TABLEAU DE L’ACCROISSEMENT DES ANIMAUX
Vackes.
2 ans l'an. | ?me Printems—48 vaches 24 gén. 24 gén. 32 veaux. de 72 24 32 48
Brebis.
2me Printems—100 brebis 150 agneaux.
de 400 600
On verra par le tableau ci-dessus que malgré que j'aie fait une allouance de 334 par cent sur les veaux nés à l'établissement pour en faire des vaches, il res. tera encore au bout de 8 ans, au profit de l’établisement, (époque où chaque colon entrera en possession de sa terre) en donnant à chacun 2 vaches,
85 vaches, 117 génisses, (2 ans) 160 do. [1 an) 216 veaux, en donnant à chaque famille 6 brebis, il resterait l'énorme quantité de 5680 brebis et 9600 agneaux. Chevaux.
Au bout de la 8e année, si les jaments étaient bonnes poulinières, on pourrait avoir une vingtaine de chevaux et poulins.
Enfin en établissant la valeur du bétail on montrera que le produit de la vente suffirait pour rembourser le
capital fourni par le Gouvernement pour faire partir l'établissement, savoir :
85 vaches estimées à 12$..,,£255 O0 0 424 genisses “ 6$..,. 636 0 0 216 veaux ‘ 2$.... 108 O0 0
5680 brebis ‘“ 2$....2840 0 0 9600 agneaux ‘ 1$..,.2400 O0 0 20 chevaux ‘ 40$,... 200 O O0 Valeur des animaux,..£6,439 O0 90
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J'arrête ici mes calculs, persuadé que je suis que
jai démontré jusqu’à l'évidence qu'il n’y aurait aucun
risque de la part du gouvernement de faire une pareille entreprise. On verra que je n’ai rien alloué à l'agent son plus que pour les arpentages, attendu que le gouvernement a coutume d'en faire les frais et de couvrir ensuite ses dépenses par la vente des terres, et par le réultat de mes calculs ci-dessus, je n’hésite pas à dire que non seulement ces frais pourront être payés dans huit ans en sus des avances et des intérêts, mais encore que chaque colon pourra être mis en possession de sa terre sans aucune redevance.
Simon projet rencontre votre approbation, je me propose de le faire suivre d’un plan de la discipline qui devrait être observée durant les huit années que durera l'engagement de mes colons.
J'yajouterai quelques observations sur la manière d'établir des pays montagneux, pour le plus grand avantage des colons et du gouvernement, le mode adopté jusqu'ici de tracer des townships en forme de damier n'étant du tout convenable ni pour la communication, ni pour la distribution des bonnes et des méchantes terres.
Québec, 7 janvier 1843.
JOS. HAMEL,, Arpenteur.
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