‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 209 sur 266 · LE SENNE · texte numérisé non relu

LE SENNE

2® circonscription du 17® arrondissement de PARIS. M. Ernest ROCHE,

Élu au tour de scrutin.

Citoyens,

Il y a quatre ans, vous me faisiez le suprême honneur de me confier un mandat législatif. Vous savez comment je Tai rempli.

Ma conduite, mes actes, mes votes, mes discours, ont été lumineusement exposés à vos yeux par le /owfna^ officiel lui-mème,

11 n'appartient qu'à vous de me juger, de dire si je suis encore digne de

votre confiance et capable de défendre vos intérêts dans Tavenir, comme je les ai défendus dans le passé.

L’avenir... c’est demain, c’est la prochaine législature où de grandes et graves questions vont être agitées.

Énumérons-les rapidement.

Acculés à l’abîme d’un effroyable déficit de trente-trois milliards, qui se creuse chaque année, il va falloir aborder résolument la réforme complète de l’impôt, si nous voulons éviter la hideuse banqueroute.

La Banque de France, gouvernée par des banquiers sans patrie, sans conviction, n’ayant qu’un morceau d’or à la place du cœur, va demander le renouvellement de son privilège ; il faut le lui refuser et restituer à l’État républicain français cette source de nos richesses nationales.

Mais prenons garde I Ges hautes puissances financières ne reculeront pas devant l’achat des consciences, et il faudra que des hommes intègres veillent à éviter un nouveau Panama.

La présidence de la République va être vacante. Constans, dans la coulisse, attend l’occasion de saisir le pouvoir et d’y recommencer ses brigandages. Nous serons là pour lui barrer la route I

11 nous faut à tout prix la révision de la Constitution et la suppression du Sénat. Si vous voulez, citoyens, en plein congrès, je me lèverai pour les demander.

Les grandes questions sociales, qui secouent la vieille Europe, attendent des solutions efficaces. Réglementation internationale du travail ; suppression des monopoles ; déchéance des grandes compagnies de chemins de fer ; participation aux bénéfices ; juridiction des prud’hommes étendue aux employés d’administration, du commerce et de l’industrie, etc., etc.

Le petit commerce, écrasé, a besoin de secours ; la suppression des octrois, et leur remplacement par un impôt sur la richesse, ne saurait être reculée.

Avant l’Exposition de 1900, le Métropolitain s’impose.

Enfin, et cela résume tout : je proclame comme principe fondamental de toute République démocratique et sociale le mandat impératif, que j’ai déjà affirmé et que je proclamerai à nouveau.

Citoyens,

Voilà, résumé à grands traits, le travail parlementaire auquel il faudra prendre part dans la prochaine législature.

A vous de choisir celui qui vous représentera le plus dignement.

Élu par vous, c’est-à-dire par le peuple, je ne reculerai devant aucun danger ni devant aucun obstacle. Je suis, et je veux rester une sentinelle avancée de la République.

Les menteurs, les affameurs, les voleurs et les assassins me trouveront, ' comme par le passé, debout pour les démasquer et les flétrir.

Le peuple, lui, me trouvera toujours prêt à le servir et à le défendre.

Vive la République I

Ernest ROCHE.

La fédération dos comités rèpoblicains socialistes révisionnistes du dix- “ iss3«.e». . adress6 l'appel eeivapt aua dleCeur. rev.B.on..Btes

des Batignolles-Épinettes :

Citoyens,

appuis quatre ans, nous sommes demeurés sur la brèche, attentifs obser-

rSt . ™a Be.a.eB, c„

ftoê resmjle - Hélas 1 - de la fidélité aux principes

'‘“"“'r Hou,, dMensem du suUraBe universel,

Fourmies ami des pauvres et des malheureux, auxquels il a tait 'as‘i “er Sta deux cent mille trancs que Constaus ne voulmt pas remettre a 1 As-

ttftTiénubliaue nul n’avait osé produire a la tribune : le mandat impératü. c e dirfla glrantle du suffrage universel contre les trahisons de son mandataire.

Ce députè'faiU^onneur à notre circonscription. Nous le conserverons, car

"““'“es dédaigneux

et d’attaques impuissantes, seront fiers, comme nous de faire sortir de urne,

au premier tour de scrutin, le nom du citoyen Ernest Hoche.

Vive la République i

Les comités :

Le groupe fraternel des Amis du Peuple. — Siège social : 3, point ' le slrdtaira StoStal, Passa.», !5, rue David i le trésorier, Marmsu,

u°coSrèpubllcain sodsliste reyisionnislo du dix-septième ment. - Siège social i SI, rue Broohant, le président, Omo», S6, rue des

“Te comité sodalisle révolutionnaire du dh-sepiiéme anondissoment i la

secrétaire, Bôrnemnd^ 19, rue Dautancourt*

Le cercle républicain démocratique des Batignolles-Épmettes. S g social 32 rue Bàlagny; le président. Gbaü, 17, rue de la Jonquière.

Le comité socialiste révisionniste des Batignolles. Siege so.cva . , ru

Hardinet' le président, NueYj 55j rue Balagoy* , m

Le comité républicain socialiste révisionniste /ndépendant {Batigoo - Épinettes). - Siège social: 21, rue de la lonquière, le président, Ch. Lasy , vice-président, J r Dcbûis,

1'^ circonscription du 18° arrondissement de PARIS. M. Marcel SEMBAT,

Élu au 2‘ tour de scrutin.

PROflnAUHE LÉCISUTIP.

Citoyens,

Vous voulez que les élections de 1893 délivrent la République des réactions antisocialistes de toute nuance ; qu’elles détruisent l’opportunisme, auquel nous devons les scandales financiers et les persécutions contre les syndicats ouvriers; qu’elles engagent la démocratie dans sa voie véritable, celle de la solidarité, de rémancipation prolétarienne, de la République sociale.

Pour cela, vous devez imposer à l’élu des Grandes-Carriérea un programme nettement socialiste, qui résumé les revendications sur lesquelles tous sont unanimes et dont la réalisation doit être exigée de la prochaine législature.

Dans ce programme, les réformes sociales sont le but principal et les réformes politiques ne sont que leur instrument indispensable.

Avant tout, exigeons la révision de la Constitution, imposée bon gré mal gré au Sénat et votée par une Constituante ayant mandat d’opérer la suppression du Sénat et d’organiser le mandat impératif, sans lequel la représentation nationale est nue duperie, et le refermdum démocratique.

Effaçant nos divisions par une amuistie plénière, maîtres d’un instrumen politique affranchi d'entraves réactionnaires, nous exigerons les réformes traditionnellement inscrites sur les programmes, mais que le peuple ne peut espérer qu’après les grandes réformes que nous venons d'énumérer. Elles en sont les conséquences reconnues par tous les démocrates ;

Séparation des Eglises et de l’Etat. — Suppression de la présidence de la République. — Décentralisation. — Réforme administrative, —Réforme judiciaire. — La France aux Français I — Interdiction des fonctions publiques et mandats électifs à quiconque n’est pas né Français. — Instruction intégrale accessible à tout citoyen.

Page 1