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Supiiression du Sénat; mandat impératif

Art. 3. — Suppression du budget des cultes.

Art. A. — Couda rnnatîon d- la politique de conr|uêtes et d’aventures lointaines ; droit de paix et de guerre réservé à la nation.

Art, 5. — ^îagist^alüre élue ; extension de !a compétence du jnry au correctionnel et au civil ; justice gratuite.

6^ — Décentralisaiion adininisiratîve,

7, Réforme égaîilaite de notre régime économique et s ^cial; impôt unique, progressif et proponionnsd sur le capîial et le revimu ; abolition immédiate de la p resta non en nature,

Â[ipl]Caiioii réelle du service militaire à trois ans, égal et obligalûiro pour tous.

Art.O. — Création d’asiles pour les orphelins et les invalides du travail; Caisses de reîraites pour les ouvriers^ âgés.

Art. 10, — Snppression des monopoles miniers, \

]'^>30ute à ce programme: qu'il est nécessaire qu’une loi protège la liberté des syndicats et les iniéréta sacrés du salaire des ouvriers syndiqués, au lieu

de les livrer au bon plaisir des patrons et aux tracasseries policières^ sous prétexte de « liberté du travail »>.

Enfin, que tout député soit tenu de donner lecture à la tribune des clauses de son mandat, du texte de ses promesses électorales, immédiatement après la validaiioii de ses pouvoirs et de son admission prononcée par le Président de la Chambre.

Chers concitoyens, ■

Laîssez-moi tous rappeler, après les articles de ce mandat, que c’est la huitième fois que je yiens aolllciter vos suffrages* Sept fois, en vingt amiées, YQiis m’avez honoré de votre confiance comme député : Mercil

Je ne crois pas avoir démérité*

Mais à vous surtout, mes électeurs, mes amis du canton de Saint-Pierre, qui, même sous TEmpire et depuis sa chute, m’avez tant de fois élu, à vous, dix fois merci 1

Mes ennemis qui sont les vôtres, citoyens, me reprochent d’être vieux; maïs ils ne savent donc pas que le souvenir de mes luttes contre l’Empire qui m’a proscrit, contre la République sans républicains de Thiers qui m’a mis en prison.,* ils ne savent donc pas que ce passé, vivant dans mon souvenir, réveille en îîiOQ cœur toutes îea ardeurs vivaces nécessaires pour combattre Popportunisme, qui est la République des bourgeois amis des pots-de-vin, entachés de Panama, c’est-à-dire im régime qui ment k son nom , car c’est la République sans république : c’est le nom sans la chose 1

Ahl pauvre démocratie ouvrière i toi qui ne connais pas les chèques, toi qui es le nombre, ia force et le droit, tu seras donc toujours bernée, trompée**, fusillée, par ceux qui, lorsqu’ils sont candidats, se disent si dévoués à tes intérêts î Sou viens-toi de ce régime où la police que tu payes t’assomme dans les rues etsous lequel on a commandé aux soldats, tes enfauts, le massacre odieux des ouvriers de Fourmiest

Citoyens,

J^ai toujours demandé, proclamé et défendu les améliorations et les réformes républicaines politiques et sociales. J’ai défendu la causa des petits et des faibles contre l’atteinte des gros et des puissants*

Mon dévonernent à ta République n’a jamais varié. Méprisant ceux qui veulent vivre d'elleau lieu de vivra pour elle et solidarisant ensemble les intérêts du peuple avec ceux de la République, je suis prêt, comme’ dans le passé, à tous les sacrifices pour les défendre*

Recevez, chers concitoyens, l’assurance de mon fraternel dévouement*

TÜRIGNÏ, député sortant* Candidat républicain socialiste.

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