‹ Projet Archambault re assurance-vie [microforme]Chapitre 2 sur 4 · PRE · texte numérisé non relu

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étre subordonnée à la valeur du risque. [l n'est pas permis sous le fallacieux prétexte de fraternité, de dévréter une uniformité de contribution, de classes absolument différentes d'assurées, Age et santé doivent entrer en ligne de compte, La prime de chacun doit ètre déterminée pur son âge et su santé, c'est-i-dire par la valeur CE son Fisque, comparée aux autres risques avec lesquels il s'associe, Procéder älütrement serait refuser de s'ins- ‘ruire à la désastreuse expérience d'une foule de petits sociétés mutuelles qui, pour avoir mis dans leurs consistutions plus d'esprit de charité que de sens pratique, ont rencontré des déboires et des désastres,

Etablir une caisse sur le système d'appes à chaque décès «rait ignorer les Principes élémentaires de la science de l'assurance-vie, Les appels ne repartissent pas équitablement les pertes entre les assurés, parce qu'ils procèdent d'une manière simpliste, élémentaire, sans prévoir l'avenir, Au contraire, les contributions yraduées sont fixées par une méthode mathématique, après que le coût exact de la protection future a été déterminée. Chaque assuré, d’après son âge, participe à la fois au fonds les décès courants et à celui de la réserve à sa propre po ice, La conséquence en est la stabilité de sa prime. A mesure qu'il vieillit, il paie le même prix. Au contraire, le système d'appels peut devenir très lourd pour certains ussurés. Car, il est inéluctable que la moyenne de décès augmente avec la moyenne d'âge; et que celle-ci ne pourrait rester stationnaire qu'au moyen d'un jeune recrutement sntenu Or, l'expérience établit que ce rajeunissement :. «6 ne peut s'effectuer indéfiniment. Vient nécessairement un temps où toute société de protection vieillit; alors, morte aussi la moyenne des décès. Pour réduire l'argument à sa plus simple expressioi voici: pour payer #1,000 à 10 membres, une société percevoir d’eux $10,000, déduction faite des intérêts seulement. Le onzième membre, sil elite, ne peut pas diminuer, par sa prime, la prime de ses devanviers, car, du jour de son admission, la société devient responsable d'un *1000.00 additionnel d'assurance, -

"Encore une fois, le système d'appel constitue une hérésie scientifique, parce qu'il ne tient pas compte de la

er —

"serve nécessaire, Le tableau comparatif suivant, qui démontre comment les sociétés mutuelles chargeraient au moyen d'appels et chargent au moyen des taux des actuaires, est [üinineux, Prenons un assuré qui entre à 20 ad"i

Coût annuel de 91,500 Taux chargés

Il palerait d'après le décès À Pour uniform.ser Différences: chaque Age: la prime

A 20 ans $ 5.00 10,34 5.44 A 25 ans 5.20 10.34 5.14 A 30 ans 5.55 10,34 4,79 À 35 ans 6,14 10,34 4.20 À 40 ans r Ya: 10,34 3.17 A 45 ans 8.86 10.34 1.48 A 50 ans 11.44 10,34 1.10 À 55 ans 15.70 10,34 5.36 A 60 ans 22.75 10,34 12.41 À 65 ans 31.39 10,31 24.05 A 50 ans 93.61 10.34 43.30

IT est facile par ce tableau de voir que jusqu'à 45 ans, l'assuré se crée une réserve en pavant une contribution plus forte que celle que requiert le coût du risque annuel; ensuite il emprunte sur la réserve d'année en année pour combler la différence entre sa contribution et le coût grossissant du risque,

La question de 11 movenne d'âge peut prête à équivoque. Voici quelques mots à ce sujet Nwpp:

s une société de 1006 membres, avec inoyenn

d'âge #0 418.

Elle a un recrutement limité de 30 membres r année

d'une moyenne d'âge de 25 ans. Chaque ce recrutement-là Ja rajeunit de 30 X (40-25) 30

X 15=—450 ans. Mais, elle vieillit de 1000 même période, soit (1000 membres X 1 an clusion, c’est qu’à la fin de l'année son âge t rmenté de 1000—450—550 ans. (Cela signifie moyenne d'âge est ugmentée d'à peu prs ? m Et *nsi de suite pour les années suivantes. (Ce qu qu'une société subit toujours “des ans, l'irréparas trage”, pour emprrater le langage de Racine.

I ny a qu'un moyen sûr et pratiqie de fonder

UE

ca sse de protætion: avoir recours à une échelle de taux tout comme les compagnies d'assurance ou les sociétés mutuelles, Mais, ‘ci encore, la science de la statistique nous donne un intéressant renseignement: c'est qu les médecins ne sont pas des risques de qualité supérieure à ceux des autres professions cu métiers. Par leur sacerdoce auprès de l'humanité souffrante, ils mènent une existence sans régime réglé, sont exposés à toutes sortes de choses, pensent plus à la santé de leurs clients qu'à la leur. Toujours est-il que, si le chiffre 1000 représente la mortalité masculine générale, la comparaison s'établit de la façon suivante, selon les occupations:

Ole; : . . - . ; : 533 Constructeurs. . . . 957 Instituteurs . . . . . 604 Médecins . . . . . 9

Cuiltivaterrs , . . . . 632 Fabricants de tissus. 1054 Ingéniews se ch. de fer 818 Employés bureaux. . 1070 AVOCATS à 5. «+ + 821 Métallurgistes . . . 1128 Marchands . . . . . 859 Journaliers . . . . . 1221 Commis : « : … . : : DID HOME ne 1659

Mineurs de charbon . 925 Débardeurs . . . . 1829

Les actuaires, d’après le relevé des statistiques, déclurent que le risque des médecins assurés avant 43 ans, est aussi bon que celui des autres occupations, mais qu'àprès cet âge il est inférieur.

Comme conclusion, une société composée exclusivem.nt de médecins doit, pour baser ses opérations sur des taux adéquats, accepter, non pas l'échelle de l'expérience américaine, lagrelle est vieillotte et élevée au point de faire réaliser de gros profits aux compagnies qui sen servent, ni l'échelle du Congrès fraternel, qui présume un rendement d’intérêt de 4% tandis qu’une petite s0ciété de choix comme la nôtre peut présumer sagement da 6%. L’éthelle idéale est celle que le Ministère fédéral des Assurances a préparé pour le Service Civil. Elle ne comporte aucune surcharge pour administration, ou dividendes; et elle est à 6%.

La prime annuélle par $1000 d'assurance-vie enrtière donnerait la comparaison suivante:

ones

Age

Expérience américaine Congrès Freterne'

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