D ÉBULLITION
Aniline.. . .
C6 117 Az..
InS
Pyridine. . .
C3 II3 Az. .
Picoline. . .
C« II7 Az..
Lutidine. . .
C7 11° Az. .
Collidine. . .
Cs HnAz. .
Parvoline. . .
C9 IU3Az. .
Coridine; . .
C10lIl3Az. .
Rnbidine.. .
C“ll,7Az. .
Viridine. . .
ClsII,9Az. .
Leucoline. . .
C9 H7 Az. .
lridoline. . .
C">119 Az..
Crvptidine. .
C'HU'Az..
La troisième liste comprend des alcaloïdes appartenant à des séries diverses, et qui, pour la plupart, ne sont contenus
NATURE ET COMPOSITION DES GOUDRONS
dans le goudron de houille qu’en très-petite quantité. Parmi les produits azotés non basiques, on doit mentionner d’une manière spéciale un corps neutre et volatil, le pyrrhol C4HsAz (point d’ébullition, 153 degrés).
Enfin des carbures d’hydrogène plus comp exes, solides et à point d’ébullition très-élevé, se rencontrent dans les derniers produits de la distillation du goudron, produits qui ont passé au-dessus de 300 degrés. Les huiles qui distillent entre 500 et 400 degrés offrent, après le refroidissement, une consistance butyreuse. On les désigne sous le nom d 'Imiles à anthracène , parce qu’on en retire ce précieux corps, qui est la matière première de la fabrication de l’alizarine artificielle. L’anthracène est accompagné, dans ces huiles, des carbures d’hydrogène suivants :
CARBURES d’hYRROGÈNE DES HUILES A ANTHRACÈNE.
Acénaphtène C12H10.
Fluorène «
Anthracène CUH10.
Phénanthrène C14ll,°.
Dihydrure d’anthracène CWH**.
Tétrahydrure d'anthracène. . . . C14ll14.
Méthylanthracène (parunaphtaline). CISID-.
Pyrène C'6II*°.
Chrysène C1SIIIS.
Succistérène »
Bitumène »
Rétène CISI11S.
POINTS
d’ébullition.
au-dessus de 560°
Tels sont les nombreux corps qu’on a retirés du goudron de houille. 11 est important de faire remarquer que la distribution de tous ces corps dans les produits des divers fractionnements que l’on obtient dans la distillation du goudron, huiles légères, huiles lourdes, etc., n’est pas aussi régulière que nous l’avons indiqué ici, et que pourrait le faire supposer la consi-
GOUDRON DE HOUILLE
dération des points d’ébullition. On sait, en effet, que, lorsqu’on distille de tels mélanges, les séparations ne s’effeetuent pas rigoureusement suivant le degré de volatilité, les essences les plus volatiles entraînant des produits qui le sont moins, et que ces entraînements se font suivant les valeurs des tensions partielles dans le mélange des vapeurs. Ainsi, pour prendre un exemple, le cymène, qui ne bout qu’à 180 degrés, possède néanmoins, à 1 10 degrés, une certaine tension de vapeur. Une partie de cet hydrocarbure doit donc passer avec le toluène bouillant à 110 degrés, d’où il résulte que les essences légères qu’on recueille avant 125 degrés renferment nécessairement des produits à point d’ébullition beaucoup plus élevés. D’un autre côté, ces derniers produits retiennent des corps plus volatils.
Parmi tous les corps que nous venons d’énumérer, les plus importants sont la benzine et ses homologues, qu’on désigne souvent sous le nom de carbures benzéniques; ensuite viennent le phénol, la naphtaline et l’anthracène. Tous les goudrons de houille ne renferment pas ces divers corps dans les mêmes proportions. Suivant la nature du charbon qui a été soumis à la distillation, et suivant le procédé employé pour faire celle opération, les goudrons fournissent des proportions variables d’huiles légères, d’huiles lourdes, dans lesquelles les principes énumérés plus haut abondent plus ou moins.
Sans vouloir citer ici de nombreuses analyses de goudron, nous donnerons celles qui ont été publiées par M. C. Calvert, auquel l’industrie dont il s’agit est redevable de travaux importants, et qu’une mort prématurée a enlevé peu de temps après son retour de Vienne, où il s’était rendu comme membre du Jury international. Ces analyses concernent des goudrons obtenus en Angleterre.
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