‹ Projet de réorganisation militaireChapitre 23 sur 32 · ARTILLERIE · texte numérisé non relu

ARTILLERIE

Le nombre des batteries est évidemment insuffisant, et, comme il serait très-important de faciliter par tous les moyens possibles les rapports des différentes armes entre elles, on pourrait attacher un rég'iment de douze batteries à chaque corps d'armée.

Ils seraient formés de trois batteries à cheval , sept batteries montées et deux batteries à pied, en mélang^eant dans le même corps les trois espèces d'artillerie comme dans l'ancienne org^anisation. Les rég'iments se trouveraient toujours dans les écoles les plus rapprochées de leur corps d'armée; ils détacheraient les batteries appelées à prendre part aux g^randes manœuvres d'automne.

Avant la g'uerre nous avions dix-neuf rég*iments d'artillerie de lig'ne, deux cent douze batteries; avec Torg^anisation proposée, nous aurions ving^tsix rég^iments, trois cent douze batteries : c'est donc sept rég*iments à douze batteries à créer. Les étatsmajors des rég'iments pourraient être pris dans les états-majors d'artillerie. Les places fortes qui viennent de nous être enlevées permettent d'en réduire les cadres d'une manière notable.

Le cadre des batteries d'artillerie, déduction faite de la solde de canonnier pour les sous officiers etbrig'adiers, coûte 15,700 francs, ce qui donne pour les cent batteries à créer 1,570,000 francs. Les frais de

bureau, la masse d'entretien et les différentes dépenses d'administration en dehors de Tétat-major et des batteries, peuvent s'évaluer à 35,000 francs par rég'iment, 210,000 francs pour les sept à créer. Ces 1 ,781 ,100 francs pourraient être couverts par les économies résultant de la solde des officiers d'artillerie, 1,005,200 francs et 774,800 francs à prendre sur les réductions à faire sur les cadres de l'état-major g*énéral.

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