M. BARTHE, S, F, I, O
Élu au premier tour de scrutin. — 9.^05 voix.
M. Barthe ifa pas publié de profession de foi.
Circonscription de LODÈVE,
M. Gesmaik MARTIN, radical indépendant.
Elu au premier Lour de scrutin, — 6.393 voix,
La lâche de demain.
Demain, la fâche du Parlement sera lourde et pleine de difficultés.
Il faut remettre de l’ordre en matière financière, lutter contre les conséquences de la guerre et de la crise, résoudre le problème du déficit des chemins de fer, après réorganisation des services de transports.
Une politique d'économie s’impose, ce qui ne veut pas dire qu'on doive faire supporter aux traitements et aux salaires, nécessairement, le poids des compressions de dépenses.
On. devra trouver, dans une modification du rôle de la Caisse d’amortissement et après une révision de toutes les dépenses et de leur utilité, les ressources annuelles indispensables
à F équilibre budgétaire* i
Lo recours à des impôts ou à des taxes nouvelles doit etre ecailc, La Irapçe sucçomoe
sous le poids des charges fiscales.
Dans le but de l'allégement des impôts et pour la clarté des feuilles d'impositions, il faut améliorer les lois financières, les simplifier pour obtenir plus de justice, développer le calcul forfaitaire en matière de bénéfices agricoles et hâter la révision des valeurs cadasr traies,
H est nécessaire d'organiser le contrôle des grandes entreprises, sans entraver l'initiative privée ; d’assurer la défense des épargnants trop souvent dépouillés par des imprudents et des aventuriers.
Des ententes commerciales doivent être conclues pour assurer à la fois la protection légitime de notre agriculture, de nos industries et un régime d'échanges en harmonie avec les intérêts des peuples en présence.
À l'intérieur de la nation, il faut tendre à l'abaissement du coût de la vie par la répression de la spéculation.
Dans le domaine social, nous entendons favoriser la protection des familles nombreuses, organiser la lutte contre les fléaux moraux et sociaux, par une amélioration du Ministère de la Santé publique.
Si la crise se prolonge et maintient le chômage, il faut prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter aux victimes les privations et les souffrances dont ils ne sont pas responsables.
La loi sur les assurances sociales doit être améliorée, notamment en ce qui concerne le régime des exclus et son application dans l'agriculture.
Le manifeste de la Confédération nationale des combattants et victimes de la guerre contient une série de clauses et de revendications que j’accepte et d’accord avec la Confédération, dans la limite qui permettra de donner satisfaction aux intéressés « sans dépasser les capacités financières du pays ».
Afin d’assurer la paix, tout doit être tenté pour rapprocher les peuples ; la yolontê unanime du pays, sur ce point, n'a d’autre limite que le souci d’assurer la sécurité.
La défense des intérêts du Lodévois .
En ce qui touche aux intérêts régionaux, le premier devoir d’un représentant du Midi est de poursuivre V amélioration de la loi sur la viticulture du 4 juillet 193) . Elle fut rendue imparfaite par la coalition de multiples intérêts opposés aux nôtres*
Le développement de la production des vins d'Algérie suscite de légitimes inquiétudes. 11 importe de trouver une solution conciliatrice des intérêts de la viticulture, de la France et de l'Algérie, menacés par la surproduction et l'abus de plantations nouvelles dans ces dernières années.
Même problème en ce qui concerne les intérêts des producteurs d’olives*
Les populations du Larzac et de TEscandorgue doivent être l'objet d'une sollicitude particulière, car la crise les atteint durement.
L'alimentation en eau, l'assainissement des villages, l’entretien des bâtiments communaux sont à poursuivre sans relâche.
Aux habitants de la plaine, comme à ceux des plateaux, il faut assurer un plus large concours du crédit agricole pour les aider à surmonter la crise.
La politique des améliorations des chemins ruraux, nécessaires aux exploitations (avec le concours de l'Etat.), doit être continuée.
Nous entendons maintenir aux travailleurs du tissage et de la mine une collaboration dévouée qui a eu, dans le passé, une efficacité certaine, et qui, dans l'avenir, ne saurait être atténuée.
Le tourisme peut et doit être développé dans le Lodévois. La radiodiffusion, conformément au projet que j’ai préparé, doit être mise à ia disposition des communes rurales, afin de diminuer leur isolement*
Les circonstances difficiles du temps présent m'imposent îe devoir de ne pas vous faire d'autres promesses. Je ne pourrais point les tenir.
Vous méconnaissez, après quatre années de rappoats loyaux et souvent amicaux.
Toutes les convictions et croyances ont été respectées. Aucune faiblesse n a été co -
en ce qui concerne i école laïque et son essor.
