‹ Prolégomènes a toute métaphysique qui aura le droit de se présenter commeChapitre 27 sur 98 · XXIII · texte numérisé non relu

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En somme : l'affaire des sens est de percevoir ; celle de Tentendement, de penser. Or, penser c'est réunir des représentations en une seule conscience. Cette réunion n'a lieu que par rapport au sujet, et n'est ainsi que contingente et subjective; ou bien elle a lieu absolument et porte le caractère de la nécessité ou de Tobjectivité. La liaison des représentations en une seule conscience estle jugem^t. Penser c'est donc juger ou rapporter des représentations à des jugements en général. Des jugements sont donc ou simplement subjectifs, quand des représentations sont seulement rapportées à une conscience unique dans un sujet, ou ils sont objectifs quand elles sont réunies en une conscience en général, c'est-à-dire quand elles y sont nécessaires. Les moments logiques de tous les jugements sont donc autant de manières possibles de lier des représentations en une conscience. Et comme ils servent en tant que notions, ils sont donc les notions de l'union nécessaire des représentations en une seule conscience, par con* séquent des principes de jugements d'une valeur objective. Cette liaison eu une seule conscience est ou analytique par identité, ou synthétique par la composition et l'addition de différentes représentations entre elles. Une expérience consiste dans la liaison synthétique des phénomènes (des perceptions) en une conscience , en tant que cette liaison est nécessaire. Des

POSSIBiUTÉ m U PHYSIQUE PURB. 87

notions intellectuelles pures sont donc celles auxquelles doivent être subsumées toutes les représentations avant de pouvoir servir à des jugements d*expérience , dans lesquels Funité synthétique des perceptions est représentée comme nécessairement et universellement valable (1) .

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