‹ Projets de jonction de la Loire et de l'Yonne: le canal de Cosne à ClamecyChapitre 32 sur 63 · Ce fut le 25 mars 1790 que Cestre écrivit cette lettre · texte numérisé non relu

Ce fut le 25 mars 1790 que Cestre écrivit cette lettre

3. Domicilié alors à Paris, 30, rue Guénégaud.De Fer de la Nouert«, né vers 1740, avait été capitaine d'artillerie, et avait servi dans les colonies.Retraité en 17 70,il devint inspecteur des Ponts et Chaussées; membre des académies de Dijon et Turin, il s'occupa surtout d'amélioration aux voies de circulation,mais il rencontra une vive opposition qui le fit échouer. En 1787, il avait obtenu la concession d'un canal destiné à amener â Paris les eaux de TYvette et de la Briévre, mais il dut en 1790 abandonner son privilège. Il avait projeté de réunir les rivières de r£ure et du Loir, par un canal qui se prolongeant vers HoueDt aurait permis de faire de Versailles un entrepôt commerciià. En 1785, il avait songé à maintenir le niveau delà Loire à. une hauteur constante grâce à des écluses. Il a été candidat à l'Académie des Sciences en remplacement de Vaucanson. Il nlourut en 1791.

vojis devez commencer votre travail : Il faudrait commencer votre nivellement sur la rivière du Nohain à environ deux lieues au-dessous d'Entrains, c'est-à-dire aux moulins Guillard, d'où vous viendriez passer à Entrains et de là à Druye.,. Il s'agirait surtout de bien constater l'élévation des étangs d'Entrains par rapport à la rivière de Druye prise à Druye, et en même temps la coupure qu'il y aurait à faire pour faire tomber les eaux d'Entrains dans la Druye ; le nivellement fait et qui doit vous donner plus de cent pieds de hauteur de terre à couper dans une butte qui se trouve entre Entrains et Druye, vous en lèveriez les plans... » Il terminait par des considérations privées, relatives aux honoraires et recommandait à Cestre de s'entendre avec l'administration du département '.

A la suite de cette consultation, l'affaire semble avoir été rapidement engagée. Il est probable que l'administration du département de la Nièvre avait été dès l'origine pressentie*. En tout cas, le directoire du district de Cosne, saisi du projet de canal, dans sa séance du 12 août 1790, faisait transcrire à son procèsverbal la réponse de Defer, afin qu'elle servît d'argument «en faveur d'une entreprise présentant de grands avantages pour le commerce, et afin de l'utiliser lorsque les circonstances le permettraient » ^

Elles ne tardèrent pas à se produire ; car Jean- Henry Amelot, tant en son nom qu'en celui de Frignet et de sa fille, déposa un mémoire à l'Assemblée Constituante afin « d'obtenir la permission de construire le canal de Cosne sur la rivière de Nohain en Nivernais, pour réunir la Loire à l'Yonne à Coulanges ». Enre-

1. Arch. départ, de la. Nièvre^ registre des délibérations du district de Cosne, t. I, f. 15 v<».

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