Je n’ai de goût à la lutte que pour défendre l’ordre contre le désordre, la liberté con re
la tyrannie, la propriété individuelle contre l’expropriation collective.
}Je demeure volontairement à votre disposition, confiant dans votre decision. Hommes à l’esprit droit, vous resterez en défiance contre les démagogues.
On me reproche d’avoir été hostile à de folles prodigalités !
J’ai défendu les contribuables et les producteurs. Ai-je eu tort?
Votre verdict répondra. En attendant, j’ai confiance dans le bon sens de la race.
Vous ne vous priverez pas dos connaissances techniques et de la puissance de travai tou SlZr qui ! fait tout sou devoir à l'égard de la République, de l'Etat et des eommunes de la circonscription.
Vive la République démocratique et sociale î Vive la circonscription de Lodève !
Gesmàix MARTIN Député sortant. — Ancien Ministre.
lr0 circonscription de MONTPELLIER.
M, de RODEZ BÉNAVENT, indépendant.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 1 .339 voix
Mes chers Concitoyens t
Certain d’avoir fidèlement rempli le mandat que vous m’avez confié en 1928, je me représente à vos libres suffrages.
La législature qui se termine avait une lourde tâche a remplir :
Liquider la retentissante faillite du cartel des gauches ; ......
Sauvegarder dans toute la mesure possible nos intérêts et nos creances à 1 extérieur.
Pour cette œuvre de redressement, le collaboration de tous les partis d’ordre était néeesssaire ; certains ne l’ont pas compris et ont inauguré le système stérile des exclusives
Ct d Si U majorité les avait suivis, où en serions-nous ? Conscient de finteret supérieur du pays, je m’honore d’avoir fidèlement soutenu la politique d union de f oincaré, de lardieu
'“‘'’LW. do 1. majorité a élé toute do loyauté ot do prudonoo. D.». 1. cri.e mondial, actuelle la France est la moins atteinte. Et, si socialistes et socialisants navaienf de parti pris,6 torpillé le plan d’équipement national présenté par Tardieu en 1930, 500.000 ouvriers auraient pour longtemps du travail assuré.
Travailleurs, commerçants, industriels,
Rappelez -vous les désastres financiers de 1924 à 1926 et leurs conséquences. Rappelezvous la confiance mise on déroute par l’union des gauches. . . Poincaré, Laval et Tardieu se sont dressés contre les querelles stérilisantes de partis et la lutte des classes. Leur politique constructive est la nôtre, parce que, seule, elle peut assurer à nouveau le redressement économique.
Viticulteurs,
Vos préoccupations sont les miennes; je connais vos intérêts ; je les ai touiouis défendus avec énergie, J
Pas plus que la crise générale, la crise viticole n’a sa cause en France. En France il n’y a pas de surproduction vidcole. Tout notre mal vient de l’invasion croissante des vins privilégiés de l’Algérie, ,
II faut arrêter leur concurrence. Il faut égaliser entre la métropole et la colonie les charges fiscales, économiques, sociales, ainsi que la surveillance de la régie.
Après cela, on pourra alléger les charges qui nous accablent pour ne retenir que les mesures les plus normales : répression des fraudes, interdiction du sucrage, distillation des vins défectueux, droits de douane vraiment protecteurs, propagande inLense pour le vin.
En tout cas, ce n est que par l’union étroite de tous les viticulteurs que nous pourrons obtenir ces mesures et d autres encore, qui sauveront notre pays de la ruine.
A.u point de vue social '
Anciens combattants, je suis des vôtres. Gomme par le passé, je continuerai à vous apporter le même appui, le même dévouement.
Artisans, je suis pour la réalisation du programme économique et social de l'artisanat fiançais, contre les colossales et internationales entreprises.
Ouvriers, je lutterai contre le taudis et contre la vie chère.
Vieux travailleurs, je faciliterai aux exclus l’application des avantages des assurances
Sportifs,
Vous savez que de tout cœur je suis avec vous et que je le prouve en favorisant de tout mon pouvoir et de toute mon activité les sports que vous aimez. Je me suis intéressé spécialement à la prospérité de vos vaillants clubs de football, aussi bien pour améliorer les terrains de jeu que pour développer le succès de nos équipes locales : équipes modestes de nos villages et grandes équipes des villes comme celles de Montpellier et Ganges.
Je resterai toujours au premier rang des amis du sport, pour conserver à notre circonscription la place qui doit être la sienne, c’est-à-dire la première, dans les progrès chaque jour réalisés. r 0
Mes chers Concitoyens, •
La situation demeurera très délicate aussi longtemps que la crise mondiale fera peser sur tous es Etats européens la désorganisation et l’incertitude. La moindre faute aurait
incacu a es conséquences. Mais la faute irréparable serait défavoriser l’accession directe ou indirecte aes socialistes an pouvoir.
