PREMIÈRE ANNÉE
Octobre et Norembre.
En arrivant, le premier soin sera de faire des cabanestemporaires pour se mettre À l'abri des mauvais temps et procéder de suite à défricher un carré suffisant pour y construire 24 bâtisses en pièces rondes suffisimment grandes pour y loger 5 familles, disons de 20 # 60 pieds : de plus un magasin de même grandeur dans une partie duquel l'agent logera ; cette besogne devrait occuper tout Je moïs, et fait sentir la nécessité B
de se rendre sur les lieux un mois plutôt, afin d’avoir le temps d’essarter les broussailles et jeunes arbres avant la chûte des neiges, précaution d’autant plus nécessaire que l’on économise par ce moyen un temps con. sidérable en mettant la terre au rateau Or il vau. drait mieux se trouver rendu au premier d’octobre afin de n’avoir point d’excuses sur le manque de précaution nécessaires pour faire réussir l'établissement, et durant ces deux moison partagerait la colonie en deux sections, l’une serait employée à la construction des bâtisses, et l’autre à l’essartage précité et au défriche. ment du carré.
Décembre.
La section des constructeurs s’occupera à faire la chaussée du moulin à scies, et à Îa construction d’un moulin à scies pour subvenir aux besoins de la colonie, à préparer du bois pour une chapelle, laquelle servira aussi de maison d'école, car au printemps il faudrait faire des efforts pour obtenir un aumônier et avoir aussi un maître d'école et un médecin.
La section des bûcherons s’occupera à abattre jusqu’à ce que l’autre vienne la joindre ; car les bâtisses, le moulin excepté, devront être complétées vers la midécembre, et il conviendra de n’occuper qu’une dizaine d'hommes à la construction du moulin et d’envoyer les autres à la forêt.
Janvier, février, mars et avril.
Ces quatre mois seront employés à abattre et faire des bois de construction et de commerce ; lesquels dene être transportés à'force de bras hors des dangers
u feu.
Les 10 hommes employés au moulin à scies le feront tourner au printems.
Mai, juin et juillet.
C'est au commencement du mois de mai, autant que la saison le permettra, que l’on fera brûler les abatis
«que l’on se hommes, fem çront être oc uns à rAmASSE (et ouvrage époque où tot ler le reste dé ce qui est po 500 arpents 5 journées œr en COM} brûler et nett æmencer.
Dans le ca:
il faudrait co h récolte, af l'hiver suiva Arrêtonsns nous des Il faut qu’ gr de déf rmboursée d es avant qu’ krre ; le déf autres bâtisse crédit de l’ét argent sur le Le caleu] jtirerai mes ront dépourv
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«que l’on se préparera à semer, et toute la colonie, hommes, femmes et enfants, capables de travailler, desront être occupés, chacun suivant sa capacité, les ns à ramasser et faire brûler, les autres à semer, etc. (et ouvrage devra être prolongé jusqu’à la fin de juin, ipoque où tonte la colonie pourra se livrer à faire brûler le reste de l’abatis de l’hiver, s’il en restait encore, ee qui est pourtant doutenx, car supposant qu'il y ait 00 arpents d’abatis au ler de mai, il ne faüdrait que 3 journées pour tout mettre au rateau et l’ensemenær en comptant 12 journées d'hommes pour faire brûler et nettoyer un arpent et six journées pour l’ensmencer.
Dans le cas où tout l’abatis se trouverait entemencé, il faudrait commencer à essarter jusqu’au temps de h récolte, afin d'en avoir et quantité suffisante pour | l'hiver suivant.
Arrêtons-nous en là avec les défrichements, et occupons nous des dépenses et des profits.
Il faut qu’il soit entendu que la province se chargra de défrayer la lère colonisation, elle en sera rmboursée dans moins de dix années, et dans tous les es avant qu'aucun colon n'entre en possession de s£ krres le défrichement de Ja métairie, les moulins et autres bâtisses dessus érigées, devront être portées au crédit de l'établissement, et la balance remboursés en argent sur le produit de la vente des céréales.
Le calcul ci-dessus est fait dans la supposition que jetirerai mes colons de la classe indigente et qu'ils seont dépourvus de tout.