VIII PREFACE
cette division : je n'ai pas prétendu faire autre chose.
11 fallait expliquer, de plus, pourquoi l'on n'a pas cru devoir suivre, dans l'exposition, un ordre uniquement géographique. Sans doute, pour la plus longue partie des temps historiques, il n'y a pas grand inconvénient à suivre séparément les civilisations fondamentales. Pourtant, il y a des points de suture, rares, mais intéressants, et il a paru nécessaire de les marquer en tenant comple, dans une certaine mesure, de la chronologie. Ensuite, à partir des grandes découvertes qui, aux xv* et xvi* siècles, ont fondé la thalassocratie européenne, il y a plus d'avantages que d'inconvénients à mener toutes les histoires de front, encore que la solidarité mondiale n'apparaisse, avec une netteté frappante, que dans la guerre qui vient de finir.
J'espère donc que ce volume attestera Tunité de plan de l'ouvrage. Notre travail ne pouvait être que collectif. Aujourd'hui, après un siècle d'éducation historique intensive, le public ne supporterait plus des histoires de l'Orient arabe, de l'Inde, de la Chine, qui ne seraient pas écrites par des orientalistes, des histoires d'Amérique qui ne seraient pas écrites par des espagnolisants, etc. Mais il supporterait plus difflcilement encore, au moins quand il est français, qu'un ouvrage