DANS LE PAVE DE PARIS. SL
de deux manières: la première, ou {4 grosse taille, se fait en rustiquant seulement le parement avec l'aiguille et en relevant des ciselures sur les arêtes. Les pierres dans cet état offrent précisément ce que l'on peut trouver de plus convenable pour faire des trottoirs. Elles seroient trop unies peut-être si on les prenoiït apprètées à la deuxième manière nommée Jine taille, qui consiste à polir au ciseau ce qui n'a été qu'ébauché dans le premier travail.
On possède sur la nature de ces pierres, leur exploitation, et les frais de leur transport, des données assez certaines pour pouvoir estimer ce que coûteroit une longueur déterminée de
trottoirs dont elles seroient les principaux élémens,
DÉTAIL d'un mètre courant de Trottoirs de 1 rnèt. 80 cent. de largeur, exécuté en pierre bleue
de Gusseignies, avec banquette le long du pavé.
Fu £ f, 2% 50 de pavé arraché à 20 cent. le mètre, ci.......,.... Ho J 5 » $5o 0,50 Cubes de déblais de terres transportées aux décharges publiques , à5 fr D RE SAC Se nent 2 RE pass alarsee ae 1 5o 0,40 Cubes de maconnerie en moellons avec mortier de chaux et sable, à 21 fr. le mètre, ci...... Soppere sc seee MOOD MP UE CS CE TROT E . 8 40 Prix d'un mètre cube de pierre bleue de Gusseïgnies, taillée et rendue sur le port & Paris.
Le pied de celte pierre avec sa taille rusliquée entre quatre ciselures sera payé, re à Valenciennes... loto eee SPA rendu à ÿ alenci Ps Les frais d'embarquement sont estimés, vu la forme d gement. ..... Re PR a eu AE » 20 Le transport de Valenciennes à Paris, par l'Escaut, le canal de « l'Oise et la Seine, est estimé à... DROLE RE OT D EU A SPE 2 5o Le déchargement sur le port St.-Nicolas, avec la machine du sieur Albert, coûtera .
Et pour un mètre cube Un dixième de bénéfice pour l'Entrepreneur | nie 170 20 om 55° Cubes de pierre à 170 fr. 20 c. le mètre. See Nodener ae HSE HSE 59 57 Bardage, pose et mortier pour un mètre cube de pierre de taille, Bardage du port à l'atelier, estimé à cause de la distance. .…............. 107 Pose, eu égard au peu d'épaisseur des dalles, ci… ER o% 15° Cubes de mortier de chaux et sable pour l'aire sous les dalles à 22 fr. le mètre, ci. É 5 : FPS “) 0,05 Cubes de mortier de chaux et ciment fin pour le coulage des 6 8 joints de pierre à 7o fr. le mètre, ci 5 50] ToraL pour le bardage, pose et mortier pour un mètre cube de cette pierre. .............,. 21 80 om 55° Cubes de pierres comme ci-dessus à 21 fr. 80 c. le mètre pour bardage, pose et mortier, ci....... $ DO Ne SNS NN RNA Ee 7 65 600 Courans de joints enlimaille 40,75 c. le mètre pour fourniture d'emploi, ci ...... del 4 50 1 00 Carré de raccordement de pavé le loneidutro tone ee : I » ODA ER RD Re Sonnerie Se és : 85 10 À déduire trente pavés supprimés, à 10 e. chaque, ci........,..,,..,,... DEA CALE | 5 » RESTE nine 5e DE A ONAE ñ 80 10 Somme à valoir pour coupement des joints, encastrement de bornes, ouvrages et dépenses imprévues, ci re 10 »
ToTaAL pour un mètre courant de Trottoirs, en pierres es de Gusseignies. 00 è BAD DOUP UT 90 10 Passé à. . 56 Ra tiete see re go »
nm
32 AMÉLIORATION
Un mètre courant de Trottoirs en granit de Cherbourg, construit dans les mêmes propor-
tions, et d'après un devis de la même forme, coùteroit par APELOU. -a7OIP OI: Idem en pierre de roche, comme il a été pratiqué dans la rue du Ponceau. . 62 42 mn
En réduisant d'un tiers environ l'épaisseur des dalles, ce qui paroit suffisant, et se bornant à une largeur de trottoirs courans d'un mètre 30 centimètres, on auroit une diminution dans le prix de plus du tiers, et le mêtre courant seroit de 55 fr.