II ne faut pas se le dissimuler ;
Si nous recommençons l’expérience Blum-IIerriot de 1924 ;
Rappelez-vous ce que Tardieu vient de dire à Giromagnj : « Ce serait, le franc à moins d'un sou, c’est-à-dire la misère pour tous, n
La fraction du parti radical qui tourne le dos à T union nationale pour se jeter comme en 1924 dans les bras des S. F. I. O. fait peser sur la France la pire menace , la menace socialiste.
Partout ou le socialisme a pris le pouvoir, il a vidé les coffres de l’Etat et semé le désordre- En deux ans de gouvernement, les travaillistes anglais ont abattu la livre- sterling, comme le cartel des gauches avait abattu le franc, et donné à l'Angleterre 1 ,700*000 chômeurs de plus !
Parce que vous ne voulez pas cela : vous voterez contre le socialisme et contre ceux qui font avec lui des arrangements pour le second tour.
Electeurs,
Vous connaissez mon programme qui tend au progrès social par la prudence et Tordre dans la sécurité.
Je veux la prospérité dans la paix, par une sage politique d’union nationale, la collaboration des classes, l'accession des travailleurs à la propriété, la justice fiscale, des économies budgétaires, l'apaisement à l’intérieur et à l'extérieur, la liberté dans Tordre.
Je veux la France pacifique, en securité et prospère*
Pour m’aider à mettre en œuvre ce programme, eL à défendre nos intérêts, je compte sur vous comme vous pouvez compter sur moi.
J’attends avec confiance le scrutin du !sr mai.
TL de RODEZ-13ÉNÀVENÏ
Député sort mil
2e circonscription de MONTPELLIER.
M. A LES, radical-socialiste.
Elu au premier tour de scrutin. — 8,497 voix.
Mes chers Concitoyens,
Je viens vous demander le renouvellement du mandat que vous avez bien voulu me confier il y a quatre ans. Ce mandat, je me suis e [forcé de le remplir avec toute la sincérité et tout le dévouement dont je puis être capable.
La quatorzième législature a eu à résoudre des difficultés d’ordre intérieur et à ordre extérieur.
A l’intérieur :
Crise économique qui a d’abord frappé les pays étrangers, et qui a fini par nous atteindre, niais avec moins d’intensité ; surproduction et sous -consomma lion ; troubles bancaires et économiques : voilà les faits.
Le chômage, conséquence de cette crise, doit être combattu, à mon avis, par la réalisation de grands travaux, par l’exécution du "programme d’outillage national, par l’aide financière apportée aux départements, aux communes, qui organisent, en accord avec les industriels et les commerçants, les améliorations souhaitées. Cette question, relative au chômage des travailleurs de toutes catégories, a attiré, dès son origine, Y attention bienveillante des pouvoirs publics.
Nos représentants au Sénat et à la Chambre n'ont pas hésité à ouvrir de larges crédits au profit des chômeurs.
Les assemblées départementales et communales ont suivi leur exemple et, soit par le travail ou les allocations, la crise grave dont nous étions -menacés a été en partie enrayée, et, en ce moment, la situation des travailleurs, dans notre pays, tend à devenir meilleure.
Mais, en vue de l’avenir, la question chômage devra être résolue par nos futurs représentants, à Sa Chambre et au Sénat, Si vous me faites l'honneur de me renouveler le mandat que vous déjà confié, vous pouvez compter sur mon modeste, mais très dévoué concours moral pour solutionner cette très importante question, plus particulièrement d'ordre social.
Le chômage doit être également combattu par le maintien de Y activité économique du pays, qui permettra de poursuivre les projets d'électrification des campagnes, de construction d’écoles, de réfection des chemins, d'adduction d'eau, etc.
Les questions de politique internationale n'ont cetsé de tenir en éveil l'attention des divers gouvernements qui se sont succédé.
À 1* extérieur ;
Sans abandonner les droits imprescriptibles résultant, pour la France, de l'exécution des contrats, nous avons faiL toutes les concessions compatibles avec L'honneur du pays. La politique instaurée par le grand apôtre de la paix, le regretté citoyen Aristide Briand, a été une politique de conciliation et. de pacification internationale. Partisans nettement déterminés de la paix basée sur la collaboration étroite entre les peuples et sur la loyauté et le respect des contrats, nous sommes décidés à continuer cette politique, à condition de sauvegarder l’honneur et la dignité de notre pays et éviter de nouveaux conllits à l'avenir.
Nous sommes partisans du désarmement, mais seulement lorsque l’arbitrage aura été décidé et la sécurité garantie. Nous adoptons la trilogie ; arbitrage, sécurité, désarmement. Tant que cette condition n’aura pas été remplie, nous continuerons à accorder les crédits militaires necessaires à la défense nationale.
