‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 107 sur 266 · Partie éeonomiqm · texte numérisé non relu

Partie éeonomiqm

1“ Repos d*uo jour par semaine ou interdiction légale pour les employeurs de faire travailler plus de six jours sur sept; réductIoD légale de la journée de travail à huit heures pour les adultes; interdiction du travail des enfants dans les ateliers privés au-dessous de quinze ans et de quatorze à dix-huit ans; réduction delà journée de travail à six heures;

2° Surveillance protectrice des apprentis par les corporations ouvrières;

Minimum légal de salaire, déterminé chaque année diaprés le prix local des denrées, par une commission de statistique ouvrière ;

4** Interdiclion légale aux patrons d^employer les ouvriers étrangers à un salaire inférieur à celui des ouvriers français ;

5° Égalité de salaire à travail égal pour les travailleurs des deux sexes;

6*» instruction sclentiûque et professionnelle à tous les enfants, mis, pour leur entretien, à k charge de la société, représentée par TÉtat et par les communes ;

7^ Mise à la charge de la société des vieillards et des infirmes du travail;

8* Suppression de toute immixtion des employeurs dans radministfation des caisses ûtivrières de secours mutuels, de prévoyance, etc», restituées à la gestion exclusive des ouvriers ;

9^ Responsabilité des patrons en matière dkccidents, garantie par un cautionnement versé par remployeur dans les caisses ouvrières et proportionnel au nombre des ouvriers employés et aux dangers que présente l'industrie;

iü” Intèrveiilion des ouvriers dans les règlements spéciaux des divers ateliers; suppression du droit usurpé par les patrons de frapper dkne pénalité quelconque leurs ouvriers sous forme dkmendes ou de retenues sur les salaires (Décret de la Commune du 27 avril 1871);

5 1° Annulation de tous les contrats ayant aliéné la propriété publique (banques, chemins de fer^ mines, etc.)» et Texploitation de tous ies ateliers de TÉtat confiée aux ouvriers qui y travaillent;

12® Abolition de tous les impôts indirects et transformation de tous les impôts directs en un impôt progressif sur le capital.

Pi^ùgmmmù agricole.

Minimum de salaire fixé par les syndicats agricoles et par ies conseils municipaux, tant pour ies ouvriers à la journée que pour les loués à l'année (bouviers, valet de ferme^ filles de ferme^ etc*) î •

Création de prud^hommes agricoles;

Interdiction aux commîmes d’aliéner leurs terrains communaux; amodiation parTÉlat auxcommunes de terrains domaniaux, maritimes et autres actuellement incultes; emploi des excédents de budgets communaux à fagranclisBement de la propriété communale ;

Attribution par la commune de terrains concédés par FÉtat, possédés ou achetés par elle, à des familles non possédantes associées et simplement usufruitières avec interdictioû d'employer des salariés et obligation de payer une redevance au profit du budget de Fassistance communale;

5^^ Caisse de retraites agricoles pour les invalides et les vieillards, alimentée par un impôt spécial sur les revenus dé jà grande propriété;

6° Achat par la commune de machines agricoles et leur location au prix de revient aux cultivateurs ; création d'associations de travailleurs agricoles pour l’achat d'engrais, de grains, de semences, etc*;

7® Suppression des droits de mutation pour ies propriétés au-dessous de 5*000 iraocs;

Réduction par des commissions d'arbitrage, comme en Irlande, des baux de fermage et de métayage, et indemnités aux fermiers et aux métayers pour la plus-value donnée par eux à la propriété;

Suppression de Farticle 2102 du Code civil, donnant aux propriétaires on privilège sur la récolte; suppression de la saisie brandon des récoltes sur pied ; constitution pour le cultivateur d’une réserve insaîsissable, comprenant les instruments aratoires, les quantités dé récolte, semences, fumiers, tètes do bétail, indispensables à Fexercice de son métier;

10^ Révision du cadastre, et en attendant la réalisation de celte mesure générale, révision parcellaire par les communes;

11® Cours gratuits d'agronomie et champs d'expérimentation agricole;

12® Etablissement d'un droit de douane, prohibitif sur les raisins secs*

Le bureau du eongrls : Président d'honneur, Aussmag; président, Badad, conseiller d'arrondiseement socialiste de VUleveyrac; assesseurs, Gros, ancien maire de Mèze ; Boisnet, Lié, de Gaoges ; secrétaires, Alexis Memou, de Cette ; Antoine Léopoui, de Montbârin*

Circonscription de SAINT- PONS.

