ÉQUIPEMENT DU SOLDAT EN CAMPAGNE
En campag*ne, nos soldats sont beaucoup Irop chargées. Il convient de réduire les effets au strict nécessaire.
Le schako, les épaulettes, la cQuverture, les gprandes g^amelles et les gprands bidons pourront être supprimés. Le schako et les épaulettes sont inutiles; la couverture est lourde et peu chaude, elle coûte 9 fr.; en y ajoutant le prix de la ceinture de flanelle (1 fr. 80 c), on peut donner à Thomme une chemise et un caleçon de tricot de laine qui lui tiendront assez chaud pour qu'il puisse se passer de couverture. L'expérience en a été faite au 95* de lig'ne à Metz. L'état sanitaire du rég'iment s'est maintenu dans les meilleures conditions. La tunique étant suffisamment largue, le soldat la conserve pendant la nuit et se couvre de sa capote. La petite g^amelle pourra être chang'ée avec avantage contre une petite marmite dans le genre de celles employées dans l'armée allemande, et qui peuvent servir à la fois de bidon ou de marmite. Les eflets de campement se trouveraient réduits dans les escouades à deux grandes marmites nécessaires à la cuisson de la soupe pendant la nuit. Les petites marmites seraient comme les petites gamelles achetées sur la masse individuelle. Leur prix n'est pas supérieur à
celui de la petite gamelle et du quart dont elles tiendraient lieu. Les grandes gamelles coûtent 2 fr., les grands bidons 2 fr. 55 ; leur suppression serait pour une armée de 750,000 hommes une économie de 350,000 fr. et un grand soulagement pour nos soldats.
Le sac de T homme ne contenant plus qu'une chemise, une paire de souliers, et encore une bonne paire de brodequins provençaux suffirait pour entrer en campagne, ses vivres et ses munitions, se trouvera réduit au strict nécessaire. La tente -abri, la tunique et la petite marmite seront placées sur le sac. Nos soldats pourront le conserver dans le combal et éviter ainsi des retards dans la poursuite de Tennemi, ou un désastre dans le cas d'une retraite.