En granit de Cherbourg, de 180 fr.
En pierre de roche, de 40 fr.
En dalles de grès de Sceaux, présentant la surface et l'épaisseur de quatre pavés, 40 fr.
En pierres de Volvic d'Auvergne, 40 fr.
D'après la comparaison de ces divers détails (1) on trouvera que celui des trottoirs en granit
n'est pas admissible,
à cause de son excessive cherté. Mais par la raison contraire on s’étonnera peut-être de voir rejeter les trottoirs en pavé d'échantillon de grès, et en pierre de roche, qui tous sont mGins chers que le trottoir en pierre de Gusseignies. Nous répondrons à eela que quand il s'agit d'un établissement aussi considérable, aussi permanent, aussi avantageux que doit l’être celui des trottoirs, la considération de la dépense ne doit étre admise que jusqu'à un certain point, et que l'objet principal est de faire un ouvrage solide et atteignant complétement son but.
Or nous avons vu que le pavé, même le mieux choisi, laissoit beaucoup à désirer sous le
rapport de la propreté. Le grès a l'inconvénient grave de se polir trop vite par le frottement,
et la pierre de roche n'a point le deg
é de solidité né
essaire pour résister au poids des voitures, et pour ne point s'user par le frottement.
Toutes les qualités qui manquent à ces pierres, se trouvant réunies dans la pierre de Gusseignies, nous la présentàmes en 1812, Comme la pierre essentiellement propre à composer le dallage et la bordure des trottoirs de Paris.
Depuis ce temps, M. le comte de Chabrol, préfet de la Seine, à fait venir des échantillons de la pierre de Volvic, qui nous à paru préférable en ce qu'elle est de nature à ne pas se polir. C'est une composition volcanique fort dure, et cependant fort grenue, que l’on emploie dans le pays à cet usage et qui lui convient parfaitement (2).
Quant à la dépense telle qu'elle est établie dans le détail, nous remarquerons qu’elle a été portée trés-haut, et que d'ailleurs un de ses articles les plus importans, est celui des frais de transport, et nous pouvons assurer que cet objet éprouvera une réduction considérable , dès que la navigation du canal St.-Quentin sera complétement régularisée.
Pour atteindre tout d’un coup au maæimum de l'utilité des trottoirs, on propose de les établir d'abord dans les rues où la circulation est la plus active et principalement dans les quartiers où le concours des voitures et des gens à pied est constamment le plus sensible. — IL nous a semblé que les grandes communications susceptibles de les recevoir pouvoient se réduire à celles que nous indiquons dans le tableau ci-après, ces rues perpendiculaires avec les quais, qui
ont déjà des trottoirs, forment à peu près l'ensemble de toutes les grandes communications (3).
(1) Ces devis et détails sont également de M. Duchanoy.
(2) Nous aimons à le répéter ici, sans les événemens malheureux qui ont obéré les finances de la ville de Paris, M. le comte de Chabrol exécutoit en grande partie les travaux ici projetés. Puisse-t-il persister dans ces bonues intentions, et trouver un jour les moyens de les réaliser.
(5) On peut voir un modèle des Trottoirs propc mier essai a été fait avec la pierre bleue de Gussei
és dans la rue d'Artois, devant la maison de l’Auteur , n°. 28. Ce pre-
nies, dont les carrières sont en pleine exploitation; mais on s’est assuré