M. E. PHILIPON
Élu au i" tour de scrutin.
Électeurs républicains de rarroodissement de Nantua,
Je viens, pour la troisième fois, me présenter à vos suffrages.
Pendant les huit années que j’ai eu Phonneur de vous représenter, je nai jamais eu d’autre souci que la délense de la démocratie, d’autre préoccupaüon
que la prospérité et la grandeur du pays.
j’ai voté les lois scolaires et la loi militaire, la loi sur 1 arbitrage entre patrons et ouvriers, la suppression des octrois, la diminutiou des frais de
sein de la Commission des douanes et devant la Chambre, j'ai défendu énergiquement les intérêts agricoles et industriels de l’arroudissement de Nantua, Sur ma demande, des.droits protecteurs ont été volés w les pâtes de bois, sur les objets de tournerie, sur les articles d’Oyonnax et de Samt-Claude,
sur les fromages et sur les bois.
Partisan de l’extension des droits des communes en ce «pu concerne la gestion de leurs forêts, j’ai déposé une proposition de loi en ce sens.
j’ai toujours voté et je continuerai à voter U suppression de 1 exercice chez les débitants, mais je ne saurais admettre que cette disposition inique et vexatoire soit transportée cliez les propriétaires récoltants. Je veux l’égalité des ans
et des autres dans la liberté. ..... j u -iio,,..»
A l’avenir, comme par le pa.s3é, je défendrai donc le droit des bouüleurs
de cru qui u’est qu'une conséquence naturelle du droit de propriété. ^
La réforme des impôts, telle devra être l’œuvre maîtresse de la prochaine Chambre. Si j’ai l’honneur d’en faire partie, je voterai l’impôt sur le revenu, le dégrèvement de l’impôt foncier, ia suppression progressive des taxes de cousommation qui pèsent plus lourdement sur le pauvre que sur le riche, et ootamment le dégrèvement intégral des boissons hygiéniques {vins, cidres et bières), la suppression de l’exercice libre chez les débitants et chez les marchands en
^ '*^'je continuerai à voter, à l’avenir, comme je l’ai fait par le passé, ta séparation des Églises et de l’État.
Les questions sociales préoccupent à bon droit tous les hommes ep g Je volerai les lois relatives à la création du crédit agricole et populaire, à 1 assurance contre les sinistres agricoles, â l’organisation de l’assistance médicale gratuite, à l’assurance des ouvriers de l’agriculture et de l’iadastrie contre les
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accidents, le chômage, la maladie et la vieillesse, ainsi que toutes les lots ayant pour but de régler, dans un esprit de liberté et de justice, les rapports du capital avec le travail.
Électeurs républicains,
Aujourd'hui, comme en 1889, c’est à vous seuls que je m’adresse, c’est de vous seuls que j’attends le renouvellement de mou mandat.
Quant aux réactionnaires, plus ou moins sincèrement ralliés à la Répu-blique, je déclare hautement que je repousse leurs suffrages.
Vive la République I
E. PHILIPON, député sortant, conseiller général.
Circonscription de TRÉVOUX.
M. Alexandre BÉRARD,
Élu au l*" tour de scrutin.
Mes chers Concitoyens,
l’unanimité des conseillers généraux, conseillers d’arrondisse- TrévL.T républicains des bourgs importants de l'arrondissement de
Trévoux a 1 honneur de tenir le drapeau républicain dans la Dombes, je viens sol Imiter vos suffrages avec la ferme volonté de consacrer toute mon énergie toute mon âme, toute ma vie à la défense de la cause démocratique qui nous
ï agricoles. Politiques, administratifs, économiques
I .f. I dix-sept ans, je ii^ai cessé, par la pïmne et par la parole de
«tKr pour I, Bêpubliquo, lo droit, la justioo ai 1. llborld, j'ai étn, S t“
sera: toujours un républicain démocrate. ^ ^
Depuis de longues années, je n’ai cessé de combattre je bon combat dans
Éo mfo Va r ™ ‘ “? 'a""' S
• . I, . > j refusé toute candidature législative pour maintenir
mtaoto ooion profonde do parti républicain üana notre départemon “ aS
"'“"toeamant do Trivoua, o’oat ton le parti répnhbcam qn. vient m’appeler an premier rang de bataille • le ne pnia m. dérober à cet honneur et à ce devoir. * ^ ^
Comptez dono anr mon inébranlable dévouement, mes obéra concitojena, :
soldats de la iu>adt auioiird’Vmi delà défendre contre ceux
chiques; mais cette République il e,flparer pour en faire
,„i! pu l-toBer p. U J "“J t l “ «"pour ,u’cUe
Lr&T:rrra;;ur:t',u.e„p
matrice et progressiste. ,Aai„néq nui ne se soumettent à la Rôpu-
Contre “”t I.nt' lintenir énerBiTteurenl nés loin
bUque que P“" de la démocratie ttansaise: la lo.
