Réforme de la loi des patentes
16, Vote obligatoire et personnel de chaque député.
17. Referendum ou consultation directe des électeurs par les députés ; à régler par une loi,
18. Assimilation aux fonctionnaires des députés convaincus d’avoir trafiqué de leur conscience. Dans ce cas, l’application des circonstances atténuantes et de la loi Bérenger serait suspendue,
19, En présence de l’impossibilité où paraît se trouver le pouvoir judiciaire de réprimer les crimes, délits et contraventions relevés dans les affaires du Panama, amnistie pleine et entière pour tous les crimes, délits et contraventions politiques jusqu’à ce jour.
Electeurs l
Vous ayez à choisir entre un homme agissant dans la plénitude de son indépendance et un fonctionnaire salarié, dont les votes sont à l'avance acquis au gouvernemeaL quel qu’il soit,
A vous de décider.
Vive la France I Vive la République I
l.-D. BRiGE, conseiller général,
Vice-président de la Société centrale d’agriculture, Maire de Montauville,
Le Comité républicain indépendant recommande chaleureusement aux éleo teurs de la circooscription de INancy la candidature deM, Brice, qui répond à ses vœux et lui inspire la plus entière confiance.
Vive la France I Vive la République 1 ‘
Le Comité républicain indépendant.
Vu le Candidat : J,-D. BRICE.
2? circonscription de NANCY.
M. A. PAPELIEB,
Elu au 1®' tour de scrutin.
Mes cbers concitoyens.
J’ai l’honneur de Bolliciter le renouvellement du mandat quevous avez bien voulu me confier en 1889.
Nommé à une époque où le corps électoral était profondément divisé, j’ai fait mes eCTorts pour rétablir la concorde si nécessaire à la grandeur de la France.
Profondément attaché à la République, je l’ai défendue contre ses ennemis.
Exécuteur loyal du programme qui m’était tracé, je me sais consacré aux lois d’affaires plus profitables au pays que les discussions irritantes on les interpellations stériles.
Comme membre des grandes commissions de l’agriculture, du travail, des chemios de fer et de la navigation, j’ai étudié les projets qui intéressent les agriculteurs, les ouvriers, le commerce et l’industrie.
11 m’est permis de rappeler que j’ai pris part à la discussion publique des lois sur les douanes, sur les boissons, sur les patentes, sur les transports, sur les impôts directs et indirects et sur les lois annuelles du budget.
Si vous m’honorez de votre confiance, je continuerai à m’occuper dans le môme esprit que'par le passé des intérêts généraux du pays sans négliger les intérêts particuliers de notre région.
Je maintiendrai notre législation douanière, si favorable aux travailleurs des villes et des campagnes.
Je m’attacherai à faire aboutir les lois destinées à venir en aide aux classes laborieuses, chambres d’agriculture, répartition plus équitable de l’impôt, crédit agricole et ouvrier, assurance contre les accidents du travail, caisses de retraites, sociétés de secours mutuels, caisses d’épargne.
Je m’efforcerai de faire prévaloir une politique d’ordre et d’économie, je m’associerai comme je l’ai fait à toutes les mesures destinées à réprimer ou à prévenir les scandales financiers.
Partisan de la paix religieuse, je désire que tous respectent la liberté des consciences.
Depuis quatre ans, vous m’avez vu à l’œuvre, vous avez pu juger si j’ai rempli mon mandat avec l’indépendance qui convient à votre élu; étranger à toutes questions de personnes, dévoué aux idées d’union, de progrès et de liberté, fidèle serviteur de la République.
L’accueil bienveillant que vous me faites chaque fois que je suis au milieu de vous me prouve que nous marchons d’accord.
Je persévérerai dans cette voie, mes actes d’hier vous répondent de ceux de demain.
Vive la France I Vive la République!
A, FAFELIKR, député sortant.
3^ circonscription de NANCY,
M. H, HENEION,
Élu au tour de scrutin.
Mes chers concitoyens,
Le congrès républicain m’a désigné comme candidat à la députation pour la troisième circonscription,
Vous me conuaissez d’ancienne date.
Membre du conseil municipal de Nancy depuis dix-huit ans, conseiller général du canton Ouest depuis 1S89, j’ai mis iont mon dévouement au service de la République, j’estima que rien ne vaut, pour en assurer le maintien, un Gouvernement stable, capable de défendre, avec Tordre, toutes nos libertés; que ce principe de stabilité n’exclut point une politique progressive, conforme aux idées démocratiques.
Ma profession de médecin m’a mis dans la confidence de bien des misères. J’ai vécu au milieu des travailleurs, apprenant à connaître leurs épreuves et à apprécier leur courage.
Je donuerai toute ma sollicitude à Tamélioratipn du sort deà ouvriers, à Tétude d’une répartition équitable de Timpôt et à la question des caisses de reiraîte.
C’est de tout cceur que je me consacrerai aux prqbléihes si intéressante de l’assistance et de Fhygiène pubhques-
Je crois le moment venu de s’arrêter dans la voie des grosses dépenses.
Je suis de ceux qui tiendront la main à une expérience loyale et complète du nouveau régime douanier* auquel notre agriculture et notre industrie sont évidemment intéressées.
Je crois enfin qu’il importe de preudrf des mesures de prévoyance çt de répression, pour mettre un terme aux scandales ûuanciera qui, en portant la misère chez les particuliers, pourraient compromettre îa fpjtune publique,:
Le régime républicain est aujourd’hui le Gouvernement inqonteaté du pays-
Il a relevé la France et garantit pour l’avenir sa grandeur et sa prospérité. Si vous me faites l’honneur de m’appeler à vous représenter, vous pouvez compter sur ma Ûdélitë à la démocratie et à la République.