, du commerce, de l'industrie, des salariés de l’industrie privée ou des agents des services publics, des paysans, des petits commerçants, des petits industriels et artisans, des petits retraités, des médaillés et des mutilés du travail, des anciens combattants et victimes de la guerre*

F lus que jamais le parti socialiste symbolise les aspirations profondes des travailleurs vers la justice et des peuples vers la paix.

Je vous demande de lui faire confiance.

Le scrutin du P1 mai assurera dans notre arrondissement de Montbéliard, si attaché à k démocratie, la continuité d une tradition que ne déconcertent point les audaces nécessaires de la pensée et de Faction.

Je ne sépare pas le socialisme de la République,

Ils sont indivisibles, comme la République et la nation.

La victoire du socialisme sera celle de tous les travailleurs unis dans le même idéal de liberté, de justice et de fraternité.

Vive l'arrondissement de Montbéliard!

Vive la République du Peuple !

René RUCKLIN

Docteur en droit, Député sortant.

Candidat du parti socialiste (S. F. I. 0.}.

Circonscription de FONTARLIER.

M* PER NO T, union républicaine démocratique * EJ u au premier tour de scrutin, — 6.600 voix.

Mes chers Concitoyens,

Mon programme d aujoard hui s’inspire des mêmes principes que mon programme d’hier.

Je ne vous ferai pas plus de promesses qu 'autrefois.

Je me bornerai a signajer les questions essentielles et à marquer les buts vers lesquels on doit tendre,

II faut :

Organiser la paix extérieure dans le respect des traités eL la sécurité de nos frontières ;

Assurer J’équilibre du budget;

Faire des économies rigoureuses, en simplifiant une administration vieillie, en réorganisant les services publics et en supprimant les emplois inutiles ;

Lutter contre la crise économique, en poursuivant la politique des grands travaux publics ;

I roteger les diverses branches de la production nationale ; agriculture, industrie,, artisanat ;

Défendre le petit commerce contre les excès d'une fiscalité tracassière ;

Protéger les économies des petits épargnants contre les entreprises de spéculateurs sans scrupule ;

Elargir les bases de la représentation nationale en instituant le vote familial et le vote des femmes ;

Poursuivre la réalisation du progrès social au profit de tous les travailleurs, en veillant avec une sollicitude particulière aux intérêts de ceux qui ont souffert de la guerre et en allégeant les charges des bons citoyens qui assurent l’avenir du pays, en élevant une famille nombreuse.

Pour accomplir cette tâche, au milieu des graves difficultés de l'heure présente, il faut un Gouvernement fort, c'est-à-dire un Gouvernement qui, soutenu par une majorité compacte et fidèle, n’en soit pas réduit à vivre au jour le jour,

La constitution de cette majorité implique la réconciliation des républicains de Gouvernement, c'est-à-dire de tous ceux qui, meLtant au-dessus de toute discussion la fidélité au régime parlementaire et à l’idéal démocratique, sont décidés à assurer :

La paix extérieure dans la sauvegarde des droits de la France ;

La^ paix intérieure dans le respect absolu des consciences et le développement du progrès social ;

Le respect de la propriété individuelle ;

L équilibre rigoureux du budget.

Si vous voulez bien me renouveler voire confiance, cesi à cette réconciliation nécessaire que je continuerai à travailler avec énergie, afin de donner au Gouvernement l'autorité dont il aura besoin pour mener à bien les prochaines négociations internationales et pour réaliser à l’intérieur les réformes indispensables.

Le très grand nombre de voix que vous avez bien voulu m'accorder en 192S atteste que je n’ai pas été seulement félu d’un parti politique*

Je fais appel aujourd'hui, comme il y a quatre ans, non seulement à mes amis de toujours, dont j'ai si souvent éprouvé le zèle et îe cordial attachement, mais à tous les républicains, a tous les patriotes, à tous les hommes d’ordre*

L’avenir de ta France est en jeu.

C'est f union qui a sauvé le pays en 1926.

C’est l'union qui lui permettra de conjurer les périls de demain.

Vive la République l

Vive P arrondissement de Pon tarder !

G eu h ges PE R N OT

Chevalier de la Légion d’homieur*

Croix de guerre*

Député sortant*

Ancien Ministre*

Candidat de VUnion nationale républicaine dn Doubs*

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