égalitaires, qui on été la scrupuleusement respec-
Bcolaireet la loi militaire. ‘ f L confessions reli-
moux de toutes de privilège à aucune secte, l'école publique
gieuses, mais ne devant respect de la liberté de conscience, comme.
r«";"TéÏÏiîé,touf ..a cUo,.us doivent ,pai.mr..H0.ac,
n.m ou la “"‘■“3" ;,V“ S' “d'ine arlatocraUe. do ,«01^.0-
La République ne doit point eire m privilégiés, ces
uns ; elle doit être la chose de tous et si q„i^
prhilégiés ne peuvent être ® ^ . ’j protection. La République ne doit
plus que-tous autres, ont ^ ; elle doit être démocratique ;
pas suivre les errements des ' “ „ ’ la République des
elle doit être avant tout le gouvernement des travailleurs, la u p h
ouvriers, la République des paysans. qyffrage universel consacrera
C’est cette République démocratique que
au sera lin de demain, repoussant u ^ ^ vaincus sous la ban-
hommes des monarchies disparues, liberté en prenant
nière du boulangisme, République démocratique, indépendante
femplSf^t 1« rt'rofnSSeSSie oa «le
cr.M leur liberté, mai» .'oppoeent c„.,u,„,nt
maiamorle, roiaeuee poar la
uue cateo de la maladie’ ou les uealdeDt. ont srraebé
morceau de pain à ceux auxquels g , agricole qui permettra au culti-
l’outil des mains: lo vote d une loi sur ® ^ | d’emprunter, à des
vateur n’ayant que son ^q^el il pourra fertiliser son champ,
conditions peu onéreuses. 1 argent grâce auque p gurPagaurance
acquérir une charrue, même conpénr la à l'abri de la
agricole, obligatoire et "i MluX a grét.la sét^eresse ou 1. gelée.
ruine que peuvent causer les fléaux naturel , g
ct;ïpVSfe!e"^ écopomiquee,méiu.ieudra éuergi-
quement les droits protecteurs votés par les Chambres précédentes pour défendre l’agricolture nationale: elle les élèvera môme, si la nécessité d'assurer une suffisante rémunération au paysan Texige.
Cette République, protectrice des faibles et des petits^ cette République éga-leraent éloignée de la réaction et des utopies collectivistes, cette République pour laquelle je combats de toutes mes forces, modifiera notre régime d'impôts^ reste des vieilles lois monarchiques, pour le faire reposer sur des bases plus équitables et plus justes, soulageant le pauvre, frappant le rielie, enlevant des épaules du premier une partie du fardeau pour faire payer proportionnellement à iâ richesse la plus grande partie des contributions publiques. Cette République réformera tous ces impôts, — les prestations, Toctroi, pour no citer que ceux-là, — qui pèsent surtout sur le travailleur, et mettra la charge à qui peut la supporter ; au capitaliste, à la grande propriété.
Ennemi des étroites coteries, je veux la République de tous les républicains, mais des seuls républicains ; je fais appel à tous ceux qui luttent depuis longtemps pour la République et pour la liberté, à tous ceux qui veulent le maintien de la République démocratique, progressiste et libérale*
Mes chers concitoyens, vous vous souviendrez que c’est par l’anion rigoureuse de notre parti que nous avons fondé la République et victorieusement repoussé les assauts de la réaction et du cléricfiJismeî aussi est-ce à vous tous que Je m’adresse, à vous tous qui estimez que la République doit toujours marcher en avant dans la voie du progrès, pour réaliser, dans nntêrèt de tous, sa sublime devise de Liberté, d’Égalité, de Fraternité.
Vive la République 1 ^
Alexandre 13ÉRÀRD*