Dans l'ordre social, les réformes suivantes ont été réalisées : allocations et retraites du combattant, amélioration du sort des grands mutilés, aveugles, amputés, tuberculeux, veuves, orphelins et ascendants, bonification du régime des retraites, loi de péréquation des pensions, loi du 13 juillet 1928 sur les habitations à bon marché, loi sur les assurances sociales, qu’il est nécessaire de remanier en accordant aux sociétés de secours mutuels la place qui leur est due, sans peadre de vue la situation financière si angoissante du pays; d'autres réformes restent encore à accomplir : notamment les revendications des poudrières; celles justifiées des vieux travailleurs (hommes, femmes), âgés de 60 ans et plus, seront l'objet de toute notre sollicitude.
Quant à la question de la péréquation des pensions, nous pensons que la nouvelle Chambre la réglera définitivement à la satisfaction de tous. En ce qui concerne la politique viticole, de nombreuses séances ont été consacrées à la discussion du statut viticole : loi du i,r janvier 1930, loi de îa suppression du chiffre d’affaires et son remplacement par une taxe umque; dénonciation des accords du 7 mars 1928 avec l'Italie et élévation des droits de douane de 55 francs à 84 francs; loi du 4 juillet 1931 ; ceîle-ci a soulevé, à juste Litre, des protestations véhémentes et devra être modifiée par la nouvelle Chambre. Mais le problème viticole ne sera véritablement résolu que par la disparition du péril algérien et par d autres mesures telles que la suppression des piquettes, du sucrage et son remplacement p^r l’usage des moûts concentrés, la diminution des droits de circulation et de transports, etc.
Après ce qui a été fait, il reste encore beaucoup à réaliser : Combattre le dépeuplement des campa gnes qui, à l’heure actuelle , constitue un des problèmes des plus angoissants pour l’avenir de notre agriculture ; faciliter Taceession à la propriété des ouvriers agricoles par la diiïusion des coopératives ; lutte à organiser contre la vie chère ; révision des patentes et dégrèvement des contribuables ; application rigoureuse des lois d'hygiène sociale contre le taudis, la tuberculose, etc,; amélioration de la race par une meilleure organisation de la culture physique et des sports ; encouragement à l'artisanat.
Une exploitation plus rationnelle des richesses de notre domaine colonial, de nature à ne point porter atteinte aux intérêts de la métropole est une nécessité idéluctoble.
L'enseignement public sera, comme toujours, l’objet de notre préoccupation; nous sommes partisans de la gratuité à tous les degrés en même temps que de la liberté de l'enseignement.
Je rappelle que le parti radical, axe de la politique républicaine, veut l’évolution de la démocratie dans Tordre; la légalité et le respect des opinions et des croyances religieuses dans le cadre des lois et règlements que le pays s'est librement donnés.
Par dessus tout, il veut non pas la lutte des classes, mais une entente sincère et une collaboration étroite entre les patrons et les ouvriers, le capital et le travail; le respect absolu de la propriété individuelle est sa règle.
Ennemi de toute dictature d on qu'elle vienne, il aura, dans la nouvelle législature, pour mission, de grouper autour de lui toutes les bonnes volontés, pour améliorer les lois en vigueur, en étudier de nouvelles, appelées à donner plus de bien-être à tous et surtout aux humbles et aux déshérités, 11 aura aussi à veiller sur les agissements de la finance internationale et à réprimer les excès de la spéculation si désastreuse pour les ■intérêts du pays. U favorisera toutes les formes de l’activité nationale, qui concourent à la richesse et à la gloire de la France,
J ai à peine besoin d’ajouter que, comme toujours, je serai le défenseur vigilant de nos richesses et de nos gloires régionales et locales ; je veux parler, d’une part, de la viticulture, dont j’ai soutenu, de toute mon énergie, les légitimes revendications ; d’autre part, de notre magnifique Université, que nous continuerons à faire doter de toutes les ressources néees saires pour lui permettre de mériter et d'accroître le bon renom dont elle n’a cessé de jouir dans le monde entier*
Mes chers Concitoyens,
SI je suis, à nouveau, honoré de votre confiance, soucieux de réaliser nos légitimes espérances dans une République laïque, sociale et largement tolérante, dégagée de tout sectarisme, je suivrai la ligne de conduite que je me suis tracée, que vous connaissez tous, et dont je ne me suis jamais départi : continuer à travailler pour le bien commun, comme je lai fait à l'assemblée départementale, comme ancien président du conseil d’administration des caisses de caves coopératives, comme membre du crédit mutuel agricole, et à la Chambre des Députés.
Mari us A LES Député sortant*
Conseiller général de F Hérault.
Chevalier de la Légion d’honneur.
Propriétaire- viticulteur.
38 circonscription de MONTPELLIER.