M. Louis GROS-BONN EL,

Élu au tour de scrutin;

Mes chers concitoyens,

Après la démarche si flatteuse et toute spontanée que les délégations de la plupart des communes de l’arrondissement sont venues faire auprès de moi ; en présence du dernier et pressant appel qui m’est adressé par la vaillante population répubiicaine d’Olonzac, je croirais manquer à mon devoir de démocrate et de républicain, si je n’écartais sans hésiter les motifs personnels qui me retenaient dans le. rang et si je refusais encore le très grand honneur qui m’est offert de porter le drapeau de la République radicale à l’élection du

20 août. . .

Je cède donc aux instances des nombreux amis politiques qui ont bien voulu s’adresser à moi de tous ies points de l’arrondissement, et je viens répondre à leur appel,

Citoyens,

Ma profession de foi sera brève, Les longues phrases sont inutiles entre

gens de cœur. ...

Mon plus grand désir est d’être, au milieu de vous, le candidat de l’apaisement et de la concorde. Tous mes efforts auront pour but d'amener et de maintenir, dans notre bel arrondissement, entre nous tous, l'union indispensable, source féconde de progrès, de force et de liberté.

Mes opinions politiques sont connues. Ma famille est depuis longtemps aux premiers rangs de l’armée républicaine ; j’ai moi-môme déjà combattu pour les idées de tolérance et de justice sociale que je viens aujourd’hui défendre au

milieu de vous. .

J’accepte, dans sou intégralité, le programme Goblet(l), résumé du minimum des réformes réclamées et attendues, par la démocratie, depuis de si longues années.

Je connais les besoins de l'arrondissement et je sais quelles sont les questions qui l’intéressent et doivent plus spécialement être étudiées i .

Question du crédit agricole — de la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse — de l’assistance publique dans les campagnes ~ du régime forestier, qu’il est indispensable et urgent de inodilier d’une façon sérieuse, de ma-

(l) Voir le programme de M. René Goblet auï électeurs de la Seine.

nière à ne pas entraver Télevage du bétail dans nos contrées — la question de liberté du plâtrage des vins — de la suppression de tout impôt sur les vios et autres boissons liygiémqaes — de protection de nos produits nationaux — de voies de communication et en particulier du chemin de fer de Bize à Azille et de Saint-Pons à Bize*

Citoyens, les longs programmes ne sont pas les réformes assurées, et mieux vaut une question étudiée et mûrie que mille promesses trompeuses, pour la réalisation desquelles dix législatures ne suffiraient pas.

Soyez cependant persuadés que j'apporterai toute mon intelligence et toute l^énergîe de mes facultés à la réalisation intégrale du mandat que vous m'aurez confié.

Électeurs,

Vous allez, dans quelques jours, avoir la parole*

Sî vous voulez dans notre arrondissement une politique d^lntolérance, de personnalités, d’intimidation et d’intrigues, cherchez un autre que moi.

Si, au contraire, vous êtes les défenseurs d’une politique de conciliation, d’union, de concorde, de travail, de progrès, de liberté,, d’une politique dont i'uuique but sera d’amener dans le pays plus de justiee, plus de fraternité, plus d’aisance et de bieu-êlre;

Groupez-vous tous autour du drapeau radical, que malgré tout et avec votre appui, nous saurons mener à la victoire* , ^

Vive la République!

Louis CRÛS-BOfîNEL, candidat républicain radical.

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