DE QUELQUES-UNS DES PEUPLES QUE NOUS AVONS YISITÉS
J'ai pensé a\ec raison que le Vocabulaire de quelques peuples sauvages ne serait pas inutile dans un ouvrage comme le ' mien. Le voyageur qui visite les régions lointaines n'a que trop de peine à inspirer de la confiance à des hommes presque toujours disposés à l'attaque dès qu'ils se jugent les plus forts; et le plus souvent encore empressésà le fuir quand ils se supposent les plus faibles. J'ai remarqué mille fois que le plus suf moyen de les apprwôiser, était de se mêler à leurs jeuK, de partager leurs exercices, et, en quelque sorte, d'adopter leur genre de vie. Dès que je répétais une de leurs grimaces , dès que j'imitais un de leurs mouvemens, je les voyais, plus' jaloux de me plaire, se presser autour de moi, et me montrer de nouveaux mouvemens et de nouvelles grimaces. Leur langage surtout , si diflî* cile à rendre avec nos sons , était la chose qu'ils